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dimanche 4 août 2019

J’ai 35 ans

Cette année, nous sommes partis deux semaines en vacances en Vendée avec la petite. Nos premières vacances en famille (coeur coeur). Une connexion 4G digne de ”Outsiplou-les-Bains-de-Pieds”, pas de WiFi, et une bonne résolution : DÉCONNECTER (j’ai d’ailleurs (encore) supprimé Instagram et Twitter de mon téléphone).

Je ne connaissais pas la Vendée. Par contre, j’ai bien connu la Charente Maritime où j’y ai passé toute mon adolescence. La Vendée y ressemble beaucoup, avec ses routes sinueuses et ses larges forêts de pins. L’odeur des arbres, les lézards qui filent devant toi, les petits oiseaux qui n’ont pas peur de venir gratter une miette de pain sur ta terrasse. Tout ça, m’a fait remonter un tas de souvenirs et plein de nostalgie de cette adolescence heureuse (mais parfois malheureuse aussi, comme tous les ados). J’ai ressassé tous les souvenirs, les bruits, les odeurs, les amis (et les amours) rencontrés. Chaque jour je m’y replongeais comme dans un bon vieux roman empreinte parfois de tristesse de ces moments révolus.

Et puis, un matin, le constat : je ne suis plus cette ado. J’en suis très loin. Je suis même plutôt une adulte. Une vraie de vraie : j’ai 35 ans, je suis maman, ma fille va avoir un an. Je n’ai jamais complexé sur mon âge, mais là, je me suis comme ”réveillée”. Mince ! J’ai 35 ans ! Fini de jouer les adolescentes. Une petite voix dans ma tête m’a répétée : ”Ça y est ? Tu percutes ? Tu vas arrêter de chercher sans cesse la reconnaissance ? Arrêter de sombrer dans tes complexes ? Et mon corps ceci, et mon poids cela, et mes abonnés gna gna gna... Tu n’as plus 15 ans !”.

C’est vrai... Je n’ai plus 15 ans.

Puis cette envie aussi. Celle de créer. Et toutes celles que je refoule sans cesse à la porte de ma raison (ou de ma bêtise) : peindre, couper, coller, dessiner, écrire, cuisiner... FAIRE ! Alors qu’est ce que j’attends ? Malgré toutes les bonnes résolutions faites à maintes reprises ?

Ce dont je me suis rendue compte, c’est que je passais bien trop de temps sur les écrans. Loupant les meilleurs moments de la vie. Trop de temps à me préoccuper de ma ”communauté”, des réseaux sociaux, de ma notoriété, de ce que je représente. Et je le sais. Bon sang je le sais. D’ailleurs, combien de fois je ne te l’ai pas déjà rabâché ? Mais cette fois je sens que c’est différent. C’est vraiment différent.

Je suis rentrée bronzée, reposée, requinquée, sans aucune idée, mais avec cette forte intuition : tout couper (non, pas ”supprimer”). J’ai en tête l’exemple de JK Rowling, qui s’impose à moi comme un modèle. Elle n’avait pas internet. Pas d’Instagram, de Facebook, de toutes ces choses. Elle ne s’est jamais laissée déconcentrée par tout ça. Et bon nombre sont les grands écrivains qui ne s’en préoccupent pas non plus...

Depuis le temps que je le sais... Et aujourd’hui j’ai 35 ans. Ma sœur, qui a 5 ans de plus que moi, vit complètement déconnectée de tout ça. Elle n’a ni Facebook, ni Instagram, et encore moins Twitter. L’autre jour, tellement déconnectée, elle nous a demandé : ”Mais c’est quoi en fait ”Balance ton quoi?” d'Angèle ?”. Même si d’instinct nous avons ris de son innocence (à 40 ans), par la suite j’ai ressenti beaucoup d’admiration. Elle était vierge de tout un tas de trucs. Elle mène une existence heureuse, créative, entourée de son mari et de ses enfants. Loin de tout ce qui se passe dans le monde 2.0.

Je te l’ai déjà tellement dit. J’aspire à ça. Alors fini Instagram, fini Twitter. Revenir à l’essentiel : écrire (sur le blog et la newsletter, puis peut-être sur Facebook que j’ai si bien filtré). M’éloigner des sirènes trop tentantes de l’apparence. De la vie parfaite. Du faux. Du paraître.

Oui. C’est ça. Je ne suis pas une influenceuse et je ne veux pas l’être. Je suis une maman. Je suis une artiste (j’ose le dire). Je suis une auteure, une écrivain. Je raconte des histoires. Et je ne veux plus que me concentrer là dessus : rechercher la joie dans la créativité. Rechercher la joie tout court !

J’ai 35 ans et ma fille va déjà avoir un an. Il est temps de tourner des pages. Et vraiment commencer ce nouveau chapitre.

jeudi 21 février 2019

Suis ton coeur


J’avais prévu de t’écrire un article sur l’acné. Parce que j’avais vu dans les statistiques du blog que la majorité des lecteurs trouvaient mon blog précisément grâce à ces articles. Grossière erreur de ma part. D’abord de regarder les statistiques du blog, ensuite, d’écrire parce que « ça fait vendre ». Ou, comment se couper de sa créativité en 3 minutes. Heureusement, une amie m’a rappelé à l’ordre avec cette petite phrase toute simple « suis ton cœur ».


Je partageais d'ailleurs ce quote sur Instagram l’autre jour et depuis, je ne cesse d’approfondir cela. Souvent, on fait quelque chose parce qu’on pense qu’on devrait le faire. Parce qu’on a vu que lorsque notre voisin le faisait ça lui faisait du bien. C’est un peu le principe du marketing : « Achètes cette télévision, tu seras plus heureux ». Le développement personnel est devenu une forme de marketing aussi : « Lis ce livre et tu seras plus heureux, lève-toi à 5h30 du matin et ta vie changera ». Mais dans le fond, il n’y a pas de méthode pour « être heureux ». Il suffit juste simplement d’écouter son cœur. De l’écouter vraiment.

Poser ses intentions


Ce mois-ci, j’ai fait quelque chose que je n’avais jamais fait, j’ai posé mes intentions lors de la nouvelle lune. En suivant le petit guide « Mon cahier Lune » d’Aurore Widmer, j’ai ainsi noté les intentions que j’avais pour ce nouveau mois et les 6 prochains mois. Ce qui occupe mon esprit en ce moment, c’est Odile Sacoche. L’envie de retrouver cet entrain que j’avais en 2011 lorsque j'ai ouvert le blog. Aussi, j’ai demandé à la lune de m’aider à trouver un format qui me corresponde. J’étais persuadée que c’était la vidéo, parce qu’en tant que Content Creator, chaque jour, je reçois des mails de tendance web me disant que la vidéo est LE support à travailler en ce moment. Et pour cause, lorsque le prochain milliard d’utilisateurs arrivera sur le marché (l’Inde), nous serons encore plus bombardés de vidéos.


Mais la vidéo, soyons honnête, j’ai déjà tenté (comme la photo en son temps) et je n’arrive pas à me mettre dedans. Je ne me sens pas à l’aise de parler devant la caméra, et je ne me sens pas le talent (ni le temps) de monter des vidéos artistiques. Même si j’en ai les compétences.


J’ai donc posé mes intentions, et comme un bon petit soldat, j’ai attendu. Et puis, sans que je m’en rende compte j’ai recommencé à écrire. Dans mon journal pour commencer, sur Google Note ensuite. Et puis, une envie irrépressible, t’écrire des mails via la newsletter. Comme une idée ne jaillit jamais par hasard, j’ai décidé de la suivre. Et alors que je tapotais sur mon clavier, tout ceci m’est apparu comme une évidence. Et pourtant, je te l’ai déjà dit un milliard de fois. Mon format, c’est l’écriture. Cela m’a fait repenser à Anouk de Talented Girl qui n’écrit plus que sur sa newsletter et qui suit sa propre voix / voie.


J’ai beau tout retourner dans tous les sens, encore et toujours, j’en reviens toujours à ce point si facile : l’écriture. J’écris partout, j’ai un milliard de cahiers, un journal intime, j’adore faire du journaling, j’ai un tas de notes sur Evernote, et un début de livre sur Google Note. Ecrire. C’est là que je me sens à l’aise. Là pour moi que c’est facile, fluide, agréable. Là que je peux me perdre, mettre mes idées au clair, peu importe le support. Là, où je me sens moi.


On en revient donc au début de mon histoire : suis ton cœur. Parfois la réponse est juste devant ton nez. Suivre son cœur, te permettra d’être aligné(e). Ne fais pas les choses pour les autres, pour les vues, pour les partenariats, ou pour d'autres raisons extérieures. Fais-le pour toi, à l’intérieur, au plus profond, pour nourrir ton âme.


Alors, dis-moi ? Qu’est-ce qui te fait vraiment vibrer ? Si tu ne devais QUE suivre ton cœur, que ferais-tu ? Quelle est la première idée qui te vient en te posant ces questions ? C'est très certainement LA réponse !




Pour poser tes intentions, je te recommande le livre "Mon cahier Lune" de Aurore Widmer















jeudi 24 janvier 2019

La fille aux milles projets


Je suis la fille aux milles projets.





J’ai dans mon tiroir un roman, dont j’ai écrit 3 chapitres. Un moodboard fait avec amour et un classeur rempli de fiches personnages.





Une machine à coudre qui prend la poussière, et dont la housse jaunit d'être trop restée devant la fenêtre.





Un Moleskine noir, acheté avec amour, accompagné de ses feutres, toujours emballés.





Le livre d’August Wren, pour
m’encourager à dessiner chaque jour… Griffoné, raturé, gondolé, abandonné.





Un carton avec un mini stock de
Sacoches, que j’avais dessinées, brandées, vendues en partie sur Etsy au côté
d’un pack de logo.





Un podcast avec un jingle travaillé
sur Garage Band et englouti lors du dernier crash de mon Mac.





Des lingettes lavables et des bocaux
en verre gardés soigneusement, pour acheter en vrac. Parce que "vrac is
the new black".





Un compte Pinterest plein d’idées
pour plus tard…





Un blog, souvent désert.





Je suis la fille aux milles projets. Celle qui commence, et qui ne termine pas. Qui se réjouit d’avoir trouvé une idée, qui fait des collages et qui rempli des fiches en se disant : « C’est bon, cette fois ça y est, j’ai l’idée du siècle » puis qui laisse tout tomber 2 minutes après. Faute de temps, de motivation, de courage, de tripes. 





Je suis la fille aux milles projets qui s’emballe à chaque idée. Pleine de passion, d’entrain, d’envie. Qui a les yeux qui pétillent et qui parfois n’en dort pas. Qui raconte et à qui on dit : "Tu iras loin dans la vie".





Je suis la fille aux milles projets, douée pour encourager les autres et leur trouver un plan parfait. Pleine de bons conseils, d’article de blogs à lire et de vidéos YouTube motivantes. 





Je suis la fille aux milles projets, qui se compare et se décourage. Qui traine devant Netflix. 





Consistency. C'est ce mot anglais
qu'on ne traduit pas. Celui qui veut dire d'être régulier. De faire. De tenir
bon. Celui qui me manque quand je commence quelque chose. 





