jeudi 22 janvier 2026

Au Café Créatif

Dans le plus grand des secrets, j’ai remis à jour mon blog.

J’ai nettoyé mon espace, comme on nettoie sa maison après les vacances.

J’ai hésité à balayer tout le contenu, à tout mettre à la poubelle, mais il arrive encore fréquemment que je relise mes propres articles donc ce n'était pas une option.

Alors voilà, le blog reprend du service. Les articles sont tous cassés, les images sont pour la plupart manquantes, et je vais le laisser comme cela. Comme les vestiges d’une ancienne époque, un temple grec ravagé par le temps mais toujours là, beau, debout.

Je n’ai pas pris la peine de changer mon URL, ni même de changer mon nom de plume.

Je suis toujours Odile Sacoche. Je n’ai jamais vraiment cessé de l’être.

Mais je suis avant tout Melody Miroir.

Deux faces d’une même pièce.

MelOdile, puisque c’est de là que vient mon prénom.

Vous pourrez retrouver 8 années de ma vie. Un blanc. Puis une nouvelle aventure qui commence. Pas de chichis. Juste du texte parfois. Je ne cherche plus à briller, à me faire reconnaître, à quitter mon boulot. Je veux juste partager mes passions, mes hobbies, mes réflexions. C’est pour ça d’ailleurs que j’ai commencé. J’ai toujours des « tartines » de textes à écrire, et j’aime toujours la confiture.

Pour celles qui ne me connaissent pas, je vous laisse parcourir ma page « À propos » ou même relire mes vieux articles. J’ai des bouts de moi partout. Et puis il y a mon livre aussi, ma grande fierté. J'espère pouvoir en écrire un autre, un jour...

Pour celles qui me suivent depuis un moment, merci de me suivre dans mes nouvelles aventures. Votre soutien me touche tellement.

Bienvenue chez moi, Au Café Créatif. Ce lieu créé à l’origine sur Patreon et qui s'exporte. Enfin… en quelque sorte. Je serai heureuse de partager avec vous mes humeurs les plus profondes, mes découvertes artistiques, mes lectures, mes vidéos, mes coloriages et autres bons plans. Je suis une artiste-hobbyiste-multipassionnée. J’ai de quoi raconter… en toute simplicité.

À très bientôt

Melody



mardi 20 janvier 2026

☕ Bienvenue (à nouveau)


La clochette accrochée au-dessus de la porte tinta doucement, brisant le silence feutré de la pièce. L’air avait cette odeur familière d’ancien, de café et de bois. Tout était resté en place, ou presque. Les chaises empilées dans un coin, les rideaux tirés, un peu de poussière sur le comptoir.

Elle posa sa main sur l’interrupteur, et la lumière inonda la pièce. Elle fit quelques pas, effleura les étagères du bout des doigts, releva les stores d’un geste souple. Des particules de poussière dansèrent dans les rayons du soleil comme un million de petites étoiles. Un sourire. Puis un soupir. Il y avait du travail, certes, mais ce lieu… ce lieu avait attendu patiemment son retour.

Elle enfila son tablier : le bordeau avec des tâches de peinture et de colle. Sur le comptoir, elle retrouva un vieux journal. Un de ceux qu’on n’ose pas trop ouvrir, par pudeur ou par crainte de réveiller des vieux souvenirs. Elle souffla doucement sur la couverture, faisant s’envoler une nouvelle fine pluie de poussière.

Les pages se tournèrent : des futilités partagées, un billet d’humeur, une photo floue, une tranche de vie. Elle sourit en redécouvrant ces morceaux d’elle-même, ces mots posés comme on laisse des miettes derrière soi.

Puis elle referma le journal avec nostalgie. Il était temps d'ouvrir un nouveau cahier. Sans oublier ce passé qui avait fait d’elle ce qu’elle était devenue. Il était temps de remettre les choses à leur place, de s’installer à une table et de retrouver ces “tartines” qu’elle avait laissé pour plus tard.

Aujourd’hui, c’était “plus tard”.

- Bienvenue, dit-elle en souriant. Bienvenue Au Café Créatif. Un lieu pour papoter, bricoler, partager nos hobbies et nos passions. Venez, venez ! Les mots sont chauds, la porte est ouverte, et la machine à idées ronronne déjà.

Alors vous prendrez quoi ? Thé, café ou carnet de croquis ?
☕✏️

jeudi 22 août 2019

Mon rêve d’immortalité

J’ai découvert le développement personnel en 2008. Je m’en rappelle comme si c’était hier. Deux semaines avant mon 24 eme anniversaire, je venais de me faire larguer. Mon cœur s’était une fois de plus brisé en mille morceaux et je tentais de le ramasser péniblement à même le sol. Envolées toutes les belles promesses et projets de vie. Les jours qui ont suivi, j’ai perdu l’appétit. On me félicitait de perdre du poids et on me demandait comment j'avais fait. Personne ne voyait mon malaise. Pour tous, je n’avais « que » 24 ans, des hommes je pouvais encore en rencontrer des tas. Et puis une collègue s’est détachée du lot. Elle me parla alors du livre « le Secret », best seller outre atlantique. 2 mois plus tard je le prenais dans ma valise pour partir en vacances. De but en blanc, je te le dis, ce livre a changé ma vie. Un nouveau monde s’ouvrait à moi, celui du développement personnel.

