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jeudi 22 août 2019

Mon rêve d’immortalité

J’ai découvert le développement personnel en 2008. Je m’en rappelle comme si c’était hier. Deux semaines avant mon 24 eme anniversaire, je venais de me faire larguer. Mon cœur s’était une fois de plus brisé en mille morceaux et je tentais de le ramasser péniblement à même le sol. Envolées toutes les belles promesses et projets de vie. Les jours qui ont suivi, j’ai perdu l’appétit. On me félicitait de perdre du poids et on me demandait comment j'avais fait. Personne ne voyait mon malaise. Pour tous, je n’avais « que » 24 ans, des hommes je pouvais encore en rencontrer des tas. Et puis une collègue s’est détachée du lot. Elle me parla alors du livre « le Secret », best seller outre atlantique. 2 mois plus tard je le prenais dans ma valise pour partir en vacances. De but en blanc, je te le dis, ce livre a changé ma vie. Un nouveau monde s’ouvrait à moi, celui du développement personnel.

Pendant les 8 années qui ont suivi j’ai dévoré tous les livres de « self help » qui me passaient sous la main. Je revenais de la bibliothèque avec des piles de livres de psychologies à lire. 8 années : un nombre incalculable d'affirmations positives, de tableaux de visualisation, de listes et de carnets gribouillés. Le développement personnel m’a aidée à grandir, à comprendre, à apaiser. Mais comme pour tout, il a ses limites et il y avait un petit vide qu’il ne comblait pas. Cette envie de vouloir être exceptionnelle sans jamais y arriver. Je cherchais un tas de réponses, sans les trouver.

Cette limite je l’ai vraiment comprise il y a 3 ans. Je n’en ai encore jamais parlé ici. Sans doute que c’était trop difficile à avouer. Et puis dans le fond je n’ai jamais voulu ressortir victime de mes épreuves. Tu vois, l’être humain essaye de concevoir la vie pour pouvoir tenir son enfant dans ses bras un jour, le chérir, le cajoler. Mais parfois, il y a comme je dis maintenant « des ratés ». Un seul pour ma part, un de trop sans doute. Celui qui m’a fait vendre toutes mes affaires, arrêter tous les partenariats, plonger dans le minimalisme. Puisqu'il n’y avait plus que cela de vrai à mes yeux : l’essentiel. Tout balayer, tout vider, tout jeter. Apaiser la douleur. Avancer. Nue d’un être que je n’avais pas pu connaître...

Jusqu’en septembre 2018. Le merveilleux miracle de la vie. Ma fille. Être maman. L’expérience la plus belle, la plus complète et la plus enrichissante de ma vie. Celle qui m’en apprend chaque jour bien plus sur moi que n’importe quel livre de développement personnel.

Et parallèlement à ça, ces dernières années, l'émergence du développement personnel sur les réseaux sociaux. Plus de coachs autoproclamés, plus de positions de méditation (même pour ceux qui ne la pratique pas), plus de photos léchées, biaisées, à l’opposé même de bon nombre de principe que je lisais. Plus, plus, plus de marketing et beaucoup moins d'authenticité.

Été 2019, j’ai 35 ans. Nous y voici. Je réalise. J’ai 35 ans, je suis maman, ma fille va avoir un an. Au retour de mes vacances je tombe sur une vidéo de Mind Parachutes qui parle du livre de Mark Manson. Je dévore le livre en 3 jours. Tournant les pages comme aspirée par toutes ses vérités. L’art subtil de s’en foutre. Si on m'avait dit... me voilà remettre en cause absolument tout ce que j’ai pu lire jusqu’à présent. Absolument tout. Je n’avais plus eu de livre révélation depuis « le Secret ». Et ce livre de Mark Manson est l’antonyme même du Secret. Je comprends alors que tout ce que j’avais toujours construit et fait dans ma vie était motivé par un seul rêve. Un rêve qu’un milliard d’êtres humains partage. Celui d’être immortel.

C’est en voulant être immortel qu’on construit des choses espérant qu'elles nous survivent par delà notre mort. Pourtant rien n'y fera, tôt ou tard, notre corps physique mourra. C’est inévitable et inconcevable à la fois.

Mon franc tombe. Ce n'était pas une histoire de reconnaissance, ou de réussite. Non. Je ne voulais juste pas être oubliée. Jamais. Et chaque choix, chaque décision, chaque projet, chaque rencontre a été motivé par cette seule et unique peur. La peur de l'oubli.

Aujourd’hui, j’ai un trop plein de ces vanités vendues sur les réseaux sociaux. Un trop plein des vies trop parfaites, des démonstrations de positivisme qui ne tentent qu'à étouffer nos souffrances. J'ai compris que nos souffrances sont spécifiquement ce qui nous fait grandir. Il y a 10 ans, si cet homme ne m’avait pas larguée, si je n’étais pas tombée dans un puit sans fond, jamais je n’aurais avancé. Jamais je ne me serai battue. Jamais. La souffrance m’a aidée, même si je ne le vois que maintenant. Choisis tes batailles, que Mark dit dans son livre.

Je ne suis pas fataliste, triste ou déçue en écrivant ces lignes. Je me sens juste éclairée. Comme touchée par la grâce. Maintenant, tout me semble possible, puisque rien n’était vrai avant. Si je choisi mes batailles, je n’ai pas peur de souffrir pour elles. Mon rêve d'immortalité est désormais tout autre. Et que fait-on quand on n’attend plus de reconnaissance, de réussite, quand on arrête de se convaincre que tout va bien même quand ça va mal ? Quand on comprend que s’en foutre ce n’est pas répondre à la fatalité, mais au contraire, c'est se répondre à soi même qu’il n’y a rien à prouver à personne ? On se laisse vivre tout simplement. Chaque situation, chaque choix, chaque discussion apparaît sous un autre angle. Finalement, on s’en fout, et c’est très bien comme ça. La voilà, la félicité.

Je terminerai avec ce paragraphe du livre de Mark Manson, qui m’a tirée un bon gros paquet de larmes : « Tu es génial. Déjà. Que toi-même ou les autres en ayez conscience ou pas. Et pas parce que tu as lancé une appli pour iPhone, que tu es sorti diplômé un an à l’avance ou que tu as acheté un bateau à la con. Tu l’es parce qu’en pleine confusion, tu continues de privilégier ce qui compte à tes yeux. (...) Comme nous tous, tu es amené à disparaître. Pourquoi ? Parce que tu auras eu la chance de naître, recevant toi aussi le cadeau de la vie. »

Et j'ajouterais, qu’il n’y a vraiment plus que ça qui compte maintenant. La Vie.

jeudi 21 mars 2019

Sweet 2016

L’autre jour je me suis mise à relire certains articles du blog que j’avais écrits en 2016. Plus j’avançais dans la lecture de mes articles, plus le sourire revenait sur mon visage. Non pas que je l’avais particulièrement perdu ces derniers temps mais plutôt que je ressentais tout ça avec un sourire plein de tendresse pour cette Odile de 2016.


Le premier truc que je me suis dit a été : "M’enfin, je faisais quand même des bons trucs en 2016 !". Je me souviens à quel point je manquais d’assurance à ce moment-là (et j’en manque toujours d’ailleurs). J’ai réécouté mes podcasts avec beaucoup de plaisir, en me disant que je me débrouillais quand même pas si mal. Puis je relisais mes articles en me disant qu’ils étaient quand même plein de bonnes attentions, de bienveillance, de motivation.



Je me suis dit aussi : « Bon sang mais qu’est ce qui a merdé ? À quel moment ai-je à ce point perdu confiance en ce que je faisais, en moi, en mes talents ? Pourquoi ai-je à ce point perdu toute motivation en mon blog, et foi en Odile Sacoche ? ». Aujourd’hui, 3 ans plus tard, avec du recul, et peut-être une vue attendrissante de maman, je me dis : « Mais c’était bien ! ». C'est marrant, en reprenant l'écriture de mon livre, après 6 mois de pause, j'ai ressenti la même chose. "Arrête donc de te torturer, ce que tu fais, c'est pas si mal !".


Ensuite, la deuxième chose qui m’a sautée aux yeux, c’est que je me suis rendue compte que je n’avais jamais eu peur de me lancer et d’essayer de nouvelles choses. Dans mon article « la fille aux mille projets » je te dresse le portrait d’une fille qui ne semble jamais satisfaite. Ce que j’ai vu, avec ces 3 ans de recul, c’est plutôt une fille qui ose, qui essaye. Ok, je n’arrive pas toujours là où je voulais initialement aller. Ok, je ne vais pas toujours au bout des choses. Ok, je n’ai pas toujours les résultats que je veux et souvent, je me plante. Mais j’essaye, et chose la plus importante, j’essaye toute seule. J’ai monté mon podcast toute seule, je me suis essayée à la photo, à la vidéo, j’ai pris un statut de free-lance, j’ai changé de carrière. J’ai fait ! De manière totalement imparfaite, mais je l’ai fait !


On en revient finalement toujours à cette phrase que je chéris tant « done is better than perfect » (le faire est mieux que le parfaire, ou encore, le mieux est l’ennemi du bien). En me relisant, je me suis re-motivée à continuer mes projets sur lesquels je suis occupée en ce moment (j’écris un roman, et j’en parle beaucoup dans ma newsletter : ces 2 projets qui me tiennent à coeur). Je me suis vue comme une lectrice qui découvre un blog et à qui cela fait du bien de lire ces quelques articles. En fait, je me suis... autocoachée !

Où est ce que je veux en venir ? Et en quoi cela pourrait t’être utile ? C’est que, depuis toujours, le blog (ou écrire dans un journal) m’a donné la possibilité de revenir en arrière et voir le chemin parcouru. Et je peux t’assurer que du chemin on en fait tous. Je ne suis pas une exception. Où étais-tu il y a 3 ans ? Tu as très certainement évolué depuis. Tu as essayé de choses qui ont réussies, ou non. Tu as rencontré des personnes qui t’on fait avancer ou non. Etc. Quand on repense à ces 3 dernières années, on ne peut que se demander ce qu’il en sera des 3 prochaines, non ?


J’aimerais pouvoir revenir sur cet article de blog que je suis en train d’écrire maintenant et ce, dès que j’ai un coup de mou. Dire à la future moi : « C’est bien ce que tu fais ! C’est bien aussi ce que tu faisais, et ce que tu feras ! ». Penses tu pouvoir  faire pareil ? Je ne peux que t’y encourager !


mercredi 13 juin 2018

[BILAN] Mon blog, la blogosphère et moi

Il y a quelque temps, avec mes amies Caroline et Mia de Trucs de blogueuse, on s'est posé la question du "pourquoi bloguer". Et bien que pour moi la réponse était évidente, j'avoue que mon rapport au blogging a beaucoup changé ces derniers temps. Depuis cette fameuse coupure internet en septembre dernier en fait. Tu le sais, je ne m'en suis jamais cachée, et je t'ai toujours fait part de mes états d'âme ici. Cependant depuis quelques mois je retrouve une vraie sérénité avec mon blog, mon rôle de blogueuse (ou d'influenceuse, appelle-moi comme tu veux) et j'ai vraiment réussi à lâcher prise par rapport à plein de choses. Cet article me trottait dans la tête depuis quelque temps. Je n'étais pas sûre que ce soit vraiment "relevant" pour toi, mais je pense qu'une partie de moi avait envie de faire le point. Parce que j'ai toujours essayé d'être honnête et transparente avec toi, et que, de mon point de vue, ça a toujours fonctionné.