Je suis la fille aux milles projets. Celle qui a peur de l'échec. Qui se terre, se carapate, se défile. Qui attend. Qui regarde. Et qui se dit que ce n'est pas si grave, si "elle ne va pas loin". Parce que c'est où loin ? C'est quoi loin ? C'est quand loin ?





Je suis la fille aux milles projets, dont le plus beau, est celui d'être maman. Celui que je ne pourrai jamais abandonner. Celui qui me donnera peut-être envie de reprendre les autres. Pour pouvoir dire un jour à ma fille : "Regarde ! Regarde tout ce que ta maman a fait."





Je suis la fille aux milles projets. La maman fière de l’être. La rêveuse. L’amoureuse. Je ne suis plus celle que j’étais hier et pas encore celle que je serai demain. Un jour j’ai une idée, et cela me rend heureuse. Le lendemain elle m’abandonne et je la garde pour plus tard. Car les idées voyagent, et je voyage avec elles. Up. And down.





On dit que la vie c’est ce qui se passe quand nous sommes en train de faire des plans. Des projets. Je suis donc la fille aux milles projets. Je suis, la vie.













PS : J'ai volontairement fermé les commentaires de cet article. Je sentais ce billet plus comme une humeur, une inspiration, et je pense publier à nouveau ce genre d'articles de temps à autre, comme je le faisais avant, ou dans la newsletter, sans pour autant vouloir "partager" à ce sujet :) Ceci étant dit, il vous est toujours possible de venir me faire un coucou par mail ou sur Instagram.


dimanche 12 août 2018

Devenir maman, l'avenir du blog

Je n’ai jamais vraiment officiellement annoncé ici que j’étais enceinte. Que j’allais devenir maman. Je n’ai même jamais concrètement abordé le sujet. Pourtant je sais que les blogueuses sont friandes de ce sujet. « J’ai quelque chose à vous annoncer », serait l’article du blog, et en scrollant rapidement vers le bas (parce que le suspens est insoutenable), nous saurions de suite que la blogueuse est enceinte. Non, je n’ai rien fait de tout ça. J’ai dissimulé l’information subtilement dans la newsletter, et ici, et là, dans les derniers articles. Pourtant je suis fière, de devenir maman, et j’espère devenir la meilleure maman qu’il soit... Dans 3 semaines. Oui. 3 semaines. Que le temps passe vite. Je suis à 8 mois et demi de grossesse, et « demain » ma vie va changer. Penses-tu, celle du blog aussi. Il me semblait important de l’aborder.

L’avenir du blog


Ce n’est pas la première fois que j’en parle. Le blog suit des périodes de haut et de bas, et ce depuis des années. Ce qui est marrant c’est qu’ils interviennent toujours à la même période : en été. La différence cette année c’est que j’ai décidé de ne plus voir cela comme un problème, de ne me fixer aucune règle, et de simplement bloguer quand cela me chante. Même si c’est 1 fois par mois. Même si ce n’est pas parfait. Et ce qui m’a fait un bien fou ces 8 derniers mois c’est justement de ne me fixer aucune obligation. D’avoir des week-ends où « je pouvais faire ce que je voulais ». Et pas de « je dois bloguer ». Ça peut paraître fou, mais oui, une blogueuse peut se dire « je dois bloguer ». Et ce pour une raison toute bête : ses lecteurs. Bien sûr ils sont là, bien sûr ils reviennent, bien sûr ils nous soutiennent, et c’est grisant, de les voir venir, commenter, revenir. Mais on sait bien, que la seule façon d’avoir un minimum d’audience sur un blog, c’est d’écrire, de partager, d'être actif. Il n’y a pas de secret, pas de miracle. Et il en va de même pour Instagram ou n’importe quel réseau social. Pour ma part, j’ai simplement fait un « switch» dans ma tête. Je blogue comme avant, quand j’en ai envie. Par exemple ce matin, parce que j’avais une inspiration en mangeant mon bol de Coco Pops (oui je mange des Coco Pops, oui je sais c’est mal).

Ce qui est certain, c’est qu’à partir de septembre je vais avoir de moins en moins de temps. Du moins, c’est comme ça que je le vois. Car je sais que certaines blogueuses se révèlent en devenant maman justement. Elles ouvrent un blog sur la parentalité, donnent de bons conseils. Dans ma tête, à partir de septembre, ma vie va changer, je vais changer, mes priorités vont changer. Si j’ai attendu si longtemps pour faire un enfant (j’ai 34 ans), c’est justement parce que j’avais besoin d’être prête, que tout soit en place dans ma vie, de n’avoir aucun regret pour consacrer tout mon temps et donner toute mon attention à une autre personne que moi-même. J'ai le sentiment divin d'avoir fait tout ce que j'avais envie de faire (et je suis même en train d'avancer en secret sur un projet très personnel depuis le mois de mai, que je voudrais faire passer avant le blog et Instagram).

Ma vie de maman


Je vais néanmoins ouvrir une nouvelle catégorie sur ce blog : « Ma vie de maman ». Dont ceci est d’ailleurs le premier article. Je ne veux fermer aucune porte, si l’envie ou le temps me prends de te parler de mes expériences. Je ne suis me suis jamais vraiment intéressée à la maternité, à la puériculture. J’ai toujours été « vernis et rouge à lèvres ». J’aime dire que depuis 8 mois je suis « à l’école des mamans ». Je dévore tout un tas de contenu : les rediffusions de la Maison des Maternelles, des vidéos de maman youtubeuses, des livres, des blogs, des articles sur Magic Maman. Et j’ai cherché beaucoup de choses en tant que « débutante ». Je me dis que mon expérience en tant que jeune maman pourra en aider d’autres, mais en aucun cas, je ne fais de cette catégorie, et de ce blog ma priorité. J’aime voir ces 7 années de blogging comme un magnifique chapitre de ma vie, que je dois tourner maintenant. Pour une fois je suis en paix, car je sais que je ne dois pas le clôturer, mais simplement le tourner. Et puis, je reviens encore assez bien lire mes anciens articles, comme une petite thérapie : qui étais-je, comment ai-je évoluer, qu’en est-il aujourd’hui ? Je me rends compte que parfois je dis des choses très censées... (oui)


Les partenariats


Ils se font de moins en moins nombreux sur le blog. Mais ils sont pourtant encore très tentant. J’ai énormément apprécié les derniers partenariats, notamment ceux avec Newpharma, mais je me dois de dire que d’accepter un partenariat, c’est accepter une forme de « contrat ». On reçoit un produit, on le teste, on fait des photos, on rédige un article. C’est vraiment chronophage. Et justement ce qui m’a bloqué dans ma façon de bloguer c’est toute cette notion de « devoir ». Oui j’aime encore de temps en temps avoir l’opportunité de tester de nouvelles choses, mais pour moi le jeu doit en valoir la chandelle. Je sais qu’il y a tout un débat sur la question « doit on être payé pour bloguer » et que beaucoup de gens n’arrivent pas encore à voir que « blogueuse » cela peut être un métier. Et pourtant. Dans la vraie vie je suis « créatrice de contenu ». C’est à dire que je reçois un salaire, en tant qu’employée, chaque mois, pour créer des articles de blog, pour gérer une page Facebook, pour animer une communauté sur Instagram, pour faire des vidéos sur Youtube. Donc oui, c’est un métier. Et passer plus de 4h pour tester une box de produits qui valent 50€ tout au plus, sur mon temps libre, sans être payée (alors que je suis devenue une experte en terme de création de contenu), je trouve que ce n’est pas sérieux. Je continue donc de refuser un maximum de partenariat et n’en fait que des exceptions. Pour moi, le jeu n’en vaut pas la chandelle. Les gens pensent souvent que recevoir des produits de beauté c’est « recevoir gratuitement » des choses d’une marque. Ce n’est pas le cas. Vraiment pas. Le temps est précieux. Surtout le temps libre. Il est bien plus précieux qu'une poignée de produit de beauté.

J’ai cependant décidé de faire une exception pour Instagram où j’accepte encore volontiers des partenariats qui correspondent à mes valeurs. Mais l’idée n’est pas de redevenir une « poubelle à produits », une blogueuse qui croule sous « les cadeaux » à ne plus savoir qu’en faire. J’ai encore toujours en tête le nombre de déchets que ça génère, et l’éthique autour de la conception de la plupart de ces produits (beauté, mode, ou autre). En fait c'est simple, je travaille déjà 5 jours sur 7 dans la création de contenu et sur les réseaux sociaux, je veux pouvoir profiter de mes soirées et de mon week-end sans penser à tout ça, et à toute la stratégie derrière.

A l’avenir ?


Je serai donc de moins en moins présente ici, et dans la newsletter (que je tenais encore parfois à jour). Mais je ne ferme pas de portes, justement, on ne sait jamais si un jour j’ai une autre inspiration « Coco Pops ». Ma priorité est désormais ma vie de famille, mon foyer. Je reste active sur Instagram, qui est moins contraignant (et je trouve ça d'ailleurs fou de me dire que vous êtes parfois plus de 1000 à ouvrir mes stories). Je veux privilégier la spontanéité, le naturel et continuer d’essayer de diffuser un minimum de bienveillance. Mon compte Instagram sera très certainement plus empreint de gagateries et de trucs de maman. J’ai reçu une Smooth Q à Noël que je n’ai jamais utilisée, j’ai envie de filmer des petits pieds tout nus, et te faire un room tour, reprendre parfois quelques stories un peu plus travaillées, mais pour mon plaisir, et le plaisir des souvenirs. En en discutant l’autre jour, j’ai décidé de me donner le titre de « momfluencer ». Même si j’ai encore un peu de mal avec le concept d’influenceur. Je ne veux influencer personne. Je veux juste partager les jolies choses de la vie. Je me considère de moins en moins comme une blogueuse, pourtant j’ai bien conscience qu’il y a toute une « communauté » qui me suit sur Instagram et que oui, j'accepte encore de "recevoir" des choses. J'ai donc le sentiment d'avoir besoin d'un titre pour pouvoir privilégier la transparence et la spontanéité. Chaque jour vous êtes nombreuses à m’envoyer des messages adorables sur ce réseau, et à suivre de près ma grossesse. Ce qui me touche énormément (merci d'ailleurs pour votre confiance). Je veux rester présente, mais je ne veux plus lier cela à des obligations comme je l’ai fait par le passé.

Ce matin je me suis réveillée avec toutes ces évidences. Et là où ça me torturait dans le passé, je me sens vraiment beaucoup plus sereine aujourd’hui. Toi et moi on a toujours eu une relation basée sur la « transparence » et la confiance. Je trouvais ça donc essentiel de te faire cet article aujourd'hui.

Pour ma part, une nouvelle vie m’attend, et je n’ai qu’une hâte c’est de me jeter à pieds joints dedans.

