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mardi 15 août 2017

Je veux grandir. Et ne pas être grande.

Cela fait un moment que je pense à cet article. Et chaque fois que je commence à l'écrire, comme tous ces articles si importants pour moi, je l'efface. J'écris une phrase, deux phrases, et puis je me dis "à quoi bon ?". Parce que c'est un peu ce que je ressens, en tant que blogueuse, et influenceuse (bien que je déteste ce mot). Parce que sincèrement. A quoi bon ?

Si tu es fidèle à ce blog, tu le sais que cette réflexion ne cesse de revenir et revenir encore. J'ai beau essayer de prendre de la hauteur, lâcher prise, je n'y arrive tout simplement pas. J'ai beau savoir que dans la vie tout n'est pas tout blanc, ou tout noir, je n'arrive plus à voir toutes les nuances de couleurs entre les deux.

J'ai des petits regains de motivation, qui ne durent jamais bien longtemps. Tout est décousu. J'avais acheté un micro pour faire des vidéos. Je l'ai déballé, heureuse, sur Instastory, et je n'y ai jamais touché. J'ai parlé sur Instastory (toujours) de cette difficulté que j'éprouvais à trouver ma place sur le net, et on m'a dit : "Fais ce qui te semble juste".

Alors je fais ce qu'il me semble juste. C'est à dire que je préfère ne plus rien faire. Plus rien. Plus l'envie.

J'ai comme l'impression qu'Odile Sacoche était un magnifique projet, et que, comme l'a dit mon père, j'en ai tiré tous les bénéfices, je suis arrivée au bout. Je ne ressens juste plus le besoin d'en rajouter. Oui j'ai encore des messages à partager, mais je ne sens plus juste de le faire. Je vois d'autres blogueuses qui le font tellement mieux que moi. Et quand je dis ça, ce n'est pas de la jalousie, ce n'est pas du regret, ou de la comparaison, je me dis juste que ça y est, la relève est prise, et que vous êtes entre de bonnes-mains.

Comme je ne cesse de te le répéter, j'ai vu des choses moches sur les réseaux sociaux. Des gens méchants, qui trichent. Beaucoup trop. Qui te font croire que leur vie est merveilleuse mais qui sont atteints de jalousie et qui sont profondément mal dans leur peau. Ce matin, j'ai vu le reportage Icare sur Netflix, et j'ai pu pousser encore plus loin ma réflexion de ces derniers mois. Je me dis que nous vivons dans ce monde où la quantité importe tellement plus que la qualité. Un monde où la tricherie paye encore et toujours. Un monde où on en veut toujours plus, et où rien n'est jamais assez.

Le mieux est l'ennemi du bien. Less must be more.

Alors tu me diras : "Mais tu t'en fous des autres, fais ce que tu as envie de faire, au moins tu peux te regarder dans le miroir". Et c'est vrai. Je m'en fous des autres. D'une certaine façon. Mais j'ai ce truc qui coince. Tu sais, j'ai toujours voulu être grande. Dans tous les sens du terme. Ah, la Grandeur. Je voulais être grande physiquement, grande mentalement, grande, grande, grande. Je voulais être une de ces personnes qui font l'Histoire. Tu vois, des Steve Jobs, des Stromae et des Oprah Winfrey. Le Géni m'a toujours impressionnée. Le Talent. Des gens m'ont un jour dit "tu iras loin" et je pense que c'est ce que je voulais. Je me disais : "Un jour, je serai grande". Ils auraient dû ne rien me dire. Ne pas me mettre cette idée en tête. Parce que ne pas être connu, c'est bien aussi. Vivre paisiblement en faisant des tartes le dimanche, c'est bien aussi. C'est quoi être grand ? C'est être connu ? C'est ça la réussite ? Le pouvoir ?

Parce que... Qu'est-ce qui me rend heureuse ? Mes amis, ceux qui sont là pour m'écouter. Mon amoureux, chaque jour pour me supporter. Mon adorable chien et sa bouille de crapule, toujours heureux de me voir. Mon boulot, où j'apprends chaque jour un peu plus. L'Histoire, les livres, la TV, les reportages, Netflix. L'Apprentissage. Apprendre, c'est être Grand. Bien manger, bien m'habiller, prendre soin de moi. Tu vois, la vie est simple. Ma vie est simple. Et je tends de plus en plus vers cette simplicité. C'est bien, la simplicité. C'est comme, le minimalisme. C'est bien, le minimalisme.

Moins consommer. Moins acheter. Moins ranger, moins nettoyer. Moins bloguer. Moins être présente. Et vivre plus ! Apprendre plus !

Pendant un moment j'ai pensé qu'Instagram pourrait remplacer le blog. Le fameux microblogging. A vrai dire, Instagram est encore pire. Cette omniprésence. Ce voyeurisme. Cette adoration de la perfection. Instagram est le nouveau Facebook. "Regardez ma vie comme elle est merveilleuse, regardez comme j'ai plein d'amis, regardez ma vie parfaite". Aujourd'hui, on apprend les grandes nouvelles sur Facebook. On sait comment va notre voisin, grâce à Facebook, et Instagram tend à devenir pareil. A-t-on vraiment besoin de cette approbation 2.0 ? Doit-on attendre qu'une photo soit postée, filtrée, prémachée, pefectionnée pour se demander si le monde va bien ?

J'ai cette prise de conscience, de plus en plus grandissante, et tandis que je ne veux plus être grande, que j'ai compris que du haut de mon 1m63, je ne le serai jamais, je tends à redevenir petite. Toute petite. Minuscule. Ma conscience n'est plus en accord avec ce que je vois. Ma collègue m'a un jour dit : "Oui mais toi tu es un ovni dans ce monde 2.0". Et c'est vrai. Je me sens comme une outsider. Parce que je réfléchis trop. Et on me demande sans cesse si cela me fait du bien d'autant réfléchir. Et tu sais quoi ? OUI ! Je réfléchis, j'apprends, je grandis. J'ai longtemps détesté ce cerveau que l'on m'avait donné, aujourd'hui je l'apprivoise. Je le chéris. Je le remercie d'autant fonctionner.

Avec lui, j'ai envie de créer à nouveau, et différement. De m'émerveiller des choses du quotidien. De coller les images les unes à côté des autres. Pas parce qu'elle représente "la réussite personnelle" (ou le personal branding), mais parce qu'elles représentent la beauté de chaque jour. La gratitude illustrée.

Finalement, ce que je voulais te dire, avec cet article, c'est que je vais bien. Rassures toi, je vais bien. Alors certes, cet article sonne comme un article de dépressif, et les gourous du SEO me diront que personne n'aura jamais envie de lire ce genre de choses, mais peu importe. En fait, j'ai simplement compris l'importance de la vie en dehors de cet ordinateur. La VRAIE vie. Et vivre la vraie vie, ce n'est pas Instagrammer et reporter chacun de ses pas.

Je veux pouvoir utiliser cet ordi et tous les outils digitaux comme je l'ai appris à l'école. Pour créer. Comme un outil artistique. Je veux redevenir une artiste qui crée. Et pas une star de la télé réalité qui commente le moindre de ces mouvements et gestes. Je ne veux pas tricher et me laisser emporter par la quantité. Je suis une adepte de la qualité. Je veux du beau, de l'esthétisme, de l'art. Et pas parce que cela représente une vie réussie, une vie parfaite, mais parce que cela honore la vie.

C'est ça. Je veux honorer la vie. Je veux apprendre. Je veux grandir. Mais ne pas être grande.

Je pense que ça fait toute la différence.

Sois toi même. Ne sois pas malheureux. Ne te laisse pas impressionner par ce que tu vois. Tout cela ne sont que des paillettes. De la poudre aux yeux. Des flacons qu'on a échangé pour te faire croire qu'on a gagné (référence à Icare). Ta vie est parfaite. Tu es parfait. Tu es beau et belle. Tu n'as pas besoin de partager chaque moment de ton existence pour te sentir vivant. Depuis 6 mois, je me sens plus vivante que jamais, et pourtant, ici, j'existe de moins en moins. Sois sûre, que tu as toutes les ressources nécessaires pour être heureux. Et tu n'as pas besoin d'une blogueuse pour te le dire.

Va. Vis. Deviens.

mercredi 10 mai 2017

3 reportages à voir de toute urgence... Sur Netflix !

Depuis que je ne blogue plus peu, je fais plein d'autres choses. Par exemple, je cuisine. Mais pas que. Je découvre Netflix aussi, 1500 ans après tout le monde. Alors que Netflix est connu de tous pour ces superbes séries (et vraiment, je reconnais la qualité esthétique de chacune d'entre elles), moi, ce que j'adore par-dessus tout, ce sont leurs reportages. Je me régale. Il y en a 3 qui m'ont particulièrement marquée ces derniers mois (dont 2 que j'attendais avec grande impatience) et plutôt que de te le rabâcher sur les réseaux sociaux où finalement l'information se perd, je me suis dit que j'allais prendre mon clavier pour t'en parler (et puis, bon, parce que, quand même, ça me manque un peu, de ne plus m'approprier cet espace 2.0, mon petit chez moi que je gère tout comme je l'entends). Voici donc sans plus attendre ces 3 reportages à voir ABSOLUMENT !

The True Cost


Ce reportage, tout le monde DOIT le voir. Mais vraiment. Cela devrait être obligatoire, sous peine de sévère amande ! Plus sérieusement, j'ai vu ce reportage en janvier et il est à l'origine de mes envies de minimalisme. Il a complètement changé ma vision de la vie, de la consommation, de tellement de choses. Rien que de voir les images du trailer, j'en ai encore les poils qui se hérissent, et les larmes qui me montent. Ce n'est pas pour rien que je sois si touchée par ce reportage, ayant travaillé 10 ans dans la mode, j'étais aux premières loges. Et je te promets, que c'est vrai. Tout est vrai. Il faut que tu le voies par toi-même. The True Cost traite donc des travers l'industrie textile, et je trouve qu'on n'en parle pas assez. On ne pense pas que l'industrie de la mode est la 2 ème cause de pollution dans le monde et que oui, en 2017 des enfants et des femmes travaillent encore pour 1$ par jour. Si tu ne devais regarder qu'un seul des 3 reportages dont je te parle, ce serait celui-là. Il n'est pas que "choc" il est aussi très intéressant et il m'a fait voir une nouvelle vision de mes placards (tout confondus).

