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mardi 5 février 2019

Allaitement : mon retour d'expérience


Certaines d’entre vous m’ont demandé sur Instagram de revenir sur mon expérience avec l’allaitement. Du coup, j’avais lancé un petit sondage et un petit questionnaire pour savoir si vous préfériez que je parle de mon expérience en story ou bien, sur le blog, et le blog a remporté les suffrages. Je vais donc essayer de répondre aux questions que l’on m’a posées, et partager mon expérience du mieux que je peux. Attention, cet article sera très long.




Avant de commencer, un petit disclaimer me semble indispensable. Tout d’abord je ne suis ni « team allaitement » ni « team biberon ». Je sais que c’est un sujet qui fait débat, dans un sens comme dans l’autre. Avant d’accoucher, je ne m’étais jamais renseignée sur le sujet. Dans ma tête, j’allais allaiter « si j’y arrive ». Il s’avère que cela a très bien fonctionné pour moi et ce choix s’est imposé à moi pour 3 raisons (qui ne vous sembleront peut-être pas « obvious ») :



  1. J’avais lu qu’en allaitant on perdait plus facilement ses kilos de grossesse

  2. J’avais lu que le lait maternel est meilleur pour le bébé

  3. Cela coûte moins cher.



Ces raisons me sont donc très personnelles, et c’est là où je voulais en venir, peu importe ce que tu choisis (ou ne choisis pas, car parfois on n’a pas le choix), cela ne regarde que toi. Dans cet article, je souhaite juste partager mon expérience en toute bienveillance, je ne possède pas le Savoir (avec un grand S) et je ne suis pas non plus spécialiste en lactation. Je t’invite donc à me corriger si je fais fausse route, et en toute bienveillance, bien sûr.




Le démarrage de l’allaitement




Comme je le mentionnais, je n’ai pas fort réfléchis à la question de l’allaitement. Quand on me posait la question, je répondais : « Oui, j’aimerais allaiter, si cela fonctionne. Si pas, c’est pas bien grave ». Je ne me suis donc jamais renseignée sur la question, je n’avais jamais lu aucun article à ce sujet, aucun livre. Le jour de l’accouchement, j’ai sauté dans le grand bain sans réfléchir. Quand Miss Ouistitie est née, nous sommes restés 2h avec elle en salle d’accouchement. Pendant ces 2 heures, on a voulu la mettre au sein, mais elle ne semblait pas vouloir téter. Comme j’avais eu un accouchement très long (rentrée le mercredi à 20h, accouchement le lendemain à 15h), j’étais dans les vapes, et heureusement pour moi, je ne me suis pas du tout inquiétée. Ce n’est que quelques heures plus tard, de retour dans ma chambre, qu’elle a commencé à téter. J’ai d’ailleurs pris une vidéo de sa première tétée, où l’on voit qu’elle tète 3 fois, puis fait une pause, et re-tète 3 fois etc.




La deuxième tétée




La première tétée, n’a pas été douloureuse (c’était le sein droit), mais à nouveau, j’étais tellement dans les vapes et fatiguée, que je n’ai pas grand souvenir de cette première fois. Par contre, j’ai senti passer la deuxième tétée (sein gauche). Elle avait beaucoup plus de mal à le prendre, et cette tétée a duré 45 minutes. Ce qui m’a valu une crevasse. La sage-femme qui est passé le lendemain m’a alors dit que Miss Ouistitie avait besoin de téter pour se rassurer, et que donc je pouvais lui donner la tutute (après 24h).




En ce qui concerne ma crevasse, mon petit homme est parti me chercher en urgence la crème Lansinoh que j’ai beaucoup utilisée et qui m’a sauvée plus d’une fois (d’ailleurs c’est une crème à tout faire, on peut même l’utiliser pour les lèvres gercées).




Nouveau disclaimer : La tutute fait GRAND débat au sein de la communauté des mamans allaitantes. Généralement elles sont archi contre, car cela peut perturber l’allaitement, il peut y avoir une confusion tétine / sein et donc faire foirer son allaitement. A nouveau, tout ça je n’en avais absolument pas conscience, puisque pas renseignée sur le sujet, donc j’ai donné la tutute et je n’ai jamais eu aucun souci avec mon allaitement ! Que du contraire. Cela m’a vachement aidé à apaiser Miss Ouistitie et par la suite, cela m’a aidé aussi lors du sevrage. De manière générale, et je ne vais pas rentrer plus que ça dans le débat, je suis POUR la tutute, et si c'était à refaire, je le referais.




