jeudi 3 mai 2012

The Sunday Nail Battle

C'était encore un soir de folie, ou la Twittosphère se déchainait en nous encourageant Andreia et moi dans nos défis de Nail Art. Petit flashback.
Tout a commencé avec Lilith Grey qui a voulu se joindre à nos défis pour nous en proposer de nouveaux. De fil en aiguille, les blogueuses sont venues se rajouter à nos envies et à la demande générale, après moult discussions, Andreia et moi avons décidé de lancer les défis du dimanche (un peu dans l'idée du défi du lundi de My Beauty).

C'est ainsi que nous déclarons la première session du "Sunday Nail Battle" ouverte !!! Youpi !



Voici quelques règles de bases :

Tout le monde peut participer, et n’hésitez pas à poster vos liens soit chez Andreia soit chez moi pour que tout le monde puisse voir vos œuvres.
♥ Vous pouvez toutes proposer vos idées à Andreia ou moi même, surtout si vous avez des techniques à faire partager. Pourquoi à nous 2 ? Histoire que ça parte pas dans tous les sens
♥ Le défi sera lancé par Andreia ou moi, quelques jours avant le dimanche via nos blogs ou via Hellocoton. Il sera proposé selon nos idées ou vos propositions. De mon côté je vais créer une page sur ce blog, avec les différentes infos et le défi en cours.
Les photos du défi seront à poster le dimanche, avec la mention du défi ( ex: The Sunday Nail Battle - Le dégradé )
♥ Les participantes devront s'amuser ! Dans la joie et la bonne humeur.

Le thème de ce dimanche 06/05, roulement de tambour, ratapatapata... Sur une idée originale de Lilith Grey herself... ratapatapata (oui je sais j'imite trop bien le tambour)

Le Jelly Sandwich

Allez hop, à vos Google, bonne recherche et à dimanche !

mercredi 2 mai 2012

Comment je suis devenue une NPA

Aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours aimé me vernir les doigts. Ça a commencé à 12 ans quand je me rongeais les ongles. Je venais de rentrer dans une nouvelle école où toutes mes copines se mettaient du blanc nacré sur le doigts. Ma mère a alors eu l'idée du siècle : "Tu pourras te mettre du vernis blanc, et seulement du blanc, si tu arrêtes de te ronger les ongles". Alors ça, c'était de l'idée, je la remercie encore aujourd'hui. Donc j'ai arrêté de me ronger les ongles et j'ai mis du blanc. Puis mes copines ont commencé à mettre du bleu, et ma mère m'a dit : "Tu pourras mettre du bleu, mais seulement le week end, en vacances ou pour des soirées". Mon cœur bondit, j'étais heureuse.

Oui mais je n'avais pas de bleu. Alors j'ai commencé à traficoter mon unique blanc nacré en y mettant quelques gouttes d'encre à stylo. J'étais fière, j'avais un magnifique bleu inimitable. Puis les mois défilèrent, et les couleurs passèrent, le vert arriva à la mode lui aussi et chance, je partais justement en vacances ! Comme j'avais bidouillé mon unique blanc, je devais trouver un stratagème, et là, miracle, l'Univers répondait à mes prières. Je tombûsse sur le marché estivale et je vîmes cette pancarte "3 vernis pour 5 euros". Je me rappelle encore, avec ma cousine on avait cassé notre cochon pour s'en payer. On est arrivé sur notre lieu de vacances avec nos petits sachets à vernis, à se peinturlurer les ongles dans des couleurs toutes plus immonde les unes que les autres. Mais on aimait ça et on était "top tendance".


C'est à partir de ce moment là que j'ai commencé à m'acheter des vernis. En Belgique on a pas ce genre de marché, et donc j'attendais toute l'année pour me payer mes couleurs de la saison. Jusqu'à y a presque 1 an. Au moment où j'ouvrais ce blog, une autre petite nouvelle faisait son apparition sur la blogo, Miss Tête de Thon et je découvrais pour la première fois la manucure au scotch. L'essayer c'est l'adopter, je ne savais pas encore dans quoi je mettais les pieds. Dans mon frigo, trônait fièrement une dizaine de vernis allant du rouge, au néon, en passant par le bleu électrique, tous des vernis sans nom, sans marque, sans rien, mais joli !

Et puis, de clic en clic, je suis tombée sur CE blog et c'est à ce moment que j'ai sombré dans le côté obscure de la force. Elle nous a toutes perverties avec ces vernis, de toutes les couleurs, avec des effets, du stamping, des soins. Chaque jour je trainais en long et en large sur ce blog en apprenant un peu plus sur la vernis mania. J'ai commencé à en parler autour de moi, à baver sur d'autres sites de Nail Polish Addict, à piner 1001 manucures, à collectionner des images dans "Mes Documents",... Mais je n'avais pas encore goûter à des vernis de vraie NPA, et mon copain me voyant lorgner sur ces sites décidâte de me payer mes premiers Essie (faux ! Le premier je l'ai reçu à Noël, c'était le Matte About You).