Bloguer, un hobby avant tout


Quand j'ai commencé à bloguer, il y a 8 ans, je le faisais par "ennui". J'avais besoin de me trouver un truc sur le côté pour occuper mes dimanches. J'ai toujours tenu un journal intime mais là, j'avais besoin d’interactions. Cette époque était facile, sans remise en question. Je bloguais quand ça me chantait, des petits textes, des humeurs, sans ton particulier, en amateur. Je n'essayais pas de me faire remarquer, même si je traînais déjà beaucoup sur la plateforme Hellocoton pour me créer "un cercle". J'aime revenir à mes premiers articles de blog, surtout un des plus lu, et à mon sens le plus bidon que j'ai pu écrire : un article sur Neville Londubat. Ce qui est drôle c'est que je viens de commencer à lire la saga Harry Potter (oui, je n'ai vu que les films). C'est comme un retour aux sources. Peut-être est-ce parce que je suis en train de construire un petit être humain, mais ces derniers mois j'ai vraiment eu ce besoin de "retour aux sources". Revenir en arrière. Me souvenir de qui je suis, et qui j'étais aussi : mes rêves d'enfant VS. mes rêves d'ado.

Ecrire, partager, bloguer.


Le blog a commencé à prendre de l'ampleur. En 2012, j'ai perdu mon travail suite à une faillite. Je me suis retrouvé 6 mois à la maison et j'ai eu ce besoin de partager mes peurs face au Grand Méchant Chômage. Alors que le blog était un hobby, il est devenu une thérapie. A cette époque, j'ai tenu un rythme d'un article par jour. J'ai lancé les Sunday Nail Battle (je pense que j'ai par contre supprimé tout ce contenu entre temps), et mon "cercle" s'est agrandi. Petit blog aux petits textes, a commencé à devenir grand blog. J'ai dépassé les 50.000 visiteurs uniques par mois (c'est d'ailleurs l'unique fois que je te mentionnerais ce chiffre, moi qui n'ai jamais été attachée aux statistiques). Et j'ai commencé à envisager ce blog d'une autre façon. Au chômage, je pensais à cette solution : "Et si un jour, par chance qui sait, je pouvais en vivre ?" Aux grands maux, les grands remèdes, j'ai commencé à m'intéresser au SEO et à toutes ces techniques pour faire d'un petit blog, un grand blog. Sans le savoir, je me suis formée à un métier aujourd'hui très recherché (je suis content creator web et community manager). J'ai eu des partenariats, certains étaient payés (certains le sont encore parfois, mais très rarement) et j'ai reçu beaucoup de choses. Beaucoup. Beaucoup. Beaucoup !

Du trop plein...


Je ne vais pas te raconter toute mon histoire. Si tu me suis ici depuis longtemps, tu connais toutes les étapes et réflexions par lesquelles je suis passée. Mais tout ça, un jour, c'est devenue trop. Je mangeais blog, je dormais blog, je me calais des horaire pour bloguer, je "bossais" sur le blog jusqu'à 22h ou minuit, et tous les dimanches aussi. Je refusais parfois des invitations pour pouvoir venir à bout d'articles, prendre de l'avance, honorer mes partenaires. J'ai passé des vacances scotchées à mon téléphone, avec mon MacBook sur les genoux, à scruter les chiffres, à lancer ma boite. J'allais aux events 3 à 4 fois par semaine. Pour rencontrer des filles pas toujours sympas (oui j'accuse). Et pour rencontrer en fait... Du vent. Parce que tout ça pour moi aujourd'hui, c'est du vent. On n'est pas heureux avec 25 000 palettes, 312 rouges à lèvres, du maquillage à ne plus savoir qu'en faire, des obligations, du temps où on court partout. Et franchement, ne croyez pas que les blogueuses gagnent 10.000 euros par mois. Si je me suis fait au total 2000€ avec tous mes contrats de blogs en 8 ans, c'est beaucoup. Enlève à ça les cotisations, la TVA, les impôts. Non, je n'en ai pas vécu.

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... vers le minimalisme


Et j'ai découvert le minimalisme. Il m'a sauvée des griffes de cette société de consommation. Ma filleule (qui a 11 ans aujourd'hui) a commencé à me suivre sur Instagram il y a quelques années. Et je voyais ses petites copines qui voulaient faire comme les blogueuses beauté et être couvertes de rouge à lèvres. Ces mêmes blogueuses beauté que je suivais qui ont commencé à faire de la chirurgie esthétique, et à se critiquer les unes les autres dans le dos de chacune (mais où donc passer la valeur d'intégrité ?). S'intéresser à toi ? A tes passions ? A ce que tu aimes ? Jamais ! Échanger un numéro de téléphone pour prendre de tes nouvelles ? Non ! Le cercle est un carré ouvert... C'est comme ça que, radicalement, j'ai tout bazardé. Le minimalisme ce n'est pas que s'encombrer de choses, c'est aussi s'encombrer de relations ou d'activités qui ne te font pas du bien. J'ai jeté, trié, donné, vendu. Cela fait un an que je tente de revenir à l'essentiel, tant dans ma vie de blogueuse que dans ma "vraie" vie. Le temps est trop précieux que pour être gaspillé avec des gens qui ne savent pas vraiment qui tu es. Le temps est trop précieux pour le passer à dépoussiérer toutes ces choses dont tu n'as pas vraiment besoin. Le temps est trop précieux pour le passer dans les magasins histoire d'avoir la dernière paire de pompe à la mode.

Le temps mes amis. Le temps. Il est si précieux.


Cette année j'ai redécouvert mon temps. Plus d'obligation, plus de partenariats, plus d'event, plus de goodies à ne plus savoir qu'en faire. Quand je me lève le dimanche matin, je me dis de manière merveilleuse : "Qu'est ce que je vais bien pouvoir faire aujourd'hui". Depuis que j'ai ma maison et mon jardin, je peux rester sur la terrasse à lire un bon livre, flâner, papoter avec mon homme. Parfois, j'ai envie de bloguer (en avril par exemple, j'étais très inspirée), parfois pas (en mai, c'est autre chose). Je refuse presque tous les partenariats, et je n'accepte que ceux qui me font vraiment plaisir. Je me dis que tout le monde doit y trouver son compte. Je ne me force plus avec des deadlines, des listes, des plannings, des séances photos, des... JE DOIS ! J'ai supprimé ma page Facebook, j'oublie d'aller sur Twitter, je n'envoie presque plus de newsletters, je ne fais plus gaffe aux boules vertes de mon outil YOAST. Je suis redevenue une amatrice qui écrit des articles sur Neville Londubat. Mon téléphone est constamment en silencieux, et parfois je ne poste rien sur Instagram pendant plus de 7 jours ! En fait, j'ai arrêté d'être une femme sandwich 2.0. J'ai enfin décidé de m'écouter. Pas les autres, pas la société de consommation, pas internet : moi. Et moi seule. Ce blog est redevenu un hobby. Un ami que j'oublie parfois, et vers lequel je reviens quand j'en ai le temps et l'envie. Une fierté aussi, un outil qui m'a beaucoup appris. Mais plus jamais une obligation.

Mon avis ? Tu devrais essayer... Ca fait un bien fou de se libérer des chaines que l'on se met souvent tout seul.

lundi 23 avril 2018

Don't let anyone eat your sandwich

Cette phrase ne cesse de tourner dans ma tête depuis que je l'ai entendue. "Don't let anyone eat your sandwich". Et je pense même qu'elle agit comme un doudou dès que j'y pense. C'est lors des UBA Trends Day (des conférences marketing dédiées aux entreprises) que je l'ai entendue, sortie tout droit du discours du premier orateur Joseph Jaffe. Comme je ne cesse de me la répéter depuis quelques semaines, je me devais de partager avec toi comment cette phrase, un peu hors du commun, agit comme un pansement dès que je me la répète. Retour sur une histoire un peu cocasse.

UBA Trends Day. 15 mars 2018. 9h30. Joseph Jaffe prend la parole et raconte :
"(...) Un jour, je suis allée donner une conférence en entreprise et j'ai été surpris par une petite note qui pendait sur le frigo des collaborateurs. Celle-ci disait : "Hier, j'ai apporté mon sandwich fait-maison au boulot. Quelle ne fut pas ma surprise de voir qu'à midi, quelqu'un l'avait mangé ! Non mais dans quel monde vit-on ? Ce sandwich, c'est ma femme qui me l'a préparé, si ça se trouve, elle ne s'était même pas lavé les mains avant de le faire. C'était un sandwich emballé dans un aluminium, qui ne venait pas du supermarché. Qui mange ce genre de sandwich à part celui qui l'a préparé ? Non mais qu'est ce qui ne tourne pas rond chez vous ? J'invite tous mes collègues à cracher chaque matin dans leur sandwich, pour que ce voleur de sandwich soit pris à son propre jeu !" J'ai trouvé cette note plutôt amusante, mais ce qu'elle m'a inspirée, c'est qu'il ne faut jamais vous comporter comme une victime, et ne jamais laissez personne manger votre sandwich. (...) "

Joseph conclut son speech par cette fameuse phrase : "DON'T BE A VICTIM. DON'T LET ANYONE EAT YOUR SANDWICH !". Cette phrase que je ne cesse de me répéter dès que je sens mes épaules se baisser, et ma tête se courber.

Bien que cette histoire m'ait fait beaucoup sourire, et outre le fait qu'elle m'ait rappelé un épisode de Friends où Ross tombe en burn out après que quelqu'un ait mangé son sandwich, je l'ai trouvée pleine de sens. Sans doute parce qu'elle était accompagnée d'un contexte : un orateur motivant, un speech inspirant, des phrases toutes droites sorties d'un tableau "quotes" sur Pinterest,... Il n'empêche que depuis ce jour, plein de signes, d'articles, ou de vidéos arrivent à moi pour me rappeler de ne pas être une victime dans la vie. Du moins, ne pas se laisser le temps de l'être. Ne pas agir en tant que telle, ne pas tomber dans cette spirale. Chaque fois que je me la répète, je me souviens que j'ai le choix et surtout que je peux agir tout en gardant en tête une certaine bienveillance.

Finalement, quand on y réfléchit, c'est assez facile de se plaindre. Se plaindre à nous-même, ou chez les autres. On cherche un témoin qui pourra réparer nos petites injustices ou pourra nous dire qu'on a raison. Et c'est la le plus grand désir de l'être humain : avoir raison. Mais, est-ce qu'on se sent vraiment mieux après ? Est-ce que ce n'est pas simplement une fois de plus, notre satané ego qui veut prendre toute la place dans notre vie ? On se plaint même des autres qui se plaignent.

Je pense que pour sortir de ce rôle de victime, éviter de jouer les bourreaux tant avec nous-même, qu'avec les autres, il faut avant tout s'armer de bienveillance. La bienveillance parait être une évidence, et pourtant, ce n'est pas forcément ce qui nous vient à l'esprit comme premier instinct, tant on cherche à se protéger (de quoi d'ailleurs ?). On se parle souvent mal, on s'insulte (quand on se traite gentiment de nouille, oui, on s'insulte), on s'intolère (je suis sûre que ce verbe existe), on se fâche sur nous-même. Commencer par se parler correctement, nous mettre à l'honneur, nous permettra de garder la tête haute. Ensuite, quand nous aurons repris assez de notre pouvoir, on pourra envisager cette bienveillance envers les autres. Eviter de se retrouver dans ce schéma du "ce n'est pas ma faute, c'est la sienne" (même si parfois, on le sait, ce n'est vraiment pas notre faute). Il ne faut pas oublier quelque chose, c'est que chacun doit gérer ses propres poubelles. On a le droit de choisir si on est d'accord avec ce qu'on nous dit (ou avec une situation), ou si à l'inverse, on n'a pas envie de l'accepter (parce qu'elle ne répond pas à nos valeurs). Parfois, un reproche que l'on nous fait n'en dit pas long sur nous-même mais sur la personne qui nous le dit. Tout n'est pas toujours notre reflet, tout n'est pas toujours à prendre au pied de la lettre, tout n'est pas à prendre personnellement et c'est justement en faisant la part des choses, qui nous sortira de ce cercle de victime. Est-ce que dans telle ou telle situation nous sommes en train de sortir nos poubelles, ou celles de quelqu'un d'autres ?

