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mercredi 6 mai 2015

J'ai décidé de manger sainement.

Mon corps, la bouffe, moi, c'est un sujet qui revenait souvent ici par le passé. Puis ces derniers temps, je l'ai un peu oublié. Pas que je ne m'intéresse plus ni à mon corps, ni à la bouffe, ni à moi, mais parce que j'avais bien trop peur de tourner en boucle. Que j'estimais, à travers mes articles Zermati, avoir fait le tour de la question. Et pourtant, on a jamais trop puisé dans ce genre de sujet. Pour les nouvelles qui me suivent, il est bon de revenir un peu en arrière et de poser les bases. Je suis une ex-régimeuse. J'ai commencé mon premier régime vers 14 ans (pour plaire à un garçon de mon école), et j'ai terminé mon dernier régime il y a un peu près 2 ans. Après plus de 20 ans d'emprisonnement, j'ai compris au détour d'une émission TV et de la lecture du livre du Dr Zermati, que non seulement les régimes étaient très mauvais pour la santé, mais qu'en plus, c'était comme une sorte de drogue. Et je peux te le dire, il m'a bien fallut 2 ans pour me désintoxiquer.

healthy food love your body
Dans un premier temps, j'ai eu comme une allergie à ce mot. Régime. Je ne pouvais plus le prononcer et je levais les yeux au ciel quand je lisais des articles sur la perte de poids. Tout ça en redécouvrant les joies des biscuits, des chips et de la mayonnaise. Et puis, j'ai arrêté les interdits. Arrêter de peser ma nourriture, de compter, ou de me peser 2 fois par jour. J'ai appris à remplir mes placards de tout ce qui me faisait envie en faisant taire la voix des points Weight Watchers.

Seulement tu dois bien te douter au vue du titre de cet article qu'il y a un mais, et en effet, il y en a un. Depuis 2 ans, en bravant mes interdits, j'ai aussi été à l'encontre de toutes les lois des régimes et de la bienséance alimentaire. Je pense que j'en avais besoin. Besoin de me faire un repas entièrement composé de Buggles et de chèvre, de me gaver de pizza et de boire des litres de café ou de coca. Je ne voulais absolument pas lire, entendre, voir quoi que ce soit en rapport avec le "manger sainement" et franchement, quand tu as passé 20 ans au régime, ça fait un bien fou cette nouvelle liberté, surtout si tu vois que malgré tout ça, tu ne reprends pas un gramme.

Et puis, c'est comme si mon corps a eu ses limites. Je ne pensais pas t'en parler ici, mais au mois de février on a découvert que j'avais une gastrite. Rien de bien méchant. Sauf qu'au moment où on l'a découvert, je me suis aussi choppé une gastro de la mort qui tue, et je peux te dire que j'ai été tellement malade, que j'ai comme eu un électrochoc. Et le verdict de la gastrite fut sévère : plus de soda, plus de café, plus d'alcool, plus de jus de fruits et plus de pétillant. C'est bien beau de manger n'importe comment sans reprendre de poids mais ça n'empêche pas de manger bien et de prendre soin de son estomac. A ce moment là, j'ai aussi lu le livre d'Oprah Winfrey et cette grande dame habitué des régimes y disait quelque chose comme : "Quand je veux manger un paquet de chips, je me demande d'abord si en faisant ça je me fais réellement du bien". Et depuis cette phrase ne cesse de tourner dans ma tête. Mon corps n'est pas une poubelle. Est-ce que quand je mange, je me fais réellement du bien ?

Aussi, en lisant (pour la première fois depuis longtemps) quelques articles sur "le manger sainement" j'ai compris qu'il était possible de manger bien, sans pour autant faire régime. Sans se priver. Et en faisant du bien à son corps. Depuis une semaine, j'ai repris le chemin de mes livres de cuisine, et j'ai décidé de manger mieux (et par là je veux dire, arrêter de m’empiffrer de cochonneries industrielles). Je me suis dit que si j'avais pu arrêter le café et le coca ces 3 derniers mois, je pouvais faire mieux encore. J'ai fait du crumble au pomme comme dessert devant notre série préféré. J'ai acheté du très bon fromage blanc pour le petit déj du matin (dans lequel j'ajoute du granola que j'ai fait moi même et des fruits). J'ai arrêté d'acheter des chips et des biscuits industriels avec pour leitmotiv "si je veux en manger, je n'ai qu'à le faire moi même". Je n'ai pas envie de me frustrer, et si vraiment un jour j'ai très envie de m'enfiler un bon gros Quick, je le ferai. Mais je pense que ceci est un cercle vertueux que je suis en train de construire. Quand on mange bien, on a envie de manger bien. Et grande surprise, hier, à 17h, j'ai eu envie de manger une pomme, chose qui je peux te dire, arrivait très rarement.