De retour à la maison, la montée de lait




Unesage-femme est venue me voir le lendemain de mon retour à l’hôpital. J’avaistoujours quelques soucis avec mon sein gauche, et il s’est avéré par la suiteque c’était le sein qui produisait le plus de lait. J’ai donc été rapidement mechercher un tire-lait manuel pour me soulager lorsque je n’arrivais pas àdonner ce sein-là. J’ai commencé à stocker le « lait en trop » dansdes sacs de congélation Medela pour « plus tard ».




La montée de lait n’a pour ma part pas été douloureuse, du moins, je n’en ai pas souvenir. Par contre, quand Miss Ouistitie a commencé à espacer les tétées, mon sein gauche était souvent engorgé, et la nuit cela me faisait souffrir. Je me réveillais avec des seins comme des pastèques, et donc je tirais toujours un peu de lait pour me soulager. Mais à comparer, quand je suis tombée enceinte (je te parle des 3 premières semaines), mes seins étaient beaucoup plus douloureux que lorsque j’allaitais.




De manière générale, à ce niveau-là, j’ai été plutôt chanceuse car tout s’est très bien passé. Miss Ouistitie buvait très bien, une tétée durait en moyenne 10-15 minutes, je donnais un sein à la fois et ça lui suffisait. Je ne l'ai jamais laissée s'endormir au sein, et elle a toujours bien pris du poids. Au début elle buvait toutes les 2 heures, avec une grosse période sans boire en début de nuit (de 5h). Elle est passée au 3 heures quand elle a eu 5 kilos (environ). Mais… Il y a un gros « mais ».




Les complications




Un mois après avoir commencé l’allaitement, j’ai ressenti des brûlures dans le sein gauche dès que Miss Ouistitie tétait. Brûlure qui lançait dans tout le sein : je ressentais réellement comme un feu qui remontait dans ma poitrine. On a d’abord cru à une mastite mais la sensation de brûlure persistait. Une gerçure a commencé à se faire sur le téton (je précise bien gerçure et non crevasse). Il s’est avéré que c’était une candidose mammaire. Pourtant, Miss Ouistitie n’avait pas le muguet. A partir de ce moment-là, l’allaitement a commencé à devenir vraiment douloureux. J’ai TOUT essayé pour me sortir de cette candidose sans grand succès. Si tu veux un article à ce sujet, je peux le faire, mais je n’ai pas envie de m’attarder plus là-dessus dans cet article-ci. Certaines mamans ne supportent pas la douleur que provoque la candidose et arrêtent l’allaitement à cause de ça. Personnellement j’ai tenu bon jusqu’à « la date » que je m’étais fixée. Mais je sais que j’ai parfois donné la tétée les larmes aux yeux, les pieds cambrés, en serrant les dents. La candidose mammaire c’est une belle crasse (et je ne sais pas si j’en suis débarrassée : puisque je n’allaite plus, je n’en ressens plus les symptômes).




Une autre complication a été les engorgements récurrents du sein gauche. Celui-ci produisait énormément de lait. Et alors qu’au début Miss Ouistitie préférait le sein droit, elle a vite commencé à préférer le sein gauche qui « donnait plus ». J’ai donc dû trouver le rythme pour ne pas trop le solliciter (et ne pas faire en sorte qu’ils produisent encore plus) tout en le soulageant, avec le tire lait.




Le tire-lait utile ou pas ?




Ma grande question en début de l’allaitement était de savoir si j’avais besoin ou non d’un tire-lait. Finalement j’en ai rapidement acheté un petit manuel pour me soulager (j'ai opté pour le Medela). Je te le conseille si comme moi, c’est occasionnel et si tu ne dois pas tirer ton lait en grande quantité. Sinon, il faudra passer à un modèle plus conséquent.




J’ai été très contente d’avoir mon tire-lait. Au total j’ai stocké un litre de lait sur une période de 3 mois. J’ai gardé ce lait pour le sevrage. Lors du sevrage, j’ai également utilisé quelques fois le tire lait pour soulager un peu l’engorgement (je ne tirais alors que 50ml, pour ne pas trop stimuler ma lactation, mais pour pouvoir me soulager également).




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L’arrêt de l’allaitement, le sevrage, le passage au biberon




Dans ma tête ça a toujours été très clair, je ne voulais pas continuer d’allaiter pendant que je reprenais le travail. Beaucoup de mamans gardent la tétée du matin et/ou du soir, ou tirent leur lait au travail (une pause allaitement peut d'ailleurs être demandée). Moi je n’avais pas envie de m’embêter avec ça. Il faut savoir que je suis quelqu’un de très pudique. Je n’ai jamais aimé allaiter en public ni déballer mon sein comme ça (même à la maison). Avec la candidose, et les engorgements récurrents (à partir du moment ou bébé espace les tétées), je ne me sentais plus à l’aise avec mon corps, ni avec ma poitrine. Il était donc temps pour moi d’arrêter.