A mon sens, cette phrase "don't be a victim, don't let anyone eat your sandwich" est pleine de puissance. Et comme je le disais dans un de mes derniers articles, nous devons reprendre notre pouvoir. Ce n'est pas facile, c'est vrai, mais être triste, malheureux, être une victime, ce n'est pas facile non plus.

Alors on redresse les épaules, on tient sa tête bien droite, on regarde devant soi, fièrement, et on ne laisse personne manger notre sandwich. On se rappelle qu'on a le droit d'être là, qu'on a le droit d'exister, d'avoir un avis, de l'exprimer. On a le droit de dire que telle situation ne nous convient pas, et la bonne nouvelle, c'est qu'on a aussi la possibilité de la changer. D'une façon ou d'une autre. A notre rythme car tout le monde sait que Rome ne s'est pas fait en un jour. Comme j'aime le dire, un pied devant l'autre.

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mercredi 11 avril 2018

Tout quitter et vivre dans une Tiny House

C'était il y a environ 4 ans que j'ai commencé à voir une coach. A l'époque, j'y allais pour mes soucis au boulot, parce que je me sentais perdue. Quand cette "thérapie" a commencé, c'était comme un jeu de domino. A chaque séance, un pan de ma vie tombait. Et je pense que j'ai eu besoin de détruire tout un tas de murs, pour en reconstruire de nouveaux. Je me souviens, un soir je lui ai dit : "Je veux tout quitter, tout arrêter. Partir vivre sur une île déserte, ne vivre que du minimum, et qu'on me foute la paix". Ce à quoi elle a répondu : "Mais qu'est ce qui t'en empêche ?". A l'époque ce n'était pas possible. J'étais propriétaire de mon appartement, en CDI, et follement amoureuse de mon homme (entre temps, je te rassure, je suis toujours follement amoureuse de lui). Partir était impensable, même si, ce désir me démangeait, au point parfois de me rendre malheureuse.

La solution à ce souci ? Une forme de méditation. Ma coach m'a alors suggéré de m'imaginer chaque jour sur une île déserte. Je rentrais du boulot et je criais à mon homme : "Je pars sur mon île". Chaque soir, je m'imaginais y vivre, y crier, y pleurer, y faire tout ce que j'avais envie de faire. C'était apaisant. C'était mon île. J'ai même créé une board sur Pinterest où je récoltais des images de mon île magique. Ce lieu où je pouvais me retrouver. C'était vraiment puissant. Petit à petit, j'ai commencé à aller mieux. Là où ma vie semblait être un vrai foutoir, j'ai commencé à tout reconstruire. Sur des bases plus solides. J'ai changé de boulot, je n'ai pas changé d'amoureux, mais nous avons déménagé, et nous avons même conçut ensemble la chose la plus magique qui soit : un enfant qui grandit dans mon ventre.

Et puis l'année passée, une épreuve un peu difficile est venu ébranler mes murs. Comme un mini séisme. Ce genre de truc que tu ne prévois pas, qu'on ne te dit pas, qu'on ne s'imagine pas. J'ai tenu mes murs, ils sont restés debout tant bien que mal. C'est à ce moment-là que j'ai commencé à m'intéresser au minimalisme. A faire le tri, désencombrer, vendre, donner, jeter. Cette envie de "tout bazarder" répondait à un besoin, à cette période difficile que je traversais (et que je ne pense pas aborder en profondeur ici). Depuis, dès que j'ai un coup de mou, je reviens au minimalisme. Il est la réponse à plusieurs de mes questions mais surtout il répond à mon besoin de simplicité. Moi qui me prends toujours la tête pour tout.

Plus j'ai avancé plus j'ai eu ce besoin de simplifier ma vie. De tout simplifier. De m'alléger. Ce qui s'est beaucoup ressenti ici sur le blog. Et j'ai poussé mes réflexions minimalistes au plus loin que je pouvais. Jusqu'à m'intéresser à la fameuse Tiny House.

Au début, j'étais juste admirative et vraiment curieuse du mode de vie de ces gens. Je trouvais ça chouette que certaines personnes repensent complètement le concept de "l'American dream". Partant dans un trip totalement opposé. Et puis je suis tombée sur un reportage (j'en ai tellement vu, je ne saurai te dire lequel) d'un gars qui avait quitter son full time job pour travailler à mi-temps comme barman dans un petit café de village. Il a vendu sa maison, pour vivre dans un petit appartement. Il passait ses journées à voir ses amis et à refaire le monde. Une idée s'est alors mise à germer dans mon esprit fertile : "Waw, ça doit vraiment être bien, de tout quitter et de vivre dans une Tiny House".

Quelques mois plus tard, j'achetais ma grande maison (toujours avec mon homme, toujours follement amoureuse de lui). Et puis je suis tombée enceinte. Et nous avons commencé à chercher des crèches. La réalité de la vie nous a vite rattrapés. La maison, l'emprunt, le bébé. Les courses, les factures. S'organiser, se lever tôt, ne pas dormir. Laisser son enfant, petit bébé, à une inconnue. Chaque jour. Chaque. Jour. Prendre le risque de ne pas le voir grandir, ne pas le voir faire ses premiers pas, courser après le temps, après l'argent. Pourquoi déjà je voulais une maison ? Ah oui ! Pour assurer une place confortable à ce futur petit moi. S'assurer qu'il (ou elle) ne manque jamais de rien. Lui offrir ce que parfois je n'ai pas eu. Oui mais pourquoi ? A quel prix ? On dit que le temps c'est de l'argent. Ne vaut-il mieux pas avoir plus de temps ? Pourquoi déjà je dois aller travailler ?

Est-ce que ce ne serait pas mieux de... Tout quitter et vivre dans une Tiny House ?

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Cette idée s'est faite de plus en plus forte. Elle me faisait même presque mal : il faut que je me débarrasse de toutes mes affaires. Que je coupe toutes mes dépenses. Que je vive comme une nonne boudhiste (mais amoureuse, pas folle la guêpe). Dans mon discours, je me suis même entendu dire plusieurs fois : "Mais notre société est horrible ! Pourquoi elle nous oblige à faire ça ? Se lever quand on est encore fatigué, aller dormir quand on resterait bien une heure de plus ? Mais pourquoi l'homme a inventé ce système cruel d'aller travailler ? On ne pouvait pas juste rester au temps des cavernes ? Juste vivre dans une grotte. Loin de tout ?" Jusqu'à ce lundi de Pâques un peu calme, où je me décide enfin de prendre le temps de regarder ma liste de "à regarder plus tard sur Youtube", dont ce reportage d'une heure sur la puissance de l'intention. Bien que le message de ce documentaire n'était pas du tout sur le minimalisme, une phrase, un discours, de quelques secondes a attiré mon attention. Un des coachs disait quelque chose comme : "Tout quitter pour partir vivre dans une grotte, se couper de tout et de tout le monde n'est pas la solution." Juste après cette phrase, il a comparé cet acte au suicide, aux problèmes d'alcool, de drogues.

Et BIM.

"Tout quitter et vivre dans une Tiny House, ce n'est pas une solution". C'est une fuite. C'est une solution de facilité. C'est couper un problème. Se couper du monde. Se couper de soi (il disait d'ailleurs quelque chose comme ça aussi). Je me suis mise à penser à tous ces couples qui partent faire le tour du monde avec leur sac à dos, en quête de sens. Et qui reviennent parfois un peu bredouilles. Inadaptés.

Je me suis rendu compte qu'en adoptant le discours de la Tiny House, je me positionnais en rôle de victime. Et dans le fond, quel est mon rôle à moi ? Qu'est ce que je fais moi pour faire changer les choses ? Pour faire cette fameuse différence ? Est-ce qu'en tout quittant pour vivre dans une Tiny House j'aurai un message fort à faire passer ? Non. Puisque l'idée est justement de disparaître... On remplace le rêve de l'American Dream par un autre rêve, plus simple. Mais au final, on continue de se comparer à la vie des autres, sans prendre le temps d'apprécier la vie qu'on a (...et que souvent, on a choisit). On remplace un problème par un autre. Mais tu sais, comme le vieil adage le dit, l'herbe n'est pas plus verte ailleurs. J'aime rajouter, que beaucoup de gens passent du temps à l'entretenir, à la colorer, la couper, la bichonner ou lui mettre un tas de produits chimiques pour la faire pousser. Cette herbe est une illusion...

Je pense que parfois, on doit juste s'asseoir face à soi. S'écouter. Se connecter. Se demander pourquoi on veut partir vivre sur une île déserte ou dans une Tiny House ? Pourquoi on veut cette vie-là en particulier ? Qu'est-ce qu'elle nous apporte de plus que celle que l'on a ? A quel besoin elle répond au juste ? Vivre dans une Tiny House répond à mon besoin de liberté. Mais en fait, je suis déjà libre. Le minimalisme répond à mon besoin de simplicité. Que puis-je alors amener dans mon quotidien pour assouvir mon besoin de liberté et de simplicité ? En fait, avoir le beurre et l'argent du beurre c'est possible.

Ce documentaire m'a fait comprendre qu'il fallait reprendre son pouvoir. Son propre pouvoir, mais le pouvoir de sa vie aussi. Comme le dit David Laroche : "Reprendre son pouvoir, c'est vrai, ce n'est pas facile. Mais être malheureux, ce n'est pas facile non plus. Alors que préfères-tu ?".

Tout quitter et vivre dans une Tiny House ? Plus aussi sûre...

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dimanche 18 mars 2018

Les 11 Questions de Tim Ferriss

Depuis peu, je me suis mise au podcast. Tu as bien vu que j'ai mis "au" et "podcast" au singulier. Car ce serait mentir que de te dire que j'en écoute plusieurs. J'en écoute un seul, celui de "Change ma vie". Le premier que j'ai écouté était celui des "11 questions de Tim Ferriss" et je l'ai trouvé super intéressant. D'abord parce que les réponses de Clotilde me parlaient vraiment, mais en plus parce que je trouvais les questions vraiment intéressantes. Elles sont censées faire émerger en toi des choses, des idées. Je n'ai pas lu le livre de Tim Ferriss (du moins pas celui-là) mais j'avais très envie de m'essayer à ces questions, et de prendre mon temps d'y répondre. Voici donc mes résultats par écrit.

1- Quel est le livre (ou quels sont les livres) que vous avez le plus offert et pourquoi ? Ou quels sont les 1 à 3 livres qui vous ont le plus influencé·e dans votre vie ?

Cette première question m'a déjà fait beaucoup réfléchir. Je n'ai pas souvenir d'avoir offert plus d'une fois le même livre. Par contre il y a bel et bien des livres qui m'ont marquée plus que les autres. Je me dois de citer les anciens romans de John Grisham, quand j'avais 14 ans, qui sont les premiers livres que j'ai commencé à dévorer (et qui m'ont donnés ce sentiment de (in)justice). John Grisham m'a donné le goût des gros livres et des histoires bien ficelées.

Dans ma vie d'adulte, il y a bien sûr "Le secret"(sur la loi de l'attraction), qui a juste changé ma vie et m'a ouvert les portes du développement personnel. Et puis j'hésite entre plusieurs car il y en a vraiment beaucoup qui m'ont marqué. Ces dernières années les deux vers lesquels je reviens le plus sont "Ce dont je suis certaine" d'Oprah Winfrey et "Wake up !" de Christine Lewicki.