Dans 3 semaines, moi, Odile Sacoche, 34 ans, je serai maman. Et cela me remplit de joie.

mercredi 13 juin 2018

[BILAN] Mon blog, la blogosphère et moi

Il y a quelque temps, avec mes amies Caroline et Mia de Trucs de blogueuse, on s'est posé la question du "pourquoi bloguer". Et bien que pour moi la réponse était évidente, j'avoue que mon rapport au blogging a beaucoup changé ces derniers temps. Depuis cette fameuse coupure internet en septembre dernier en fait. Tu le sais, je ne m'en suis jamais cachée, et je t'ai toujours fait part de mes états d'âme ici. Cependant depuis quelques mois je retrouve une vraie sérénité avec mon blog, mon rôle de blogueuse (ou d'influenceuse, appelle-moi comme tu veux) et j'ai vraiment réussi à lâcher prise par rapport à plein de choses. Cet article me trottait dans la tête depuis quelque temps. Je n'étais pas sûre que ce soit vraiment "relevant" pour toi, mais je pense qu'une partie de moi avait envie de faire le point. Parce que j'ai toujours essayé d'être honnête et transparente avec toi, et que, de mon point de vue, ça a toujours fonctionné.

Bloguer, un hobby avant tout


Quand j'ai commencé à bloguer, il y a 8 ans, je le faisais par "ennui". J'avais besoin de me trouver un truc sur le côté pour occuper mes dimanches. J'ai toujours tenu un journal intime mais là, j'avais besoin d’interactions. Cette époque était facile, sans remise en question. Je bloguais quand ça me chantait, des petits textes, des humeurs, sans ton particulier, en amateur. Je n'essayais pas de me faire remarquer, même si je traînais déjà beaucoup sur la plateforme Hellocoton pour me créer "un cercle". J'aime revenir à mes premiers articles de blog, surtout un des plus lu, et à mon sens le plus bidon que j'ai pu écrire : un article sur Neville Londubat. Ce qui est drôle c'est que je viens de commencer à lire la saga Harry Potter (oui, je n'ai vu que les films). C'est comme un retour aux sources. Peut-être est-ce parce que je suis en train de construire un petit être humain, mais ces derniers mois j'ai vraiment eu ce besoin de "retour aux sources". Revenir en arrière. Me souvenir de qui je suis, et qui j'étais aussi : mes rêves d'enfant VS. mes rêves d'ado.

Ecrire, partager, bloguer.


Le blog a commencé à prendre de l'ampleur. En 2012, j'ai perdu mon travail suite à une faillite. Je me suis retrouvé 6 mois à la maison et j'ai eu ce besoin de partager mes peurs face au Grand Méchant Chômage. Alors que le blog était un hobby, il est devenu une thérapie. A cette époque, j'ai tenu un rythme d'un article par jour. J'ai lancé les Sunday Nail Battle (je pense que j'ai par contre supprimé tout ce contenu entre temps), et mon "cercle" s'est agrandi. Petit blog aux petits textes, a commencé à devenir grand blog. J'ai dépassé les 50.000 visiteurs uniques par mois (c'est d'ailleurs l'unique fois que je te mentionnerais ce chiffre, moi qui n'ai jamais été attachée aux statistiques). Et j'ai commencé à envisager ce blog d'une autre façon. Au chômage, je pensais à cette solution : "Et si un jour, par chance qui sait, je pouvais en vivre ?" Aux grands maux, les grands remèdes, j'ai commencé à m'intéresser au SEO et à toutes ces techniques pour faire d'un petit blog, un grand blog. Sans le savoir, je me suis formée à un métier aujourd'hui très recherché (je suis content creator web et community manager). J'ai eu des partenariats, certains étaient payés (certains le sont encore parfois, mais très rarement) et j'ai reçu beaucoup de choses. Beaucoup. Beaucoup. Beaucoup !

Du trop plein...


Je ne vais pas te raconter toute mon histoire. Si tu me suis ici depuis longtemps, tu connais toutes les étapes et réflexions par lesquelles je suis passée. Mais tout ça, un jour, c'est devenue trop. Je mangeais blog, je dormais blog, je me calais des horaire pour bloguer, je "bossais" sur le blog jusqu'à 22h ou minuit, et tous les dimanches aussi. Je refusais parfois des invitations pour pouvoir venir à bout d'articles, prendre de l'avance, honorer mes partenaires. J'ai passé des vacances scotchées à mon téléphone, avec mon MacBook sur les genoux, à scruter les chiffres, à lancer ma boite. J'allais aux events 3 à 4 fois par semaine. Pour rencontrer des filles pas toujours sympas (oui j'accuse). Et pour rencontrer en fait... Du vent. Parce que tout ça pour moi aujourd'hui, c'est du vent. On n'est pas heureux avec 25 000 palettes, 312 rouges à lèvres, du maquillage à ne plus savoir qu'en faire, des obligations, du temps où on court partout. Et franchement, ne croyez pas que les blogueuses gagnent 10.000 euros par mois. Si je me suis fait au total 2000€ avec tous mes contrats de blogs en 8 ans, c'est beaucoup. Enlève à ça les cotisations, la TVA, les impôts. Non, je n'en ai pas vécu.

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... vers le minimalisme


Et j'ai découvert le minimalisme. Il m'a sauvée des griffes de cette société de consommation. Ma filleule (qui a 11 ans aujourd'hui) a commencé à me suivre sur Instagram il y a quelques années. Et je voyais ses petites copines qui voulaient faire comme les blogueuses beauté et être couvertes de rouge à lèvres. Ces mêmes blogueuses beauté que je suivais qui ont commencé à faire de la chirurgie esthétique, et à se critiquer les unes les autres dans le dos de chacune (mais où donc passer la valeur d'intégrité ?). S'intéresser à toi ? A tes passions ? A ce que tu aimes ? Jamais ! Échanger un numéro de téléphone pour prendre de tes nouvelles ? Non ! Le cercle est un carré ouvert... C'est comme ça que, radicalement, j'ai tout bazardé. Le minimalisme ce n'est pas que s'encombrer de choses, c'est aussi s'encombrer de relations ou d'activités qui ne te font pas du bien. J'ai jeté, trié, donné, vendu. Cela fait un an que je tente de revenir à l'essentiel, tant dans ma vie de blogueuse que dans ma "vraie" vie. Le temps est trop précieux que pour être gaspillé avec des gens qui ne savent pas vraiment qui tu es. Le temps est trop précieux pour le passer à dépoussiérer toutes ces choses dont tu n'as pas vraiment besoin. Le temps est trop précieux pour le passer dans les magasins histoire d'avoir la dernière paire de pompe à la mode.

Le temps mes amis. Le temps. Il est si précieux.


Cette année j'ai redécouvert mon temps. Plus d'obligation, plus de partenariats, plus d'event, plus de goodies à ne plus savoir qu'en faire. Quand je me lève le dimanche matin, je me dis de manière merveilleuse : "Qu'est ce que je vais bien pouvoir faire aujourd'hui". Depuis que j'ai ma maison et mon jardin, je peux rester sur la terrasse à lire un bon livre, flâner, papoter avec mon homme. Parfois, j'ai envie de bloguer (en avril par exemple, j'étais très inspirée), parfois pas (en mai, c'est autre chose). Je refuse presque tous les partenariats, et je n'accepte que ceux qui me font vraiment plaisir. Je me dis que tout le monde doit y trouver son compte. Je ne me force plus avec des deadlines, des listes, des plannings, des séances photos, des... JE DOIS ! J'ai supprimé ma page Facebook, j'oublie d'aller sur Twitter, je n'envoie presque plus de newsletters, je ne fais plus gaffe aux boules vertes de mon outil YOAST. Je suis redevenue une amatrice qui écrit des articles sur Neville Londubat. Mon téléphone est constamment en silencieux, et parfois je ne poste rien sur Instagram pendant plus de 7 jours ! En fait, j'ai arrêté d'être une femme sandwich 2.0. J'ai enfin décidé de m'écouter. Pas les autres, pas la société de consommation, pas internet : moi. Et moi seule. Ce blog est redevenu un hobby. Un ami que j'oublie parfois, et vers lequel je reviens quand j'en ai le temps et l'envie. Une fierté aussi, un outil qui m'a beaucoup appris. Mais plus jamais une obligation.

Mon avis ? Tu devrais essayer... Ca fait un bien fou de se libérer des chaines que l'on se met souvent tout seul.

mardi 5 décembre 2017

Retour dans le passé

J’ai toujours cru qu’il fallait laisser le passé, au passé. Qu’il était mieux de ne pas replonger dedans, de ne pas déterrer de vieux fantômes. Oublier. Fuir, se cacher. C’est un peu mon truc tout ça. Me planquer pour ne pas qu’on me retrouve, pour laisser le passé, là où il est, ne plus y penser, se convaincre. Faire l’autruche. Couper court. Mais parfois, se replonger dans le passé peut être bénéfique. Aussi, ce week-end j’ai sorti mes vieux journaux et mes albums photos. Je suis remontée presque 15 ans en arrière : j’ai regardé avec objectivité qui j’étais vs. qui je suis devenue. Et j’ai appris. Parce que se replonger dans le passé, ce n’est pas que de la nostalgie, c’est aussi, de l’apprentissage.

Tu le sais, j’ai toujours eu tendance à me comparer aux autres : à mes amies, aux blogueuses, à mes collègues, ... D’une certaine façon, à projeter ma vie et la comparer à celle des autres. En oubliant un détail cependant : mon âge. Le temps qui passe. Comme j’ai l’air physiquement beaucoup plus jeune j’oublie que ma vingtaine je l’ai déjà vécue, et j’oublie que ce n’était pas facile. Cette semaine, en me replongeant dans le passé, j’ai lu toute cette souffrance, cette solitude, cette incompréhension et je me suis dit « bon sang que j’en ai fait du chemin ». J’ai toujours cru que j’étais proche de celle que j’étais quand j’avais 25 ans, que c'était hier. Et puis, qu’on se le dise, j’ai toujours l’air d’avoir 25 ans, sauf que j’en ai 33. Et quand je vois le chemin parcouru, je me sens bien loin de là où j’étais. Mes 25 ans ne ressemblent en rien aux 25 ans des filles d’aujourd’hui, et je n’aurai pas pu faire autrement. J’ai avancé, avec les armes que j’avais au moment où je les avais.

En me replongeant dans le passé, j’ai vu que j’avais avancé. J’ai vu que je n’étais plus une jeune femme tourmentée, que j’avais pu prendre mon destin en main, changer de boulot, de carrière, de vie. Que j’avais appris à faire confiance en la vie, à ne plus me retourner, ne plus regretter. A faire confiance en l’amour surtout aussi. A le trouver, le garder, lui pardonner.

En me replongeant dans le passé, je me suis aussi rendue compte que pas une seule fois je n’avais essayé de faire confiance à mon corps. De mes 20 ans à mes 33 ans, j’ai passé mon temps à faire des régimes, à me détester, à me punir, à m’insulter. Pas une fois je n’ai tenté de me dire « je suis plus que ça, plus qu’une femme, plus qu’une peau, plus qu’une coupe de cheveux ou qu’un poids ». Au final, en relisant mes journaux, j’avais de la peine pour celle que j’étais, et de la compassion pour celle que je suis aujourd’hui. Tout ce que j'ai toujours voulu c'était d'être heureuse,  acceptée, et surtout aimée.