[embed]https://www.youtube.com/watch?v=OaGp5_Sfbss[/embed]

Minimalism: A Documentary About the Important Things


C'est un des reportages que j'attendais avec impatience. En effet, après avoir vu The True Cost (qui m'a foutu la claque de ma vie), j'ai commencé à m'intéresser au minimalisme. J'ai passé des soirées entières (et j'en passe encore) à regarder des vidéos YouTube sur le minimalisme, à lire Marie Kondo et à réfléchir aux petits gestes que je pouvais faire. De fil en aiguille, je suis tombée sur Joshua Fields Millburn et Ryan Nicodemus, plus connus sous le nom de "The Minimalists" : 2 gourous dans le genre. Joshua et Ryan sont en tournée depuis quelque temps pour "partager la bonne nouvelle" et en ont fait un reportage. Je mourrais d'envie de le voir, Netflix l'a fait. Alleluia. Quand je l'ai vu dans ma "playlist", je me suis empressée de le regarder (il était 11h du soir, je l'ai regardé en 2 fois, et j'ai rallumé ma tablette au petit matin, premier geste, pour le terminer). Il est absolument super, beaucoup plus doux que de The True Cost et il m'a juste donné envie de rencontrer Joshua et Ryan. Ce reportage donne de bons outils pour vivre son minimalisme, et avoir une réflexion saine à ce sujet. Il nous rappelle que le minimalisme ce n'est pas juste "jeter nos affaires" mais vivre heureux avec ce que l'on a, et surtout, que notre bonheur n'est pas dans "l'avoir plus".

[embed]https://www.youtube.com/watch?v=0Co1Iptd4p4[/embed]

Embrace


Embrace est dans un tout autre genre, mais est tout à fait complémentaire à mon sens. Après s'être attaqué à nos possessions, au fameux "avoir", ici, on s'attaque à "l'être". Être qui on est, s'accepter comme on est. Ce reportage est principalement dédié aux femmes, et il fait un bien fou. Comme pour Joshua et Ryan, j'attendais ce reportage avec impatience, car de clic en clic, je suis tombée sur la promotion trailer de ce reportage sur Youtube. Trailer qui m'a bouleversée. Comme The True Cost, je pense que toutes les femmes devraient le voir. Il devrait être diffusé dans les écoles primaires. Ce reportage est magnifique. Pour tout te dire, je l'ai regardé dimanche soir, et je l'ai recommence ce soir pour bien m'imprégner de toutes les expériences et sages paroles de toutes ces femmes qui propagent l'amour de soi. Celle qui est à l'origine de ce magnifique film ? Taryn Brumfit, qui a tout essayé, jusqu'à devenir une championne du culturisme, pour s'accepter, et qui en est arrivée à la solution non seulement la plus simple, mais surtout la plus belle : s'aimer telle qu'elle est. Ce reportage est plein de bonne humeur et fait beaucoup réfléchir sur la relation que nous avons avec notre corps.

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Je souhaite de tout coeur que tu prennes le temps de regarder ces 3 magnifique reportages. Les regarder, ça a vraiment été fort pour moi. Autant (si pas plus), que de lire un énième livre de développement personnel. Je souhaite qu'il y ait plus de reportages de ce genre. À moins que... Tu en ais d'autres à me recommander ?

♥ ♥ ♥


PS :  Je te rassure, ils sont tous sous titrés en français ;)

jeudi 29 décembre 2016

On va s'aimer

Mon corps et moi, on n'a jamais vraiment été de très bons amis. Ou plutôt, il s'est toujours donné beaucoup de mal pour être mon ami alors que je ne cessais de le rejeter. Le soir, avant de prendre ma douche, je lui tâtais le bourrelet en le jugeant avec méchanceté. Quand je faisais du shopping, je le maudissais de ne pas rentrer dans cet énième pantalon que j'essayais. Je l'ai mis au régime, je l'ai affamé, je l'ai interdit, je l'ai caché,... Non vraiment, je n'ai pas été une chic fille sur ce coup-là. Mais très récemment j'ai compris qu'il était urgent que j'arrête d'être "such a bitch" avec lui. Que je devais à tous prix me faire pardonner pour tout le tort que j'avais pu lui causer et toutes ces fois où j'avais mal parlé de lui. Que mon corps était la "personne" avec qui j'étais H24, qu'il était grand temps de le traiter comme un ami. J'ai compris que je devais faire la paix avec lui, mais surtout, surtout, que je devais l'aimer, le chérir et l'honorer.

Quand on y pense, le corps humain est une machine super bien foutue. Et comme Lise Bourbeau le dit si bien au travers de ces nombreux livres : "Ton corps te parle". Tu as de l'acné alors que tu as 30 ans passé et que c'est censé être réservé aux ados ? Quel est le problème de ton adolescence que tu n'as pas résolu ? Que veux te dire le petit ado qui est en toi ? Ou bien, tu grossis encore et toujours ? Est-ce pour prendre de la place ? Quel place aimerais-tu prendre ? Tu as mal aux dents ? Et si tu mordais un peu trop sur ta chique ? On ne se rend pas compte comme ces petites expressions du quotidien en disent long sur nos maux. "Porter le poids du monde sur ses épaules, en avoir gros sur le coeur, en avoir plein le dos,..." Que te dis ton corps ?

Ce que mon corps m'a dit récemment, ou plutôt ce que j'ai compris, c'est qu'il était en très bonne santé et que je ne pensais jamais à le remercier pour ça. J'oublie à quel point mon corps est beau de par son génie. J'oublie de le remercier car il me porte chaque jour, moi, mes peines et mes sautes d'humeur. Il est là le matin quand je me lève à 6h, là le soir, quand je vais me coucher, il essaye de me rassurer comme il peut grâce à un fonctionnement impeccable. Ce corps est un magnifique bateau qui avance. C'est, le bateau de mon âme.

apprendre à s'aimer

Si je te raconte tout ça aujourd'hui, de manière toujours aussi désordonnée, c'est parce que 2017 approche à plus que grand pas, et à 32 ans je me suis dit qu'il était grand temps de créer de bonnes résolutions. En réalité, je n'ai jamais pris de bonnes résolutions. Comme tu le sais, j'aime me fixer un objectif, qu'il soit matériel ou non, et tenter de m'y tenir. Il y a 5 ans, mon objectif était de maigrir. Je me suis inscrite à Weight Watchers et j'ai perdu 10 kilos. Tu sais quoi ? 5 ans plus tard, j'ai tout repris. Je m'apprêtais à m'y réinscrire, en me disant quelle nouvelle chose je pouvais m'interdire, mais en allant voir ma coach la semaine passée je me suis rendue compte que je faisais fausse route. Il était plus que temps de m'accepter telle que je suis. Plus que temps d'arrêter de vouloir changer ce corps qui est le mien.

Je me suis demandée, avec 5 ans de recul, si j'avais été plus heureuse avec mes 10 kilos en moins. Tu sais quoi ? Pas le moins du monde. Durant ces 5 années, j'ai changé 2 fois de boulot. J'ai fait un "presque burn out". Je rentrais tous les soirs en pleurant. J'ai eu une gastrite sévère qui m'a empêché de jouir de la vie et qui me faisait "rejeter" tout ce que j'ingurgitais. J'ai été fatiguée et triste. J'ai repris mes 10 kilos sur une année et demi environ. Et cette année et demi a été une des plus belle. Quand je vois tout ce que 2016 m'a apporté, je suis tellement, mais tellement heureuse. Alors certes, 2016 m'a apporté 7 beaux kilos, des poignées d'amour, une nouvelle taille de soutien et un maillot trop petit. Mais 2016 m'a ramenée une famille unie, un nouveau plan de carrière, un amoureux chaque jour plus présent et des nouveaux amis.

En pensant à tout ça, j'ai pris mon stylo, j'ai ouvert mon journal intime (celui que tu ne peux pas lire), et j'ai écrit une lettre à mon corps. Une lettre, où je le remercie d'être ce qu'il est. Cette lettre que j'ai pour habitude de dédier à l'année qui vient de s'écouler, je l'ai dédiée à ce merveilleux bateau qui me fait avancer chaque jour. Je lui ai demandé pardon pour tout le mal que j'avais pu lui faire et pour toutes ces vilaines choses que je disais sur lui en permanence. Je l'ai remercié encore et encore. Je lui ai promis, qu'à partir d'aujourd'hui, j'allais l'honorer, le chérir, l'aimer et ne parler de lui qu'en bien. Le nourrir correctement, l'entretenir, le cajoler. C'est mon petit corps à moi. Le seul que j'ai. Le Merveilleux. L'Unique.

J'ai envie de t’emmener sur ce chemin là avec moi, et aujourd'hui, je ne peux que te conseiller de faire le même exercice que celui que j'ai fait. Écris une lettre à ton corps. Remercie le pour ce qu'il t'apporte, et promets lui de l'aimer et de faire de lui, ton nouveau meilleur ami. Tu te disputeras peut-être avec lui, comme avec n'importe quel ami, il y a des jours où ce ne sera pas facile, tu ne voudras plus le voir, plus lui parler, mais tu finiras par comprendre qu'il te veut du bien, et que toi aussi, tu lui dois du bien.
Allez vient 2017. Allez vient mon corps, on va s'aimer !
♥ ♥ ♥



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lundi 15 février 2016

Sélection Lecture ♥ Des livres qui font du bien

On me demande souvent quels sont les livres que je lis, surtout en développement personnel. J'avais déjà fait une petite sélection lecture il y a quelque temps, mais comme la question revenait, en voici une nouvelle. Autrement dit, une sélection lecture des livres qui font du bien. Qui mettent du baume au coeur, qui donnent du courage et un peu de confiance en soi. Des livres doudoux à toujours avoir près de soi. Je t'en ai sélectionné 4, que j'ai déjà lu et relu. La plupart de mes livres sont désormais sur Kobo (ou bien je vais les louer à la bibliothèque). Donc si jamais tu désires de nouvelles sélections, je devrais me passer de visuel photo et me contenter de ceux qu'on trouve sur le net. Dis-moi si ça t'intéresse quand même ? En attendant, voici ma petite sélection du jour.