2- Quel achat de moins de 100€ a eu l'impact le plus positif sur votre vie dans les six derniers mois (ou récemment) ? (Soyez précis·e sur la marque, le modèle, etc.)

Mon abonnement à Spotify. Bien que sur le long terme ça fait plus de 100€. Mais je ne regrette pas une minute d'avoir souscrit à cet abonnement. Je prends plaisir à réécouter des morceaux, me faire des playlists, ressortir des vieux albums (et des vieux souvenirs). Récemment j'ai découvert qu'on pouvait y écouter les podcasts. J'ai de la musique partout avec moi, tout le temps. D'une certaine façon, ça me rassure.

3- De quelle façon un échec, ou un échec apparent, a préparé pour vous le terrain d'un succès ultérieur ? Avez-vous un "échec préféré" ?

Récemment, lorsqu'on a acheté notre maison, j'ai pensé à ces 10 dernières années. Comment j'avais évolué, moi la petite célibataire de 24 ans, en mal d'amour, qui passait de déceptions en déceptions, à celle que je suis aujourd'hui : en couple, pacsée avec maison. Et je sais que c'est une énième peine de cœur qui m'a bottée le derrière. Me dire : "OK, très bien ! Personne ne veut de moi ? Et bien moi je veux de moi ! Je vais acheter mon appartement, faire mon petit cocon, et si je dois y vivre seule toute ma vie, très bien, ce sera à MA manière". 6 mois après j'étais avec mon homme. C'est d'ailleurs la vente de cet appartement qui a permis l'achat de notre maison. Et puis bientôt... Je serai maman.

C'est un échec amoureux qui m'a permis de miser sur moi. On devrait plus souvent miser sur soi même. On est notre meilleur investissement (meilleur que Spotify ;-) ).

4- Si on vous permettait d'inscrire ce que vous voulez sur un panneau d'affichage gigantesque -- c'est-à-dire diffuser un message unique à des millions de gens -- qu'est-ce que vous y inscririez ? (Ça peut être quelques mots, ou paragraphe, une citation...)

Tu es assez. Bien que cette phrase résonne beaucoup plus en anglais : you are enough.

On a trop tendance (j'ai) à s'amoindrir, à ne pas ouvrir ses ailes, à écouter sa critique intérieure et laisser la place aux critiques extérieures, en pensant à tort, que nous ne sommes pas assez. Qu'on n'a pas assez. Qu'on doit faire plus, qu'on doit être mieux, qu'on n'est pas capable. Mais en fait, on n'est assez. Lao Tseu dit que "celui qui sait qu'assez c'est assez, en aura toujours suffisamment", penser "assez" est donc une forme d'abondance. Je dois me le répéter plus souvent, pour reprendre confiance : je suis assez. Tu es assez. Tu as toutes les ressources nécessaires à l'intérieur de toi pour avancer.

5- Quel est le meilleur investissement que vous ayez jamais fait, ou l'un des meilleurs ? (Ça peut être un investissement de temps, d'argent, d'énergie, etc.)

Je vais directement te renvoyer à la question 4 qui est intimement liée à la question 5. Le meilleur investissement d'argent a été l'achat de mon premier appartement (toute seule, comme une grande, à manger des pâtes tous les soirs). Ce n'était pas facile mais j'ai investi mon argent, dans mon projet. Dans mes idées. Et ça a été un déclic bien plus fort. Car c'est finalement en moi que j'ai investi. En ce potentiel d'être heureuse avec moi-même.

6- Avez-vous une petite manie ou une habitude insolite à laquelle vous être particulièrement attaché·e ?

Je ne sais pas si c'est vraiment une petite manie, ou une habitude "insolite" mais j'adore me passer le visage sous l'eau froide le matin (et boire un grand verre d'eau froide). Je ne sais pas me réveiller si je ne l'ai pas fait. Après, en terme de petite manie, je ne sais pas trop si j'en ai... Ceci étant dit j'ai un petit côté Monk dans le sens où je n'aime pas changer de trajet où partir dans des lieux que je ne connais pas (à moins d'avoir étudier le trajet sous toutes les coutures). Certaines collègues me disent que je suis un peu autiste en terme d'organisation :D

7- Sur les cinq dernières années, quel nouveau comportement, état d'esprit, croyance ou discipline a le plus amélioré votre vie ?

Le minimalisme. Et même sur la dernière année. J'ai vraiment compris que moins, c'est plus. Comment je l'ai déjà expliqué dans pas mal d'articles ou dans ma newsletter, le minimalisme ne s'applique pas qu'aux objets. Cela s'applique à la charge de chose que l'on se donne, aux nombres d'amis que l'on a, aux pensées que l'on se crée. Ça a vraiment changé beaucoup de choses en moi. Cela m'a appris également à dire "non" aux invitations, non pas parce que je n'avais pas le temps, mais parce que justement j'avais du temps, et que ce temps, je voulais l'utiliser pour moi, et sans raison particulière. Déculpabiliser de ne rien faire, et lâcher prise sur le fameux "réussir sa vie".

Aujourd'hui j'aimerais essayer de consommer moins de déchets, de faire plus souvent à manger, et de privilégier le local. Il y a encore beaucoup à faire !

8- Quel conseil donneriez-vous à un·e étudiant·e intelligent·e et motivé·e qui s'apprêterait à entrer dans "la vraie vie" ? Quel conseil devrait-il·elle au contraire ignorer ?

Le conseil que je voudrais lui donner c'est de se battre, et qu'un diplôme ne veut rien dire. Que quand on veut, on peut. J'ai été styliste pendant 10 ans dans un métier ultra bouché, et j'ai changé de carrière il y a deux ans pour devenir content creator (ou community manager). Bien la preuve que les notes, les points, c'est qu'un bout de papier. Pour moi, en Belgique, travailler les langues c'est aussi super important. C'est un atout majeur qui ouvre vraiment des portes dans le monde professionnel. En terme de vie privée : ne pas se donner trop vite trop de responsabilités. On est adulte bien assez longtemps dans la vie ! Alors profitez, sortez, vivez !

Le conseil qu'un étudiant devrait ignorer c'est que l'argent et la carrière font le bonheur. Qu'il faut avoir une bonne raison pour rentrer chez soi tôt après le boulot. Si on veut rentrer chez soi juste pour lire un bon bouquin : grand bien nous fasse !

9- Quels sont les mauvais conseils que vous entendez souvent donner dans votre métier ou dans votre domaine d'expertise ?

Que les chiffres et les statistiques sont importants. Ce midi j'ai encore été manger avec un partenaire qui avait vraiment envie de travailler avec moi car j'ai un message à partager. Pourtant j'ai des vues minables sur mon blog (oui oui) et "peu" d'abonnés sur Instagram. Mes mauvais statistiques ne m'ont jamais empêché d’apparaître dans des magazines (vous pouvez le voir sur mon portfolio) ou d'avoir été interviewée pour des livres. Et je refuse encore chaque jour des demandes de partenariat. Pour moi, on fait parler les chiffres comme on veut bien. Faites un blog parce que cela vous fait du bien, parce que vous avez un message à faire passer, pas pour la gloire et "les cadeaux qu'on reçoit". Dans le fond, rien n'est jamais vraiment gratuit, et surtout, vous n'êtes pas une poubelle !

10- Sur les cinq dernières années, à quoi avez-vous su dire non avec d'avantage d'assurance ou de facilité (distractions, invitations, etc.) ? Quelles prises de conscience ou approches vous ont-elles aidé·e ?

Aux partenariats, aux events, aux invitations "after work". Je n'essaye surtout plus de me trouver des excuses. Avant j'essayais toujours de me justifier, je me sentais coupable et désolée, aujourd'hui je dis juste "non merci". Ou alors simplement "cela ne m'arrange pas". Phrase passe partout. Notre temps libre est précieux, et on passe déjà tellement de temps à faire des choses qu'on n'a pas envie de faire (comme le ménage) : autant utiliser ce temps pour faire des choses qui nous font du bien. Si je n'ai pas envie d'aller quelque part, je n'y vais pas. C'est tout.

11- Quand vous vous sentez débordé·e ou déconcentre·é, ou quand vous perdez de vue temporairement vos priorités, que faites-vous ? (Y a-t-il par exemple des questions que vous vous posez à vous-même ?)

J'écris. J'ai un journal que je tiens depuis que j'ai 13 ans. J'ai aussi un tas de carnet. Longtemps je me suis forcée à tenir ce journal de manière régulière et propre, maintenant je me libère complètement. Après tout c'est mon journal. Je colle, je griffonne, je rature, je fais des listes. J'ai un autre journal de notes diverses pour le blog, ou quand je lis un livre. J'utilise Evernote aussi quand je suis pris dans l'urgence d'écrire quelque chose et que je n'ai rien sous la main. Je prends des photos des livres, des citations inspirantes. L'écrit est pour moi le remède à tout. Je ne me pose pas de questions en particulier, juste, je note. Je tiens par exemple dans Evernote une note qui s’intitule "Ce que je veux". Et je note tout ce que je veux : matériel, professionnel, aspirations, rêves. Ça m'aide à y voir clair. Je donne une chronologie à mes "aspirations", je vois aussi comment j'évolue, s'il y a des points qui reviennent souvent. Dans son podcast "Change ma vie", Clotilde parle du "flot de pensées". C'est un peu ça. Sauf que je le fais depuis toujours sans m'en rendre vraiment compte.

lundi 5 mars 2018

Faire la différence

Cela fait 10 minutes que je fixe l’écran.
Non ça doit bien faire 2 mois.
En y réfléchissant bien, je crois même que ça fait 2 ans. 2 ans que je tourne et retourne ce blog dans tous les sens. Je veux faire la différence, mais je ne sais pas comment. Je veux être droite, et juste et honnête. Je veux inspirer. Mais je ne fais rien.

En vérité j’attends. J’attends le bon moment. Le bon déclic, l’inspiration. J'attends d'être prête. Tu vois c’est toujours comme ça que j’ai écrit. Par instinct. Par « bons moments ». C’est maintenant parce que je le sens, et parce que j’ai quelque chose à dire. Et toutes les autres fois, je me dis que ce n’est pas si intéressant, que cela ne vaut pas le détour. Pas la peine. Je n'aime pas programmer, car je ne programme pas mes humeurs, ni mes réflexions. Tout ça a toujours été très instinctif.

Et puis je me compare. Ô je me compare. Celle-ci a trop de talents, celle-là dessine trop bien, cette dernière a de belles valeurs. Qui suis-je moi ? J’essaye de trouver mon identité, me démarquer, et en même temps je suis révoltée. Je veux que les choses changent, mais je n’ai pas le courage de le faire. Je suis comme fatiguée. Paralysée.

Un jour on m’a demandé combien de temps prenait un blog. 4h. C’est ce qu’il me fallait pour écrire un article : écrire, prendre des photos, retoucher, relire, SEOter. 3 soirs par semaine, et tous les dimanches. Je me souviens, un jour, mon homme m’a même demandé de me fixer des jours, parce que je bloguais trop, et ne vivais plus ma vie de couple. Je me souviens avoir passé mes vacances à scruter mon ordinateur, pendue à mon smartphone, en espérant que quelque chose décolle. Je me souviens avoir lu des blogs de stratégie, avoir eu des rêves, avoir écrit jusqu’à 22h, et parfois ne plus dormir car les idées fourmillaient. Cela me semble si loin...

Alors aujourd’hui, quand je repense à tout ça, je suis juste découragée. Je n’ai plus envie. Je me dis que ça n’en vaut pas la peine. Combien de temps faut-il pour faire la différence ? Combien d’énergie faut-il dépenser ? D’après-midi à consacrer ? Combien ?

