Cela fait quelques jours seulement que je t'ai annoncé que je prenais le large. Je dois t'avouer quelque chose, la veille de ma décision, j'ai eu une grande discussion avec quelqu'un qui m'est cher et qui m'a fait réaliser plein de choses sur ma vie de blogueuse. Ce soir là, j'ai beaucoup réfléchis. Cette nuit là, j'ai beaucoup réfléchis. Autant te dire que je n'ai pas dormi. Le lendemain matin, une seule idée m'obsédait, tout arrêter, partir, faire l'autruche. C'est ce que je fais le mieux. L'autruche. Puis je me suis dit que j'attendrais encore de voir même si ça faisait déjà 2 mois que j'attendais, et que je ne voyais rien. Alors j'ai repensé à tous ces livres que je lisais et leurs bons conseils : tenir compte des erreurs du passé et repérer les scénarios récurant. J'étais face à ce sentiment que j'avais déjà eu, mais cette fois je devais prendre une meilleur décision... Et j'ai décidé de prendre une pause.
Je n'ai pas eu peur de te l'annoncer, ou de l'annoncer à Andreia, mon acolyte depuis un an. Mais pendant deux jours, un espèce de poids est venu s'installer dans mon estomac. Je n'exagère pas. Peut être bien que quand on est heureux, la moindre petite difficulté prend plus de sens. Je me suis sentie vide, comme larguée. J'avais l'impression d'abandonner une partie de ma vie, et de refermer un chapitre.
En fait maintenant je comprends que c'est exactement ça que j'avais besoin de faire. Refermer un chapitre, en ouvrir un autre. Comment j'allais y arriver ? Ça je ne savais pas. A l'heure où je t'écris, le jour où je t'écris (dimanche 10 mars, jour de battle), je ne le sais toujours pas. L'envie de bloguer ne me reprend pas encore. Dès que je tiens un objet dans les mains, je me dit que je pourrais t'en parler, mais dès que je suis devant l'écran, je n'en ai plus envie. Je n'ai plus envie de partager. La sunday nail battle bat son plein, et même si je sais que beaucoup attendent mon retour, à l'heure où je t'écris ces lignes, je n'ai pas envie de revenir. Je n'ai plus envie de m'impliquer. Je veux pouvoir mener mon petit bonhomme de chemin tranquillement, comme je le faisais il y a un an. Utiliser ce blog comme il était prévu: pour moi, pour m'évader. Si je suis égoïste ? Peut être, mais je ne pense pas. Je te l'ai toujours dit, j'ai voulu écrire ce blog pour changer, être heureuse, sortir mes sentiments, me décontracter après une journée de travail. Jamais je ne t'ai menti. C'était ça notre relation, la confiance. Alors quand j'ai reçu mon premier mail d'une lectrice pour me dire que je n'aurai pas dure écrire ceci, ou cela, j'ai vu l'envers du décor. Quand j'en ai reçu un deuxième pour me dire que j'aurai du faire ceci, et pas cela, j'ai un peu plus déchanté. Je me suis rendue compte que des gens comptaient sur moi, et ça, je ne le comprenais pas. Et je n'avais pas envie de le comprendre, car j'avais toujours été claire. Mon blog, ce n'était pas ça. Ce n'étais pas des "tu dois". J'ai toujours voulu pouvoir me sentir libre. Ce blog, c'est ma liberté. Ce blog, c'était ma façon de m'échapper d'un quotidien parfois stressant. Alors quand mon escapade est devenue prises de tête, et obligations, je n'ai plus eu envie. Tout simplement.
Autant mes deux premiers jours ont été lourd de sens, remettant en cause beaucoup de choses, et ressassant toutes ces idées, autant ceux qui ont suivis ont été pus faciles. Aujourd'hui, jour de battle, je me sens aussi plus légère, de ne pas devoir rendre de compte, de ne pas avoir peur du moindre faux pas. Car oui, ces derniers temps j'avais peur. Peur de ce que je pouvais dire, faire ou ne pas faire. Peur du jugement, des mécontents. Et crois moi, plus tu es dans la lumière, plus tu fais face aux mécontents. Aujourd'hui, je retrouve ce que j'ai aimé il y a un an, de la légèreté...
... A suivre ...
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Crédit photo: We heart it