Livre créatif et développement personnel


Steal Like an Artist d'Austin Kleon (en français Voler comme un artiste)


J'ai acheté ce livre fin janvier et je l'ai tellement adoré que je l'ai déjà lu deux fois. J'ai décidé de le prendre en anglais et ce pour deux raisons : d'abord pour garder mon anglais à jour, et ensuite parce que je ne voulais pas dénaturer les propos de l'auteur. Avoue que "Steal Like an Artist" sonne mieux que "Voler comme un artiste". Ce livre est une petite merveille et mine de bons conseils. Il se lit super facilement et je ne regrette pas de l'avoir pris en anglais car on le comprend facilement aussi. À l'intérieur des conseils et des petits dessins pour nous inspirer, nous aider à créer. Austin est lui-même artiste et brise bien vite le mythe de l'artiste marginal qui se dit "original". Pour lui, tout le monde s'inspire de quelque chose, tout le monde copie et en même temps personne ne copie "bien". Au-delà de ça, Austin donne de bons conseils pour trouver de l'inspiration, redonner confiance à notre petite âme d'artiste et nous encourager à ne pas baisser les bras. Comme je te dis, je l'ai déjà lu deux fois : la première en surface, la deuxième en prenant des notes. C'est ma nouvelle Bible. Je te le conseille si tu as souvent des pannes d'inspiration ou un problème avec le syndrome de l'imposteur dont nous sommes souvent victimes.

Livre Austin Kleon, voler comme un artiste


L'art de la simplicité de Dominique Loreau


J'ai acheté ce livre il y a quelque temps déjà. J'étais contente car j'avais trouvé cette mini-version en papier tout fin, tout léger pour seulement 3-4 euros. Depuis je l'ai aussi relu quelques fois mais je mets quand même une distance avec certains de ses conseils. Ce que j'ai aimé c'est le côté "simplicité". Ce livre m'a donné une nouvelle conscience sur ma façon de consommer mais surtout sur le fait que j'ai tendance à amasser du bazar inutile. J'aime beaucoup l'idée du "un nouveau contre un jeté". Alors il ne s'agit pas toujours de jeter, parfois il suffit de revendre ou de donner à qui cela fera plaisir, mais c'est sûr que je fais plus facilement le tri. Dominique nous conscientise beaucoup face à cette société de consommation dans laquelle on vit. J'ai adoré le début du livre. Par contre, j'ai moins aimé la seconde partie du livre qui a attrait au corps. Ces conseils m'ont mis un peu mal à l'aise, je ne me suis pas reconnue dedans et pour beaucoup de choses je la trouvais très stricte. C'est donc un bon livre pour tout le côté "consommation", être léger dans sa tête, mais un peu moins pour le côté "bien dans son corps".

L'Art de la Simplicité Dominique Loreau


La maîtrise de l'amour de Don Miguel Ruiz


Ce livre est juste magique. Comme son grand frère "Les quatre accords toltèques" c'est un bonheur de le lire. Je l'ai vraiment bien en mémoire puisque je l'ai relu il y a à peine deux semaines. Outre la maitrise de l'amour, Don Miguel Ruiz aborde dans ce livre la maitrise des relations, et nous rappelle à quel point il est important de s'aimer soi-même. J'avais besoin de le relire car je n'ai pas toujours une bonne relation avec moi-même, je suis très exigeante et pas toujours tendre avec ma personne, du coup, ça m'a fait énormément de bien de le relire. De relire que le bonheur vient de soi, pas de l'extérieur, pas des autres. Et qu'on doit prendre soin de notre bonheur. Ce que j'aime dans ce livre c'est qu'il est hyper simple à lire. Don Miguel Ruiz nous raconte des histoires, comme si nous étions autour d'un feu, des mythes, des légendes, avec des mots simples. Il n'y a aucune lourdeur. C'est vraiment un livre que je conseille à ceux qui n'ont pas l'habitude de lire du développement personnel. Mini bémol à la fin, la partie prière et "Dieu" que j'aime un peu moins et dans laquelle je ne me retrouve pas. Mais elle n'enlève rien à la magie de ce livre.

Don Miguel Ruiz La maitrise de l'amour


La sérénité de l'instant de Thich Nhat Nanh


C'est un livre qui ne paye pas de mine quand on le voit comme ça, et je ne suis pas sûre que je l'aurai acheté si La Mouette ne me l'avait pas conseillé, mais c'est un livre qu'il faut vraiment lire ! On le lit au calme, au ralenti, car c'est bien le sujet de ce bouquin. Une initiation à la méditation des temps modernes, au lâcher prise, au "prendre son temps". Thich Nhat Nanh est un moine vietnamien et donc qui mieux que lui peut nous apprendre l'art du zen ? Ce livre se lit aussi très facilement. On y retrouve quelques exercices simples pour apprendre à gérer ses émotions, respirer ou méditer dans le tram ! C'est un livre du quotidien qu'on peut prendre n'importe où, pour le reposer ensuite et réfléchir à son aise sur ce qu'on vient de lire. Une seule phrase me vient à l'esprit en pensant à ce livre "zen soyons zen".

Thich Nhat Nanh La sérénité de l'instant présent

J'espère que cette petite sélection lecture pourra t'aider dans tes choix et dans tes achats et qu'elle t'inspirera autant qu'elle m'inspire. Dis-moi si tu en achètes certains ou si tu les as déjà lu. Est-ce qu'ils t'ont plu ? En as-tu d'autres à me recommander ?

Bonne lecture !

♥ ♥ ♥

mercredi 6 mai 2015

J'ai décidé de manger sainement.

Mon corps, la bouffe, moi, c'est un sujet qui revenait souvent ici par le passé. Puis ces derniers temps, je l'ai un peu oublié. Pas que je ne m'intéresse plus ni à mon corps, ni à la bouffe, ni à moi, mais parce que j'avais bien trop peur de tourner en boucle. Que j'estimais, à travers mes articles Zermati, avoir fait le tour de la question. Et pourtant, on a jamais trop puisé dans ce genre de sujet. Pour les nouvelles qui me suivent, il est bon de revenir un peu en arrière et de poser les bases. Je suis une ex-régimeuse. J'ai commencé mon premier régime vers 14 ans (pour plaire à un garçon de mon école), et j'ai terminé mon dernier régime il y a un peu près 2 ans. Après plus de 20 ans d'emprisonnement, j'ai compris au détour d'une émission TV et de la lecture du livre du Dr Zermati, que non seulement les régimes étaient très mauvais pour la santé, mais qu'en plus, c'était comme une sorte de drogue. Et je peux te le dire, il m'a bien fallut 2 ans pour me désintoxiquer.

healthy food love your body
Dans un premier temps, j'ai eu comme une allergie à ce mot. Régime. Je ne pouvais plus le prononcer et je levais les yeux au ciel quand je lisais des articles sur la perte de poids. Tout ça en redécouvrant les joies des biscuits, des chips et de la mayonnaise. Et puis, j'ai arrêté les interdits. Arrêter de peser ma nourriture, de compter, ou de me peser 2 fois par jour. J'ai appris à remplir mes placards de tout ce qui me faisait envie en faisant taire la voix des points Weight Watchers.

Seulement tu dois bien te douter au vue du titre de cet article qu'il y a un mais, et en effet, il y en a un. Depuis 2 ans, en bravant mes interdits, j'ai aussi été à l'encontre de toutes les lois des régimes et de la bienséance alimentaire. Je pense que j'en avais besoin. Besoin de me faire un repas entièrement composé de Buggles et de chèvre, de me gaver de pizza et de boire des litres de café ou de coca. Je ne voulais absolument pas lire, entendre, voir quoi que ce soit en rapport avec le "manger sainement" et franchement, quand tu as passé 20 ans au régime, ça fait un bien fou cette nouvelle liberté, surtout si tu vois que malgré tout ça, tu ne reprends pas un gramme.

Et puis, c'est comme si mon corps a eu ses limites. Je ne pensais pas t'en parler ici, mais au mois de février on a découvert que j'avais une gastrite. Rien de bien méchant. Sauf qu'au moment où on l'a découvert, je me suis aussi choppé une gastro de la mort qui tue, et je peux te dire que j'ai été tellement malade, que j'ai comme eu un électrochoc. Et le verdict de la gastrite fut sévère : plus de soda, plus de café, plus d'alcool, plus de jus de fruits et plus de pétillant. C'est bien beau de manger n'importe comment sans reprendre de poids mais ça n'empêche pas de manger bien et de prendre soin de son estomac. A ce moment là, j'ai aussi lu le livre d'Oprah Winfrey et cette grande dame habitué des régimes y disait quelque chose comme : "Quand je veux manger un paquet de chips, je me demande d'abord si en faisant ça je me fais réellement du bien". Et depuis cette phrase ne cesse de tourner dans ma tête. Mon corps n'est pas une poubelle. Est-ce que quand je mange, je me fais réellement du bien ?

Aussi, en lisant (pour la première fois depuis longtemps) quelques articles sur "le manger sainement" j'ai compris qu'il était possible de manger bien, sans pour autant faire régime. Sans se priver. Et en faisant du bien à son corps. Depuis une semaine, j'ai repris le chemin de mes livres de cuisine, et j'ai décidé de manger mieux (et par là je veux dire, arrêter de m’empiffrer de cochonneries industrielles). Je me suis dit que si j'avais pu arrêter le café et le coca ces 3 derniers mois, je pouvais faire mieux encore. J'ai fait du crumble au pomme comme dessert devant notre série préféré. J'ai acheté du très bon fromage blanc pour le petit déj du matin (dans lequel j'ajoute du granola que j'ai fait moi même et des fruits). J'ai arrêté d'acheter des chips et des biscuits industriels avec pour leitmotiv "si je veux en manger, je n'ai qu'à le faire moi même". Je n'ai pas envie de me frustrer, et si vraiment un jour j'ai très envie de m'enfiler un bon gros Quick, je le ferai. Mais je pense que ceci est un cercle vertueux que je suis en train de construire. Quand on mange bien, on a envie de manger bien. Et grande surprise, hier, à 17h, j'ai eu envie de manger une pomme, chose qui je peux te dire, arrivait très rarement.