Quand je vois les blogueuses qui ont du succès, que je vois leur compte Instagram qui ressemble à un magazine, des photos parfaites, léchées, travaillées, et des likes à vous en donner le tournis, je ne comprends pas. Le monde est-il si superficiel ? J’ai vu le TEDx de Leslie Couterand la semaine dernière et je ne cesse d’y penser. A-t-on besoin à ce point de s’évader de sa propre vie et de vivre celle des influenceuses par procuration ? Que cherche-t-on dans ces photos et ces histoires parfaites ? Quelles sont nos rêves ? Les nôtres à nous, pas ceux vaguement soufflés par la société ou inspirés d'un blog un peu trop parfait.

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Ça fait 10 minutes que je fixe cet écran. 10 minutes que j’attends. Non. Ça fait 2 mois que j’attends... 2 ans. Que quelque chose change. D'être prête. Que la grande roue tourne.

Il y a cette phrase en anglais que j’adore, et dont je ne trouve l’équivalent en français : « Done is better than perfect ». N’attendons plus pour faire ces choses que l’on veut faire. N'attendons plus pour faire la différence. Attachons-nous au processus, et non au résultat. Je pense qu’elle est là, la solution.

Done is better than perfect.

En selle !

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PS : J'ai repris aussi la newsletter, où je te donne de mes nouvelles loin des yeux de tous, de manière pas ponctuelle du tout.


Si l'envie te dit, c'est à droite qu'il faut s'inscrire.

mardi 12 décembre 2017

Notre âme est une jolie plante

Il y a une métaphore que j'aime beaucoup dans le développement personnel, c'est celle de la plante, du jardin. Plusieurs fois, j'ai lu qu'une relation était comme un jardin qu'il fallait entretenir, avec son lot de mauvaises herbes et de jolies fleurs. Que notre âme était une plante qu'il fallait arroser, soigner, chérir. Récemment, je suis tombée nez à nez avec d'autres jolies métaphores. L'une d'elles concernait les relations amoureuses et disait que l'amour était comme une plante dans notre appartement. Si on oubliait de l'arroser un jour, la plante survivra. Que ce n'était pas d'oublier de l'arroser ponctuellement qui pouvait la tuer, mais d'oublier de l'arroser chaque jour, sur du long terme. Cette métaphore, tirée du spectacle Mars et Venus 2, voulait dire qu'aucun Amour avec un grand A ne pouvait survivre au quotidien s'il n'était pas nourri de plein de petits actes d'amour avec des petits a. J'ai trouvé ça joli.

Dans son roman "Les mots entre mes mains", Guinevere Glasfurd dit que "même s'il gèle la terre à pierre fendre, l'hiver ne peut empêcher la venue du printemps". Une autre métaphore pour dire que la nature a besoin de l'hiver pour se ressourcer sous terre. On croit que tout est mort, mais sous terre se déroule un vrai ballet. Ce qui veut dire que, quoi qu'il arrive le printemps viendra toujours. Où plus populairement qu'après la pluie, vient le beau temps... Qu'un ciel sans nuage cela n'existe pas.

Mais la métaphore qui m'a le plus émue et touchée récemment est celle des racines. Lorsque l'on plante une fleur en pot, on ne vient pas chaque jour retourner sa terre et vérifier ses racines pour voir si elle pousse. Il faut l'arroser avec amour et attendre avec patience son premier bourgeon. Si cette métaphore résonne particulièrement en moi, c'est parce que je pense que j'ai un peu trop tripoté mes racines ces dernières années. J'ai passé beaucoup de temps à retourner la terre pour vérifier que je poussais bien. Que je me dirigeais bien sur le chemin du bonheur. Que je ne me trompais pas et ce, pour être sûre d'être heureuse. Parce qu'être heureux, c'est important. C'est ce qu'on nous dit chaque jour. Il faut être heureux. À tel point que si l'on ne l'est pas, on se culpabilise.

être plus heureux zen epanoui

Et c'est d'ailleurs comme ça que pour moi tout a commencé. Je n'étais pas heureuse. Et puis surtout j'étais fauchée. Alors plutôt que d'aller voir un psy, j'ai commencé à lire des livres de développement personnel. C'était en 2008. Je découvrais "le Secret". Ce livre a littéralement bouleversé ma vie. À cette époque, le développement personnel faisait rage aux Etats-Unis mais était encore timide en Europe. Je me rappelle avoir passé des après-midis au rayon psychologie de la bibliothèque afin de trouver le Savoir. Avec un grand S. Oui. Celui-là. En vérité, je cherchais la paix, dans quelques pages beiges et beaucoup d'encre. Depuis, j'en ai lu des livres. J'en ai écrit des carnets de gratitude, fait des collages de "vision board", été à des séminaires, rencontré des gourous. J'ai essayé toutes les méthodes possibles et inimaginables : réciter des affirmations, me lever à 5h du matin parce que "Miracle Morning", méditer, faire de la marche en pleine conscience,... Et oui, je dois le dire, beaucoup de ces trucs fonctionnent. Beaucoup de ces choses apaisent, remontent le moral, aident à aller de l'avant. Mais ce que j'ai surtout fait, pendant toutes ces années, c'est me triturer les méninges. Me faire des nœuds. Des spaghettis. Laisser mon araignée tisser sa toile. Et je peux te dire qu'il y en a du bazar là-haut. Il est temps de tout dépoussiérer.

Cette année, j'ai découvert le minimalisme. Je ne me considère pas comme une minimaliste, mais j'ai appris tout ce concept de "slow living" et je pense que j'en avais grandement besoin. Chill. Respire. Zen. Vivons lentement. Vivons avec le minimum, entourons-nous de choses et de personnes qui nous font du bien. Peu, mais mieux. Privilégions la qualité, plutôt que la quantité. Posons-nous les questions : "Est-ce que ceci me rend heureux ou est-ce que j'ai besoin de cela". Ce qui en résulte c'est que le minimalisme va bien au-delà de notre maison, de nos collections, de nos objets. Il s'agit aussi de notre esprit. Le désencombrement, ce n'est pas juste se délester de quelques vieux objets qui ne nous servent plus. C'est se délester de vieilles idées, de relations toxiques, de vieux schémas, de toutes ces choses qui ne font pas de nous des personnes plus épanouies.

Le développement personnel m'a énormément aidée. Énormément. Cela m'a ouvert l'esprit. M'a permis de me construire de meilleures habitudes, plus saines. D'être plus douce avec moi-même, mais aussi avec ceux qui m'entourent. Être plus patiente, plus tolérante, plus sage. Mais je pense que je suis arrivée à un stade où j'ai besoin d'agir. De faire. Et surtout, de me laisser faire. Sans tout jauger, juger, réfléchir, mijoter, planifier. Vivre sans vouloir "réussir ma vie". Parce que finalement, qu'est-ce que ça veut dire, réussir sa vie ? Qui décide de tout ça, si ce n'est, nous-même ?

Alors n'oublie pas que comme moi, ton âme est une jolie plante. Tu dois arrêter de retourner sa terre pour voir l'état de ses racines. Prends simplement soin d'elle : arrose-là et puis agis ! C'est important d'agir. N'aie pas peur de l'échec. Car tu sais, même une plante peut-être changée de pot, replantée dans un autre jardin, et pousser à nouveau.

blog lifestyle humeur développement personnel

mardi 31 octobre 2017

Quand mes idées me paralysent

J'ai plein d'idées. En fait... J'ai même trop d'idées. Et je ne sais jamais quoi en faire. Alors je les donne à gauche, à droite. "Tu devrais faire ça, ce serait génial ! Oh, regarde ce que j'ai trouvé sur Pinterest, je te verrais bien faire ça ! ". En vérité, ce sont toutes des choses que j'ai envie de faire, et que je ne ferai jamais. Souvent, je développe mes idées. Je les développe vraiment bien. Je les note dans un carnet. Pendant des jours je les élabore dans ma tête, j'imagine un plan d'action. Quand je vois une vidéo que je voudrais faire, je m'imagine en train de la tourner. Mais quand arrive le moment de le faire, je me débine : "Non je n'y arriverai pas. Toute façon, je n'ai pas le matos. Puis la lumière... Ah ! La lumièèèèèère ! Ca me prendra trop de temps de toute façon, et je suis sûre que ce ne sera pas aussi bien que machin. Bon tant pis, je ferai ça une autre fois ". Et voilà comment, quelques mois plus tard, je refile cette idée magique à quelqu'un d'autre et que pendant des mois je ne publie rien nulle part.

Pour le blog par exemple, je me vois faire des choses grandioses. Telles que :

  • t'écrire une newsletter motivante hebdomadaire

  • faire des vidéos douces et inspirantes avec des jolies images (j'en ai une en tête où je me vois me faire du café, avec le liquide chaud et fumant qui coulerait dans la tasse, avec une musique Indie et le bruit de la barista dans le fond... Quelque chose de doux et de cocoon, on y sentirait presque l'odeur du café à travers l'écran)

  • des articles avec des infographies de fou

  • reprendre un carnet de dessin et griffonner pour en faire des articles visuels (de l'aquarelle, du crayon, des instants de vie)

  • continuer mon montage Instagram, justement avec tous mes gribouillages

  • créer un blog inspirant et créatif, comme le magazine Respire (ou le magazine Flow), quelque chose d'imparfait

  • animer ma page Facebook

  • je t'ai déjà parlé de la newsletter ?

  • créer un challenge de gratitude ou un challenge pour se sentir bien

  • écrire un mois entier de contenu, soit 31 articles

  • reprendre les podcasts que j'avais pris tant de plaisir à faire

  • te donner plein de bon conseils pour mieux bloguer, et pour t'aider à monter tes projets, te sentir heureux, épanoui

  • t'encourager à vivre tes rêves...

Tu vois, j'ai plein d'idées. J'ai même des planches Pinterest de fou, où je garde précieusement, et secrètement, toutes ces idées. Mais maintenant que je les écris, je me dis "ridicule ". Alors même que j'écris cet article, je me dis "ridicule ". Je ne sais pas par où commencer, quoi faire. Je me sens comme paralysée. Et c'est bien ça le problème. J'ai envie de faire un milliard de trucs, que je ne fais pas. Je lis un super magazine en me disant "ce serait génial ça, sur le blog" et je n'en fais rien. Je vois des contenus sur des blogs anglais et je me dis que ce serait TELLEMENT génial de pouvoir te les traduire. Je lis en fait un tas de contenus géniaux qui vaudraient la peine d'être partagés, vus, lus et revus. Mais je laisse dormir mes idées, et je les donne à quelqu'un d'autre, qui les réalisera très certainement mieux que moi. Pas vrai que je suis généreuse ? Quelque chose bloque. Impossible de savoir quoi. Est-ce Martha Stewart qui me susurre des mots à l'oreille ? Qui m'empêche de faire toutes ces choses ? Est-ce la comparaison ? Est-ce la trouille ?

blog belge humeur lifestyle

La trouille. Ouais, ça doit être ça. La peur. Les choquottes. La frousse.

Et si on me critiquait ? Et si plus personne ne me lisait ? Et si tout le monde fuyait ? Et si on me comparait en me disant que truc est mieux ? Et si je n'y arrivais pas ? Et si le contenu n'était pas à la hauteur de mes espérances ? Et puis de toute façon, qui suis-je pour prétendre à un contenu de qualité qui va révolutionner le monde ? Oh oui, j'ai peur, comment m'y prendre ? Par où commencer ? Suis-je si inspirante ?