Ce matin en regardant une vidéo sur Youtube, j'ai retenu une paragraphe très juste : manger sainement, il faut le faire parce qu'on s'aime, parce que c'est bon pour nous, pour notre corps, pas dans un but superficiel comme perdre du poids pour atteindre un idéal physique. Depuis une semaine, je me sens moins lourde, moins gonflée, et surtout je suis très fière de pouvoir dire "je mange sainement.... et non je ne fais pas régime" ! Le plus dans tout ça ? Comme je garde bien en tête les préceptes de Zermati (je mange quand j'ai faim), je ne prends pas de poids non plus. Il est encore long le chemin du bien être physique et mental que je cherche face à la nourriture, mais je sais que je suis sur la bonne piste, que je fais des pas de géants, et surtout, je suis fière de le faire par amour pour mon corps.


lundi 27 janvier 2014

Je Zermate #3

Je voulais attendre un peu avant de revenir avec cet article Zermati. Depuis la dernière fois, en octobre, il y a eu les fêtes de Noël. Et quel est le pire cauchemar de la fille qui a des problèmes relationnels avec son poids ? Les fêtes de Noël justement. Manger, boire, se gaver. Profiter jusqu'à plus faim et jusqu'à plus soif. Cette période était la meilleure pour tester mes théories, me rassurer, et prendre confiance. Donc, aux alentours du 20 décembre, avant toutes les festivités, je me suis pesée. Tout en gardant en tête ma nouvelle règle, pas de pesée avant 1 mois. Tu a bien compris, c'était un calcul bien rodée, puisque, en me pesant le 20 décembre "je n'avais pas le droit" de me peser avant le 20 janvier. J'ai tenu, jusqu'au 17. Pas mal, nan ?

J'ai conscience que la règle number one de Zermati c'est de désacraliser les chiffres. Ces petits trucs sur la balance qui vont régir ton humeur. Mais là, je me suis dit qu'il était nécessaire de t'en parler (si tu ne me suis pas depuis longtemps) pour que tu te fasse une idée. Pour te dire que oui ça marche. Mais surtout, le message que je veux faire passer avec mes Zermatages, c'est que STOP. Je t'en supplie. Arrête avec les régimes. Arrête de te bousiller le corps. Arrête de le mettre à jeun, de le nourrir, de le remettre à jeun, de le re-nourrir. Il est temps d'être en paix avec toi même, pour la simple et bonne raison, que si j'y arrive, tu peux y arriver aussi. Parce que longtemps, j'ai été Miss Régime, que je les ai tous, oui TOUS essayé, et que même si je perdais, je reprenais tout, et surtout j'entretenais mon malaise avec la nourriture. Une sorte de cercle vicieux.

Pour revenir plus tôt dans mon histoire, j'ai fais mon premier régime à l'âge de 14 ans. A l'époque, j'étais amoureuse d'un garçon, et on avait prévu une journée Aqualibi quelques mois plus tard. J'ai pris la table des calories et j'ai suivis un régime de 1000 calories par jour. Si j'étais grosse ? Non, je n'ai jamais été "grosse". Mais j'avais des kilos en trop. Je faisais un 40. Les magazines nous ont appris, que les chiffres de taille qui commencent par 4 ne sont pas nos amis. Ce premier régime a été le premier d'une longue série. Pour passer du 4, ou 3. Pour perdre 3kg, 5kg,... Et un jour, à l'aube de mes 27 ans, je me réveille un matin, avec 71 kg au conteur, pour 1m63. Comme à cette époque je ne connaissais pas Zermati, je décide de prendre les choses en mains et de suivre Weight Watcher. Une belle réussite puisque je suis descendue jusque 61kg. Je ne vais pas cracher dans la soupe, WW m'a appris l'importance de l'alimentation variée, des légumes, des fruits, des viandes maigres, des bons sucres,...

Mais ce que je ne savais pas c'est que WW allait aussi m'apprendre la rigueur. Noter, peser, vérifier, contrôler. Encore et toujours. La notion de "faire attention", qui est tellement destructrice au quotidien. Ponctuellement, compter ses points sur une année, c'est jouable. Mais avec WW, on comprend vite qu'il faudra compter toute sa vie. J'ai commencé à développer une espèce d'addiction aux chiffres, à la balance, au point, au kilos, au gramme. D'une pesée par semaine, je suis passée à une par jour, et puis deux par jour. Je commençais une fixette monstre, de peur de grossir, de tout reprendre et en devenant de plus en plus malade avec les chiffres, le "pire" arriva : le compteur commençait à remonter. 

Alors voilà où j'arrivais: 1 semaine de régime, 2 semaine de Byzance, 1 mois de régime, 1 semaine de Byzance. Et de la culpabilité à chaque bouchée. Beaucoup trop. Lors d'un de mes articles à ce sujet, une lectrice m'a conseillé de lire Zermati. Je l'ai lu en avril, et au même moment je regardais cette fameuse émission de FR2 sur les régimes (revoir la vidéo "La vérité sur les régimes"). Il m'a fallut 6 mois pour vraiment prendre conscience de tout ça, des théories de Zermati, les intégrer et surtout les accepter. Faire confiance à autre chose qu'aux régimes.

Au mois d'août, j'étais revenu à 65 kilos accompagné d'une certaine angoisse mais aussi d'un ras le bol des régimes. J'ai donc relu Zermati, et re-regardé l'émission de FR2. Depuis septembre, j'écoute ma faim. Je mange CE QUE JE VEUX. Je fuis au possible les articles, blogs et émissions régimes. Et même si je développe une réelle allergie à tous ces mots, je me libère des dictatures que je m'étais imposée.