Ce matin en regardant une vidéo sur Youtube, j'ai retenu une paragraphe très juste : manger sainement, il faut le faire parce qu'on s'aime, parce que c'est bon pour nous, pour notre corps, pas dans un but superficiel comme perdre du poids pour atteindre un idéal physique. Depuis une semaine, je me sens moins lourde, moins gonflée, et surtout je suis très fière de pouvoir dire "je mange sainement.... et non je ne fais pas régime" ! Le plus dans tout ça ? Comme je garde bien en tête les préceptes de Zermati (je mange quand j'ai faim), je ne prends pas de poids non plus. Il est encore long le chemin du bien être physique et mental que je cherche face à la nourriture, mais je sais que je suis sur la bonne piste, que je fais des pas de géants, et surtout, je suis fière de le faire par amour pour mon corps.


samedi 14 février 2015

Mes conseils pour en finir avec l'acné.

L'acné et moi, comme tu le sais déjà, c'est une longue histoire. Tout a commencé l'été de mes 12 ans. Sortir de l'enfance, trouver son amie la Puberté... Et tous ses petits copains dont on se serait bien passé. Tu situes ? Je sais que tu situes. Du coup, depuis 18 ans (mon Dieu, de dire ça je me sens terriblement vieille) j'ai pu emmagasiner tout un tas d'infos et d'intox sur l'acné. Je me suis renseignée, j'ai vu 2-3 dermatos différents, j'ai lu, j'ai regardé des vidéos YouTube et comme tu peux t'en douter, j'en connais un rayon. Et parmi tout ce que j'ai pu lire, je pense que ce qui m'a toujours le plus déranger ce sont justement ces articles sur "Les conseils pour en finir avec l'acné". Non pas que ces conseils soient faux, ou mal prodigués, mais qu'ils ont toujours eu le don de me déprimer. Parce que non seulement j'ai une longue histoire avec l'acné, mais j'ai aussi une longue histoire avec les régimes. Du coup lire que je dois faire attention à mon alimentation (même si ce n'est pas tout à fait faux) ça ne m'aidait pas vraiment. Aussi, j'ai décidé moi aussi de te faire part de mes conseils. Parce qu'une personne n'est pas l'autre, et que ça peut peut-être t'aider. Je tiens tout de même à rappeler que je ne suis pas du tout dermato, ni médecin, ni esthéticienne ni quoi que ce soit, mais je veux surtout te faire part de mon expérience

conseils anti acné

1. Ne pas hésiter avec les dermatos.

Que l'on s'entende, il y a acné. Et acné. C'est une chose d'avoir 2-3 boutons de façon ponctuelle, et de batailler depuis des années avec toute l'armada. Quand j'étais ado, je n'ai jamais vraiment été chez un dermato pour ce problème là. Je pense surtout parce qu'on se dit toujours "je suis adolescente, c'est normal, ça va finir par passer avec l'âge". Mais quand j'ai eu 25 ans, que j'avais toujours des indésirables sur la tronche, il fallait en finir. Pourtant je n'ai attendu que mes 29 ans pour me décider. Je voulais te rassurer aussi que le premier dermato ne sera pas forcément le bon, celui qui te faut. Un peu comme tous les médecins finalement. N'hésites pas à y retourner, à faire jouer un deuxième avis. Personnellement c'est mon deuxième dermato qui m'a vraiment convenue et écouter (je t'en faisais part juste ici). Et depuis que je la vois elle, ça va vraiment beaucoup mieux ! Alors le dermato c'est sûr ça coûte un peu d'argent, mais mieux vaut l'avis de un (voir 2 ou 3) professionnel, que tester tout un tas de crèmes soit disant miracle. Entre nous, plus un produit se promet d'être miracle, moins il l'est (et ça c'est Lauren Conrad qui l'a dit).

2. Avoir une bonne hygiène de vie.

Et par là je veux dire, de bonnes habitudes. Pas mal de personnes conseillent de faire attention à son alimentation (sucre, graisse, lait, charcuterie,...). Bien sûr il faut manger de tout, et sainement. Mais si comme moi tu fais des fixettes sur la bouffe, sur ton poids, sur ton corps, cela ne va pas t'aider. Oui parce que le stress peut empirer ta santé (acné ou autre) tout autant que ton alimentation. Et si faire attention à ce que tu manges est une source de stress... Les boutons arriveront. Je te le dis, parce que c'est ce qui m'est arrivé. Alors quand je dis "avoir une bonne hygiène de vie" je parle surtout des routines à installer et de s'y tenir. Se laver le visage 2 fois par jour, mettre tel crème à tel moment, ne pas zapper le démaquillage, faire du sport, bien dormir, être zen, boire de l'eau,... C'est cet ensemble de choses qui t'aideront et à te sentir bien, et à aller mieux.

3. Se laver le visage ? Oui mais pas trop.

Ma routine est simple : je passe un coton d'eau micellaire le matin et le soir je savonne. Basta. On y va mollo avec sa peau. On lave en douceur avec des produits adaptés. On tapote son visage en douceur avec une serviette. Et on y va mollo avec les gommages  ! Personnellement, je ne gomme plus du tout mon visage. Je n'en ai pas besoin. Je me lave le visage 1 fois par semaine avec une brosse électrique pour un nettoyage plus profond mais c'est tout. Vraiment, ta peau a besoin de douceur (tout comme toi, ton esprit, ton corps), ce qui veut dire aussi qu'on choisit un gel nettoyant doux et pas agressif.

4. On s'écoute.

On écoute le dermato oui, mais on essaye aussi de s'écouter soi même. Quand j'ai publié mes articles sur "Mon histoire d'acné" certaines personnes m'ont dit (par exemple) que c'était pas très bon d'utiliser du Cicalfate. Mais moi je sentais que ça me faisait du bien. Je n'y ai pas été comme une grosse bourrue, j'ai continué et je l'utilise toujours. Ma peau s'en porte très bien. Donc les conseils (oui, même les miens) ils ne sont pas à prendre au pied de la lettre. Et c'est valable pour tout dans la vie : on fait jouer son libre arbitre. Tout n'est pas bon à prendre. Il faut pouvoir connaitre sa peau (apprendre à la connaitre d'ailleurs). Il y a plein de signes assez rapides qui te diront si ta peau supporte ou non quelque chose. D'ailleurs, deuxième exemple, ma dermato voulait à tous prix me prescrire des antibios, je ne le sentais pas mais je l'ai fait, et finalement je ne les ai pas du tout supporté. Comme quoi hein....

5. Apprendre la patience.

Je suis la plus grande impatiente que la terre ai faite. Pourtant, gérer mon acné m'a appris que rien ne sert de courir. La peau met du temps à se régénérer. Un traitement peut donc prendre du temps avant de donner des résultats. Tout comme des cicatrices qui peuvent mettre du temps à partir (il y en a 2-3 qui me donnent du fil à retordre depuis 6 mois !). Il ne faut pas désespérer, il faut continuer, tout vient à point à qui sait attendre. Le mieux dans ces cas là c'est de prendre des photos, une fois par mois, et promis, l'évolution tu la verras. Souvent aussi quand on commence un traitement, il y a une grosse poussée d'acné. Il faut se rassurer, cela ne veut pas forcément dire que ça ne marche pas, attends de voir. Être patient(e) ça veut dire aussi, ne pas changer de produits toutes les deux semaines. S'en tenir justement à sa routine et à ses bonnes habitudes de vie.

6. ... et la zenattitude !

Pour moi c'est vraiment pas gagné. Loin de là. Mais c'est vrai que j'ai essayé de déstresser pour mon acné et j'y arrive tout doucement. Me dire que "ok j'ai des boutons, mais ce ne sont pas eux qui vont gagner et prendre le dessus sur celle que je suis". Du coup, je vois aussi que ça paye. Stresser ça veut dire qu'on angoisse à l'arrivée d'un bouton. On le sent qui picote, on veut en finir vite (ha haaaa, patieeeence) alors on triture. On lit n'importe quel conseil et bardaf, le petit bouton qui aurait pu partir facilement est devenu un énorme truc sur ton visage. Alors que si on apprend à déstresser, on fait le bon geste. Et puis souvent, quand on est zen, les boutons ne débarquent pas. Et pour devenir zen, tous les moyens sont bons : colorier, faire du sport, sortir, écouter de la musique, dire à son corps à quel point il est formidable et qu'on le lui rendra, ...

7. Ton corps te parle.

Si. Promis. Et je suis prête à parier que ces vilains boutons veulent te dire quelque chose. Tu n'as jamais remarqué qu'un bouton arrivait le jour le plus important de ta vie ? Que comme par hasard il a choisit ce moment là pour pointer le bout de son nez ? On en revient au point 6. Refouler son stress peut faire éclater un petit bouton. De même pour la colère aussi. Si tu veux en savoir plus, je te propose de lire les livres de Lise Bourbeau qui a étudié tout ça pendant des années. C'est très intéressant... Et criant de vérité ! Il parait que comme l'acné arrive souvent avec l'adolescence, si étant adulte tu te bats toujours avec, c'est que l'adolescente qui est en toi se bataille encore toujours contre un problème surgit à cette époque. Prends le temps d'analyser, tu verras, ça surprend !

8. Ne mets pas tout et n'importe quoi sur ta peau.

On en revient un peu à cette histoire de routine et de patience. La peau met du temps à se renouveler. Il lui faut donc du temps à assimiler un produit. Pour ma part, j'aimerais vraiment tester les masques Glam Glow. Et ce dernier fond de teint Lancôme me fait vraiment rêver. Mais non. J'ai mes crèmes, elles me vont. Je suis suivie par ma dermato, je sais ce qui me convient, pas la peine de changer juste pour voir. Le matin c'est mon eau micellaire, le soir mon gel visage, entre mes crèmes de pharmacie, et pour me maquiller c'est mon très cher fond de teint Lily Lolo. Il ne faut pas forcément changer une équipe qui gagne.