Ce retour dans le passé est plein d’enseignement en cette fin d’année. Des enseignements qui m’aideront à commencer 2018 sous un jour peut-être plus serein. Me rappeler de toutes ces batailles que j’ai perdues, mais aussi de toutes celles que j’ai gagnées. Relire tout ça m'a aidé à prendre conscience des victoires de ma vie. Que les gens que j’ai rencontrés, bon ou mauvais, m’ont aidé à avancer, à apprendre, à me trouver, à m’affirmer. Et peut-être que moi aussi, je leur ai appris des choses. Ils resteront toujours gravés dans mon cœur, comme moi peut-être dans le leur.

Si je devais écrire une lettre à mon moi du passé, cette jeune fille triste de 20 ans, je lui dirais simplement que tout ira bien, que son cœur se remettra, qu’elle trouvera l’amour et la confiance en quelqu’un de solide, qui la respectera et l’aimera pour ce qu’elle est. J’ai beaucoup de tendresse pour elle. En la revoyant je me suis dit que même si son cœur était balloté de peine d’amour en peine d’amour, elle a, malgré tout, toujours eu le cran de réaliser ses rêves et de faire ce qui lui plaisait, peu importe ce que les autres disaient. Elle s’est accrochée. Cette tête brûlée me manque un peu et je devrais peut-être en prendre de la graine aujourd'hui.

Quant à mon moi du futur, je veux simplement lui dire de ne plus trop s’en faire. De lâcher prise un peu, en arrêtant de se poser des questions ou de chercher le sens caché des choses. De foncer, d’y aller franco. J’ai envie de lui dire "n’y pense plus". Pose tes livres de remise en question, travaille sur ta créativité et lis des romans. Je veux qu'elle s'évade, qu'elle crée. Je veux lui dire aussi qu’elle doit faire confiance en son corps, en son cœur mais surtout en sa force de caractère. Car quoi que la vie nous réserve, tôt ou tard, rien n’arrive jamais par hasard et on finira toujours par en tirer des apprentissages.

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mardi 14 novembre 2017

Et j'avance.

Je sais qu'on dirait que je n'avance pas. Après tout, mes articles sont parfois emprunt de tristesse. D'une touche de déception. Mais en vérité, ce blog agit comme une vraie thérapie pour moi. Toi, lecteur, face à ton écran, tu ne le vois pas forcément. Il faut dire que je ne partage ce que je veux bien partager. Je crois même que je ne partage pas assez les bons moments ici. Comme une certaine pudeur, parce que je me dis que je ne veux pas te complexer, te rendre jaloux. Et tu sais, même s'il y a 1 an, j’ai montré ma tête pour la première fois, j'ai encore beaucoup de mal à me dévoiler et te dire vraiment qui je suis. Je ne te raconte que ce que je veux bien te raconter. Et je dois te le dire, je prends souvent mon clavier quand j'ai des vagues à l'âme. Le fameux mythe de l'artiste torturé.

Je suis souvent "interviewée" pour des magazines ou pour des travaux d'étudiant, et les questions qui reviennent souvent sont : "Mais comment fais-tu ? Comment fais-tu pour écrire de manière si fluide ? Est-ce que tu programmes ? Est-ce que tu as une ligne éditorial ? Quel est le secret derrière Odile Sacoche ?"

Viens approche. Je vais tout te dire.

Il n'y a pas de secret.

J'écris quand je ressens le besoin d'écrire. Et parfois, oui parfois, on se sent découragé à ma lecture. On se dit que je n'avance pas. Que je fais du surplace. Que je suis une personne déprimante. Moi-même j'ai cette impression parfois. Pourtant, je dois te le dire, j'avance. J'avance vraiment. Même si on ne peut pas le voir, pas le toucher. Même si je ne sais pas le prendre en photo pour te le montrer. Je suis bien plus drôle et enjouée que ce que mes écrits ne le laissent transparaitre. Si, si. Vraiment.

Pendant 10 ans, j'ai été styliste, et j'ai créé pour les autres. Je ne sais pas pour combien de clients différents j'ai travaillé. J'étais une machine à "print". Je dessinais parfois 25 versions d'un même motif. J'entendais des "non change encore" ou "essaye cette couleur-là". Et je pense que dans tout ça, il était juste difficile de savoir ce que moi je voulais. Il m'a fallu plus d'un an et demi pour pouvoir simplement me dire : "Ok, j'aime ce genre de musique". Être un artiste commercial, c'est être comme un acteur. On se met dans la peau du client, de celui qui achète. On répond à ses exigences, à ses demandes. On se met vraiment dans sa tête. On fait ce qu'il lui plaît. Et je dois te dire, que je suis très douée à ce jeu-là. Généralement, quand on me demande de créer un logo, je suis tout de suite dans la cible. Est-ce un don ? Peut-être, celui de l'empathie. Je pense que du coup, avec le blog, c'était un peu pareil, j'essayais de me mettre dans ta tête, au lieu de rester dans la mienne.

dessin odile sacoche sketch

Toujours est-il que cette dernière année, j'ai dû prendre du recul. Apprendre à me redécouvrir. Savoir qui je suis. Entre M. derrière l'écran et Odile Sacoche. Quelles sont mes idées ? Et crois-moi, ce processus peut-être long, très long. Parce que plus rien ne nous guide. Quand tu as passé "ta vie" à créer avec des instructions précises, et que du jour au lendemain, on t'enlève toutes tes chaînes, c'est juste... Étrange. Tu n'oses pas. Tu dois tâter. Tu es timide. Tu te demandes si tu vas y arriver.

Alors même si tu ne le vois pas, j'avance. Plein de belles choses arrivent dans ma vie. Des rencontres, des étapes, des bouleversements. Et sache que même si toi tu crois que tu n'avances pas, je peux t'assurer que tu avances aussi (ce sera d'ailleurs le sujet de ma prochaine newsletter... Si l'envie te dit).

Aujourd'hui je sais par exemple que je déteste la photographie. Je ne suis décidément pas douée pour ça et j'ai arrêté de vouloir m'acharner. À l'inverse, j'aime la vidéo, et j'ai envie de l'expérimenter. Je sais que j'adore dessiner des fleurs, et même que j'aime la technique du crayon. Je sais que je suis une touche-à-tout, et que je ne pourrais pas me définir en un seul art. Je ne suis pas juste une ex-styliste, une ex-infographiste, une community manager, un content creator. Je suis un mix de tout ça. Sans étiquette. Que c'est parfois brouillon. Je sais que j'aime la musique Indie, et le rap parfois aussi. Je ne suis pas la plus grande fan d'Harry Potter, mais j'aime la magie du quotidien. Je peux m'arrêter sur un trottoir pour prendre une photo du ciel à la tombée de la nuit. Parce que c'est beau. Et je sais que cette photo sera ratée, mais ça me va. Ça me fera quand même un souvenir, que je ne garderai que pour moi. Je sais que j'adore faire des captures d'écran de livres. En fait, je sais même que j'adore les livres, je ne peux pas m'en passer, c'est ma drogue. J'aime m'attarder sur les mots, sur les phrases. Réfléchir. J'aime regarder des reportages, et souvent, on m'entend dire : "J'ai vu un reportage et j'ai appris que..." C'est mon encyclopédie à moi. Je sais que je veux devenir une artiste. Peut-être même que je le suis. Créer un truc fou. Une performance. Je sais que je suis fascinée par le travail de Natacha Birds et celui de Stromae, que ça me fait peur parfois. Je sais que j'adore le travail post-production, faire des montages, associer des images, coller virtuellement, retoucher des images, bidouiller. Oh oui, j'aime bidouiller. Je sais que j'aime écrire, et tenir des carnets brouillons et raturés. Je sais que beaucoup ne sont pas d'accord avec ma nouvelle galerie Instagram mais qu'à moi, elle me procure un sentiment de plénitude et que j'en suis si fière ! Je sais que je n'aime pas me montrer et que je ne suis toujours pas à l'aise avec mon image, mais que j'aime raconter. Que j'ai un milliard de trucs à dire, et que je vais devoir trouver ma façon à moi de te les raconter. Je sais que j'aime la nature, mais pas assez pour aller m'y balader parce que j'ai peur des araignées et que je n'aime pas la sensation de la terre mouillée. J'aime la musique. Ô que je l'aime. Et je revis depuis que j'ai pris un abonnement Spotify. Je peux juste rester là à écouter une chanson, en boucle. Encore et encore et encore.

Tu vois. J'avance. Et même si mes certitudes ne sont pas grandes, qu'elles peuvent paraître anodines, je m'y accroche de toutes mes forces. Car j'ai aussi la certitude que je peux encore faire plein de choses en tant qu'Odile Sacoche. Même si je me perds parfois, je retrouve toujours mon chemin. Toujours. Et j'espère, qu'ensemble, on pourra encore faire du chemin. Malgré mes doutes et mes remises en question.

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PS : ...Et pour une fois, les photos de cet article, sont les miennes.



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mardi 31 octobre 2017

Quand mes idées me paralysent

J'ai plein d'idées. En fait... J'ai même trop d'idées. Et je ne sais jamais quoi en faire. Alors je les donne à gauche, à droite. "Tu devrais faire ça, ce serait génial ! Oh, regarde ce que j'ai trouvé sur Pinterest, je te verrais bien faire ça ! ". En vérité, ce sont toutes des choses que j'ai envie de faire, et que je ne ferai jamais. Souvent, je développe mes idées. Je les développe vraiment bien. Je les note dans un carnet. Pendant des jours je les élabore dans ma tête, j'imagine un plan d'action. Quand je vois une vidéo que je voudrais faire, je m'imagine en train de la tourner. Mais quand arrive le moment de le faire, je me débine : "Non je n'y arriverai pas. Toute façon, je n'ai pas le matos. Puis la lumière... Ah ! La lumièèèèèère ! Ca me prendra trop de temps de toute façon, et je suis sûre que ce ne sera pas aussi bien que machin. Bon tant pis, je ferai ça une autre fois ". Et voilà comment, quelques mois plus tard, je refile cette idée magique à quelqu'un d'autre et que pendant des mois je ne publie rien nulle part.

Pour le blog par exemple, je me vois faire des choses grandioses. Telles que :

  • t'écrire une newsletter motivante hebdomadaire

  • faire des vidéos douces et inspirantes avec des jolies images (j'en ai une en tête où je me vois me faire du café, avec le liquide chaud et fumant qui coulerait dans la tasse, avec une musique Indie et le bruit de la barista dans le fond... Quelque chose de doux et de cocoon, on y sentirait presque l'odeur du café à travers l'écran)

  • des articles avec des infographies de fou

  • reprendre un carnet de dessin et griffonner pour en faire des articles visuels (de l'aquarelle, du crayon, des instants de vie)

  • continuer mon montage Instagram, justement avec tous mes gribouillages

  • créer un blog inspirant et créatif, comme le magazine Respire (ou le magazine Flow), quelque chose d'imparfait

  • animer ma page Facebook

  • je t'ai déjà parlé de la newsletter ?

  • créer un challenge de gratitude ou un challenge pour se sentir bien

  • écrire un mois entier de contenu, soit 31 articles

  • reprendre les podcasts que j'avais pris tant de plaisir à faire

  • te donner plein de bon conseils pour mieux bloguer, et pour t'aider à monter tes projets, te sentir heureux, épanoui

  • t'encourager à vivre tes rêves...