Ce qui doit t'intéresser c'est aujourd'hui, où j'en suis ? Et bien je me suis donc pesée le 20 décembre, le compteur affichait 63.3 kilos (autrement dit depuis août, j'ai perdu du poids en mangeant comme j'en avais envie à condition d'avoir faim). J'ai passé mes fêtes de Noël, j'avais parfois faim, parfois pas. Je me suis ni goinfrée (parce que depuis que je Zermate, je ne me goinfre plus), ni affamée. Et au 17 janvier, je pesais 63.4 kilos. Parallèlement à ça, je me demande toujours "est-ce que j'ai faim", "est-ce que mon ventre gargouille", "est ce que j’éprouve un sentiment de satiété" ? Mais je sens que ces questions se font moins fréquentes, doucement, je retrouve une façon naturelle de manger, sautant parfois un repas, mangeant trop à un autre, m'autorisant un verre de vin ou une viande grasse. Dès que je me surprend à me dire "tiens combien de calories dans ce truc", je me reprend en me disant "on s'en fout mais dis moi si tu as faim"...

Voilà. Je n'ai plus d'autres mots. D'autres chiffres. D'autres preuves. Je voudrais te convaincre et faire bouger les choses, même si je prends conscience qu'il n'en tient qu'à toi. Sur ce coup là, il va falloir que tu me fasse confiance, mais surtout, que tu fasse confiance à ton corps. Parce que tu sais quoi ? Paraîtrait-il que le corps humain est plutôt bien fichu, et que même il peut se réguler tout seul.... Le reste... C'est dans la tête.



♥ ♥ 

Crédit photo : Pinterest

samedi 30 novembre 2013

Tout ce qui a changé grâce à Zermati

Cela fait 2 mois maintenant que j'ai commencé à Zermater. Et cela fait aussi 1 mois que je n'avais plus fait d'articles sur mon "avancement". C'était volontaire de ma part, histoire de pouvoir donner un avis sur un moyen terme après avoir passer l'euphorie des débuts. Avant de rentrer dans le vif du sujet, je voulais quand même rappeler que Zermati ce n'est PAS un régime. Même si son livre à un titre assez tapageur, en vérité, Zermati propose juste de se réconcilier avec la nourriture et avec son corps. En lisant le livre, en regardant des reportages, je me rends compte que Zermati a très bien compris la psychologie féminine, et que nous les femmes nous avons besoin de ce genre de titre miracle pour acheter un bouquin, et le lire. Si je me permets d'insister encore (et encore) là dessus, c'est parce que récemment je suis tombée sur un article, d'une jeune fille qui en introduction utilisait un ton assez ironique, un ton du genre "et les filles, j'ai perdu 10 kilos sans rien faire, en mangeant du chocolat et des burritos, et sans bouger les fesses de mon sofa". Au début j'ai cru y lire un article Zermati, mais la suite c'est avérée décevante puisque c'était simplement un article du genre "réveillez vous les filles, c'est impossible, pour maigrir il faut souffrir".

Et bien j'ai envie de te dire C'EST ENTIÈREMENT FAUX. Tu peux maigrir sans souffrir, et il y en a suffisamment de preuve maintenant, j'en cite 3 rapidement : Caroline du blog Pensée By (moins 15 kilos) , ma soeur (qui a déjà perdu 8 kilos ) et moi. Et oui, nous sommes au 21° siècle, siècle des miracles ! 


Voilà, voilà, mon introduction tapageuse étant faite, je peux revenir à nos moutons et te lister tout ce qui a changé depuis que je Zermate.

♥ Je mange ce que je veux. Mais quand je te dis, ce que je veux, c'est ce que je veux. Petit clin d’œil sur ma photo, avec ces délicieux petits biscuits sucrés que les magasins sortent chaque année à Saint Nicolas. Mais je ne mange pas que des biscuits sucrés je te rassure. Si je dois te donner des exemples, voici tout ce que j'ai pu ingurgiter depuis 2 mois : des chips, des biscuits, des fruits, des légumes, de la viande maigre ou grasse, des pâtisseries, du poissons, des œufs, des crêpes, du fromage, du Quick, de la pizza,.... Tu l'as compris, tout ce qu'on peut trouver dans un super marché. TOUT !

♥ On pourrait croire que du coup, j'ai une hygiène de vie vraiment crados, et que je mange comme un goret, mais pas du tout. Déjà, je vais au sport une fois par semaine (le miracle de mon année 2013), ensuite le soir j'ai des repas tout à fait "sain" composé de viande, de légumes et de féculent. Je mange un fruit par jour, des laitage. Mais ! Mais j'ai introduit dans mon alimentation des choses que je ne mangeais plus du tout, car persuadée que cela faisait grossir. Par exemple: des gyros, de la saucisses, des biscuits, des chips. C'est simple, il n'y a plus de règles. Pour te dire, j'ai même bu, un vrai Fanta. Je veux dire, pas un light. Non un vrai, plein de sucre et tout. 

♥ Mes placards n'ont jamais été aussi remplis, et surtout, le reste. Beh oui, Zermati a raison, quand on sait qu'on peut TOUT manger, du moment qu'on a faim, ça désacralise le truc. On se rend compte qu'on est comme des enfants : si on nous interdit quelque chose, on le voudra à tous prix et si pas, bah voilà. Donc, j'ai vachement moins d'envie qu'avant. Et comme je comble mes envies, petit à petit mes pulsions se sont évaporées comme de par magie.

♥ Je mange quand j'ai faim. Donc, quand mon ventre fait ses jolis petits cris : croui-croui (ouais comme un petit cochon). De ce fait, si je n'ai pas faim.... Beh je ne mange pas. Et du coup, je me rends compte que j'ai pas si souvent faim que ça, et surtout, que je peux tenir facilement quelques heures sans que mon ventre ne fasse ce son merveilleux.