Mon conseil ? Si tu veux sevrer ton bébé, il faut que ce soit clair dans ta tête. Si ce n’est pas clair et net pour toi, bébé le sentira et pourrait refuser le biberon. Pour moi, comme c’était clair, ça a été finalement assez facile et comme je le disais, le fait de donner la tutute a aidé à accepter la sensation du silicone. N'hésite pas à lui expliquer ta démarche aussi, un bébé comprend tout. Mais vraiment, c'est hallucinant.




J’ai commencé le sevrage un mardi (avec le lait que j’avais congelé), il a fallu 2-3 jours pour trouver le biberon et la tétine idéale, et puis j’ai commencé à introduire le lait en poudre le week-end qui a suivi.




Le principe est assez simple. On remplace une tétée par un biberon de lait, et ça pendant 2-3 jours (parfois 4 jours si les seins sont engorgés), puis 2 tétées, puis 3 etc. Au total il faut compter environ 2 semaines pour être à 100% au lait artificiel. A nouveau j’ai eu beaucoup de chance (mon dieu que j’ai un bébé facile), elle a accepté le lait tout de suite, et à part un peu de régurgitation, j’ai trouvé de suite le bon lait (cf. le Nestlé NAN Complete Confort). Elle avait tout juste 3 mois quand j’ai commencé le sevrage, elle était à 6 tétées par jour (dont une de nuit). Aujourd’hui à 4 mois 1/2, elle est passé à 4 biberons par jour (et plus de biberons la nuit depuis début janvier).




Quelques infos utiles en plus





  • J’avais acheté des pads d'allaitement lavables, je n’en étais pas satisfaite. Ils devenaient humides et ne séchaient pas, et avec une candidose mammaire rien de pire, c'est un nid à microbes. Je ne suis pas pro « jetable » mais pour le coup, les meilleurs pads pour moi ont été les Philips Avent jetables, qui restaient bien secs et étaient très discrets.

  • J’ai testé les coupelles de recueillement de lait Medela à mettre dans son soutien, je ne les recommande pas. Cela appuie sur le sein, donc le lait coule, et quand on s’abaisse on en a partout. Vraiment pas pratique.

  • J’avais 3 soutiens d’allaitement reçu de ma sœur, je les ai usé et re-usé. L’un d’eux était en coton blanc, bien utile pour la nuit. Les 2 autres étaient noirs et vert d’eau, que j’ai alterné la journée.

  • Je n'ai pas acheté de vêtements spéciaux pour allaiter si ce n'est un pyjama. Je mettais simplement des t shirts assez larges que je soulevais et cela m'a suffit (ou des chemises que j'ouvrais devant).

  • Un coussin d'allaitement pour moi, c'est vraiment LE truc à avoir, tant pendant la grossesse (pour bien dormir la nuit avec son gros bidou) que pendant l'allaitement.

  • La crème Lansinoh est THE must have pour le bout des seins (et maintenant je l’utilise comme baume à lèvres, ou sur nez gercé par les rhumes).

  • Les biberons qui ont sauvés mon sevrage sont ceux de la marque MAM : tétine plate, hyper facile, qui rappelle la forme de la tutute que ma misstinguette aimait déjà.

  • Je n’ai pas bu une goutte l’alcool pendant mon allaitement, mais j’ai appris par la suite, qu’apparemment c’est autorisé. Personnellement, je ne bois pas d’alcool en temps normal, donc cela ne m’a pas dérangé. Idem pour les médicaments, je n’ai rien pris à part des dafalgans, mais apparemment certains médocs sont autorisés aussi.

  • On peut manger de tout quand on est enceinte, mais j’ai remarqué que quand je mangeais des poivrons, Miss Ouistitie était grognon et avait des coliques. Coïncidence ?

  • De manière générale, ma fille n'a eu des coliques qu'une ou deux fois. A nouveau, très chanceuse sur ce coup-là.




Je voulais ajouter une dernière chose, du moins insister sur ce point : allaitement ou pas, c’est TON choix (et celui du conjoint). Si tu veux allaiter, fais-le. Si cela te fait mal, arrête. Si tu veux sevrer à 3 mois, c’est ton choix. Si tu veux allaiter jusqu’à ses 2 ans, cela ne regarde que toi ! Tu peux faire un allaitement mix, ou ne donner que le biberon avec du lait maternel, peu importe, mais c’est TON choix. Sache que tout le monde va s’en mêler, tout le monde aura son mot à dire, mais quoi que tu décides de faire, pitié, zéro culpabilité. Le principal c’est la santé mentale et physique de ton enfant, et la tienne. Je trouve qu'on devrait arrêter de culpabiliser les mamans qui choisissent ou non d'allaiter, qui donnent le biberon, qui sèvrent trop tôt, ou trop tard etc. C'est déjà bien assez compliqué comme ça, chacun fait ce qu'il veut.