9. En apprendre un peu sur la cosméto.

Et par là je veux dire : lire les étiquettes. Je n'en connais pas un grand rayon, mais je sais par exemple que les silicones bouchent les pores et ne font pas bon ménage avec l'acné. Il est toujours mieux de privilégier les produits non-comédogènes. Je suis toujours un peu choquée quand je vois des YouTubeuses / blogueuses qui se plaignent d'acné mais qui utilisent des fonds de teint super couvrant, bourrés de silicone. Je pense que ça n'arrange rien. Je ne suis pas à dire qu'il faut absolument passer au bio (à nouveau, il faut s'écouter) moi même j'utilise des "médicaments" ou du La Roche Posay, mais il y a certaines choses qui peuvent aider, comme d'autres qui peuvent empirer. Même dans le bio... Personnellement, j'essaye de faire confiance à la mention "non-comédogène" et si j'ai un doute, je passe souvent faire un tour sur le site Beauté Test. Dès que je vois que plus d'une personne parle de boutons qui sont apparus, je prends mes jambes à mon cou !

Si j'ai d'autres conseils en tête, je te ferai peut être une seconde édition, en attendant n'hésites pas à venir mettre ton grain de sel en commentaire. Je ne voulais pas axer cet article sur les conseils qu'on à l'habitude de voir comme "boire beaucoup d'eau, changer sa taie d'oreiller, ne pas se tripoter et arrêter les charcuteries". Bien sûr tout ça peut aider, mais je pense que combattre l'acné c'est un ensemble de plein de choses, et qu'être bien dans sa tête est une des plus importantes. Patience, bonnes habitudes, zenattitude et au débarras les boutons !

♥ ♥ 

Joyeuse Saint Valentin à tous(tes)

mardi 29 juillet 2014

Et si on se jugeait toutes bien trop mal ?

Depuis quelques temps maintenant, je suis retombée dans ma vieille spirale "je me sens grosse". En fait, pour être honnête, je me vois grosse. Chaque jour. Chaque matin. Chaque soir. Devant le miroir je me tâte. Je me tripote. Je me juge. Ça a recommencé il y a 2-3 mois quand ma balance affichait +2. Comme ça. Sans prévenir. Disons, au moment où j'ai voulu arrêter le sucre pour l'acné. Et puis mes deux nouveaux copains n'ont pas voulu me lâcher et ont commencé à me mener la vie dure. Me susurrant à l'oreille des choses pas très sympa. L'acné faisant, les boutons toujours là, malgré les 30 ans, j'ai commencé de plus en plus à me sentir mal. Moche. C'est ça le mot. Celui que je n'osais pas et ne voulais pas t'écrire.

Et puis est venu ce premier juillet. Jour de mes 30 ans. Ce jour plein de promesses et que j'attendais depuis l'âge de mes 15 ans. Je l'attendais comme une délivrance comme le "je suis une adulte maintenant je n'ai plus de boutons et je m'affirme car je me sens bien dans ma peau". Parce que j'avais lu qu'à 30 ans on s'acceptait enfin. Qu'on était femme. Belle. Épanouie. Mais ce mardi n'a pas changé du lundi. Tout est resté pareil. Malgré mes efforts, mes soins, mes progrès, mon Zermatage durant cette dernière année. Une déception est née. Plusieurs à vraie dire. Je suis une adulte oui, mais mon corps n'a pas changé. Je suis la même. Une de mes sœurs ne me respectent pas plus qu'avant, ne me laisse toujours pas parler pour dire ce que je dois dire. Malgré mes 30 ans. Malgré que je sois une adulte. Je reste toujours la "petite". Dans la rue, on me dit "tu", on me demande la réduction étudiant. J'ai des boutons. J'ai 30 ans.... Et oui, je suis toujours mal dans ma peau.

Alors j'ai pris mon corps avec moi et on a été faire un tour. Pour nous offrir un joli bikini. Après tout c'était mon anniversaire, je devais me faire plaisir. Me faire du bien. Et là, malheur. La pire idée de ma vie. Des bikinis conçues pour les fillettes, partout. Des formes inadaptées avec des cordelettes en mode "gigot d'agneau". Moi qui cherchait désespérément la coupe parfaite pour mes petits seins et mes cuisses pleines. Je rentre déprimée. Pas plus avancée qu'avant. Un bon pas en arrière même. Je me dis que je suis bête, que j'ai 30 ans qu'il est temps maintenant d'en finir avec mes complexes d'ados. Que de me cacher sous mes leggings ne m'aidera pas. Qu'aujourd'hui je dois me sentir belle. Bien. A mon goût.

Mais les jours passent. Une remarque maladroite d'une personne de mon entourage (à propos de mon acné justement). Mes 2 p'tits potes qui ont décidé d'élire domicile. Les vacances qui approchent et ce foutu bikini que je ne trouve pas : trop grand, trop petit, trop serré, trop simple, trop sexy. Un trop de tout. Tout ça, jusqu'à aujourd'hui... Une histoire incroyable qui me fait reprendre ma plume. Une histoire où je me dis mais mince alors (c'est le cas de le dire) et si j'avais tout faux ?

Je te plante le décor.

Récemment est arrivé une nouvelle collègue. Super charmante. Super sympa. Super jolie, peu sûr d'elle. Une fille que j'ai envie de prendre sous mon aile. Elle est grande, mince. Je me dis au fond de moi que plus tard je veux être comme elle. En réalité elle a le même âge que moi et étrangement les mêmes complexes. Je me dis que c'est une mince de plus qui se prend pour une ronde. Je la regarde, en mini short, je l'envie un peu. Et aujourd'hui, au détour d'une conversation elle me dit de but en blanc qu'elle fait un bon 40-42. Je ris. Ris jaune. Ris vert. Ris de toutes les couleurs de l'arc en ciel car non, de chez non. Moi, Odile Sacoche, je suis sûre que cette fille fait un 36. Je suis sûre de moi. A 100% ! Tellement sûre. Elle, tellement grande du haut de son mètre 78. Elle, tellement fine avec ses jambes de gazelle.

De défi, je sors mon mètre ruban et je lui dit : "Si c'est comme ça, je prends tes mesures pour te rassurer et te prouver que tu as tort ! Moi je fais un bon 40, je connais mes mesures et tu va voir qui est la rondinette de nous deux ! Tu es bien trop dure avec toi même et tu verras que tu es si mince ! ".

Qui vivra verras.

J'ai pris ses mesures.

Son tour de taille : 76.

Son tour de hanche : 106.

Si je me rappelle exactement de ses chiffres à elles... C'est parce qu'elle à les mêmes que les miens. Mais avec 15cm en plus.

Elle s'est mise à rire. A rire. Pas de moi non, mais de ma tête. De mes certitudes ébranlées. Je ne voulais pas le croire. Je lui ai dit : "C'est impossible, tu es plus mince que moi ! ". Je ne cessais de le répéter. "C'est impossible ! J'en suis sûre ! Tu as triché !". Mais c'est moi qui avait pris les mesures, et les chiffres ne mentent pas. Je ne mens pas. Elle m'a répondu : "Mais non, tu vois ? Je suis comme toi ! Tu te juges bien trop mal, tu ne te vois pas ! Mais regarde toi !"

Je viens de rentrer chez moi et j'essaye de me regarder avec ses yeux à elle. Où plutôt mes yeux à moi, qui la regarde elle. Je me répète ses paroles "tu ne te vois pas". Si je suis comme elle, je devrais me voir comme je la vois elle (les 15cm en moins entendons nous bien). Et si c'était moi cette énième fille mince qui se voit ronde ? A quel point la réalité dans laquelle je vis me déforme face au miroir ? A quel point l'image que j'ai des jolies filles déforment ma propre image ? Quand arrêterais-je de me juger si sévèrement, et surtout, quand arrêterais-je cet hyper-contrôle physique (bouton, acné, make up, cheveux, corps,...) pour atteindre une perfection balayée en un coup de chiffres à se demander sur quoi elle repose ? Quel est donc ce voile que j'ai devant les yeux qui m'empêche de me voir belle ?

... Et si nous, les complexées, on se jugeait toutes bien trop mal ? A toujours vouloir courir vers cette perfection qui n'existe pas ou qui n'existe que dans notre tête... 

Ça mérite réflexion, non ?


♥ ♥ ♥

dimanche 16 février 2014

Chasser le naturel ?

Je suis une personne tout ce qu'il y a de plus normale. Que l'on s'entende bien, je n'essaye pas de me flageller pour recevoir des compliments. Non, juste je constate. Dans la rue, on ne se retourne pas sur moi : ni parce que je fais peur, ni parce que je dégage le charisme. Je suis une citoyenne lambda, une passante parmi la multitude des autres passants. De ce constat naît deux réflexions : la première c'est que je suis bien chanceuse, d'être comme je suis. Je n'attire pas les moqueries, les regards déplacés ou les injures. Je peux sortir en pyjama le dimanche matin pour sortir Jules sans risquer de me retrouver dans le Voici. La deuxième c'est que, parfois, j'aimerais être au milieu des attentions de par tout ce que je pourrais dégager. 


Pour pallier à ma "normalitude", j'ai appris très jeune à me maquiller. J'ai vite pris conscience qu'un visage normal, cela pouvait se travailler. S'embellir. Se mettre en valeur. Aussi dès l'âge de 16 ans, les gens ont commencé à me connaître comme ça. La fille aux yeux noirs. Si bien que ce petit "atout" a fini par ne plus me quitter. Le maquillage et moi, on était devenu potes. Un peu trop potes. Aujourd'hui je suis à ce stade, où je voue carrément une dépendance pour lui. Oui. Je ne peux plus sortir nue. J'en suis même arrivée à cette conclusion, le dimanche, quand je sors le chien en pyjama, et que forcément je ne suis pas maquillée, je me trouve moche. Du coup, je me tiens mal, je me cache sous ma capuche, je marche la tête baissée et le dos voutée. Ouais. Je me sens moche, et je me comporte en tant que telle. Raser les murs, ne pas attirer l'attention, au mieux éviter que l'on me regarde. Sans aucune confiance en moi. Au plus petit, au mieux. En voilà une belle croyance à briser.