♥ Je saute de plus en plus le petit déjeuner. En me levant je n'ai souvent pas faim (souvent parce que "trop" mangé la veille au soir), elle arrive seulement quelques heures plus tard, et selon que je suis proche ou non du repas du midi, je mange plus ou moins grand. Exemple de petit dej: une tartine au chocolat blanc, un biscuit petit Déjeuner, un fruit, un yaourt, un thé, une couque, une part de tarte,...

♥ Je ne mange quasi plus de collation. Puisque mon petit déj est décalé d'une heure ou deux, ça nous fait 10h, et comme j'aime aller manger à midi avec mes collègues, et bien voilà. L'après midi, j'ai parfois un petit creux, mais j'ai toujours un petit paquet de quelque chose dans mon tiroir (des cracottes salés Lu, des biscuits petit Dej, des nic nacs, des gauffres au chocolat,... tout ce qui se transporte facilement et en emballage individuel).

♥  Je ne mange plus "en prévision de". Tu sais, ce qu'on se dit quand on a sport, où quand on sait qu'on aura une matinée longue. Tu te dis "je vais manger, parce qu'on sait jamais si j'ai faim". Et bien quand tu te dis ça, en fait, tu es juste en train de manger quand tu n'as pas faim, ou au delà de ta faim. Et tu sais quoi ? En général, c'est dans ces moments là que ton corps stock. Alors voilà, je me munis toujours d'un petit paquet de quelque chose (dans mon sac ou dans mon tiroir). Mais je ne mange plus "au cas où". Non. Si j'ai faim, je mange. Si je n'ai plus faim, je ne mange plus. Si je n'ai pas faim, je ne mange pas. Ya rien de plus facile.

♥ J'ai gardé ma vie sociale. J'ai souvent lu, qu'avec Zermati on était décalé par rapport à nos repas (puisqu'on ne commande pas notre faim). A vrai dire, je n'ai pas eu ce problème. Je mange aux même heures que tout le monde. Juste, si je mange quand je n'ai pas faim (ça arrive, par exemple lorsqu'on est invité quelque part), j'attends que la faim revienne la fois d'après, ou je mange moins.

♥ Je ne termine pas mon assiette... Et oui, parfois je heurte la sensibilité des gens... Mais si il y a bien un truc que j'ai compris, c'est que je ne veux plus être malade d'avoir trop mangé. Cela m'est arrivé plusieurs fois par le passé, manger, manger, et manger au point de finir la soirée aux toilettes ou carrément tomber dans les pommes (oui oui). Tout ça pour faire plaisir à la bienséance. Non, si je n'ai plus faim, je ne me rends plus malade, je ne force pas.

♥ On y arrive, la balance. Celle dont j'avais si peur. Je ne lui donne qu'un rendez vous mensuel. Elle souffre, mais moi pas. Même si, je dois encore me forcer à me dire "dans x jours tu pourras, tu t'es dit 1 pesée par mois, c'est largement suffisant". Et en ce qui concerne les chiffres, j'ai perdu entre 1,5kg et 2kg. Mais ce n'est pas le but de ma démarche, puisque ma démarche est de me sevrer de mes pulsions, de mes mauvais comportements alimentaires, des régimes et de la balance. Je peux le dire : mission accomplie.

♥ Ca va être les fêtes de Noël. Je sais que je vais grossir. Je sais que je vais trop manger. J'essaye de m'y faire, de me dire que c'est normal, c'est pour tout le monde pareil, et que je dois faire confiance à mon corps et à ma faim. Que tout rentrera dans l'ordre naturellement. Du coup, je n'ai presque pas peur. Presque pas.

Au delà de tout ça, je suis assez fière de mes 2 mois de parcours, même si, pour le moment, je développe une intolérance à ce qu'on appelle les "régimeuses". D'ailleurs je développe une intolérance tout court au mot régime. J'ai un gros travail à faire la dessus, parce que travaillant avec des filles ET bloguant, je peux te dire que j'entend ou je lis ce mots 132 fois par jour. J'ai envie de hurler qu'elles ont tort, que tu peux manger ce que tu veux. Mais je sais que c'est mon combat, et pas celui des autres. Tout ce que je peux faire, c'est partager ici mon expérience, et si je peux déjà aidé quelques une d'entre vous, je m'estime déjà heureuse. Je sais aussi que cela fait plus de 30 ans qu'on vit dans une société de régime, et que pour changer les mentalités, cela prendra énormément de temps. Mais ça.... C'est une autre histoire....

Sur ce, il est 10h45, j'ai un petit creux, je vais aller déguster un petit quelque chose.