Voilà j’espère que cet article te sera utile, et n’hésite surtout pas si tu as des questions, je me ferai un plaisir d’y répondre. J’ai essayé d’aller à l’essentiel, mais le sujet est tellement vaste qu’il mériterait bien plusieurs articles. On se retrouve en tous cas en commentaires pour en discuter si le coeur t'en dit.







Crédit : photo 1 / photo 2


jeudi 10 janvier 2019

Alors ? Elle fait ses nuits ?

Il m’en a fallu du temps pour songer à avoir des enfants. Je savais que le jour où j’en aurais, ma vie changerait du tout au tout. En bien, et en mal. Je savais que je devrais faire preuve du fameux « don de soi », et longtemps, j’ai eu trop peur de ça. De voir mon quotidien chamboulé, balancé, désorganisé. Et puis, l’Amour frappe à notre porte, avec un grand A, et un enfant n’est pas juste un chamboulement, mais une envie. L’envie de fonder une famille, de créer un « nous », de faire perdurer notre Amour. C’est alors, qu’un bel après-midi de septembre, après 9 mois d’attente, de doute, de joie, on tient notre bébé dans ses bras. Ce petit être magique qui révolutionnera tout. Ce petit être sans défense, qui te regarde avec ses grands yeux, lui aussi chamboulé par son arrivée dans la vraie Vie, après avoir passé 9 mois dans un cocon bien chaud et hermétique.

Dodo l'enfant do

Depuis la maternité, notre Miss Ouistitie a toujours dormi une grosse période en début de nuit (4-5h) pour après se réveiller toutes les 2 heures afin de téter. Petit à petit, jusqu’à ses 2 mois, elle a commencé à rallonger ses périodes de boire la nuit, à mon grand bonheur, moi maman allaitante. Je me souviens avoir rapidement posté sur Instagram que j’avais pu dormir 6h de suite. Et puis 8h... Jusqu’au matin du 20 novembre… Ou elle a commencé à faire machine arrière. Alors qu’elle dormait jusque 8h, elle a commencé à raccourcir ses nuits. Réveil à 6h. Puis 5h. Puis 4h. Puis 3h. Puis 2h…. Et puis à nouveau toutes les 2-3 heures pour téter. C’est alors que le Doute avec un grand D a commencé s’immiscer en moi. Mais qu’est-ce qu’il se passe ? Ma fille a un problème ! Qu’est ce qui ne tourne plus rond ? Elle ne dort plus ! Que faire ? Au secours !! Je n’oublierai jamais notre mois de décembre chaotique, et notre réveillon de Noël crevés et malades.

Désesperée, j'ai sorti les grands remèdes : forum, blogs, vidéo youtube, livre sur le sommeil… Tout pour devenir super calée en sommeil du bébé.  Et pourtant, la réponse était si simple : "Tout est normal. Elle fait ses nuits à elle, oui. Mais pas les nôtres… ». C’est à ce moment-là que j’ai compris la différence entre un être humain maturé dit « adulte » et un petit bébé tout frais tout neuf.

Bébé girafe

As-tu compté le nombre incalculable de mammifères qui, lorsqu'ils naissent, se mettent de suite debout ? Courent et gambadent ? Trouvent facilement les mamelles de leur mère ? Ils ne leur restent plus qu'à grandir, et ils le font généralement très rapidement (un bouledogue français par exemple, atteint sa taille adulte à 8 mois). Si nous, êtres humains, nous devions avoir les mêmes aptitudes en naissant, notre tête ne pourrait tout simplement pas passer après 9 mois de gestation. Comme la nature est bien faite, il a fallu faire un choix, et en naissant, le cerveau d'un être humain n'est tout simplement pas fini. C'est pourquoi un bébé pleure pour s'exprimer ; ce ne sont pas des caprices, il en est physiologiquement incapable, c'est son seul moyen de communication. Et c'est pour cette raison aussi, qu'il ne dort pas comme nous. En naissant, un bébé n'a que 2 phases de sommeil, contre 5 pour un adulte. C'est à partir de 3-4 mois qu'il apprend toute nos phases de sommeil, faisant régulièrement des retours en arrière pour tester celui-ci.


J'ai alors compris que nous aussi nous avions plusieurs réveils. Qui ne s'est jamais levé pour aller faire pipi ? La gorge sèche ? Un petit creu (sisi) ? Qui ne se réveille jamais pour remettre sa couverture ou à l'inverse se découvrir parce que trop chaud ? Qui n'a jamais fait d'insomnies, regardant les heures du réveil défiler ? Qui n'a jamais eu du mal à s'endormir en repensant à sa journée stressante ? Tout ça, un bébé le vit aussi, à la différence que, de par son cerveau immature, il ne sait pas l'exprimer autrement qu'en pleurant. Il ne peut tout simplement pas réajuster sa gigoteuse, ou se lever pour aller boire un p'tit coup. Il ne peut pas non plus soulager sa vessie ailleurs que dans son lange qui devient lourd, mouillé et froid. Pauvre petit coeur, ma petite Ouistitie faisait simplement ses essais, comme elle le pouvait.