Tu vois, j'ai plein d'idées. J'ai même des planches Pinterest de fou, où je garde précieusement, et secrètement, toutes ces idées. Mais maintenant que je les écris, je me dis "ridicule ". Alors même que j'écris cet article, je me dis "ridicule ". Je ne sais pas par où commencer, quoi faire. Je me sens comme paralysée. Et c'est bien ça le problème. J'ai envie de faire un milliard de trucs, que je ne fais pas. Je lis un super magazine en me disant "ce serait génial ça, sur le blog" et je n'en fais rien. Je vois des contenus sur des blogs anglais et je me dis que ce serait TELLEMENT génial de pouvoir te les traduire. Je lis en fait un tas de contenus géniaux qui vaudraient la peine d'être partagés, vus, lus et revus. Mais je laisse dormir mes idées, et je les donne à quelqu'un d'autre, qui les réalisera très certainement mieux que moi. Pas vrai que je suis généreuse ? Quelque chose bloque. Impossible de savoir quoi. Est-ce Martha Stewart qui me susurre des mots à l'oreille ? Qui m'empêche de faire toutes ces choses ? Est-ce la comparaison ? Est-ce la trouille ?

blog belge humeur lifestyle

La trouille. Ouais, ça doit être ça. La peur. Les choquottes. La frousse.

Et si on me critiquait ? Et si plus personne ne me lisait ? Et si tout le monde fuyait ? Et si on me comparait en me disant que truc est mieux ? Et si je n'y arrivais pas ? Et si le contenu n'était pas à la hauteur de mes espérances ? Et puis de toute façon, qui suis-je pour prétendre à un contenu de qualité qui va révolutionner le monde ? Oh oui, j'ai peur, comment m'y prendre ? Par où commencer ? Suis-je si inspirante ?

Puis franchement, ça prend bien trop de temps tout ça. Je n'ai aucune patience. Je le sais, que Mozart travaillait d'arrache-pied. Mais nous, là, on est tous bien trop fatigués. On doit tout mener de front, ce n'est pas pour en plus s'enquiquiner avec des TO DO list longue comme notre bras. On travaille a temps plein, où c'est qu'on trouvera encore le temps d'écrire, de dessiner, de créer ? A 17h quand il fait noir ? Ouais, ouais, y a qu'à acheter des lampes, acheter, acheter, acheter. Ca coûte cher d'être blogueuse. Tout ça pour quoi, hein ? Où est-ce que ça va nous mener ? Est-ce que ça en vaut vraiment la peine ?

C'est comme ça, que je ferme la porte. Je ferme les volets. Je tire les rideaux. Je coupe tout. Et je me mets devant Netflix. Mon meilleur ami.

Comme je le dis souvent, si on ne fait rien, on ne fait pas d'erreur, et si on ne fait pas d'erreur pas d'échec ou de mauvaise surprise. La vie est facile, non ?

Mon petit doigt me dit que tu te reconnais dans tout ça. Que ce que je me dis, tu te le dis aussi. Qu'on est quand même bien mieux sous son plaid à faire du binge watching de série, plutôt que de s'occuper à un projet qui nous tient à coeur et qui demande toute notre énergie. Puis quand on a trop d'idées, trop de choix, mieux vaut ne rien faire et ne pas choisir, comme ça, on ne sera pas déçu. Pas vrai ?

Mais... Et si on s'encourageait plutôt ? Et si on se donnait une bonne petite, tape dans le dos ? Allez, tu peux le faire ! Si j'étais ma propre meilleure amie, je me dirais : "Note tes idées, choisis en une, coupe la en petits morceaux, ne te mets pas de pression, fais le parce que tu as envie, pas pour ce qu'on dira, ne te laisse pas paralyser par tes peurs, par le temps, par les autres, par Martha Stewart. Coupe tes écrans et fais-le. Juste, fais-le. Même 10 minutes. Fais-le pour ne jamais regretter de ne pas l'avoir fait quand tu pouvais encore le faire, car qui sait de quoi demain sera fait ? "

Ce serait peut-être une bonne idée d'écouter notre meilleure amie, tu ne crois pas ? Alors faisons-le !

Allons-y. Ensemble. Main dans la main. Juste un petit pas.

Va chercher une feuille, un stylo (un carnet ou Evernote), et notes tes idées. C'est la première, la toute première étape, elle ne prendra que 10 minutes (ou plus si tu te laisses aller... Vas-y laisse toi aller). Ne te bride pas. Et pour la suite ? Écoute ta propre meilleure amie, celle que tu essayes d'étouffer et qui est tout au fond de toi. Elle te guidera pour la suite. En cas de doute, écris-moi un mail. On sait jamais, peut-être que ça peut fonctionner ?

Courage, tu peux le faire. Je peux le faire. Ensemble, on peut le faire !

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mardi 15 août 2017

Je veux grandir. Et ne pas être grande.

Cela fait un moment que je pense à cet article. Et chaque fois que je commence à l'écrire, comme tous ces articles si importants pour moi, je l'efface. J'écris une phrase, deux phrases, et puis je me dis "à quoi bon ?". Parce que c'est un peu ce que je ressens, en tant que blogueuse, et influenceuse (bien que je déteste ce mot). Parce que sincèrement. A quoi bon ?

Si tu es fidèle à ce blog, tu le sais que cette réflexion ne cesse de revenir et revenir encore. J'ai beau essayer de prendre de la hauteur, lâcher prise, je n'y arrive tout simplement pas. J'ai beau savoir que dans la vie tout n'est pas tout blanc, ou tout noir, je n'arrive plus à voir toutes les nuances de couleurs entre les deux.

J'ai des petits regains de motivation, qui ne durent jamais bien longtemps. Tout est décousu. J'avais acheté un micro pour faire des vidéos. Je l'ai déballé, heureuse, sur Instastory, et je n'y ai jamais touché. J'ai parlé sur Instastory (toujours) de cette difficulté que j'éprouvais à trouver ma place sur le net, et on m'a dit : "Fais ce qui te semble juste".

Alors je fais ce qu'il me semble juste. C'est à dire que je préfère ne plus rien faire. Plus rien. Plus l'envie.

J'ai comme l'impression qu'Odile Sacoche était un magnifique projet, et que, comme l'a dit mon père, j'en ai tiré tous les bénéfices, je suis arrivée au bout. Je ne ressens juste plus le besoin d'en rajouter. Oui j'ai encore des messages à partager, mais je ne sens plus juste de le faire. Je vois d'autres blogueuses qui le font tellement mieux que moi. Et quand je dis ça, ce n'est pas de la jalousie, ce n'est pas du regret, ou de la comparaison, je me dis juste que ça y est, la relève est prise, et que vous êtes entre de bonnes-mains.

Comme je ne cesse de te le répéter, j'ai vu des choses moches sur les réseaux sociaux. Des gens méchants, qui trichent. Beaucoup trop. Qui te font croire que leur vie est merveilleuse mais qui sont atteints de jalousie et qui sont profondément mal dans leur peau. Ce matin, j'ai vu le reportage Icare sur Netflix, et j'ai pu pousser encore plus loin ma réflexion de ces derniers mois. Je me dis que nous vivons dans ce monde où la quantité importe tellement plus que la qualité. Un monde où la tricherie paye encore et toujours. Un monde où on en veut toujours plus, et où rien n'est jamais assez.

Le mieux est l'ennemi du bien. Less must be more.

Alors tu me diras : "Mais tu t'en fous des autres, fais ce que tu as envie de faire, au moins tu peux te regarder dans le miroir". Et c'est vrai. Je m'en fous des autres. D'une certaine façon. Mais j'ai ce truc qui coince. Tu sais, j'ai toujours voulu être grande. Dans tous les sens du terme. Ah, la Grandeur. Je voulais être grande physiquement, grande mentalement, grande, grande, grande. Je voulais être une de ces personnes qui font l'Histoire. Tu vois, des Steve Jobs, des Stromae et des Oprah Winfrey. Le Géni m'a toujours impressionnée. Le Talent. Des gens m'ont un jour dit "tu iras loin" et je pense que c'est ce que je voulais. Je me disais : "Un jour, je serai grande". Ils auraient dû ne rien me dire. Ne pas me mettre cette idée en tête. Parce que ne pas être connu, c'est bien aussi. Vivre paisiblement en faisant des tartes le dimanche, c'est bien aussi. C'est quoi être grand ? C'est être connu ? C'est ça la réussite ? Le pouvoir ?

Parce que... Qu'est-ce qui me rend heureuse ? Mes amis, ceux qui sont là pour m'écouter. Mon amoureux, chaque jour pour me supporter. Mon adorable chien et sa bouille de crapule, toujours heureux de me voir. Mon boulot, où j'apprends chaque jour un peu plus. L'Histoire, les livres, la TV, les reportages, Netflix. L'Apprentissage. Apprendre, c'est être Grand. Bien manger, bien m'habiller, prendre soin de moi. Tu vois, la vie est simple. Ma vie est simple. Et je tends de plus en plus vers cette simplicité. C'est bien, la simplicité. C'est comme, le minimalisme. C'est bien, le minimalisme.

Moins consommer. Moins acheter. Moins ranger, moins nettoyer. Moins bloguer. Moins être présente. Et vivre plus ! Apprendre plus !

Pendant un moment j'ai pensé qu'Instagram pourrait remplacer le blog. Le fameux microblogging. A vrai dire, Instagram est encore pire. Cette omniprésence. Ce voyeurisme. Cette adoration de la perfection. Instagram est le nouveau Facebook. "Regardez ma vie comme elle est merveilleuse, regardez comme j'ai plein d'amis, regardez ma vie parfaite". Aujourd'hui, on apprend les grandes nouvelles sur Facebook. On sait comment va notre voisin, grâce à Facebook, et Instagram tend à devenir pareil. A-t-on vraiment besoin de cette approbation 2.0 ? Doit-on attendre qu'une photo soit postée, filtrée, prémachée, pefectionnée pour se demander si le monde va bien ?

J'ai cette prise de conscience, de plus en plus grandissante, et tandis que je ne veux plus être grande, que j'ai compris que du haut de mon 1m63, je ne le serai jamais, je tends à redevenir petite. Toute petite. Minuscule. Ma conscience n'est plus en accord avec ce que je vois. Ma collègue m'a un jour dit : "Oui mais toi tu es un ovni dans ce monde 2.0". Et c'est vrai. Je me sens comme une outsider. Parce que je réfléchis trop. Et on me demande sans cesse si cela me fait du bien d'autant réfléchir. Et tu sais quoi ? OUI ! Je réfléchis, j'apprends, je grandis. J'ai longtemps détesté ce cerveau que l'on m'avait donné, aujourd'hui je l'apprivoise. Je le chéris. Je le remercie d'autant fonctionner.

Avec lui, j'ai envie de créer à nouveau, et différement. De m'émerveiller des choses du quotidien. De coller les images les unes à côté des autres. Pas parce qu'elle représente "la réussite personnelle" (ou le personal branding), mais parce qu'elles représentent la beauté de chaque jour. La gratitude illustrée.

Finalement, ce que je voulais te dire, avec cet article, c'est que je vais bien. Rassures toi, je vais bien. Alors certes, cet article sonne comme un article de dépressif, et les gourous du SEO me diront que personne n'aura jamais envie de lire ce genre de choses, mais peu importe. En fait, j'ai simplement compris l'importance de la vie en dehors de cet ordinateur. La VRAIE vie. Et vivre la vraie vie, ce n'est pas Instagrammer et reporter chacun de ses pas.