♥ ♥ ♥

samedi 2 novembre 2013

Le dilemme de la balance

Demain c'est le grand jour. C'est le jour de la fin de mon défi. 21 jours sans balance. Bien que je sois relativement contente de ne pas être montée sur cette balance pendant 21 jours, une certaine peur s'empare de moi. Parce que même si je suis pleine de bonne volonté, je ne suis pas encore guérie de ma manie des chiffres. J'ai peur de ce que je vais découvrir en montant dessus. Aurais-je maigris ? Aurais-je grossis ? Serais-je restée au même poids ? Que me dictera ma balance ? J'ai peur de perdre cette motivation qui m'anime, cette espèce de foi que j'ai en croyant durement en Zermati. Alors oui, certes, certaines pourraient me dire que je n'ai pas à remonter dessus. Que je peux la donner à une copine, la mettre à la cave ou la jeter par la fenêtre. Mais ce ne serait pas du jeux, ce serait choisir la facilité. Parce que c'est un challenge que j'ai avec moi même: me sevrer de mes chiffres, être en paix, quoi qu'elle me dira et non pas enfuir l'objet du délit dans le sable. N'être ni heureuse d'avoir perdu 284 grammes, ni malheureuse d'en avoir pris. Je dois rester zen et en paix face à elle. Elle doit rester un élément indicateur. Je dois pouvoir l'appréhender de façon rationnelle. Du coup, en lisant le blog de Pensée by Caro, je suis tombée sur cet article où Zermati lui demande comment elle réagirait si elle reprenait du poids. Est ce que sa vie changerait vraiment si elle était plus mince. Elle a fait une liste, de ce qui se passerait si elle reprenait ses kilos et une liste de ce qui se passerait si elle en perdait encore. Tentant d'être objective le plus possible, et surtout d'être vraie.

La veille de remonter sur ma balance, je me suis dit qu'il serait bon de faire une liste moi aussi, de ce qui pourrait bien m'arriver si ma balance me décevait demain matin, ou on contraire, si elle allait dans mon sens.


Si ma balance reste stable ou affiche un poids plus léger : 

♥ mon entourage, mon homme, mes amis, mes collègues et ma famille me verraient toujours de la même façon car ils m'aiment tous pour ce que je suis à l'intérieur

♥ je me sentirais mieux je crois, je garderais ma motivation, je continuerais à Zermater et à répandre la bonne parole

♥ j'aurais envie de faire un petit pas de danse et de m'admirer

♥ je sourirais

♥ j'écrirais surement un article pour te dire à quel point Zermati est merveilleux, te ventant les mérites de ma balance.

♥ j'irai bosser lundi normalement, mais avec un petit peu plus d'assurance

♥ je n'aurais pas peur de ne plus remonter dessus pendant de nouveaux 21 jours et continuerais ma quête avec la même "foi"

♥ je garderais ma garde robe

♥ j'aurais toujours le même visage, les même cheveux, la même allure

♥ personne ne me félicitera

♥ je serais un peu euphorique mais je sais que cela ne durera qu'un temps, parce qu'au final je sais que ce n'est pas ma balance qui me rend heureuse, c'est l'ensemble de ma vie.


Si ma balance ne reste pas stable et affiche un poids plus lourd :

♥ mon entourage, mon homme, mes amis, mes collègues et ma famille me verraient toujours de la même façon et m'aimerait toujours pour ce que je suis, même avec des centaines de grammes en plus. Pas sûre d'ailleurs qu'ils s'en rendraient compte.

♥ je me sentirais coupable, peut être un peu nulle, ayant le sentiment d'avoir loupé quelque chose, et je n'oserais pas débarquer ici en te disant que Zermati c'est trop de la balle

♥ je resterais un moment dessus, j'attendrais qu'elle s'éteigne pour remonter dessus et être sure

♥ je ne sais pas si je tiendrai 21 nouveaux jours sans monter dessus, je voudrais contrôler

♥ je ne ferais surement pas de régime, j'essaierais de continuer Zermati mais je me poserais beaucoup de question

♥ je serais un peu triste sur le moment même

♥ je garderais ma garde robe, ma coupe de cheveux et mon allure générale

♥ personne ne me blâmera

♥ je serais quand même fière d'avoir essayé autre chose

♥ je ne ferais pas machine arrière, le but étant de m'accepter telle que je suis, mais je ne saurais plus trop comment m'y prendre

♥ la journée continuera comme si de rien était.

♥ je me dirais que ce n'est pas à ma balance de me dire si je dois être heureuse et comment je dois manger, que la vie est belle et que mon pré-repas de Noël hier était super bon.

En faisant cette liste, un peu à chaud, je me rends compte, que remonter sur cette balance ne doit pas jouer sur mon humeur, ma motivation, mes buts. Que quoi que cette balance dira, je resterai Odile Sacoche. M aka Odile. Les gens me seront fidèles, et mon humeur changera peut être dans les heures qui suivent, mais reviendra à la normale. Comme un élastique Un boomerang. Je me rends compte que ma vie ne doit pas être dictée par cette balance, ce chiffre. Que ces 3 semaines m'ont permis de lâcher au moins une pression et que je dois continuer sur cette voie. Que ni mon corps, ni ma balance, ni un régime détermine ce que je suis, mais c'est bien un ensemble, un tout qui me constitue. Et ça.... C'est beau.

Pas vrai ?

♥ ♥ ♥

Crédit photo : We heart it

samedi 26 octobre 2013

Je Zermate #2

Cela fait maintenant 2 semaines que je me suis lancée dans mon Zermatage mais aussi 2 semaines que j'ai décidé de rompre avec ma balance. Du coup, je voulais revenir un peu sur ces 2 semaines justement pour voir où j'en suis face à tout ça. Histoire de faire des bilans réguliers puisque que je ne suis pas suivie (ni par un site web, ni par une diététicienne agréée G.R.O.S) et que j'ai décidé de mener ma barque toute seule. Justement, comment je m'y prends ?