Il n'y a donc pas d'apprentissage à donner à nos enfants, pas de méthode magique ("Laisse-le pleurer" te diront certains), il faut juste, en tant que parent, beaucoup de patience, beaucoup de compréhension et surtout, beaucoup d'amour. Je fais partie de ces personnes qui pensent que plus tu donneras de l'amour à quelqu'un (et encore plus à ton enfant), plus il se sentira en sécurité pour avancer dans la vie. Si tu es confiant, il le sera aussi. Pas de jugement à avoir envers ses parents qui pratiquent ou non le co-dodo. J'ai appris ces 3 derniers mois, qu'on fait bien comme on peut, et que parfois, nous avons juste besoin de grappiller 2-3 heures de sommeil, en mode survie, pour pouvoir s'occuper de son enfant correctement le lendemain.





Mais comment les aider alors ?


Comme dit plus haut, avec tout notre amour et notre compréhension, mais aussi avec un minimum de point repère. Ça m’a saoulé ces 3 derniers mois de lire et relire l’importance du rituel du coucher, et pourtant sans m’en rendre compte, je l’ai pratiqué et ça a grandement aidé. Au retour de la maternité, j’allais tous les soirs me coucher à 21h30, en même temps que Miss Ouistitie, simplement parce que je ne pouvais pas tenir plus longtemps. Quitte à me relever à 23h30. Quand elle a commencé à allonger sa première période de la nuit, de mon côté j’avais décidé de la coucher tous les jours vers 19h30-20h. Sans réfléchir, je la couchais toujours dans son lit, dans sa chambre (sans savoir qu’on recommande de laisser le berceau dans la chambre des parents) mais toutes portes ouvertes (et notre chambre est située à 3 pas de là). Et puis j’ai répété inlassablement chaque soir les mêmes gestes : la changer, fermer les volets, allumer la petite lumière, l’allaiter / lui donner le biberon et la coucher. Rapidement j’ai introduit la petite musique du babyphone qui, à force de répétition, a joué comme un réflexe de Pavlov. Aujourd’hui quand elle entend la musique elle se calme.


Je n’ai trouvé aucun remède miracle pour qu’elle dorme 10h d’affilé sans réveil. Nombreuses sont les nuits où je me lève 4-5 fois de suite pour remettre sa tute. Où je m’énerve parfois de rester une heure éveillée à 3h du matin en tentant péniblement de la rendormir. Où je finis par la prendre dans notre lit pour quand même dormir un peu (et qu'elle s'endort en tripotant mon t shirt). Mais j’ai compris que tout ce processus est normal. Ce que je voulais te dire, toi jeune maman qui me lit, c’est de ne pas t’inquiéter. Tu fais ce qu’il faut. Tu fais tout bien, et surtout, tu fais comme tu peux. Le cerveau d’un bébé est juste immature, et il lui faudra encore du temps pour se développer. Rassure – toi dans quelques années, tout sera fini, et finalement, c’est quoi quelques années sur l’échelle d’une vie ?


Amour, confiance, et compréhension sont les seuls remèdes dont vous avez besoin.



♥ ♥ ♥






dimanche 12 août 2018

Devenir maman, l'avenir du blog

Je n’ai jamais vraiment officiellement annoncé ici que j’étais enceinte. Que j’allais devenir maman. Je n’ai même jamais concrètement abordé le sujet. Pourtant je sais que les blogueuses sont friandes de ce sujet. « J’ai quelque chose à vous annoncer », serait l’article du blog, et en scrollant rapidement vers le bas (parce que le suspens est insoutenable), nous saurions de suite que la blogueuse est enceinte. Non, je n’ai rien fait de tout ça. J’ai dissimulé l’information subtilement dans la newsletter, et ici, et là, dans les derniers articles. Pourtant je suis fière, de devenir maman, et j’espère devenir la meilleure maman qu’il soit... Dans 3 semaines. Oui. 3 semaines. Que le temps passe vite. Je suis à 8 mois et demi de grossesse, et « demain » ma vie va changer. Penses-tu, celle du blog aussi. Il me semblait important de l’aborder.