Aussi, l'autre jour, alors que je regardais une vidéo spectaculaire sur Youtube d'un avant/après make up, je me suis rendue compte que je n'étais pas la seule dans ce cas là. A savoir, ce cas où le maquillage te sublime. De là, est parti une discussion assez profonde avec mon copain sur le pouvoir du maquillage mais sur ces effets néfastes aussi. Non seulement parce que pour la plupart des marques ils y foutent tout un tas de trucs dégueulasses, mais en plus, parce que pour certaine personne, selon lui, le maquillage est un leurre. Imagine toi aller en boite, boire un coup, rentrer avec un mec (une nana), et le lendemain matin il enlève tous ses attraits. L'alcool ne faisant plus effet, tu te sentirais même un peu dupée. Mais qui est donc cette personne dans mon lit ? Au delà de ça, on pourrait même se demander le pourquoi du maquillage ? Pour se satisfaire soi même, ou pour plaire aux autres ?

Depuis, je m'interroge pas mal là dessus. Je vois aussi de plus en plus de photos Pinterest sur cette fameuse technique du contouring à la Kim Kardashian, et même si l'effet est assez spectaculaire, je me demande jusqu'à quel stade nous devons aller au nom de la "sublimation". J'avoue que cette technique me met assez mal à l'aise. Quel nombre de produits devons nous utiliser, à quels effets spéciaux devons nous avoir recourt, combien de couche de fond de teint, d'highlighter et de blush pour ce rendu qui se veut "naturel" ? La nature ne serait-elle pas de ne pas nous maquiller ? De nous accepter telle que nous sommes ?

Je suis loin de faire ce pas. Cet été, avec tous mes problèmes d'yeux sensibles, j'ai vécut une véritable angoisse à l'idée de devoir me séparer complètement de mon eye liner. Seulement le verdict était là, c'était lui qui me causait des problèmes. Après deux semaines de vacances au soleil, je redoutais ce lundi où je devais arriver sans eye liner. Mon atout depuis toujours. Et ce qui est arrivé m'a le plus étonné. Personne n'avait rien remarqué... Rien du tout. Autrement dit, je faisais une fixette inutile. C'est aussi pour ça que ces temps ci je m'intéresse tant au maquillage neutre, le fameux "make up no make up", et le parcours de Bobbi Brown, grande prêtresse du naturel. Je voudrais pouvoir en faire le moins, sublimer le plus, jouer de mes atouts à moi (et pas de ceux de la paillette qui brille de mille feux).

Il est un fait, que mon deuxième plus gros complexe est mon visage "à nu". Je ne peux me passer de mes artifices, ni laisser mes pores et mes comédons se débattre seuls, menant une sorte d'anarchie et de dictature de la non-netteté. Je combats contre les rougeurs, les aspérités et les cernes. C'est sûre, grâce au maquillage, le matin quand je sors de la salle de bain et que je me regarde dans le miroir, je me trouve belle et rayonnante. Je prends confiance en moi. J'ai l'allure fière et la tête droite. Mais il y a un revers à cette médaille : c'est que cette assurance s'efface au fur et à mesure de la journée et de mon maquillage... Si bien que j'en arrive à me demander, dans quel mesure, le maquillage est mon allié...

♥ ♥ 

Crédit photo : via We Heart it

lundi 27 janvier 2014

Je Zermate #3

Je voulais attendre un peu avant de revenir avec cet article Zermati. Depuis la dernière fois, en octobre, il y a eu les fêtes de Noël. Et quel est le pire cauchemar de la fille qui a des problèmes relationnels avec son poids ? Les fêtes de Noël justement. Manger, boire, se gaver. Profiter jusqu'à plus faim et jusqu'à plus soif. Cette période était la meilleure pour tester mes théories, me rassurer, et prendre confiance. Donc, aux alentours du 20 décembre, avant toutes les festivités, je me suis pesée. Tout en gardant en tête ma nouvelle règle, pas de pesée avant 1 mois. Tu a bien compris, c'était un calcul bien rodée, puisque, en me pesant le 20 décembre "je n'avais pas le droit" de me peser avant le 20 janvier. J'ai tenu, jusqu'au 17. Pas mal, nan ?

J'ai conscience que la règle number one de Zermati c'est de désacraliser les chiffres. Ces petits trucs sur la balance qui vont régir ton humeur. Mais là, je me suis dit qu'il était nécessaire de t'en parler (si tu ne me suis pas depuis longtemps) pour que tu te fasse une idée. Pour te dire que oui ça marche. Mais surtout, le message que je veux faire passer avec mes Zermatages, c'est que STOP. Je t'en supplie. Arrête avec les régimes. Arrête de te bousiller le corps. Arrête de le mettre à jeun, de le nourrir, de le remettre à jeun, de le re-nourrir. Il est temps d'être en paix avec toi même, pour la simple et bonne raison, que si j'y arrive, tu peux y arriver aussi. Parce que longtemps, j'ai été Miss Régime, que je les ai tous, oui TOUS essayé, et que même si je perdais, je reprenais tout, et surtout j'entretenais mon malaise avec la nourriture. Une sorte de cercle vicieux.

Pour revenir plus tôt dans mon histoire, j'ai fais mon premier régime à l'âge de 14 ans. A l'époque, j'étais amoureuse d'un garçon, et on avait prévu une journée Aqualibi quelques mois plus tard. J'ai pris la table des calories et j'ai suivis un régime de 1000 calories par jour. Si j'étais grosse ? Non, je n'ai jamais été "grosse". Mais j'avais des kilos en trop. Je faisais un 40. Les magazines nous ont appris, que les chiffres de taille qui commencent par 4 ne sont pas nos amis. Ce premier régime a été le premier d'une longue série. Pour passer du 4, ou 3. Pour perdre 3kg, 5kg,... Et un jour, à l'aube de mes 27 ans, je me réveille un matin, avec 71 kg au conteur, pour 1m63. Comme à cette époque je ne connaissais pas Zermati, je décide de prendre les choses en mains et de suivre Weight Watcher. Une belle réussite puisque je suis descendue jusque 61kg. Je ne vais pas cracher dans la soupe, WW m'a appris l'importance de l'alimentation variée, des légumes, des fruits, des viandes maigres, des bons sucres,...

Mais ce que je ne savais pas c'est que WW allait aussi m'apprendre la rigueur. Noter, peser, vérifier, contrôler. Encore et toujours. La notion de "faire attention", qui est tellement destructrice au quotidien. Ponctuellement, compter ses points sur une année, c'est jouable. Mais avec WW, on comprend vite qu'il faudra compter toute sa vie. J'ai commencé à développer une espèce d'addiction aux chiffres, à la balance, au point, au kilos, au gramme. D'une pesée par semaine, je suis passée à une par jour, et puis deux par jour. Je commençais une fixette monstre, de peur de grossir, de tout reprendre et en devenant de plus en plus malade avec les chiffres, le "pire" arriva : le compteur commençait à remonter. 

Alors voilà où j'arrivais: 1 semaine de régime, 2 semaine de Byzance, 1 mois de régime, 1 semaine de Byzance. Et de la culpabilité à chaque bouchée. Beaucoup trop. Lors d'un de mes articles à ce sujet, une lectrice m'a conseillé de lire Zermati. Je l'ai lu en avril, et au même moment je regardais cette fameuse émission de FR2 sur les régimes (revoir la vidéo "La vérité sur les régimes"). Il m'a fallut 6 mois pour vraiment prendre conscience de tout ça, des théories de Zermati, les intégrer et surtout les accepter. Faire confiance à autre chose qu'aux régimes.

Au mois d'août, j'étais revenu à 65 kilos accompagné d'une certaine angoisse mais aussi d'un ras le bol des régimes. J'ai donc relu Zermati, et re-regardé l'émission de FR2. Depuis septembre, j'écoute ma faim. Je mange CE QUE JE VEUX. Je fuis au possible les articles, blogs et émissions régimes. Et même si je développe une réelle allergie à tous ces mots, je me libère des dictatures que je m'étais imposée.

Ce qui doit t'intéresser c'est aujourd'hui, où j'en suis ? Et bien je me suis donc pesée le 20 décembre, le compteur affichait 63.3 kilos (autrement dit depuis août, j'ai perdu du poids en mangeant comme j'en avais envie à condition d'avoir faim). J'ai passé mes fêtes de Noël, j'avais parfois faim, parfois pas. Je me suis ni goinfrée (parce que depuis que je Zermate, je ne me goinfre plus), ni affamée. Et au 17 janvier, je pesais 63.4 kilos. Parallèlement à ça, je me demande toujours "est-ce que j'ai faim", "est-ce que mon ventre gargouille", "est ce que j’éprouve un sentiment de satiété" ? Mais je sens que ces questions se font moins fréquentes, doucement, je retrouve une façon naturelle de manger, sautant parfois un repas, mangeant trop à un autre, m'autorisant un verre de vin ou une viande grasse. Dès que je me surprend à me dire "tiens combien de calories dans ce truc", je me reprend en me disant "on s'en fout mais dis moi si tu as faim"...

Voilà. Je n'ai plus d'autres mots. D'autres chiffres. D'autres preuves. Je voudrais te convaincre et faire bouger les choses, même si je prends conscience qu'il n'en tient qu'à toi. Sur ce coup là, il va falloir que tu me fasse confiance, mais surtout, que tu fasse confiance à ton corps. Parce que tu sais quoi ? Paraîtrait-il que le corps humain est plutôt bien fichu, et que même il peut se réguler tout seul.... Le reste... C'est dans la tête.