Je veux pouvoir utiliser cet ordi et tous les outils digitaux comme je l'ai appris à l'école. Pour créer. Comme un outil artistique. Je veux redevenir une artiste qui crée. Et pas une star de la télé réalité qui commente le moindre de ces mouvements et gestes. Je ne veux pas tricher et me laisser emporter par la quantité. Je suis une adepte de la qualité. Je veux du beau, de l'esthétisme, de l'art. Et pas parce que cela représente une vie réussie, une vie parfaite, mais parce que cela honore la vie.

C'est ça. Je veux honorer la vie. Je veux apprendre. Je veux grandir. Mais ne pas être grande.

Je pense que ça fait toute la différence.

Sois toi même. Ne sois pas malheureux. Ne te laisse pas impressionner par ce que tu vois. Tout cela ne sont que des paillettes. De la poudre aux yeux. Des flacons qu'on a échangé pour te faire croire qu'on a gagné (référence à Icare). Ta vie est parfaite. Tu es parfait. Tu es beau et belle. Tu n'as pas besoin de partager chaque moment de ton existence pour te sentir vivant. Depuis 6 mois, je me sens plus vivante que jamais, et pourtant, ici, j'existe de moins en moins. Sois sûre, que tu as toutes les ressources nécessaires pour être heureux. Et tu n'as pas besoin d'une blogueuse pour te le dire.

Va. Vis. Deviens.

mercredi 8 mars 2017

Comment mieux dépenser ?

J'ai déjà eu plusieurs fois cette conversation avec ma maman, ou avec mon homme. Comment mieux dépenser ? Cette conversation où l'on se lance à refaire le monde. Se dire qu'on devrait consommer mieux, acheter local, privilégier le petit boucher du coin plutôt que la viande grise des grandes surfaces. Quand on se dit qu'on devrait aller plus souvent au marché, acheter les fruits et les légumes pour la semaine. Manger mieux, manger bio. Qu'on devrait arrêter d'aller chez H&M, arrêter d'acheter Bengali. Quitte à payer la qualité, plutôt que la quantité. Le problème avec ce discours, c'est que je l'ai souvent trouvé bien hypocrite. Car qu'on se le dise, qui aujourd'hui peut mettre plus d'argent dans ses vêtements ? On nous habitue tellement aux promotions, aux soldes et aux codes promo qu'on ne sait plus dépenser prix plein. Moi la première. C'est vrai quand on y réfléchit : 3€ le tshirt chez Forever21. Moins cher que ton lunch à midi. Ça fait rêver, non ? Alors mieux dépenser, c'est bien joli, mais ça veut dire quoi au juste ?

Doit-on se remettre à faire nos vêtements nous-même ? Cultiver notre potager ? Se remettre au troc ou à la seconde main ? Ce sont des solutions, oui. Et pourtant aujourd'hui ce n'est pas toujours facile d'acheter local. D'où vient le cuir du petit artisan du fond de la rue ? Peut-on lui faire confiance ? Et puis, ne plus acheter Pakistanais ça voudrait dire supprimer des emplois là-bas, alors bon, on fait comment hein ?

Ce sont des questions auxquelles je réfléchis beaucoup en ce moment. On vit dans la société dans laquelle on vit et il est difficile de tout fuir, tout renier. Certains pour s'en sortir prônent le pro-véganisme, d'autre le pro-bio. Pourtant des catégories de tomates dites "bio" sont importées chez nous et viennent d'Espagne. Que fait-on de l'avion, du vieux camion et de l'essence qui les ont transportées ? Ils sont bio eux aussi ? Tu vois, ce qui me dérange avec tous ces discours, c'est qu'on doit tout remettre en question. Et quand je dis "tout" je pense à la chaîne de production. D'où vient le coton ? Comment a -t-il été cultivé ? Tu savais que lui aussi, c'était un OGM ? Doit-on parler de la problématique du cuir en Inde qui pollue les eaux du Gange ? Et le raisin là-bas dans le Lubéron, qui est bio, alors que le champ en face de lui ne l'est pas... Quand on sait que les voitures des habitants sont parfois recouvertes des sables du Sahara tellement le vent peut se montrer puissant, on fait quoi des particules de pesticides présentes dans l'air ?

Il est difficile de revenir en arrière, car une bonne partie de la production mondiale est à revoir. Tant au niveau de la chaîne d'alimentation, qu'au niveau des produits textiles... Et ne parlons même pas de l'affaire Foxcom...

minimalisme consommer mieux

Au-delà des scandales liés à la production, je pense que c'est avant tout à nous de changer notre manière d'acheter. Et par là, je ne veux pas forcément dire "apprendre à lire les étiquettes" ou "acheter plus cher". Mais plutôt se poser la question : "Est-ce que j'en ai vraiment besoin ?". Ce vernis-là, à 2,49€, est-ce que je vais vraiment l'utiliser ? Est-ce qu'acheter plein de vêtements pas chers va me rendre plus riche ? Mes armoires doivent-elles être pleines à craquer de nourriture ? Mais surtout prendre le temps de se demander, c'est quoi, finalement, "être riche" ?

On nous a habitués à vouloir du choix, du neuf, du changement. Vite. Maintenant. Tout de suite. Nos iPhones sont démodés après 1 an. 1 an ! Quand on pense que quand j'avais 15 ans (et ce n'était pas il y a si longtemps) cela n'existait même pas et qu'on faisait sans ! Est-ce que je vais réellement relire ce livre ? Oui ? Combien de fois ? Est-ce que j'ai besoin d'avoir les 4 palettes Naked ? Est-ce que je ne saurai pas réparer cette machine cassée ? Ou revendre ce sac avant de le jeter ?

Penser à l'économie, aux conditions de travail, à l'éthique, c'est une chose. Et entendons-nous bien, c'est une chose merveilleuse. Mais ne faudrait-il pas déjà réduire notre taux de consommation avant ? Le samedi, plutôt que d'aller lécher les vitrines, où attendre les soldes pour vite dépenser notre salaire, on pourrait, je ne sais pas moi, passer du temps avec nos proches ? Regarder un bon film ? Aller bruncher avec des copines ? Au lieu de dépenser tout notre argent pour vivre dans une "abondance matérielle"...

Mieux dépenser, c'est aussi investir dans des formations : ce cours d'aquarelle qui nous fait envie depuis si longtemps. Cet atelier maquillage qu'on rêve de faire. Apprendre une langue, participer à un cours de photo, s'inscrire à un cours de danse. De quoi va-t-on se souvenir dans 50 ans quand on sera vieux ? De cette jolie petite robe qui nous faisait de l'oeil depuis la vitrine ? Où de cette belle après-midi en famille à manger du gâteau fait-maison ? A-t-on vraiment besoin de toutes ces choses ? De ces collections ? De plus, toujours plus ?

Mieux dépenser, c'est conscientiser l'argent que nous allons dépenser. Profiter des choses que nous avons déjà. Faire preuve de créativité en leur trouvant une nouvelle utilité. Ou simplement se demander : "Est-ce qu'avoir plus, va m'amener plus de joie dans ma vie, et à long terme ? Est-ce qu'avoir cet objet, précisément, va me procurer tant de bonheur ? "

Simplifier sa vie

Depuis un moment déjà, je n'achète que les vêtements qui me donnent envie de faire un petit pas de danse. J'avais lu ça dans un livre. Livre que j'ai savouré et que pourtant, j'ai donné il y a bien longtemps déjà. Je veux que chaque chose ait une histoire, mais surtout, je ne veux pas que les choses me possèdent. Être définie par un achat, un objet. Ce qui fait que je suis, celle que je suis, ce n'est pas cette paire de chaussures que j'ai achetée juste parce qu'elle était à moitié prix, mais les expériences que j'ai vécues. Les gens que j'ai rencontrés. Les liens que j'ai tissés. Les souvenirs que j'ai créés. Et ceux-là, bio ou pas, ils sont bien à moi !
♥ ♥ ♥

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mardi 7 février 2017

DIVERS ET AUTRES FUTILITÉS ♥ 16

Tu pensais que je n'allais plus jamais t'écrire ? Beh non. Je peux même te dire que le blog m'a manquée. Ces dernières semaines j'y pensais en me disant : "Oh ce serait bien que j'écrive ça, ou que je fasse ça". Je reste cependant toujours dans la même optique, écrire quand je le sens, comme je le sens, et ne plus courir après plein de choses (comme je le faisais avant). Pour me remettre un peu dans le bain, je voulais faire un article léger, pour te raconter un peu ce qui se passe dans ma vie en ce moment.

J'ai déménagé ! Je pense que c'est la plus grande info de ce début d'année : mon déménagement. Si tu me suis un peu sur les réseaux sociaux (où je reste très, voir trop, active), tu as pu le vivre en direct. J'ai vendu mon appartement et nous avons repris une location dans un appartement plus grand à quelques rues de là où j'habitais avant. Bien que déménager soit source de stress, contente je suis.

home decor blog lifestyle belge

♥ ... Mais on a plus de canapé. Bonjour le camping dans le salon !

♥ Ce déménagement m'a fait me rendre compte de tout un tas de choses mais surtout du nombre de brols que j'entasse. Je vais essayer de réduire ma consommation, de maquillage surtout, et de produits de beauté. En fait la quantité astronomique de tout ce que j'avais (une dizaine de blush, des palettes, une trentaine de rouge à lèvres, une centaine de vernis,...) m'a juste écœurée...

♥ J'suis accroc à InstaStory.

♥ J'ai commencé à lire le livre "La Magie du rangement" de Marie Kondo. Bien que je trouve l'auteur un peu barge (il y a un paragraphe sur les chaussettes assez drôle), je dévore ce livre. Comme je le disais, j'ai envie de mieux consommer, en achetant des choses de meilleure qualité, qui me donnent plus de satisfaction. Le fait d'avoir déménagé, de mettre mon bazar en caisse et puis de tout ressortir, m'a juste donnée envie de tout foutre à la poubelle ! On jette, on jette, on jette !

♥ J'ai reçu un InstaxMini 8 à Noël. Ça m'emballe à mort !

♥ J'ai découvert une chaine australienne sur Youtube. Il s'agit de Muchelle B. Justement, c'est grâce à elle que j'ai commencé à lire Marie Kondo. Chaque fois que je vois une de ses vidéos (axées lifestyle et développement personnel), je me dis que je traduirais bien ça pour le blog. Je suis accroc à sa chaine. Puis je la trouve tellement belle et pleine de classe !

♥ On a réservé nos vacances d'été ! On part au Mexiiiiiiiiique !!!!

[caption id="attachment_5658" align="aligncenter" width="1080"]Akumal Bay Beach Mexique Source Google Image (filtre Insta)[/caption]

♥ Une amie d'une amie a lancé sa petite entreprise d'esthétique et fait du microblading. Cette technique pour avoir de magnifiques sourcils semi-permanents. Je vais me faire faire les sourcils samedi, ça m'emballe à mort ! Amies belges, foncez sur sa page Facebook. Je te ferai bien évidemment voir ça sur Instagram, où je passe tout mon temps. Euhm.