L’avenir du blog


Ce n’est pas la première fois que j’en parle. Le blog suit des périodes de haut et de bas, et ce depuis des années. Ce qui est marrant c’est qu’ils interviennent toujours à la même période : en été. La différence cette année c’est que j’ai décidé de ne plus voir cela comme un problème, de ne me fixer aucune règle, et de simplement bloguer quand cela me chante. Même si c’est 1 fois par mois. Même si ce n’est pas parfait. Et ce qui m’a fait un bien fou ces 8 derniers mois c’est justement de ne me fixer aucune obligation. D’avoir des week-ends où « je pouvais faire ce que je voulais ». Et pas de « je dois bloguer ». Ça peut paraître fou, mais oui, une blogueuse peut se dire « je dois bloguer ». Et ce pour une raison toute bête : ses lecteurs. Bien sûr ils sont là, bien sûr ils reviennent, bien sûr ils nous soutiennent, et c’est grisant, de les voir venir, commenter, revenir. Mais on sait bien, que la seule façon d’avoir un minimum d’audience sur un blog, c’est d’écrire, de partager, d'être actif. Il n’y a pas de secret, pas de miracle. Et il en va de même pour Instagram ou n’importe quel réseau social. Pour ma part, j’ai simplement fait un « switch» dans ma tête. Je blogue comme avant, quand j’en ai envie. Par exemple ce matin, parce que j’avais une inspiration en mangeant mon bol de Coco Pops (oui je mange des Coco Pops, oui je sais c’est mal).

Ce qui est certain, c’est qu’à partir de septembre je vais avoir de moins en moins de temps. Du moins, c’est comme ça que je le vois. Car je sais que certaines blogueuses se révèlent en devenant maman justement. Elles ouvrent un blog sur la parentalité, donnent de bons conseils. Dans ma tête, à partir de septembre, ma vie va changer, je vais changer, mes priorités vont changer. Si j’ai attendu si longtemps pour faire un enfant (j’ai 34 ans), c’est justement parce que j’avais besoin d’être prête, que tout soit en place dans ma vie, de n’avoir aucun regret pour consacrer tout mon temps et donner toute mon attention à une autre personne que moi-même. J'ai le sentiment divin d'avoir fait tout ce que j'avais envie de faire (et je suis même en train d'avancer en secret sur un projet très personnel depuis le mois de mai, que je voudrais faire passer avant le blog et Instagram).

Ma vie de maman


Je vais néanmoins ouvrir une nouvelle catégorie sur ce blog : « Ma vie de maman ». Dont ceci est d’ailleurs le premier article. Je ne veux fermer aucune porte, si l’envie ou le temps me prends de te parler de mes expériences. Je ne suis me suis jamais vraiment intéressée à la maternité, à la puériculture. J’ai toujours été « vernis et rouge à lèvres ». J’aime dire que depuis 8 mois je suis « à l’école des mamans ». Je dévore tout un tas de contenu : les rediffusions de la Maison des Maternelles, des vidéos de maman youtubeuses, des livres, des blogs, des articles sur Magic Maman. Et j’ai cherché beaucoup de choses en tant que « débutante ». Je me dis que mon expérience en tant que jeune maman pourra en aider d’autres, mais en aucun cas, je ne fais de cette catégorie, et de ce blog ma priorité. J’aime voir ces 7 années de blogging comme un magnifique chapitre de ma vie, que je dois tourner maintenant. Pour une fois je suis en paix, car je sais que je ne dois pas le clôturer, mais simplement le tourner. Et puis, je reviens encore assez bien lire mes anciens articles, comme une petite thérapie : qui étais-je, comment ai-je évoluer, qu’en est-il aujourd’hui ? Je me rends compte que parfois je dis des choses très censées... (oui)


Les partenariats


Ils se font de moins en moins nombreux sur le blog. Mais ils sont pourtant encore très tentant. J’ai énormément apprécié les derniers partenariats, notamment ceux avec Newpharma, mais je me dois de dire que d’accepter un partenariat, c’est accepter une forme de « contrat ». On reçoit un produit, on le teste, on fait des photos, on rédige un article. C’est vraiment chronophage. Et justement ce qui m’a bloqué dans ma façon de bloguer c’est toute cette notion de « devoir ». Oui j’aime encore de temps en temps avoir l’opportunité de tester de nouvelles choses, mais pour moi le jeu doit en valoir la chandelle. Je sais qu’il y a tout un débat sur la question « doit on être payé pour bloguer » et que beaucoup de gens n’arrivent pas encore à voir que « blogueuse » cela peut être un métier. Et pourtant. Dans la vraie vie je suis « créatrice de contenu ». C’est à dire que je reçois un salaire, en tant qu’employée, chaque mois, pour créer des articles de blog, pour gérer une page Facebook, pour animer une communauté sur Instagram, pour faire des vidéos sur Youtube. Donc oui, c’est un métier. Et passer plus de 4h pour tester une box de produits qui valent 50€ tout au plus, sur mon temps libre, sans être payée (alors que je suis devenue une experte en terme de création de contenu), je trouve que ce n’est pas sérieux. Je continue donc de refuser un maximum de partenariat et n’en fait que des exceptions. Pour moi, le jeu n’en vaut pas la chandelle. Les gens pensent souvent que recevoir des produits de beauté c’est « recevoir gratuitement » des choses d’une marque. Ce n’est pas le cas. Vraiment pas. Le temps est précieux. Surtout le temps libre. Il est bien plus précieux qu'une poignée de produit de beauté.