♥ ♥ 

Crédit photo : Pinterest

samedi 30 novembre 2013

Tout ce qui a changé grâce à Zermati

Cela fait 2 mois maintenant que j'ai commencé à Zermater. Et cela fait aussi 1 mois que je n'avais plus fait d'articles sur mon "avancement". C'était volontaire de ma part, histoire de pouvoir donner un avis sur un moyen terme après avoir passer l'euphorie des débuts. Avant de rentrer dans le vif du sujet, je voulais quand même rappeler que Zermati ce n'est PAS un régime. Même si son livre à un titre assez tapageur, en vérité, Zermati propose juste de se réconcilier avec la nourriture et avec son corps. En lisant le livre, en regardant des reportages, je me rends compte que Zermati a très bien compris la psychologie féminine, et que nous les femmes nous avons besoin de ce genre de titre miracle pour acheter un bouquin, et le lire. Si je me permets d'insister encore (et encore) là dessus, c'est parce que récemment je suis tombée sur un article, d'une jeune fille qui en introduction utilisait un ton assez ironique, un ton du genre "et les filles, j'ai perdu 10 kilos sans rien faire, en mangeant du chocolat et des burritos, et sans bouger les fesses de mon sofa". Au début j'ai cru y lire un article Zermati, mais la suite c'est avérée décevante puisque c'était simplement un article du genre "réveillez vous les filles, c'est impossible, pour maigrir il faut souffrir".

Et bien j'ai envie de te dire C'EST ENTIÈREMENT FAUX. Tu peux maigrir sans souffrir, et il y en a suffisamment de preuve maintenant, j'en cite 3 rapidement : Caroline du blog Pensée By (moins 15 kilos) , ma soeur (qui a déjà perdu 8 kilos ) et moi. Et oui, nous sommes au 21° siècle, siècle des miracles ! 


Voilà, voilà, mon introduction tapageuse étant faite, je peux revenir à nos moutons et te lister tout ce qui a changé depuis que je Zermate.

♥ Je mange ce que je veux. Mais quand je te dis, ce que je veux, c'est ce que je veux. Petit clin d’œil sur ma photo, avec ces délicieux petits biscuits sucrés que les magasins sortent chaque année à Saint Nicolas. Mais je ne mange pas que des biscuits sucrés je te rassure. Si je dois te donner des exemples, voici tout ce que j'ai pu ingurgiter depuis 2 mois : des chips, des biscuits, des fruits, des légumes, de la viande maigre ou grasse, des pâtisseries, du poissons, des œufs, des crêpes, du fromage, du Quick, de la pizza,.... Tu l'as compris, tout ce qu'on peut trouver dans un super marché. TOUT !

♥ On pourrait croire que du coup, j'ai une hygiène de vie vraiment crados, et que je mange comme un goret, mais pas du tout. Déjà, je vais au sport une fois par semaine (le miracle de mon année 2013), ensuite le soir j'ai des repas tout à fait "sain" composé de viande, de légumes et de féculent. Je mange un fruit par jour, des laitage. Mais ! Mais j'ai introduit dans mon alimentation des choses que je ne mangeais plus du tout, car persuadée que cela faisait grossir. Par exemple: des gyros, de la saucisses, des biscuits, des chips. C'est simple, il n'y a plus de règles. Pour te dire, j'ai même bu, un vrai Fanta. Je veux dire, pas un light. Non un vrai, plein de sucre et tout. 

♥ Mes placards n'ont jamais été aussi remplis, et surtout, le reste. Beh oui, Zermati a raison, quand on sait qu'on peut TOUT manger, du moment qu'on a faim, ça désacralise le truc. On se rend compte qu'on est comme des enfants : si on nous interdit quelque chose, on le voudra à tous prix et si pas, bah voilà. Donc, j'ai vachement moins d'envie qu'avant. Et comme je comble mes envies, petit à petit mes pulsions se sont évaporées comme de par magie.

♥ Je mange quand j'ai faim. Donc, quand mon ventre fait ses jolis petits cris : croui-croui (ouais comme un petit cochon). De ce fait, si je n'ai pas faim.... Beh je ne mange pas. Et du coup, je me rends compte que j'ai pas si souvent faim que ça, et surtout, que je peux tenir facilement quelques heures sans que mon ventre ne fasse ce son merveilleux.

♥ Je saute de plus en plus le petit déjeuner. En me levant je n'ai souvent pas faim (souvent parce que "trop" mangé la veille au soir), elle arrive seulement quelques heures plus tard, et selon que je suis proche ou non du repas du midi, je mange plus ou moins grand. Exemple de petit dej: une tartine au chocolat blanc, un biscuit petit Déjeuner, un fruit, un yaourt, un thé, une couque, une part de tarte,...

♥ Je ne mange quasi plus de collation. Puisque mon petit déj est décalé d'une heure ou deux, ça nous fait 10h, et comme j'aime aller manger à midi avec mes collègues, et bien voilà. L'après midi, j'ai parfois un petit creux, mais j'ai toujours un petit paquet de quelque chose dans mon tiroir (des cracottes salés Lu, des biscuits petit Dej, des nic nacs, des gauffres au chocolat,... tout ce qui se transporte facilement et en emballage individuel).

♥  Je ne mange plus "en prévision de". Tu sais, ce qu'on se dit quand on a sport, où quand on sait qu'on aura une matinée longue. Tu te dis "je vais manger, parce qu'on sait jamais si j'ai faim". Et bien quand tu te dis ça, en fait, tu es juste en train de manger quand tu n'as pas faim, ou au delà de ta faim. Et tu sais quoi ? En général, c'est dans ces moments là que ton corps stock. Alors voilà, je me munis toujours d'un petit paquet de quelque chose (dans mon sac ou dans mon tiroir). Mais je ne mange plus "au cas où". Non. Si j'ai faim, je mange. Si je n'ai plus faim, je ne mange plus. Si je n'ai pas faim, je ne mange pas. Ya rien de plus facile.

♥ J'ai gardé ma vie sociale. J'ai souvent lu, qu'avec Zermati on était décalé par rapport à nos repas (puisqu'on ne commande pas notre faim). A vrai dire, je n'ai pas eu ce problème. Je mange aux même heures que tout le monde. Juste, si je mange quand je n'ai pas faim (ça arrive, par exemple lorsqu'on est invité quelque part), j'attends que la faim revienne la fois d'après, ou je mange moins.

♥ Je ne termine pas mon assiette... Et oui, parfois je heurte la sensibilité des gens... Mais si il y a bien un truc que j'ai compris, c'est que je ne veux plus être malade d'avoir trop mangé. Cela m'est arrivé plusieurs fois par le passé, manger, manger, et manger au point de finir la soirée aux toilettes ou carrément tomber dans les pommes (oui oui). Tout ça pour faire plaisir à la bienséance. Non, si je n'ai plus faim, je ne me rends plus malade, je ne force pas.

♥ On y arrive, la balance. Celle dont j'avais si peur. Je ne lui donne qu'un rendez vous mensuel. Elle souffre, mais moi pas. Même si, je dois encore me forcer à me dire "dans x jours tu pourras, tu t'es dit 1 pesée par mois, c'est largement suffisant". Et en ce qui concerne les chiffres, j'ai perdu entre 1,5kg et 2kg. Mais ce n'est pas le but de ma démarche, puisque ma démarche est de me sevrer de mes pulsions, de mes mauvais comportements alimentaires, des régimes et de la balance. Je peux le dire : mission accomplie.

♥ Ca va être les fêtes de Noël. Je sais que je vais grossir. Je sais que je vais trop manger. J'essaye de m'y faire, de me dire que c'est normal, c'est pour tout le monde pareil, et que je dois faire confiance à mon corps et à ma faim. Que tout rentrera dans l'ordre naturellement. Du coup, je n'ai presque pas peur. Presque pas.

Au delà de tout ça, je suis assez fière de mes 2 mois de parcours, même si, pour le moment, je développe une intolérance à ce qu'on appelle les "régimeuses". D'ailleurs je développe une intolérance tout court au mot régime. J'ai un gros travail à faire la dessus, parce que travaillant avec des filles ET bloguant, je peux te dire que j'entend ou je lis ce mots 132 fois par jour. J'ai envie de hurler qu'elles ont tort, que tu peux manger ce que tu veux. Mais je sais que c'est mon combat, et pas celui des autres. Tout ce que je peux faire, c'est partager ici mon expérience, et si je peux déjà aidé quelques une d'entre vous, je m'estime déjà heureuse. Je sais aussi que cela fait plus de 30 ans qu'on vit dans une société de régime, et que pour changer les mentalités, cela prendra énormément de temps. Mais ça.... C'est une autre histoire....

Sur ce, il est 10h45, j'ai un petit creux, je vais aller déguster un petit quelque chose.

♥ ♥ ♥

mercredi 27 novembre 2013

Et un jour j'ai découvert.... Le sport !

Je n'ai. Jamais. Aimé. Le sport. ... J'avais besoin d'écrire cette phrase de façon bien saccadé. Pour que tu comprennes, que non, je n'ai jamais aimé le sport. Mais quand je te dis jamais, c'est genre jamais. J'ai toujours trouvé 32 000 bonnes raisons pour ne pas faire de sport, et surtout, à chaque fois que j'ai tenté de m'y mettre, il m'est arrivé tout un tas de mini-drames. Si bien que j'ai développé une sorte d'allergie incurable et très rare envers le sport.


Tout à commencé je crois l'année de mes 12 ans. Comme chaque année, ma mère m'offrait un stage équestre pour l'été. Sauf que cette année, je passais chez "les grands" ce qui sous entendait non seulement les grands enfants, mais aussi les grands chevaux. Le deuxième jour de stage, j'ai fait une chute dont je me rappellerai toute ma vie. Je suis tombée à plat-dos, mes poumons faisant un espèce de gros "sprotch" rejetant tout l'air de ma cage thoracique en un grand "eeeeeuuh" interminable. Comme le dicton dit que si on ne remonte pas de suite sur un cheval, on ne remontera jamais, les profs m'ont forcé le jour même à remonter (sans passer par la case médecin). L'après midi du même jour, en sellant maladroitement un autre cheval, celui du box d'à côté m'a allègrement mordu l'épaule.

L'équitation et moi, c'en était fini.

L'année qui a suivie je suis rentrée en première humanité. Non seulement je me suis coltiné les commentaires des garçons du genre "cours boulette ça va te faire maigrir" mais en plus, de la prof de gym qu'on appelait le Tyran (ou quelque chose du genre). Son sport favoris ? Nous faire courir autour d'une ferme. Trajet de 3km. La première arrivante aurait 20/20, la dernière.... les derniers points.