♥ On s'est enfin abonné à Netflix. J'ai commencé Gilmore Girls saison 1, 18 ans après tout le monde. Oui oui.

♥ Je regarde plein de vidéos sur le minimalisme. Je ne compte pas en devenir une, mais j'ai envie de m'acheter de beaux vêtements, de belle qualité, qui durent. Mieux dépenser mon argent. Avoir de beaux basics, des indémodables, des choses simples qui comptent et pas de la gnognotte à 2 francs 6 sous. En fait, j’ai une vrai réflexion par rapport à tout ça.

♥ Je ne me suis toujours pas inscrite à une salle de sport. J'hésite à me mettre à courir, ma soeur me dit que c'est grisant. Une appli à me conseiller ? Des conseils ou un blog pour moi ? En y réfléchissant bien, c'est le sport qui allie tous les avantages que je cherche : en musique, seule, pas en salle, pas cher, quand je veux, où je veux,... Mais impossible de m'y mettre. Je cherche du soutien !

♥ J'écoute en boucle : L.E.J, Frero Delavega, Vianney et le dernier Agnes Obel.

♥ J'ai aussi découvert la page Facebook Body Image Movement. L'histoire de Taryn Brumfitt est juste incroyable. Cette femme qui a tout fait pour avoir le corps de ses rêves et qui malgré ça n'était pas heureuse. Aujourd'hui elle se lance à travers les continents pour partager sa joie de vivre et son expérience. Je suis complètement dans cette démarche de Body Positive : s'aimer, s'accepter, se chérir, être fier de qui on est.

♥ En fait... J'ai envie de m'ancrer dans un mode de vie plus simple. Slow blogging, slow eventing, slow living, slow Odiling !

Et toi ? Comment tu vas ? Qu'est ce-que tu racontes ces derniers temps ?


♥ ♥ ♥


 

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dimanche 18 décembre 2016

Être blogueuse

Hier, une lectrice m'a envoyée un message privé sur Facebook pour me dire qu'il y avait une publication dans un magazine hebdomadaire féminin belge à propos d'Odile Sacoche. Alors que je me fais de plus en plus rare ici, le blog semble continuer de vivre (ou vivoter comme dirait mon père). Comme si, du fin fond du trou où je l'avais laissé, le blog m’appelait en chantant : "Toi qui es loin de moi, ne m'oublie pas". Ce qui m'a donné à réfléchir.

Quand on commence son blog, on pense surtout à être lu. Comme je l'ai toujours dit, si on voulait garder tout ça pour soi, on se contenterait d'écrire dans un journal, qu'on enfermerait comme moi, dans un petit sac en tissus, planqué sous la commode. Le blog à cette dimension que le journal n'a pas : les lecteurs, les réaction, le partage. Et c'est grisant ! Les influenceuses (Youtubeuse, Instagrameuses et consort) parlent de communauté. Mais le danger de la communauté, c'est qu'on veut tout faire pour elle, on veut la séduire. C'est bien d'une certaine façon, c'est de là que nait cette notion de partage. Seulement à force de vouloir plaire, on perd un peu notre authenticité. On pense stratégie; à ce qui se vend, à ce qu'il faut faire, aux expressions à utiliser et types de photos à prendre. Tu le sais, je me suis perdue sur ce chemin. Cette dernière année j'ai pensé planification, nombre d'articles, nombre d'heures, partenariat, event, cadeaux... J'ai pensé communauté, au lieu de penser lecteur. Je ne me blâme pas, j'avais un but en tête et j'aurais tout fait pour l'atteindre, comme on m'a toujours appris. Il faut faire ce que l'on sent le plus juste, au moment où on le sent. Forcément, j'ai dévié. Encore et toujours. Happée par ce petit égo qui avait si soif. Tu connais la suite.

En voulant séduire cette "communauté" dont tout le monde parle, comme un Graal sacré à avoir quand on est influenceur, j'ai perdu de vue ce que j'avais ici, et sur les réseaux. Des gens vrais. Des êtres humains qui s'impliquent, qui partagent, qui racontent. Des ami(e)s parfois aussi. Des liens qui se tissent. De l'or entre les doigts.

magazine féminin belge

C'est facile de se perdre finalement. L'être humain est un animal social. Un mouton. Et ce n'est pas là un mal, comme je te l'avais déjà dit. Finalement, on survit mieux en communauté que seul dans son coin. C'est le principe du troupeau. Ce qu'on oublie par contre on pensant "troupeau" c'est qu'on a une voix, qu'on peut s'exprimer, qu'on peut être différent et surtout, que le chemin de l'un, n'est pas le chemin de l'autre. Être soi-même ne veut pas dire, aller contre les autres.

J'ai toujours encouragé le partage. Pour moi, l'essence même du blog c'est ça : partager, échanger. Mais ce que je me suis rendue compte au travers de vos mails, commentaires, ou ce petit encart, c'est que même si j'écris parfois avec nostalgie, en utilisant constamment la première personne du singulier, et en oubliant toutes les règles du blogging (titre, SEO et stratégies), mes réflexions font bouger. C'est ma force, comme une petite révolution. Et ça... C'est magique ! C'est ce qui m'a toujours donner envie de continuer, comme maintenant où je reprends mon clavier pour t'écrire.

J'ai lu récemment que la notion de récompense cassait tout le plaisir et la spontanéité. Si un enfant a envie de dessiner il demandera une feuille et des crayons. Il se mettra sagement sur une table, et pendant des heures (ou quelques minutes, hein, ça dépend des enfants), sagement il dessinera, en se mettant dans sa bulle. Il prendra du plaisir, il découvrira son talent. Puis, fier de lui, il fera voir son dessin à sa maman. Si à ce moment là, sa maman qui était très occupée, se rend compte que pendant X temps son enfant a été sage tout seul, elle le félicitera : "C'est bien mon enfant, quel beau dessin, tu as été bien sage, tiens, voilà un biscuit". Et BIM. La récompense. A cet instant précis, l'enfant se rendra compte que lorsqu'il dessine et qu'il est sage, il pourra recevoir un biscuit. Sa motivation première aura changé de "je dessine pour passer le temps et pour mon plaisir personnel" à "je dessine pour recevoir un biscuit". Je me suis rendue compte que le blogging c'est pareil. Cette enjeu de communauté à envoûter, de marque à attirer, peut nous faire perdre la notion de hobby.

Oh ce n'est pas mal. Vraiment pas. Chacun cherche sa motivation où il l'entend bien. Mais dans mon cas, comme cet enfant, je suis passée de "j'écris pour passer le temps et pour mon propre plaisir" à "tiens si j'écris ça, ou ça, je peux recevoir ça, ou ça" (Biffer la mention inutile : la gloire, les paillettes, du maquillage, l'argent, la reconnaissance, une carrière,... ).

Alors en voyant ce petit encart, ça m'a fait tout drôle. Penses-tu. C'est dingue ! Des gens m'attendent ici ! Je fais du bien. Ce que j'écris fait réfléchir. Et cela va bien au delà du simple bonbon. Comme une mini responsabilité que l'on me donne : "Tu peux faire changer les choses, ou les esprits. Toutes ces années où tu pensais que personne ne t'écoutait, et bien c'était faux. Tu n'es pas seule et aujourd'hui, tu peux aider quelqu'un ". Et franchement, il n'y a pas plus belle récompense que celle-là...

♥ ♥ ♥

Le magazine en question c'est le "Femme d'Aujourd'hui" que du coup, j'ai pris plaisir à redécouvrir !

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mercredi 2 novembre 2016

C'est ça, la vraie vie !

Il y a d'abord eu une newsletter. Que j'ai écrit en catimini, à l'abri de tous les regards. Et puis il y a eu un statut Twitter, qui parlait de l'âge. Mais il y a surtout eu cette question de ma soeur : "Alors, ça veut dire qu'Odile Sacoche c'est fini ?" ...Et cette réponse que je lui ai donnée : je ne sais pas. C'est d'ailleurs la réponse la plus honnête que je peux donner en ce moment. Car en fait, je ne sais pas. Je ne sais pas où je vais, en tant qu'Odile Sacoche.


J'ai toujours réfléchis. Tu le sais, toi qui me suis depuis tout ce temps. L'essence même de ce blog c'était la réflexion. Ce trop plein de tout que j'avais au fond de moi, que j'avais besoin de partager, ailleurs que dans ce journal intime que je tenais depuis des années. Mais je dois me rendre à l'évidence, il y a ces questions que je ressasse depuis désormais 2 ans, et aujourd'hui, je sens que je dois m'y atteler.


Oh je ne suis pas triste. Justement. Je suis très heureuse. Et c'est parce que ma vie tourne enfin du bon côté, que je ne ressens plus les mêmes besoins que lorsque j'ai ouvert le blog. D'ailleurs, c'est fou quand on y pense. J'ai ouvert ce blog parce que j'avais besoin de parler. Par je ne sais quel hasard je suis devenue NPA, puis blogueuse beauté. J'ai été contactée par des marques, j'ai été invitée à des events. J'ai reçu des choses. Des tas de choses. Trop de choses... Et je prends simplement conscience que les choses qui me rendent heureuse, n'ont rien à voir avec cette vie 2.0 que je me suis appliquée à construire ces dernières années.


Je me suis toujours asticotée l'esprit, et toutes ces lectures en développement personnel ne font que faire vibrer encore plus toutes mes réflexions. Je pense que tout cela n'a cessé de raisonner (et de résonner) chaque jour, encore plus fort dans ma tête. Ai-je réellement besoin de tout ça pour me sentir exister ? Ai-je besoin de tant de maquillage, de tant de like, de tant de followers ? A qui ai-je envie de ressembler ? Pourquoi ?


Et cette évidence, il y a un mois après une séance chez ma coach. J'avais enfin trouvé la "coupable" : cette petite ado en colère au fond de moi. Cette Odile de 17 ans qui n'avait pas eu tout ce qu'elle voulait. Qui voulait juste être cool. Juste être acceptée par les filles de sa classe. Avoir les vêtements à la mode. Être grande, et mince, et belle. Avoir plein d'argent. Prouver quelque chose au monde entier ! Être quelqu'un... Seulement je me suis rendue compte que même si je remerciais cette petite ado de 17 ans de m'avoir amenée là où je suis arrivée, il était temps pour moi de la laisser partir. Je ne veux plus me sentir révoltée, je ne veux plus rien prouver à qui que ce soit, car je sais aujourd'hui que j'ai toutes les ressources nécessaires au fond de moi pour me sentir entière. Et surtout. Être moi. Enfin.


En parlant de tout ça autour de moi, une amie m'a dit : "Peut être que tu avais besoin de ton blog ces 5 dernières années. Peut-être que ton blog a été comme une thérapie. Que tu l'as amené aussi loin que tu pouvais, et qu'aujourd'hui, tout simplement, tu as fait le tour de la question. Un jour, tu reviendras dessus, et tu seras fière de toi ! " Ce que je me suis dit, c'est qu'elle avait tout compris. Et en quatre phrases, elle avait résumé des mois de réflexion.