J’ai cependant décidé de faire une exception pour Instagram où j’accepte encore volontiers des partenariats qui correspondent à mes valeurs. Mais l’idée n’est pas de redevenir une « poubelle à produits », une blogueuse qui croule sous « les cadeaux » à ne plus savoir qu’en faire. J’ai encore toujours en tête le nombre de déchets que ça génère, et l’éthique autour de la conception de la plupart de ces produits (beauté, mode, ou autre). En fait c'est simple, je travaille déjà 5 jours sur 7 dans la création de contenu et sur les réseaux sociaux, je veux pouvoir profiter de mes soirées et de mon week-end sans penser à tout ça, et à toute la stratégie derrière.

A l’avenir ?


Je serai donc de moins en moins présente ici, et dans la newsletter (que je tenais encore parfois à jour). Mais je ne ferme pas de portes, justement, on ne sait jamais si un jour j’ai une autre inspiration « Coco Pops ». Ma priorité est désormais ma vie de famille, mon foyer. Je reste active sur Instagram, qui est moins contraignant (et je trouve ça d'ailleurs fou de me dire que vous êtes parfois plus de 1000 à ouvrir mes stories). Je veux privilégier la spontanéité, le naturel et continuer d’essayer de diffuser un minimum de bienveillance. Mon compte Instagram sera très certainement plus empreint de gagateries et de trucs de maman. J’ai reçu une Smooth Q à Noël que je n’ai jamais utilisée, j’ai envie de filmer des petits pieds tout nus, et te faire un room tour, reprendre parfois quelques stories un peu plus travaillées, mais pour mon plaisir, et le plaisir des souvenirs. En en discutant l’autre jour, j’ai décidé de me donner le titre de « momfluencer ». Même si j’ai encore un peu de mal avec le concept d’influenceur. Je ne veux influencer personne. Je veux juste partager les jolies choses de la vie. Je me considère de moins en moins comme une blogueuse, pourtant j’ai bien conscience qu’il y a toute une « communauté » qui me suit sur Instagram et que oui, j'accepte encore de "recevoir" des choses. J'ai donc le sentiment d'avoir besoin d'un titre pour pouvoir privilégier la transparence et la spontanéité. Chaque jour vous êtes nombreuses à m’envoyer des messages adorables sur ce réseau, et à suivre de près ma grossesse. Ce qui me touche énormément (merci d'ailleurs pour votre confiance). Je veux rester présente, mais je ne veux plus lier cela à des obligations comme je l’ai fait par le passé.

Ce matin je me suis réveillée avec toutes ces évidences. Et là où ça me torturait dans le passé, je me sens vraiment beaucoup plus sereine aujourd’hui. Toi et moi on a toujours eu une relation basée sur la « transparence » et la confiance. Je trouvais ça donc essentiel de te faire cet article aujourd'hui.

Pour ma part, une nouvelle vie m’attend, et je n’ai qu’une hâte c’est de me jeter à pieds joints dedans.

Dans 3 semaines, moi, Odile Sacoche, 34 ans, je serai maman. Et cela me remplit de joie.

mercredi 27 juin 2018

Prendre soin de soi pendant la grossesse

Newpharma est un des seuls partenaires que j'ai gardé pour le blog. Simplement parce que les seuls produits de beauté que j'achète encore sont justement des produits de pharmacie. Ils m'avaient proposé de m'envoyer des produits solaires : ce que j'ai refusé car un autre article t'attend courant juillet avec une marque qui devrait te plaire. Mais du coup, étant enceinte, ils m'ont tout de même envoyé une boite de produits pour bébé à venir et pour moi. Que de gentillesse donc. Parmi les produits que j'ai reçus, mon attention s'est concentrée sur deux produits en particulier : des produits pour prendre soin de soi pendant la grossesse. Les autres produits reçus étant des produits pour le baby (et donc je les garde bien au chaud jusque septembre). Aujourd'hui je te fais une mini revue de cette boite, et de ces deux produits en question.