Avant même que cela commence, la course à pied et moi, c'en était déjà fini.

Et puis, il y a eu les randonnées vélos avec mon père qui courait à côté. Ces randonnées où je suis tombée m'ouvrant le genoux à sang. Il y a eu les essais de cours de tennis, où je me déboîtait systématiquement l'épaule. Les cours de danse, qui finissait au café du coin, et non en salle. Adulte, j'ai essayé les salles de sport que l'on paye une fortune pour n'y aller que 3 fois. Les cours de step avec le prof amorphe et froid. Les cours de fitness avec les filles supers fines qui te regardent de travers, elles et leurs corps splendides. Il y a eu les essais en salles, sans jamais savoir se servir d'une autre machine que le rameur. Les cours de yoga avortés, et la zumba sur la Wii que j'ai vendu 1 an plus tard.  A cela, tu peux ajouter tous les autres petits désagréments comme la transpiration, la chaleur, les gens, le fait de se retrouver face au miroir, les lendemains de souffrance et les soirées d'hiver où tu veux juste rester chez toi.

Non, vraiment, j'avais tout un tas de bonnes raisons de détester le sport.

Cependant, même si le sport et moi on faisait 14 000, j'ai toujours été titillé par cette légende qui disait que "non mais franchement le sport, ça fait trop du bien quoi, ça dégage des endorphines c'est dingue". Quoi tu veux dire au delà de la sueur et de la douleur avant, après et pendant l'effort ?

Je devais éclaircir ce mystère.

Aussi, cet été, les idées de Zermati se faisant, la culotte de cheval aidant, et avec la motivation légendaire du mois de septembre, ma meilleure amie et moi, on s'est décidé à y aller, au sport. De sortir nos vieux joggings et de trémousser notre graisse corps. Au premier cours, j'ai cru mourir. Mais quand je te dis mourir, c'est mourir. Je me suis dit que la prof, une brésilienne dynamique, allait littéralement nous tuer. Avec ces airs de petits sergent et son accent du soleil, je me suis dit qu'une fois de plus, l'aerobic et moi, ça n'allait pas faire long feu. Quand elle nous a demandé de faire la planche, je n'ai même pas réussi à soulever mon corps. J'étais dépitée et très gênée. Puis, comme nous étions deux, et qu'à deux on est toujours plus forts, je me suis dit, d'essayer au moins 10 cours. Autrement dit "3 mois sur toute une vie c'est quoi ?"

Sans que je m'en rende compte, j'ai commencé à apprécier les séances. Le côté militaire du prof m'a doucement amusé. Les filles de la salle m'ont parues plus sympathiques, et surtout, surtout, la silhouette que je voyais dans le miroir commençait à changer. Lentement, j'ai pu la regarder, l'apprécier, être fière d'elle. Cette petite fille un peu boulotte qui devenait rouge comme une tomate au moindre effort, à commencer à s'affiner la taille et raffermir ses cuisses. J'ai commencé à savoir faire la planche quelques secondes, et ne plus avoir mal le lendemain des cours.

Le plus étonnant c'est produit aujourd'hui même. Car aujourd'hui, pour la première fois de ma vie, j'ai ressenti quelque chose à l'intérieur de mon corps. Je me suis assise en tailleur pour m'étirer et une pensée spontanée m'est apparue. Une voix à l'intérieur de moi à dit "je suis heureuse". J'ai repris conscience et je me suis dit "Quoi ? Tu es heureuse ? Là ? Maintenant ? Dans une salle de sport ?" Et c'était le cas. C'est le cas. Pour la première fois de ma vie, j'aime le sport, et je comprends enfin cette légende de l'endorphine qui fait se sentir bien. Mais au delà de l'explication chimique, il y a surtout que je suis juste devenue fière de moi, de me surpasser,  sans me forcer et de voir mes efforts aboutir. Je suis fière d'enfin pouvoir me regarder dans le miroir et aimer ce que je vois, arriver à suivre les mouvements, m'en foutre du regard des autres et mieux encore, sourire comme une idiote quand j'entends la prof dire "allé, plou haut la jeunesse, c'est buon pour les piti fèss". 

Oui. Je peux le dire maintenant. Ce n'était pas une légende. C'est vrai. Le sport fait du bien. Juste, une personne n'est pas l'autre, un corps n'est pas l'autre, et il faut s'écouter, y aller à son rythme. Parce qu'un matin, après tout les efforts, vient enfin le réconfort. Et ce réconfort là, c'est le plus beau, car il vient de soi même et du challenge qu'on vient de relever.

♥ ♥ 

Crédit photo : We heart it

samedi 2 novembre 2013

Le dilemme de la balance

Demain c'est le grand jour. C'est le jour de la fin de mon défi. 21 jours sans balance. Bien que je sois relativement contente de ne pas être montée sur cette balance pendant 21 jours, une certaine peur s'empare de moi. Parce que même si je suis pleine de bonne volonté, je ne suis pas encore guérie de ma manie des chiffres. J'ai peur de ce que je vais découvrir en montant dessus. Aurais-je maigris ? Aurais-je grossis ? Serais-je restée au même poids ? Que me dictera ma balance ? J'ai peur de perdre cette motivation qui m'anime, cette espèce de foi que j'ai en croyant durement en Zermati. Alors oui, certes, certaines pourraient me dire que je n'ai pas à remonter dessus. Que je peux la donner à une copine, la mettre à la cave ou la jeter par la fenêtre. Mais ce ne serait pas du jeux, ce serait choisir la facilité. Parce que c'est un challenge que j'ai avec moi même: me sevrer de mes chiffres, être en paix, quoi qu'elle me dira et non pas enfuir l'objet du délit dans le sable. N'être ni heureuse d'avoir perdu 284 grammes, ni malheureuse d'en avoir pris. Je dois rester zen et en paix face à elle. Elle doit rester un élément indicateur. Je dois pouvoir l'appréhender de façon rationnelle. Du coup, en lisant le blog de Pensée by Caro, je suis tombée sur cet article où Zermati lui demande comment elle réagirait si elle reprenait du poids. Est ce que sa vie changerait vraiment si elle était plus mince. Elle a fait une liste, de ce qui se passerait si elle reprenait ses kilos et une liste de ce qui se passerait si elle en perdait encore. Tentant d'être objective le plus possible, et surtout d'être vraie.

La veille de remonter sur ma balance, je me suis dit qu'il serait bon de faire une liste moi aussi, de ce qui pourrait bien m'arriver si ma balance me décevait demain matin, ou on contraire, si elle allait dans mon sens.


Si ma balance reste stable ou affiche un poids plus léger : 

♥ mon entourage, mon homme, mes amis, mes collègues et ma famille me verraient toujours de la même façon car ils m'aiment tous pour ce que je suis à l'intérieur

♥ je me sentirais mieux je crois, je garderais ma motivation, je continuerais à Zermater et à répandre la bonne parole

♥ j'aurais envie de faire un petit pas de danse et de m'admirer

♥ je sourirais

♥ j'écrirais surement un article pour te dire à quel point Zermati est merveilleux, te ventant les mérites de ma balance.

♥ j'irai bosser lundi normalement, mais avec un petit peu plus d'assurance

♥ je n'aurais pas peur de ne plus remonter dessus pendant de nouveaux 21 jours et continuerais ma quête avec la même "foi"

♥ je garderais ma garde robe

♥ j'aurais toujours le même visage, les même cheveux, la même allure

♥ personne ne me félicitera

♥ je serais un peu euphorique mais je sais que cela ne durera qu'un temps, parce qu'au final je sais que ce n'est pas ma balance qui me rend heureuse, c'est l'ensemble de ma vie.


Si ma balance ne reste pas stable et affiche un poids plus lourd :

♥ mon entourage, mon homme, mes amis, mes collègues et ma famille me verraient toujours de la même façon et m'aimerait toujours pour ce que je suis, même avec des centaines de grammes en plus. Pas sûre d'ailleurs qu'ils s'en rendraient compte.

♥ je me sentirais coupable, peut être un peu nulle, ayant le sentiment d'avoir loupé quelque chose, et je n'oserais pas débarquer ici en te disant que Zermati c'est trop de la balle

♥ je resterais un moment dessus, j'attendrais qu'elle s'éteigne pour remonter dessus et être sure

♥ je ne sais pas si je tiendrai 21 nouveaux jours sans monter dessus, je voudrais contrôler

♥ je ne ferais surement pas de régime, j'essaierais de continuer Zermati mais je me poserais beaucoup de question

♥ je serais un peu triste sur le moment même

♥ je garderais ma garde robe, ma coupe de cheveux et mon allure générale

♥ personne ne me blâmera

♥ je serais quand même fière d'avoir essayé autre chose

♥ je ne ferais pas machine arrière, le but étant de m'accepter telle que je suis, mais je ne saurais plus trop comment m'y prendre

♥ la journée continuera comme si de rien était.

♥ je me dirais que ce n'est pas à ma balance de me dire si je dois être heureuse et comment je dois manger, que la vie est belle et que mon pré-repas de Noël hier était super bon.

En faisant cette liste, un peu à chaud, je me rends compte, que remonter sur cette balance ne doit pas jouer sur mon humeur, ma motivation, mes buts. Que quoi que cette balance dira, je resterai Odile Sacoche. M aka Odile. Les gens me seront fidèles, et mon humeur changera peut être dans les heures qui suivent, mais reviendra à la normale. Comme un élastique Un boomerang. Je me rends compte que ma vie ne doit pas être dictée par cette balance, ce chiffre. Que ces 3 semaines m'ont permis de lâcher au moins une pression et que je dois continuer sur cette voie. Que ni mon corps, ni ma balance, ni un régime détermine ce que je suis, mais c'est bien un ensemble, un tout qui me constitue. Et ça.... C'est beau.

Pas vrai ?

♥ ♥ ♥

Crédit photo : We heart it

La honte !

Dans mon dernier blogpost qui remonte à bien loin… Oui, parce qu'entre-temps, je me suis souvenue que j'avais un blog et que ça me f...