D'abord, j'ai demandé à ma sœur de me prêter le livre de Zermati parce que je ne le trouve plus à la bibliothèque et que malheureusement il ne se vend plus en poche sur Amazon (ni nulle part d'ailleurs). Parallèlement à ça, je relis consciencieusement les billets de Caroline du blog Pensée By. La méthode Zermati propose de noter nos journées dans un cahier reprenant le quand on a faim, quand on mange, pourquoi, etc... J'ai décidé de ne pas le faire. Pour la simple et bonne raison que j'ai tellement pris le plis de noter avec Weight Watchers, que j'ai l'impression que de reprendre à noter mes journées, va me faire retomber dans mon délire de contrôle et de fixette. Par contre, je me pose justement bien les questions avant de manger "pourquoi je mange ? par faim ? par envie ? en ai-je vraiment envie ? est-ce une pulsion que je peux contrôler autrement, etc ... " Partant de tout ces éléments, voici comment j'ai vécut mes 2 dernières semaines.


Je me suis rendue compte que je mangeais... TOUT LE TEMPS. Et pas forcément par faim, ni même par envie. Avec mes collègues, on parle de bouffe tout le temps, on est toutes des gourmandes. On a pris cette habitude de presque toujours ramener quelque chose : un paquet de biscuit, des raisins, une pastèque, des cacahuètes,... Il ya toujours quelques choses à grignoter, dans une idée de partage et de bonne ambiance. Et souvent, je mange.... Pour faire comme tout le monde. Parce que c'est devant mon nez, ça devient une sorte d'automatisme et je ne prends pas forcément conscience de ce qui entre dans ma bouche.

Toujours dans cet idée d'automatisme et de "je mange tout le temps", j'ai pris conscience aussi que je mangeais par "devoir". Même si je sais que je ne dois pas et que personne ne m'a mis un couteau sous la gorge, je m'étais installée dans un petit rituel qui me rassurait. Un petit déjeuner quotidien, à 9h un café au lait, à 10h ding-ding, heure d'une collation (peu importe quoi), à 11h un café, à 12h30 ding-ding repas du midi, à 14h un coca light, à 16h ding-ding collation,... Comme si pour que ma journée se passe bien, pour me rassurer et bien voir que les heures avancent il fallait que j'ai quelque chose sous la dent: soit boire, soit manger.

Depuis que je me pose les questions "est-ce que j'ai vraiment faim, est ce que j'ai vraiment envie, est-ce une pulsion ou de l'ennui ?", je mange vachement moins. J'ai souvent zappé mon petit déj parce que le repas de la veille était pas encore digéré. Du coup, je décale ma journée "type" en prenant une grosse collation quand j'ai faim. J'ai passé 2 journées sans boire de café parce que finalement j'en avais pas vraiment l'envie ni le temps. Quand mes collègues ramènent des trucs je me demande si j'en ai vraiment envie ou pas. Et vraiment, c'est dingue, mais je mange beaucoup moins ces 2 dernières semaines.

Je ne me prive pas. J'ai bien sûre des vieux automatismes qui me font dire que c'est mieux de manger ceci ou cela, mais j'essaye de me demander si j'ai vraiment envie de ça. Que si je dois manger autant le faire par plaisir. Petit bémol, ces 2 dernières semaines, mes bananes et mes pommes ont répondus aux abonnés absents. J'essaye de me dire que ce n'est pas grave, que je finirai bien par en avoir envie un moment ou un autre. Mon repas du soir lui, se déroule comme d'hab car j'ai souvent la dalle quand je rentre du boulot.

C'est VRAI ! Le fait de ne plus se priver et de manger ce qu'on veut, désacralise la nourriture. Crois-le ou non, j'ai 4 paquets de chips dans mon armoire qui n'ont pas bougés (alors que normalement, ils ne durent pas).  J'ai moins envie de pâtisseries, parce que si j'en ai envie d'une, j'attends la faim, je la mange avec délectation. Ou j'en mange sans faim mais par réel envie, et j'attends que la faim reviennent pour le prochain repas.

C'est vrai aussi que lorsqu'on mange quand on a faim (mais genre moi j'ai poussé ma faim un peu trop loin parce qu'à chaque fois j'avais les crocs) et bien on a un sentiment de bien être quand on mange. A chaque repas je me suis dit "oh mon Dieu que ça fait du bien de manger". Et du coup, j'ai pas culpabilisé une seule fois au court de mes repas parce que manger devenait un besoin animal voir vital assouvis.

Étrangement, je n'ai pas eu de petites envies de grignotage. Par contre, le soir en rentrant j'avais tellement faim que j'ai à chaque fois mangé genre 2 gaufrettes (chips) au fromage, et ça a adoucit mes moeurs. Parce que bon sang quand j'ai faim, je suis dans une impatience de dingue.

Je ne sais pas si j'ai maigris, puisque je ne peux pas me peser avant le 03/11 (règle de moi), mais j'ai l'impression que je suis plus légère dans mes vêtements. C'est hyper difficile pour moi de ne pas me peser, chaque matin je dois me faire violence pour ne pas sortir la balance. Mais d'une autre façon, je sais que ma balance n'a pas dicté mon humeur du jour. Que je ne me sens pas grosse à cause d'elle. Parce que souvent quand le chiffre ne me plaisait pas, automatiquement je me sentais dans un mal être, comme boudiné dans mes vêtements. Pas une seule fois ces 2 dernières semaines j'ai eu ce sentiment de boudinage. Cependant, j'ai quand même hâte de monter dessus..... Je suis pas encore guérrie de la balance.