Pendant les 8 années qui ont suivi j’ai dévoré tous les livres de « self help » qui me passaient sous la main. Je revenais de la bibliothèque avec des piles de livres de psychologies à lire. 8 années : un nombre incalculable d'affirmations positives, de tableaux de visualisation, de listes et de carnets gribouillés. Le développement personnel m’a aidée à grandir, à comprendre, à apaiser. Mais comme pour tout, il a ses limites et il y avait un petit vide qu’il ne comblait pas. Cette envie de vouloir être exceptionnelle sans jamais y arriver. Je cherchais un tas de réponses, sans les trouver.

Cette limite je l’ai vraiment comprise il y a 3 ans. Je n’en ai encore jamais parlé ici. Sans doute que c’était trop difficile à avouer. Et puis dans le fond je n’ai jamais voulu ressortir victime de mes épreuves. Tu vois, l’être humain essaye de concevoir la vie pour pouvoir tenir son enfant dans ses bras un jour, le chérir, le cajoler. Mais parfois, il y a comme je dis maintenant « des ratés ». Un seul pour ma part, un de trop sans doute. Celui qui m’a fait vendre toutes mes affaires, arrêter tous les partenariats, plonger dans le minimalisme. Puisqu'il n’y avait plus que cela de vrai à mes yeux : l’essentiel. Tout balayer, tout vider, tout jeter. Apaiser la douleur. Avancer. Nue d’un être que je n’avais pas pu connaître...

Jusqu’en septembre 2018. Le merveilleux miracle de la vie. Ma fille. Être maman. L’expérience la plus belle, la plus complète et la plus enrichissante de ma vie. Celle qui m’en apprend chaque jour bien plus sur moi que n’importe quel livre de développement personnel.

Et parallèlement à ça, ces dernières années, l'émergence du développement personnel sur les réseaux sociaux. Plus de coachs autoproclamés, plus de positions de méditation (même pour ceux qui ne la pratique pas), plus de photos léchées, biaisées, à l’opposé même de bon nombre de principe que je lisais. Plus, plus, plus de marketing et beaucoup moins d'authenticité.

Été 2019, j’ai 35 ans. Nous y voici. Je réalise. J’ai 35 ans, je suis maman, ma fille va avoir un an. Au retour de mes vacances je tombe sur une vidéo de Mind Parachutes qui parle du livre de Mark Manson. Je dévore le livre en 3 jours. Tournant les pages comme aspirée par toutes ses vérités. L’art subtil de s’en foutre. Si on m'avait dit... me voilà remettre en cause absolument tout ce que j’ai pu lire jusqu’à présent. Absolument tout. Je n’avais plus eu de livre révélation depuis « le Secret ». Et ce livre de Mark Manson est l’antonyme même du Secret. Je comprends alors que tout ce que j’avais toujours construit et fait dans ma vie était motivé par un seul rêve. Un rêve qu’un milliard d’êtres humains partage. Celui d’être immortel.

C’est en voulant être immortel qu’on construit des choses espérant qu'elles nous survivent par delà notre mort. Pourtant rien n'y fera, tôt ou tard, notre corps physique mourra. C’est inévitable et inconcevable à la fois.

Mon franc tombe. Ce n'était pas une histoire de reconnaissance, ou de réussite. Non. Je ne voulais juste pas être oubliée. Jamais. Et chaque choix, chaque décision, chaque projet, chaque rencontre a été motivé par cette seule et unique peur. La peur de l'oubli.

Aujourd’hui, j’ai un trop plein de ces vanités vendues sur les réseaux sociaux. Un trop plein des vies trop parfaites, des démonstrations de positivisme qui ne tentent qu'à étouffer nos souffrances. J'ai compris que nos souffrances sont spécifiquement ce qui nous fait grandir. Il y a 10 ans, si cet homme ne m’avait pas larguée, si je n’étais pas tombée dans un puit sans fond, jamais je n’aurais avancé. Jamais je ne me serai battue. Jamais. La souffrance m’a aidée, même si je ne le vois que maintenant. Choisis tes batailles, que Mark dit dans son livre.

Je ne suis pas fataliste, triste ou déçue en écrivant ces lignes. Je me sens juste éclairée. Comme touchée par la grâce. Maintenant, tout me semble possible, puisque rien n’était vrai avant. Si je choisi mes batailles, je n’ai pas peur de souffrir pour elles. Mon rêve d'immortalité est désormais tout autre. Et que fait-on quand on n’attend plus de reconnaissance, de réussite, quand on arrête de se convaincre que tout va bien même quand ça va mal ? Quand on comprend que s’en foutre ce n’est pas répondre à la fatalité, mais au contraire, c'est se répondre à soi même qu’il n’y a rien à prouver à personne ? On se laisse vivre tout simplement. Chaque situation, chaque choix, chaque discussion apparaît sous un autre angle. Finalement, on s’en fout, et c’est très bien comme ça. La voilà, la félicité.

Je terminerai avec ce paragraphe du livre de Mark Manson, qui m’a tirée un bon gros paquet de larmes : « Tu es génial. Déjà. Que toi-même ou les autres en ayez conscience ou pas. Et pas parce que tu as lancé une appli pour iPhone, que tu es sorti diplômé un an à l’avance ou que tu as acheté un bateau à la con. Tu l’es parce qu’en pleine confusion, tu continues de privilégier ce qui compte à tes yeux. (...) Comme nous tous, tu es amené à disparaître. Pourquoi ? Parce que tu auras eu la chance de naître, recevant toi aussi le cadeau de la vie. »

Et j'ajouterais, qu’il n’y a vraiment plus que ça qui compte maintenant. La Vie.

La honte !

Dans mon dernier blogpost qui remonte à bien loin… Oui, parce qu'entre-temps, je me suis souvenue que j'avais un blog et que ça me f...