S'en suit, une série de défi avec Andreia, mes premiers achats à la Pshiiit Boutique, et le vice qui continue. Aujourd'hui, j'ai plus de 50 vernis dans ma collection et j'envisage déjà mes prochains achats. Les précieux me coûteront plus de 30 euros, mais je me dis qu'ils sont tellement jolis, c'est devenu un hobby, comme une  vieille collectionneuse de timbres. Comment ne pas broncher en les voyant ? Au placard les fringues, les sacs et les chaussures, la vraie vie, c'est les vernis ! Il n'y a presque plus que ça qui me fait envie.

Et toi ? Comment tu es devenue NPA ?

mardi 1 mai 2012

Moi aussi, je suis un petit pingouin.

J'avais envie de t'écrire un article sur ce livre que je suis en train de lire. De relire à vrai dire. Parce que ce livre là, il est drôlement intéressant, alors je le lis une deuxième fois, pour bien tout ancrer. Seulement je tente de remettre mes idées en place et de trouver des phrases correctes pour te donner envie de le lire à toi aussi, mais rien ne vient. Comment te parler d'un livre et te donner envie de le lire ? Surtout quand ce livre traite de notre société de consommation et de nous pauvres humains, sur-adaptés.



Le titre est prometteur " Le principe du Petit Pingouin // Apprendre à lâcher prise ". C'est déjà pour ça que j'avais envie de le lire une deuxième fois, depuis que je sais qu'il faut que je lâche prise. Il faut, c'est un bien grand mot, disons que c'est mieux, pour ma santé mentale. Mais je m'égare.
Le principe du Petit Pingouin raconte l'histoire de Little Boy, un pingouin bien heureux sur sa banquise, entouré de ses potes pingouins à jouer et à pêcher toute la sainte journée. Jusqu'au jour où débarque un gros morse à lunettes solaires, Big Mouth, qui lui fait miroiter mille et une merveilles en lui tenant à peu près ce langage:
" C'est bien joli de pêcher des poissons toute la journée et de faire des pirouettes sur les glaciers, mais sans argent, tu ne peux pas t'acheter une TV, et une TV c'est carrément mieux qu'un igloo ! Si tu pêches 100 poissons par jour pour moi, je te donnerai de l'argent, et tu pourras enfin connaitre la vraie vie ! "
L'histoire peut paraitre primaire de prime abord, et pourtant on comprend vite que Little Boy c'est nous, et Big Mouth c'est cette foutue société de consommation.

Le livre s'articule donc autour de cette histoire, nous faisant réfléchir sur nos besoins vitaux et nos envies. As-tu vraiment besoin de ce 50ème vernis ? Ou en as tu envie ?  Mais pas que. A travers ce livre on comprend vite que nous ne sommes pas plus que des petites fourmis à trimer toute une vie pour des avoirs : partir toujours plus loin, être toujours plus beau, acheter toujours plus, ... Sans s'en rendre compte on s'engouffre dans des plaisirs que l'on croit essentiel et qui tout compte fait, ne nous soulage pas sur le long terme. On s'adapte à tout et à tout le monde: à nos parents, nos collègues, nos enfants, notre famille, nos amis,... Jusqu'au jour où épuisé et à bout de force, on se trouve dans la salle d'un psy a suçoté des anxio' en demandant pourquoi :
" Mais je comprends pas, pourtant j'ai tout pour être heureux : une maison, un chien, un chat, une vie amoureuse, un travail, le dernier téléphone à la mode,...
Ca c'est ce que la société veut nous faire croire, que le bonheur ne se résume qu'à de piètres apparences.

Voilà, dit comme ça, tu comprends pourquoi c'était difficile de te parler de ce livre, parce que tout de suite, on a l'impression que c'est un livre bien sérieux et bien déprimant. Pourtant pas du tout, ce livre, moi, il me fait réfléchir. Surtout à cet époque de remise en question professionnelle où je décortique mes récents échecs. Je me rends compte que moi aussi je suis ce petit pingouin à la recherche de l'ultime perfection. Que moi aussi, j'ai un jour dit "je n'ai pas le temps" à l'heure où tout est conçu pour nous faire gagner du temps (la machine à laver, le smartphone, les plats tout prêts,...). Que moi non plus, je ne sais pas lâcher prise et que sans m'en rendre compte, je me suis noyée dans un milieu dirigé par des Big Mouth , qui à chaque faux pas me faisant doucement culpabiliser avec des petites phrases sournoises.

Ce n'est pas évident de résumer en quelques lignes un si bon livre, qui te fait réfléchir sur les choses essentielles de la vie et comment en un rien de temps on se fait entourlouper par de belles promesses. Le seul conseil que je peux te donner finalement, c'est de filer te l'acheter et de m'en dire des nouvelles.

 

La honte !

Dans mon dernier blogpost qui remonte à bien loin… Oui, parce qu'entre-temps, je me suis souvenue que j'avais un blog et que ça me f...