Puis franchement, ça prend bien trop de temps tout ça. Je n'ai aucune patience. Je le sais, que Mozart travaillait d'arrache-pied. Mais nous, là, on est tous bien trop fatigués. On doit tout mener de front, ce n'est pas pour en plus s'enquiquiner avec des TO DO list longue comme notre bras. On travaille a temps plein, où c'est qu'on trouvera encore le temps d'écrire, de dessiner, de créer ? A 17h quand il fait noir ? Ouais, ouais, y a qu'à acheter des lampes, acheter, acheter, acheter. Ca coûte cher d'être blogueuse. Tout ça pour quoi, hein ? Où est-ce que ça va nous mener ? Est-ce que ça en vaut vraiment la peine ?

C'est comme ça, que je ferme la porte. Je ferme les volets. Je tire les rideaux. Je coupe tout. Et je me mets devant Netflix. Mon meilleur ami.

Comme je le dis souvent, si on ne fait rien, on ne fait pas d'erreur, et si on ne fait pas d'erreur pas d'échec ou de mauvaise surprise. La vie est facile, non ?

Mon petit doigt me dit que tu te reconnais dans tout ça. Que ce que je me dis, tu te le dis aussi. Qu'on est quand même bien mieux sous son plaid à faire du binge watching de série, plutôt que de s'occuper à un projet qui nous tient à coeur et qui demande toute notre énergie. Puis quand on a trop d'idées, trop de choix, mieux vaut ne rien faire et ne pas choisir, comme ça, on ne sera pas déçu. Pas vrai ?

Mais... Et si on s'encourageait plutôt ? Et si on se donnait une bonne petite, tape dans le dos ? Allez, tu peux le faire ! Si j'étais ma propre meilleure amie, je me dirais : "Note tes idées, choisis en une, coupe la en petits morceaux, ne te mets pas de pression, fais le parce que tu as envie, pas pour ce qu'on dira, ne te laisse pas paralyser par tes peurs, par le temps, par les autres, par Martha Stewart. Coupe tes écrans et fais-le. Juste, fais-le. Même 10 minutes. Fais-le pour ne jamais regretter de ne pas l'avoir fait quand tu pouvais encore le faire, car qui sait de quoi demain sera fait ? "

Ce serait peut-être une bonne idée d'écouter notre meilleure amie, tu ne crois pas ? Alors faisons-le !

Allons-y. Ensemble. Main dans la main. Juste un petit pas.

Va chercher une feuille, un stylo (un carnet ou Evernote), et notes tes idées. C'est la première, la toute première étape, elle ne prendra que 10 minutes (ou plus si tu te laisses aller... Vas-y laisse toi aller). Ne te bride pas. Et pour la suite ? Écoute ta propre meilleure amie, celle que tu essayes d'étouffer et qui est tout au fond de toi. Elle te guidera pour la suite. En cas de doute, écris-moi un mail. On sait jamais, peut-être que ça peut fonctionner ?

Courage, tu peux le faire. Je peux le faire. Ensemble, on peut le faire !

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dimanche 17 septembre 2017

Meet Martha Stewart

J'étais en train de scroller mon feed Facebook. Tu vois, je ne suis pas complètement désintoxiquée des réseaux sociaux, et Facebook étant le seul réseau que j’ai gardé, ce matin-là, un café à la main je scrollais. C'est comme ça que je suis tombée sur l'article d'une blogueuse que je ne suivais plus qui expliquait comment elle était devenue blogueuse pro. A vrai dire, je ne sais pas pourquoi j'ai cliqué, je ne sais pas pourquoi je l'ai lu, dans le fond, mon "vrai moi" savait que ça me ferait du mal. Mais je l'ai lu. Après tout, je suis un être humain. Et c'est là, que Martha Stewart s'est manifestée dans ma tête.

"Tu vois, elle y est arrivée, et pas toi. Quand je pense qu'elle a ouvert son blog après toi... Peut-être que si tu continues de lire l'article tu sauras comment faire ? Parce que clairement toi, tu ne sais pas comment faire. Franchement tu laisses ton blog à l'abandon depuis des mois... La gêne ! Et puis, faut que je sois honnête avec toi, ce que tu fais ça ne sert à rien. Mais vraiment. C'est complètement inutile. Alors pourquoi tu continues ? De toute façon tu ne seras jamais cette blogueuse, tu n'as pas son talent. Non vraiment. Je dis ça pour ton bien, arrête tout de suite. Tu sais cette liste de toutes les choses que tu avais envie de faire, celle que tu as écrite pendant les vacances ? Ne les fais pas. Ça ne sert à rien, tu n'arriveras pas au bout, tu n'auras pas le temps et en plus tu n'arriveras pas à le faire comme tu le veux et le résultat sera moche. Écoute moi, ne te fais pas du mal pour rien. Arrête de rêver et continuer de te plonger dans Outlander, cette série te fais vraiment du bien. Vraiment, ne t'y remets pas, un blog de plus dans l'Univers, cela n'apporte rien à personne, depuis le temps, tu es complètement dépassée..."

J'ai fermé le clapet de ma tablette. Je me suis mise à réfléchir. J'avais de la peine. Je me suis dit : "Elle a raison, c'est mieux que j'arrête. Il me reste 2 jours de congé, je ne vais pas les dépenser à remettre le blog sur pied, parce que de toute façon, dans 1 semaine j'en aurais déjà marre".

C'est à ce moment-là, qu'une autre minuscule petite voix s'est manifestée. "Non" a-t-elle dit.

Non.

"Non, ne te lance pas encore dans ce schéma. Non, n'écoute pas Martha Stewart. Non, ne la laisse pas gagner. Vas te refroidir les idées (je me suis lavé les cheveux), et prends ton clavier. Tu peux le faire, et tu le feras pour toi ! Ne la laisse pas gagner !"

Et comme ça, j'ai pris mon clavier pour te parler de Martha Stewart.

Martha qui ?


Selon Melissa Ambrosini, dans son dernier livre "Mastering Your Mean Girl", nous avons toute cette voix dans notre tête. Et je te sens acquiescer de la tête. Je dirais même que lorsque Martha Stewart s'est mise à me parler, tu t'es dit que toi aussi tu l'entendais. Martha Stewart, c'est notre Mean Girl, autrement dit, notre méchante fille. C'est notre égo. Et notre égo, crois-moi, ne nous veut pas que du bien.

L'égo, il veut prendre toute la place. Il veut tirer la couverture pour lui. Il veut gagner, briller, être reconnu. Il veut être la star. Il veut que tout soit parfait, et pour que tout soit parfait, il se compare. Il regarde le jardin d'à côté qui est magnifique, et pour éviter de souffrir (parce que, ça peut être difficile d'entretenir son propre jardin), il te dit d'emblée que ce se ne sera pas possible d'avoir le même. L'égo, c'est ce boulet à ton pied qui t'empêche de faire des choses. L'égo, c'est celui qui te dira que c'est mieux de rester dans ton canapé plutôt que de tenter de faire quelque chose. Parce que, si ce que tu fais n'est pas "parfait", selon lui, cela ne vaut pas la peine. L'égo se nourrit de peur. Il t'empêche clairement de vivre la vie que tu veux. Moi, cette Mean Girl, cet égo, j'ai décidé de l'appeler Martha Stewart, symbole de la femme parfaite. Parce que Martha, elle mène tout de front.

Un égo trop protecteur


En fait, notre égo ne nous veut pas que du mal. Du moins, pas complètement. Ce qu'il veut finalement c'est nous protéger des dangers, de la souffrance. Sans lui, et sans ce brin de "conscience", on traverserait la route sans regarder et on se ferait direct écraser par une voiture. Sans lui, et sans cette petite peur toujours un peu présente, on passerait notre main sur une flamme et on se brûlerait. Dans la théorie, l'égo nous veut du bien. Il veut nous empêcher de souffrir. De nous faire mal. Voir de mourir. Sauf que cet égo a tendance à tout mélanger et que c'est un sale petit trouillard. Il confond "danger de mort" et prise de risque. Il se nourrit des critiques que tu reçois, celles qui ne viennent pas du coeur, celles qui sont faites pour te faire mal et il les réutilise contre toi. Il t'enferme dans une sorte de cercle vicieux au beau milieu de "la vallée de la peur".

Après avoir lu le livre de Melissa Ambrosini cet été, je me suis rendue compte à quel point Martha Stewart pouvait prendre le dessus et m’empêcher complètement de faire des choses. Elle m'empêche simplement d'essayer. Quand j'ai ouvert ce blog, je ne le faisais que pour "me sentir mieux". Pour "tuer mes dimanches ennuyeux". J'avais juste besoin de parler, de partager. D'écrire. De sortir tous ces (res)sentiments que j'avais en moi. Lorsque Martha s'est rendu compte qu'elle pouvait en tirer un peu de gloire, elle a pris les devant. Elle s'est dit qu'elle pouvait briller de mille feux, devenir une star, être aimée, adulée, chérie. Peut-être même signer des autographes en rue. Quand elle a réalisé que ce n'était pas comme ça que ça marchait, elle m'a simplement mis en tête que tout était de ma faute et que si je n'avais pas été une grosse nulle depuis le début, cela ne serait pas arrivé... Je me suis donc nourrie de ses critiques, et des critiques des autres. Me disant que cela ne valait tout simplement plus la peine d'essayer. Je me suis construit une jolie petite maison dorée dans "la vallée de la peur". Si je ne fais rien, je ne serai pas critiquée ni par les autres, ni par Martha, et tout ira pour le mieux. Ainsi, Martha dormait en paix, et mon "vrai moi" à l'intérieur se nourrissait de vieux pain rassit.

Faire les choses pour soi-même


Mais petit à petit, j'ai découvert le secret de Martha et j'ai appris à la reconnaître. J'ai compris que quand elle se manifestait, il ne fallait pas entrer dans un rapport de force avec elle et ne pas tenter de l'évincer. De toute façon elle aura le dernier mot. Il fallait plutôt "l'entendre" (et non l'écouter) et se demander d'où venaient toutes ces critiques. D'où sort-elle tout ça cette foutue Martha ? Quand j'ai commencé à dresser la liste de toutes ces choses que j'avais envie de faire (j'y reviendrai), j'ai ressenti une vraie joie. Je sentais les étoiles dans mes yeux, je me sentais vivante. Je me disais que j'avais plein de choses géniales à faire, ou à dire. Je me voyais déjà faire telle ou telle chose. Je retrouvais le sourire. En réalité, c'était mon "vrai moi" qui échafaudait un plan d'évasion. La solution pour passer en travers des mailles du filet de Martha, c'était de me reconnecter à cette joie.

Dans son livre, Melissa Ambrosini explique que nous avons toujours le choix. Il s'agit de choisir entre la peur et l'amour. Et lorsque Martha parle, se demander si son discours vient de l'amour ou s'il vient de la peur. Il en va de même pour une critique. Lorsque quelqu'un te dit quelque chose, demande-toi si cette personne le fait par amour (pour te faire avancer) ou par peur (pour te saper le moral).

Ce n'est pas un chemin facile. Il y a des jours où Martha prendra le dessus, mais je pense que la première étape c'est déjà de la reconnaitre. Se rendre compte que cette critique interne, ce n'est pas vraiment nous. Ne nous résumons pas à cette voix qui nous flagelle. Ne prenons pas racine dans "la vallée de la peur", et tenons nous à notre plan d'évasion. Reprenons notre liste et attaquons-nous au premier point en faisant un petit pas pour l'atteindre. Il existe une contrée magnifique, flamboyante, lumineuse, pleine d'idées, de projets et de réalisations. En route ! Tu as toutes les ressources nécessaires pour y arriver. Le chemin pour y arriver est simple : cette contrée se trouve juste fond de ton coeur. Et je te promets, qu'il y fait bon vivre !