Voilà Voilà. Ce n'est que le début de mon aventure, mais je suis déjà contente de ce début. 
Et toi dis moi ? Zermati ? Pas Zermati ? Tu en es où ? Tu as des conseils à partager ?


Crédit photo : We heart it

jeudi 17 octobre 2013

Je Zermate #1

Je suis une belle hypocrite. Oui. C'est ce que je ressens. Là. Maintenant. Enfin,... Depuis quelques jours... Depuis cet article. Depuis que je me suis rendue compte que je donnais des bons conseils que je ne suivais pas. Oh non, je ne suis pas en train de jouer la Victime, mais bel et bien mon rôle de Juge. Certes, je suis trop sévère avec moi même en disant que je suis une hypocrite. Et pourtant, d'une certaine façon, c'est ce que je me dis.

A vrai dire, depuis dimanche j'écume les blogs de Zermati. J'ai passé mon après midi à lire celui de "Te Parler de ma vie" et je me suis remise à lire celui de Caroline. Comme à la recherche de quelque chose qui m'aurait échappé. Du Savoir ! Me disant que je ne comprenais pas, que ce livre je l'avais lu, ce reportage, je l'avais vu, où est ce que j'avais buggé ?

Puis il y a eu ma soeur. Elle que j'ai envoyé chez une diététicienne agréé G.R.O.S et pratiquant le Zermatage. Je n'ai pas pu la regarder droit dans les yeux et lui dire "Au fait tu sais quoi ? Depuis 1 mois je compte mes points WW".

Tu vois. Une hypocrite.

Alors, j'ai re-suivi le bon conseil d'une amie et je suis revenue sur mes pas. J'ai été recherché mes articles sur Zermati et je les ai lu. Enfin, vite fait. J'en suis revenue à la conclusion du Juge en moi. Mais cette fois, pas question de laisser parler la Victime. Pas question de me lamenter, de me dire que je ne vais pas y arriver. Non, par contre, cette fois, je dois m'écouter moi. Avoir confiance.

J'en fait une belle de comique pas vrai ? Lire Zermati et croire que un mois plus tard, mes problèmes seraient résolus. Comme ça. Comme par de l'enchantement de Mère Nature. Eh beh non. Parce que depuis cet article, du poids j'en ai pris. Weight Watchers, je l'ai repris 2 fois. Et franchement, je vais arrêter tout de suite de me flageller après cette phrase, mais je ne suis pas fière de moi. On avait qu'à dire, que tout ça, c'était juste un mauvais départ. L'étincelle à allumer le feu, maintenant, il faut l'alimenter. Persévérer. Y croire.

Alors dimanche soir, lisant mes blogs et tirant mes conclusions, j'ai envoyé un mail à mes 2 meilleures amies. A celles qui m'aiment telle que je suis. Qui m'aiment peu importe ce que je porte et ce que je pèse. Je leur ai parlé de confidence, de grand changement. Je leur ai même dit que non, je n'écrirai pas d'article la dessus (hypocrite), mais voilà. Ce pacte, j'ai besoin de le sceller. J'ai besoin de le faire cheminer. J'ai besoin de changer, de parler, de partager. De partager avec des filles qui comme moi peuvent parfois douter. J'ai envie de faire ma petite révolution. Pas pour prouver quoi que ce soit, mais juste, pour le faire. Pour apprendre, pour laisser une marque, une preuve. Un passage à l'acte. Faire, de mon mieux.

Voilà ce que ce pacte disait.

Si les études démontrent qu'il faut 21 jours pour se sevrer d'une mauvaise habitude, je dis, moi, Odile Sacoche, que je vais me sevrer de ma balance. Et que je ne me pèserai pas pendant 21 jours. A partir de ce jour, je m'engage (à suivre les accords toltèques, ouais ça, on sait) à Zermater pour conclure avec mon corps un nouvel accord. Et cet accord est le suivant: mon corps et moi, nous sommes les meilleurs amis du monde, parce qu'on sait s'écouter, qu'on sait se parler, qu'on sait faire la paix et ce dans le respect, dans la non-frustration. Il me parle quand il a faim, et je l'écoute quand je le nourris. C'est aussi facile que ça.

Je m'étais toujours juré de ne pas mener ce genre de "combat" via mon blog. De ne pas parler de démarche d'amaigrissement. Mais j'en reviens au prémisse de ce blog. J'ai ouvert Tartines et moi, par besoin. Besoin de parler, de marquer par des écrits. Besoin de m'accepter. J'en suis là aujourd'hui. Retour aux sources et pour le plus grand des biens.

Par la présente, je marque donc d'un hashtag mon premier Zermatage. 



PS: j'ai rangé l'hypocrite au placard. Pour de bon cette fois. Bon débarras !

Crédit photo :  We heart it

mardi 15 octobre 2013

Des Toltèques à Zermati.