Dans ma petite boite "self care" il y avait

  • un gel jambes légères Mustela

  • la fameuse Bio-Oil (pour vergeture)

  • un petit doudou pour baby (qui n'est pas sur la photo)

  • un essuie de bain pour baby

  • une eau micellaire spéciale bébé Bioderma

  • du Bipanthène pour les petites rougeurs des fefesses

  • Un gel lavant doux Laroche Posay

  • Un lait hydratant Galenco

Comme mentionné, ce mois-ci j'ai surtout testé le gel jambes légères Mustela et la Bio-Oil.

bio-oil-mustela-vergeture jambes lourdes

Gel jambes légères Mustela


Ce produit est juste tombé à pic ! Depuis début mai, il fait vraiment magnifique en Belgique et nous avons atteint des sommets au niveau température (jusqu'à 30 degré #OdileMétéo). Et j'avoue que ces chaleurs me font particulièrement souffrir (je suis au début du 7eme mois de grossesse). Celles qui prennent cher ? Mes chevilles ! Je n'ai jamais vu ça. J'ai toujours eu les jambes lourdes en été, mais là je déguste. J'avais été m'acheter un gel frais Allestax, mais ça ou rien, franchement, autant ne rien mettre (en plus il pue). Du coup quand j'ai vu dans la boite de Newpharma que Mustela avait aussi un gel, j'ai sauté au plafond (sans me faire mal bien sûr). Je l'ai de suite utilisé, et franchement je l'adore. Je me demande d'ailleurs même pourquoi mon pharmacien ne me l'avait pas proposé !

Petit disclaimer : Attention, il n'est pas non plus révolutionnaire ! Il n'y a rien à faire, pour la rétention d'eau, les seuls trucs qui fonctionnent vraiment pour moi sont :

  • mettre mes jambes en l'air à 90°c contre un mur pendant au moins 20 minutes

  • un jet douche d'eau glacé pendant au moins 10 minutes

  • dormir avec les jambes surelevées

  • les bas de contention

Ceci étant dit, il y a des choses qu'on ne peut pas faire au travail (genre, la douche) et les bas de contention par 30 degré, d'un point de vue logistique, on repassera. Du coup, je prends mon gel Mustela avec moi, je le mets au frigo au boulot, et mon Dieu que ça apaise. Le gel est super frais, super fluide, sent super bon et est pensé spécialement pour maman. Il soulage vraiment sur le moment même, sans pour autant faire dégonfler mes chevilles (voir plus haut les VRAIES solutions). Donc entre Allestax et Mustela, je choisis Mustela !!

gel mustela-jambes-legeres

L’huile Bio-Oil


Depuis que je sais que je suis enceinte, je m'enduis d'huile, pour éviter les fameuses vergetures. J'ai vidé un flacon entier d'huile Weleda (que j'adore) et avant de recevoir la Bio-Oil j'étais sur de l'huile d'argan (ramenée du Maroc de ma petite maman). Du coup j'ai de quoi comparer. Ce qui tombe bien parce que j'étais franchement perplexe avec cette marque. J'avais entendu tout et son contraire à son sujet.

Cela fait environ 2 semaines que je l'applique tous les soirs et je l'aime beaucoup. Déjà elle sent super bon. J'aime l'embout du flacon : la petite ouverture qui permet de ne pas en foutre partout (ce qui n'est pas le cas de toutes les huiles). Elle est agréable à appliquer, pénètre bien et n'est pas trop grasse (mais quand même un peu, au vu de mes draps de lit qui morflent). Je la trouve même plutôt légère. Par contre je trouve la composition pas très jojo (je préfère la Weleda). En ce qui concerne les résultats, difficile à dire : je suis à mois+7, pour le moment pas de vergetures à l'horizon. MAIS je sais que ça peut arriver du jour au lendemain, surtout à la dernière minute. Donc je continue de l'appliquer comme un bon petit soldat, et j'ai envie de te dire qu'on verra ça en septembre. Croisons les doigts !

avis bio-oil-huile-regeneratrice

Quant aux autres produits ?


Je suis assez fan de la sélection que Newpharma a fait pour moi. J'adore la marque Laroche Posay, je connais bien la marque Galenco que j'aime beaucoup aussi (et ce, pour l'avoir utilisée étant petite suite à un psoriasis) et je sens que le Bipanthène est un indispensable. Hâte de tester ça en septembre !

Que penses-tu de ces produits ? Tu les connaissais ? Tu en as d'autres à me recommander ?

produits-bebe-galenco-laroche-posay-bipanthen
Merci à Newpharma de m’avoir envoyé ces produits.

Newpharma en quelques mots :


• Newpharma est la 1ère pharmacie belge en ligne, active depuis 2008
• C’est plus de 30.000 produits
• Mais aussi une livraison en 24h sur la Belgique
• Le site web est accessible via Newpharma.be, mais également pour les Français via Newpharma.fr

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