 

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dimanche 14 mai 2017

[Inspiration] Les règles... du jeu

Il y a longtemps déjà, j'ai participé à une séance de groupe avec ma coach. Elle organise ça régulièrement, et j'aime prendre ce temps pour rencontrer d'autres personnes. Le temps d'une soirée, on médite, on partage, on se conseille et... On avance ! Ma coach "anime" cette soirée de manière très intuitive, en partageant des textes, des réflexions, etc. Aussi, un soir, elle nous a lu un texte que je trouvais tout bonnement magnifique. Elle l'avait en format papier et je lui ai demandé si je pouvais prendre une photo, pour m'en souvenir. Elle a gentiment proposé de me le donner et depuis, je le garde bien au chaud dans mon journal intime. J'avoue que ce texte à longtemps trainé dans mon journal sans que j'y fasse vraiment attention, mais l'autre jour je suis "retombée" dessus (sans me faire mal, promis). Je le trouvais tellement joli, que je voulais te le partager... Et surtout, comme c'est un "papier" je voulais pouvoir le retrouver.

J'essaye petit à petit à me ré-approprier le blog. De me sentir bien ici comme je l'entends. Et s'il y a quelque chose qui me manque beaucoup c'est ce partage et cet échange que j'ai avec vous. Ce qu'il y a de formidable finalement avec Odile Sacoche, c'est qu'ici, je peux choisir de vous parler de tout ce qui me passe par la tête. J'apprends à redécouvrir cette liberté. J'aimerais vraiment faire de ce blog un endroit où on peut échanger, partager, où l'on se sent bien, au naturel. Comme je l'ai toujours dit, je suis lectrice avant d'être blogueuse, et si je peux te faire découvrir mes trouvailles, pour que comme moi, tu apprennes à te sentir mieux, je suis comblée. Si cette idée te plait, j'essaierai encore de partager d'autres textes ou newsletter inspirante (les réseaux sociaux c'est bien, mais je trouve ça très éphémère et l'information se perd).

Voici donc ce fameux texte, qui fait naitre en moi beaucoup de jolies réflexions. Je le trouve plein de bon sens et de justesse. Il résume simplement tout ce que j'ai pu lire dans tous mes livres de développement personnel. L'écrire et le relire m’apaise.
Bonne lecture et bonne réflexion !



Les règles... du jeu



  1. Vous recevez un corps. Vous pouvez l'aimer ou le détester, mais ce sera le vôtre pour cette période de temps.

  2. Vous apprendrez des leçons. Vus êtes inscrit dans une école à temps plein appelée "La Vie". Chaque jour dans cette école, vous avez l'opportunité d'apprendre des leçons. Vous pouvez aimes les leçons, ou les trouver stupides.

  3. Il n'y a pas d'erreurs, seulement des leçons. Grandir est un processus d'essais et d'erreurs, d'expériences. Les expériences "ratées" sont autant une partie du processus, que les expériences "réussies".

  4. Une leçon est répétée jusqu'à ce qu'elle soit apprise. Une leçon vous sera présentée sous différentes formes jusqu'à ce qu'elle soit apprise. Quand vous l'aurez apprise, vous pourrez passer à la leçon suivante.

  5. L’apprentissage des leçons ne se termine jamais. Il n'y a pas une seule partie de la vie qui ne contient ses leçons. Tant que vous vivrez, il y aura des leçons à apprendre.

  6. "Là-bas" n'est pas mieux qu'"ici". Quand votre "là-bas" sera devenue "ici", vous obtiendrez simplement un autre "là-bas" qui à nouveau semblera mieux qu'"ici".

  7. Les autres sont principalement des miroirs de vous-mêmes. Vous ne pouvez pas aimer ou détester quelque chose chez une autre personne qui ne reflète quelque chose que vous aimez ou détestez en vous-même.

  8. Vous faites ce que vous voulez de votre vie. Vous aurez les outils et les ressources dont vous aurez besoin. Vous décidez ce que vous en faites. Le choix vous appartient.

  9. Les réponses se trouvent à l'intérieur de vous. Tout ce que vous avez besoin de faire est de regarder, d'écouter et d'avoir confiance

- Auteur inconnu -

règle du jeu article anonyme

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lundi 1 mai 2017

[Article Invité] Comment débuter le minimalisme par Maman s'organise

Avant de rentrer dans le vif du sujet, je voudrais me présenter en quelques mots. Je suis Judith Crillen et je suis passionnée par l’organisation du quotidien. Je suis l’auteure du blog Maman s’organise sur lequel je partage mon expérience et mes conseils pour se simplifier la vie et la rendre plus belle. Je suis aussi l’auteure de deux ouvrages parus aux Editions Rustica : Détox ta Maison et Minimalisme, la quête du bonheur et de la liberté par la simplicité

Ensuite, je remercie du fond du coeur Odile Sacoche de m’avoir invitée sur son blog pour parler du minimalisme. Je sais qu’elle s’interroge beaucoup à ce sujet et qu’elle mène une vraie réflexion par rapport à ses habitudes de consommation et son mode de vie. Alors si toi aussi tu aspires à un mode de vie plus simple, j’espère que cet article te donnera des pistes concrètes pour démarrer du bon pied sur le chemin du minimalisme.

Parce que devenir minimaliste ne se fait pas du jour au lendemain. Et il se peut très certainement que cela ne soit pas ton objectif. Il est vrai que le minimalisme est un terme qui peut faire peur en fonction de ce qu’il représente pour toi. Je te rassure tout de suite, mon but n’est pas d’essayer de te convertir au minimalisme extrême - ni même au minimalisme tout court - il est de le démystifier afin de le rendre moins effrayant et plus accessible.

Beaucoup de personnes désirent changer quelque chose dans leur vie afin de la simplifier, de se sentir plus léger et plus libre sans pour autant souhaiter ne posséder que trois t-shirts et une paire de sandalettes. Car si certains minimalistes ne possèdent que très peu et vivent loin de la civilisation, d’autres mettent la barre moins haut et possèdent bien plus que 100 objets en plus d’une vie sociale intense. Et c’est très bien ainsi !

C’est pourquoi, avant de se lancer dans un grand changement, je pense qu’il est important de passer par une phase de réflexion. L’objectif de cette réflexion est de prendre vraiment conscience de ce qui est superflu dans ta vie et de ce que tu veux changer pour te simplifier la vie.

débuter le minimalisme avec judith crillen

La phase de réflexion


La première étape consiste à réfléchir à ce que signifie le minimalisme pour toi. Quels sont les mots qui te viennent à l’esprit quand tu penses au minimalisme ? Par exemple, pour moi, le minimalisme est un chemin vers une vie plus simple, plus sereine et plus libre, dont le fil rouge est “moins mais mieux”, et ce tant au niveau matériel que dans les différents domaines de ma vie.

Ensuite, l’étape suivante est de réfléchir à tes motivations. Pourquoi souhaites-tu changer de mode de vie ? Les motivations principales sont plus de temps, plus d’espace, plus de liberté, plus de sérénité, plus d’argent. Mais il va falloir être plus précis et spécifique. Si par exemple, tu souhaites avoir plus de temps, réfléchis à qui ce temps est destiné. A toi, à tes enfants, tes amis, à ton conjoint ? Qu’est ce qui est important pour toi aujourd’hui ? Si tu décides de t’octroyer plus de temps à toi-même, comment vas-tu t’y prendre pour que ce temps soit respecté des autres ?

Si tu n’arrives pas à te projeter dans une vie future idéale de manière détaillée, réfléchis à tout ce qui t’envahit et que tu souhaites réduire comme par exemple les possessions matérielles, les distractions inutiles et chronophages, les sollicitations extérieures, le gaspillage de nourriture, etc.

Il est parfois utile de commencer un petit journal dans lequel tu écriras ce que tu souhaites changer dans ta vie de manière durable, pourquoi et quelles sont les actions que tu vas mettre en place pour y arriver. C’est la mise en place de tes objectifs et de ton plan d’action.

Je te conseille aussi de choisir un livre sur le sujet. Ce livre doit représenter pour toi une source d’inspiration, de motivation et un guide pour t’améliorer. Il ne sert à rien d’acheter en une fois tous les livres qui traitent du minimalisme ou de l’art de se simplifier la vie car c’est au fur et à mesure de tes expériences et des actions que tu mets en place que tu sauras exactement ce dont tu as besoin.

La phase d’action


Après une phase de réflexion plus ou moins longue, il va falloir passer à l’action et concrétiser tout ce que tu as imaginé.

Tout d’abord, tu vas certainement avoir envie de désencombrer ton intérieur de tous les objets qui l’encombrent. Il est plus facile de commencer par le désencombrement matériel car les résultats sont rapidement mesurables et souvent spectaculaires. Cela permet de donner un grand coup de frais et cela nous allège aussi mentalement. Déjà, tout te paraîtra plus facile une fois que tu auras fait le grand tri dans tes possessions matérielles. Evidemment, cela ne se fait pas en un coup de baguette magique, il faut se retrousser les manches et il va falloir prendre des décisions. Je garde ? Je jette ? Je vends ? Je donne ? A qui ? Quand ? Comment ?

Ensuite, il est important de mettre en place de nouvelles habitudes afin d’éviter l’effet rebond, cette désagréable sensation que tout est à recommencer trois mois plus tard. Pour cela, tu vas devoir faire attention à tout ce qui entre chez toi, même si c’est à l’insu de ton plein gré. Par exemple, quand tu t’aperçois que Chéri revient du bureau avec le lot de tombola numéro 42 de la fête du personnel… C’est donc tous ceux qui vivent sous ton toit qu’il va falloir briefer ! Et ce n’est pas toujours facile. Une autre façon d’éviter que le désordre revienne est de prendre l’habitude de ranger derrière soi. Mais après avoir désencombré, le rangement devient un jeu d’enfant et tellement plus rapide. Même chose pour le ménage qui devient beaucoup plus facile puisque plus rien ne traine au sol ni sur les surfaces planes.

Après avoir désencombré le matériel, certains seront prêts à attaquer l’organisation du quotidien, d’autres iront vers une réflexion zéro déchet, d’autres encore ressentiront le besoin de revoir le contenu de leur assiette et leurs habitudes alimentaires.

blog belge maman s'organise

Tu comprends maintenant pourquoi on ne devient pas minimaliste du jour au lendemain et que ce chemin est souvent parsemé d’embûches ?

Mais ne t’inquiète pas, je suis là pour t’aider si tu en as besoin. ;-) Tu trouveras encore plein d’autres super conseils sur mon blog Maman s’organise et dans mes livres.


A bientôt !

Judith.

♥ ♥ ♥

Note d'Odile Sacoche :

Je vous recommande vivement le livre "Minimalisme" de Judith Crillen, qui est accessible à tous et surtout à ceux / celles qui désirent en savoir plus sur le minimalisme. Je l'ai tout simplement dévoré ! Merci à Judith pour son super article !

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mercredi 8 mars 2017

Comment mieux dépenser ?

J'ai déjà eu plusieurs fois cette conversation avec ma maman, ou avec mon homme. Comment mieux dépenser ? Cette conversation où l'on se lance à refaire le monde. Se dire qu'on devrait consommer mieux, acheter local, privilégier le petit boucher du coin plutôt que la viande grise des grandes surfaces. Quand on se dit qu'on devrait aller plus souvent au marché, acheter les fruits et les légumes pour la semaine. Manger mieux, manger bio. Qu'on devrait arrêter d'aller chez H&M, arrêter d'acheter Bengali. Quitte à payer la qualité, plutôt que la quantité. Le problème avec ce discours, c'est que je l'ai souvent trouvé bien hypocrite. Car qu'on se le dise, qui aujourd'hui peut mettre plus d'argent dans ses vêtements ? On nous habitue tellement aux promotions, aux soldes et aux codes promo qu'on ne sait plus dépenser prix plein. Moi la première. C'est vrai quand on y réfléchit : 3€ le tshirt chez Forever21. Moins cher que ton lunch à midi. Ça fait rêver, non ? Alors mieux dépenser, c'est bien joli, mais ça veut dire quoi au juste ?