Une autre amie m'a dit : "Et quoi ? Tu comptes partir ? Sans rien dire à personne ? Sans rien dire à tes lecteurs ?" Ce à quoi je lui ai dit "oui". Parce qu'à ce moment là, je n'avais juste pas le besoin d'en parler. J'avais juste envie de terminer tous mes "devoirs" (car qui sait comme on en a, en tant que blogueuse, mais non, je ne te servirai pas le discours blogueuse VS marque : je ne veux plus m'aventurer sur ce terrain-là).


Mais c'est finalement la plus sage des paroles que j'avais envie de suivre aujourd'hui. Celle de celui qui partage ma vie, et qui me connait finalement mieux que personne. Et même si on me l'a toujours dit, le fait que ce soit lui qui la dise, prenait tout son sens, comme une parabole : "Écris, si tu as envie d'écrire." Et là, aujourd'hui, après 10 jours d'avoir trainé en pyjama en regardant Jane the Virgin, sans rien forcer, sans rien prouver, j'avais envie de t'écrire.


Je pense que j'ai besoin de rompre avec un tas de choses. Je veux du vrai. De la sincérité, de la vérité. De la vraie vie. Je veux écrire si j'en ai envie. J'en ai assez des photos trop bien léchées, de la vie parfaite dont on nous bourre le crâne. J'en ai assez des non-dits, des faux semblants, des mascarades, des pubs cachées. Je veux être moi. Je veux être vraie. Et je pense, qu'au delà de toute cette guerre journaliste VS blogueuse VS blogueuse VS marques on oublie la personne la plus importante derrière tout ça : toi, le lecteur. Car c'est toi qui fait vivre ce monde, tu es l'acteur principal de notre histoire à toutes ! Et je ne veux pas être celle qui te prend pour un jambon.


Je veux simplement faire des choses qui ont du sens. Et pour le moment, ce qui a du sens, c'est de ne plus rien devoir à qui que ce soit. C'est de trainer pas maquillée devant la TV. C'est de profiter de mon temps libre. C'est de ne pas chercher à avoir une vie glamour. C'est de ne rien faire. Parce que, c'est ça, la vraie vie. Profiter de chaque instant et bouffer des pâtes carbonara même si la photo n'est pas instagramable !


Je n'ai aucune certitude pour la suite. Comme je l'ai dit à ma soeur. Je ne sais pas. Mais j'ai envie de profiter de ce "je ne sais pas", et surtout, j'ai besoin de laisser retomber toute cette pression, toute cette perfection, que j'ai tant cherché à atteindre. Et ce, de la manière la plus honnête qui soit.


Tu sais, personne n'est parfait. Et finalement, c'est ça qui fait tout le charme de notre Monde. Comme le dit si bien Christophe André, n'ayons pas peur d'être "imparfaits, libres et heureux."


♥ ♥ ♥

lundi 8 août 2016

Je suis une fille comme les autres

Quand j'étais styliste, j'avais horreur qu'on me demande ce que je faisais dans la vie et je n'aimais pas dire que j'étais styliste. Non pas que je n'en étais pas fière, mais parce que tout le monde se faisait une idée de ce métier. Une idée complètement fausse. En vérité, je n'ai jamais aimé les clichés et les raccourcis tout fait, comme si dans la vie il y avait des boulots passionnants, et des boulots barbants. Je pense qu'on peut tout avoir à la fois et qu'en ce qui concerne le boulot, il ne tient qu'à nous de mettre un peu de passion et d'aventure dedans. Aujourd'hui, je travaille dans un service clientèle pour une société semi-publique, et quand je le dis, je me retrouve de l'autre côté du cliché : "Et ça va ? Tu aimes ? Ça va ? C'est pas trop dure ? Tu ne regrettes pas ?" Aussi étonnant que cela puisse paraitre, non rien de rien, je ne regrette rien. Je suis bien plus épanouie et je sens que ce que je fais a de la valeur : à mes yeux, et à ceux des autres.


Si je te raconte tout ça, c'est parce qu'en épluchant les réponses du questionnaire pour les concours des 5 ans du blog, j'ai lu quelques suggestions d'articles qui m'ont surprise. Beaucoup d'entre vous m'ont demandée que je filme, ou que je raconte une journée dans ma peau. Et bien que je trouve cette idée amusante, et que je regarde moi-même des "get ready with me", je me suis dit qu'il fallait que je rétablisse la vérité sur celle que je suis. Pas sur les blogueuses, parce que je ne peux parler que sur moi, mais sur ma vie en tant que freelance d'une part, blogueuse de l'autre et employée à temps plein. Et tu veux que je te dise ? Je suis une fille comme les autres !


Quand avant, les gens me regardaient avec des paillettes dans les yeux lorsque je leur disais que j'étais styliste, je leur répondais que je faisais des culottes Hello Kitty pour Aldi (ce qui était vrai). Cela avait le don de les refroidir direct, et moi de beaucoup m'amuser. Quand on me demandait les études que je faisais, j'aimais dire "artistique" parce que les gens pensaient que j'étais forcément une demeurée. Guess what ? On peut être créatif et ne pas être analphabète pour autant. Ces clichés m'agacent. Ceux des blogueuses aussi. Alors aujourd'hui, rétablissons la vérité sur ma vie passionnante... Et vraie !



Le matin, je me lève et la première chose que je fais, comme n'importe quel être humain : je vais faire pipi. Oui madame. J'aurais voulu te dire que j'allume mon téléphone pour consulter mon fil Instagram, ou que je fais des papouilles à Jules (l'homme et/ou le chien), mais mes instincts primaires priment (coucou le mini pléonasme). Ensuite, je ne déjeune pas. Cela me pose d'ailleurs bien des soucis car clairement, mon quotidien n'est pas instagrammable. Pas de bol aux fruits, pas de smoothie, pas de Starbucks (allez si, parfois). Un grand verre d'eau, un Yakult. Point. Ensuite je sors le chien et ça qu'il pleuve, qu'il neige où qu'il vente. Et chaque matin je le sors... En pyjama ! J'enfile juste une vieille paire de baskets dégueulasses (que j'ai appelés "les baskets du chien") et un vieux legging qui traine, pas maquillée, pas coiffée en prenant soin d'éviter âme qui vive. Je remonte, je m'habille, me maquille, fais ma toilette (tout ça dans le désordre) et je pars travaille en transport en commun. Durant ce trajet je lis, un livre, un vrai, ou bien sur ma Kobo, et c'est seulement quand j'arrive au boulot que je regarde mes mails ou mes actus sur mon téléphone. Et puis je travaille, toute la journée. Je mange un sandwich à midi. Rien de passionnant. Je rentre, je sors le chien, on prépare à manger et je blogue (ou je me tape devant la télévision). Une douche et au lit vers 22h30. Parfois il m'arrive de faire le ménage et de recevoir des amis (oui j'ai une vie sociale). Mais VOILA ! C'est tout.


Alors certes, tenir un blog cela demande du temps. Beaucoup de temps, tellement de temps que cela explique que je ne sois pas aussi régulière que d'autres et qu'actuellement je n'arrive pas à bloguer plus que 2 fois par semaine. Bien sûr, je passe mes samedis à la poste pour aller chercher des colis de partenaires et bien sûr, je reçois beaucoup de choses (quoi que, pas encore tant que ça). Mais je ne "mange pas blog" et ce qu'il faut savoir, c'est que je ne suis pas arrivée là par hasard. Cela fait 5 ans que je blogue  de manière organisée et mon avancée est très très lente comparée à celle des autres. Seulement tu sais quoi ? Comme j'aime le dire, ne te compare pas. Tu es la personne la plus parfaite pour être toi, et personne ne peut l'être à ta place.


Si je voulais t'écrire cet article aujourd'hui, c'est parce que je voudrais qu'on arrête avec ce complexe des réseaux sociaux, de la vie de rêve (et c'est valable pour moi aussi, car comme toutes les filles, j'ai plein de complexes). Ou de la jolie vie instagrammable. J'ai grandi avec internet mais quand j'avais 15 ans, tout cela n'existait pas. Je rêvais à travers les magazines et je me rendais bien compte que tout cela était "de la pub". Aujourd'hui ça a changé et on parle désormais de "personnal branding". Tu te rends compte ? On a inventé un terme pour dire qu'on se vend soi-même, comme une marque. D'ailleurs comme le dit si bien Paul Arden* : "Tout le monde est un vendeur". Quand on veut vendre (son image, son CV, un produit qu'on a aimé, un conseil, une destination de voyage) on utilise bien forcément les meilleurs mots et les meilleurs images.


Tout le monde est un vendeur


Je ne critiquerai jamais les blogueuses, instagrammeuses ou youtubeuses qui font tout cela pour vendre : c'est leur métier. Il n'y a rien de mal (et soyons honnêtes, je rêverais de pouvoir le faire) mais gardons la tête sur les épaules : c'est un choix qu'elles ont fait à un moment M de leur vie. Ce que tu vois c'est ce qu'elles veulent bien te montrer. Quand tu passes un entretien d'embauche, tu y vas sous ton meilleur jour, avec des jolis vêtements, une belle allure. Instagram, les blogs, Youtube, c'est la même chose. Je ne jette pas la pierre car chacun a le droit de choisir son chemin de vie, de carrière, selon ce qui lui parait juste.


Soyons clairs, je ne suis pas en train de dénigrer ma vie via cet article. A mes yeux, ma vie est formidable et j'ai la chance à 32 ans d'avoir accomplis absolument tout ce que je voulais accomplir. A 14 ans j'avais le rêve de devenir styliste : je l'ai fait. Je suis venue, j'ai vu, j'ai vaincu. Aujourd'hui, je rêve de monter mon projet, de travailler de chez moi, de dessiner, d'être une "influenceuse" et je me donnerai les moyens de le faire. Mais ma vie n'est pas parfaite, et surtout, j'ai la vie que je me construis. A mon rythme. Si d'autres y sont arrivés pourquoi pas moi ? Et surtout, pourquoi pas toi ?


Ne jalouse pas la vie d'autrui, motive-toi en te disant que si c'est possible pour cette personne, c'est possible pour toi aussi. Et vraiment, ne te complexe pas avec ce que l'on veut bien te montrer. Une dernière petite anecdote : j'avais vu un reportage il y a bien longtemps, sur une tribu d'Amazonie, qui avaient été colonisée à l'époque par nous les occidentaux du temps des colombs. Nous sommes arrivés là les caisses plein d'objets, de bijoux, de nourriture et de vie invraisemblable nous faisant passer pour des rois. Et pourtant voici ce que le chef de la tribu raconta au journaliste : "Un jour, un chef blanc est parti dans la forêt et nous l'avons suivi en cachette. Quel ne fut pas notre surprise de voir qu'il allait faire ses besoins et que ce qui en ressortait avait la même couleur et la même odeur que nous..."


C'est une métaphore peu glamour je te l'avoue, mais garde en tête que nous sommes tous des êtres humains, avec les mêmes besoins : manger, dormir, boire, éliminer. Et que la vie, la vraie, ce n'est pas du personal branding sur Instagram.


♥ ♥ ♥


* Référence au livre Vous pouvez être ce que vous voulez être


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La honte !

Dans mon dernier blogpost qui remonte à bien loin… Oui, parce qu'entre-temps, je me suis souvenue que j'avais un blog et que ça me f...