J'avais écris un article complètement différent de celui-ci. Un article de plainte. De, "Regarde lecteur, je suis comme toi, pas toujours empreinte de sagesse, et parfois pleine de doutes". Je m'étais dit que je le publierai. Puis ce matin je me suis levée. Il faisait froid, il pleuvait, j'avais envie de cocooning. Je me suis alors mis en boule dans le canapé, avec mon petit plaid, et Jules qui me tenait compagnie. J'ai ressorti "Les 4 accords Toltèques", mon livre de chevet du moment, et j'ai continué ma 2eme lecture là où je l'avais laissé quelques jours auparavant.

Dans le livre, Don Miguel fait référence au Juge et à la Victime qui sont en nous et qui régissent notre vie comme deux parasites. Le Juge, te flagelle à coup de jugement, de tu-dois-faire-ceci, sens toi coupable, fais pénitence. Et la Victime, se plaint : elle se plaint d'elle même, de l'autre, de sa vie, des choses qu'elle ne réussit pas. Le Juge et la Victime peuvent être très bon amis comme les pires ennemis. Il y a énormément de dialogues entre eux. Le Juge fait son procès à la Victime, et la Victime s'en défend, rendant ce combat  interminable. 

Alors que je lisais ces lignes, sur le fait qu'il fallait arrêter de faire parler le Juge en nous et/ou la Victime, je repensais à mon article que j'avais écris la veille. C'était un article sur mon poids, que je n'arrive pas à contrôler, ou plutôt que je contrôle trop. Un article sur mes Zermatages ratés, sur mon addiction aux régimes,à ma balance et à ce foutu chiffre inscrit dessus. Et puis j'ai décidé de me positionner autrement face à cet article. J'ai essayé d'être Don Miguel, j'ai essayé d'être ma meilleure alliée. Celle là qui me rappelle ces accords que je m'étais promis de suivre. Je me suis dit que non seulement dans cet article je laissais complètement parler le Juge en moi (tu dois être mince) mais en plus, la Victime lui répondait allégrement (mais je n'y arrive pas j'en ai assez des régimes). En lisant, je me suis demandé face à quelle croyance je pouvais être, quel était le boulet à mon pied qui m'empêchait d'avancer. J'ai repensé à ce qu'on m'avait dit plus jeune, à l'éducation que j'avais reçue, et sans chercher de coupable, j'ai essayé de mettre des mots sur ma croyance. Et j'en suis arrivé ici. Attention âme sensible, si tu me lis, ce qui va suivre va peut être te paraître dure.

Je crois, qu'une fille mince et en bonne santé physique est belle. Et je ne te parle pas des mannequins photoshopées, car travaillant dans la mode, je sais qu'elle représente une fausse réalité. Non je te parle de la fille en bonne santé qui ne flirte pas avec l'IMC dangereux. Celui qui te dit que "attention ma cocotte, si tu continues comme ça, tu vas prendre cher dans 10 ans". J'aimerais être cette fille qui peut manger ce qu'elle veut, libre de sa balance. Et oui, je crois qu'il y a des filles qui peuvent manger tout ce qu'elles veulent sans culpabiliser, que je ne suis pas une de ces filles. Et enfin, je crois que si je veux maigrir, je dois me contrôler. Je dois avoir de la volonté.

Voilà... Je l'ai écrit.

Le problème c'est que ces croyances m'empêchent d'avancer, mais qu'en plus de cela, elles me foutent carrément la trouille. J'ai la trouille de monter sur cette balance et qu'elle me dise qu'il est trop tard, que mes gros os sont foutus, mon cholestérol puissance dix et que je vais avoir de l’arthrose précoce. J'ai la trouille de manger un truc trop gras, trop sucré, trop salé et de le payer le lendemain. J'ai la trouille de grossir. Et c'est justement là le problème avec les croyances, c'est qu'elles découlent de la peur. Que cette peur t'empêche d'être libre.

Ce jour là, j'ai discuté avec ma meilleure amie qui était infirmière. Je lui ai parlé de mon freaking contrôle. De cette peur de l'IMC trop haut. De mon ras le bol du contrôle pour des résultats ridicules, d'une remarque récente reçue de quelqu'un de mon entourage proche (tiens, la voilà la raison de ma croyance). Et qui mieux que elle pouvait comprendre, puisqu'elle était infirmière. Même si elle n'a jamais eu de problème de poids, voilà ce qu'elle m'a dit:
"Etre trop gros c'est dangeureux, oui. Mais être trop mince, c'est dangereux aussi. Et tu sais quoi ? Tu fais du sport, tu es active, au delà du fait que le muscle pèse plus lourd que la graisse, actuellement, sur ce point, tu es en meilleure santé que moi qui suis sédentaire. Et pourtant, à en croire ta balance, tu es plus lourde que moi. Alors tu ferais bien de lâcher prise avec cette balance. "

Alors que je t'écris ces lignes, je réfléchis encore. A ma croyance, à Zermati, ce mage du 21°S que je ferais bien de relire et de suivre. Et à cet article que j'ai lu hier qui disait que si tu es capable de te battre et de te donner les moyens pour t'affamer, pourquoi ne serais-tu pas capable de te battre pour écouter ton corps ? Je veux me libérer de cette croyance, je veux être cette fille qui mange ce qu'elle veut sans culpabiliser. Comme je te le disais, il est temps de créer de nouveaux accords, et de réaliser que je suis autre chose qu'un chiffre sur une balance.



Crédit photo : We heart it

La honte !

Dans mon dernier blogpost qui remonte à bien loin… Oui, parce qu'entre-temps, je me suis souvenue que j'avais un blog et que ça me f...