Doit-on se remettre à faire nos vêtements nous-même ? Cultiver notre potager ? Se remettre au troc ou à la seconde main ? Ce sont des solutions, oui. Et pourtant aujourd'hui ce n'est pas toujours facile d'acheter local. D'où vient le cuir du petit artisan du fond de la rue ? Peut-on lui faire confiance ? Et puis, ne plus acheter Pakistanais ça voudrait dire supprimer des emplois là-bas, alors bon, on fait comment hein ?

Ce sont des questions auxquelles je réfléchis beaucoup en ce moment. On vit dans la société dans laquelle on vit et il est difficile de tout fuir, tout renier. Certains pour s'en sortir prônent le pro-véganisme, d'autre le pro-bio. Pourtant des catégories de tomates dites "bio" sont importées chez nous et viennent d'Espagne. Que fait-on de l'avion, du vieux camion et de l'essence qui les ont transportées ? Ils sont bio eux aussi ? Tu vois, ce qui me dérange avec tous ces discours, c'est qu'on doit tout remettre en question. Et quand je dis "tout" je pense à la chaîne de production. D'où vient le coton ? Comment a -t-il été cultivé ? Tu savais que lui aussi, c'était un OGM ? Doit-on parler de la problématique du cuir en Inde qui pollue les eaux du Gange ? Et le raisin là-bas dans le Lubéron, qui est bio, alors que le champ en face de lui ne l'est pas... Quand on sait que les voitures des habitants sont parfois recouvertes des sables du Sahara tellement le vent peut se montrer puissant, on fait quoi des particules de pesticides présentes dans l'air ?

Il est difficile de revenir en arrière, car une bonne partie de la production mondiale est à revoir. Tant au niveau de la chaîne d'alimentation, qu'au niveau des produits textiles... Et ne parlons même pas de l'affaire Foxcom...

minimalisme consommer mieux

Au-delà des scandales liés à la production, je pense que c'est avant tout à nous de changer notre manière d'acheter. Et par là, je ne veux pas forcément dire "apprendre à lire les étiquettes" ou "acheter plus cher". Mais plutôt se poser la question : "Est-ce que j'en ai vraiment besoin ?". Ce vernis-là, à 2,49€, est-ce que je vais vraiment l'utiliser ? Est-ce qu'acheter plein de vêtements pas chers va me rendre plus riche ? Mes armoires doivent-elles être pleines à craquer de nourriture ? Mais surtout prendre le temps de se demander, c'est quoi, finalement, "être riche" ?

On nous a habitués à vouloir du choix, du neuf, du changement. Vite. Maintenant. Tout de suite. Nos iPhones sont démodés après 1 an. 1 an ! Quand on pense que quand j'avais 15 ans (et ce n'était pas il y a si longtemps) cela n'existait même pas et qu'on faisait sans ! Est-ce que je vais réellement relire ce livre ? Oui ? Combien de fois ? Est-ce que j'ai besoin d'avoir les 4 palettes Naked ? Est-ce que je ne saurai pas réparer cette machine cassée ? Ou revendre ce sac avant de le jeter ?

Penser à l'économie, aux conditions de travail, à l'éthique, c'est une chose. Et entendons-nous bien, c'est une chose merveilleuse. Mais ne faudrait-il pas déjà réduire notre taux de consommation avant ? Le samedi, plutôt que d'aller lécher les vitrines, où attendre les soldes pour vite dépenser notre salaire, on pourrait, je ne sais pas moi, passer du temps avec nos proches ? Regarder un bon film ? Aller bruncher avec des copines ? Au lieu de dépenser tout notre argent pour vivre dans une "abondance matérielle"...

Mieux dépenser, c'est aussi investir dans des formations : ce cours d'aquarelle qui nous fait envie depuis si longtemps. Cet atelier maquillage qu'on rêve de faire. Apprendre une langue, participer à un cours de photo, s'inscrire à un cours de danse. De quoi va-t-on se souvenir dans 50 ans quand on sera vieux ? De cette jolie petite robe qui nous faisait de l'oeil depuis la vitrine ? Où de cette belle après-midi en famille à manger du gâteau fait-maison ? A-t-on vraiment besoin de toutes ces choses ? De ces collections ? De plus, toujours plus ?

Mieux dépenser, c'est conscientiser l'argent que nous allons dépenser. Profiter des choses que nous avons déjà. Faire preuve de créativité en leur trouvant une nouvelle utilité. Ou simplement se demander : "Est-ce qu'avoir plus, va m'amener plus de joie dans ma vie, et à long terme ? Est-ce qu'avoir cet objet, précisément, va me procurer tant de bonheur ? "

Simplifier sa vie

Depuis un moment déjà, je n'achète que les vêtements qui me donnent envie de faire un petit pas de danse. J'avais lu ça dans un livre. Livre que j'ai savouré et que pourtant, j'ai donné il y a bien longtemps déjà. Je veux que chaque chose ait une histoire, mais surtout, je ne veux pas que les choses me possèdent. Être définie par un achat, un objet. Ce qui fait que je suis, celle que je suis, ce n'est pas cette paire de chaussures que j'ai achetée juste parce qu'elle était à moitié prix, mais les expériences que j'ai vécues. Les gens que j'ai rencontrés. Les liens que j'ai tissés. Les souvenirs que j'ai créés. Et ceux-là, bio ou pas, ils sont bien à moi !
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jeudi 23 février 2017

Le jour où j'ai refusé un partenariat.

Ce n'est pas la première fois que je refuse un partenariat. À vrai dire, j'en refuse chaque jour. C'est vrai que toi lecteur, ou toi blogueuse liseuse de blog, tu nous vois souvent parler des choses que l'on reçoit. Et d'une façon, ça fait rêver. Personnellement, ça m'a longtemps fait rêver. Mon homme aime souvent me charrier gentiment en me rappelant mes débuts de blogs où je pleurais : "Mais moi aussi, je veux recevoir plein de vernis". Et longtemps, trop longtemps, cela a été ma source de motivation. Je ne pense pas l'avoir caché. Je pense que ma force, ça a toujours été cette transparence que j'ai eu envers toi. Heureusement, cela n'a pas été mon unique source de motivation.

Toujours est-il que chaque jour, je reçois des demandes de partenariat, des plus sérieuses aux plus farfelues. Chaque jour, je suis en contact avec des community managers, des plus sympas, au plus "foutage de gueule". Après tout, c'est vrai, le blog est devenu un business et il n'y a pas de mal à ça. J'ai voulu devenir blogueuse pro, je ne t'ai jamais menti, j'ai donné tout ce que j'avais à bosser soir et week-end en plus de mon temps plein pour y arriver, mais la sauce n'a pas pris. C'est comme ça. Fin de l'histoire (je ne vais pas encore revenir dessus). Mais pendant 5 ans, 5 ans de blogging, j'ai espéré me faire remarquer par certaines marques. Rarement j'ai osé les contacter pour leur demander quoi que ce soit. Je me suis pris des refus, faute de followers. J'ai attendu patiemment : que mes chiffres montent, que mes followers suivent, que mon écriture s'améliore, que mes photos soient plus jolies. J'ai construit, petite pierre par petite pierre.

Mais cette année tout a changé. Quelque chose en moi a changé. À vrai dire, ce changement est latent depuis un bon moment. J'ai d'abord voulu changer de métier, lassée par mon boulot et le monde superficiel de la mode. Je suis arrivée dans un service clientèle 2.0 où j'ai appris beaucoup de choses, mais surtout comme l'être humain pouvait râler sur la moindre petite contrariété de la vie. Et puis le déclic. Une belle grosse prise de conscience. La vie est importante. Mon corps est important. Ma santé, plus que tout autre chose, est importante. Mes proches, ceux que j'aime, sont importants. Mon boulot me remplit de joie. Je mange et je bois à ma faim. J'ai tout pour être heureuse. Et moi qui me suis toujours battue contre tout, enfin, j'avais trouvé la paix.

Ma réflexion n'a eu de cesse de continuer. Chaque jour, un petit peu plus. Il y a quelques années, je te parlais de mon refus de mettre les pieds chez Primark, cette réflexion n'a fait que grandir encore et encore. Ajoute à cela d'avoir trainé 10 ans dans les couloirs de l'import-export et d'être tombée sur le reportage The True Cost diffusée sur Netflix, je me suis simplement dit que trop, c'est trop. Qu'il était temps de me contenter du assez. De réfléchir à chaque collaboration, filtrer encore plus, rationaliser, réfléchir, faire taire ce fichu égo...

marie kondo jeter faire le tri

De fil en aiguille, de vidéos Youtube en vidéo Youtube, j'ai arrêté de regarder les Youtubeuses beauté pour les remplacer par les Youtubeuses minimalistes. J'ai relu l'Art de la Simplicité, de Dominique Loreau, et j'ai compris ce que je n'avais pas compris à l'époque. J'ai compris que j'avais cette chance merveilleuse d'avoir une voix, de pouvoir écrire, m'exprimer, de pourquoi pas, changer les mentalités et que je voulais utiliser Odile Sacoche à bon escient. J'ai déménagé. J'ai fait mes caisses. J'ai défait mes caisses, et j'ai découvert tout ce bordel accumulé ces 5 dernières années. Des tonnes et des tonnes de maquillages. Des palettes, des rouges à lèvres, 18 crèmes pour le corps. Des colis de partenaires à ne plus savoir qu'en faire. Recevoir, encore et encore et encore. Consommer, encore et encore et encore. Acheter, jeter. Tout ça m'a écœurée.

Je me suis rappelée avec compassion de cette petite Odile qui rêvait de ses vernis. Je l'ai assouvie de tout ça. En a-t-elle été plus heureuse ? Non. Lancée dans cette course aux statistiques et aux followers. Trainant aux events avec des personnes qui ne lui correspondait pas. Mais je ne cracherai jamais dans la soupe, car je sais que j'ai appris. Beaucoup appris. Cette envie de vouloir plus m'a forcée à apprendre plus. Grâce à ça, j'ai appris bon nombre d'outil informatique, le SEO, mon orthographe s'est considérablement améliorée, j'ai rencontré aussi des amies merveilleuses et j'ai pu me réorienter professionnellement. Malgré ça, trop, c'était trop.

Tu vois, je ne veux plus te faire acheter sans réfléchir. Je ne veux plus te rendre malheureux parce que je reçois et toi pas. Je ne veux plus que des ados cassent leur cochon parce que les Youtubeuses leur vendent du rêve. Je ne veux plus me pavaner aux events et me gaver de petits fours. Je ne veux plus travailler dans la mode et dessiner des jeans made in Bangladesh, qui Dieu sait dans quelles conditions ils ont été construits. Trop. C'est trop.

C'est comme ça qu'aujourd'hui, j'ai encore refusé un partenariat. Ce qui est marrant, c'est que ce partenariat, je l'attendais depuis 5 ans. C'était genre, pour moi, le Saint Graal tout-puissant de pouvoir collaborer avec cette marque. Pourtant aujourd'hui, je n'en ai plus envie. Trop... Tu vois, c'est trop. Et Lao Tseu a dit que celui qui pense que c'est assez, aura toujours assez.

Aujourd'hui, je peux le dire. Je suis assez contente. Je suis assez heureuse. Je suis assez en paix. Et tout ça, je compte bien te le transmettre. Sans palette et sans rouge à lèvres.

trop c'est trop
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La honte !

Dans mon dernier blogpost qui remonte à bien loin… Oui, parce qu'entre-temps, je me suis souvenue que j'avais un blog et que ça me f...