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jeudi 23 mai 2019

Je t'aime, moi non plus

Je l'ai encore fait. J'ai laissé mon égo prendre le dessus. A relire tout le contenu que j'ai écrit sur mon blog ces dernières années, il est évident que la source du problème est là. Je laisse mon égo prendre le dessus. Tout le temps.

Mon égo, je l'ai appelé Martha Stewart. Et j'en avais déjà fait un (très bon) article à l'époque. Mon égo, c'est lui qui veut briller en société, qui veut faire du chiffre. Qui veut des explications. Il pense qu'il y a une manière de réussir sa vie, et une manière de la rater.


Oh mais je te rassure, mon égo ne me veut pas que du mal. Il veut me protéger aussi. Il tente par tous les moyens de me faire rester dans ma petite zone de confort. De cette manière on ne tombe pas, on n'est pas déçu, on ne se fait pas mal. L'égo c'est la peur, c'est cette petite voix qui te dit que c'est mieux de ne pas essayer, car il faudra faire des efforts, avoir du courage. Et l'égo, il n'est pas très courageux.


Avec le blog, avec Instagram, c'est souvent mon égo que je laisse parler. On a des discussions très organisationnelles lui et moi : "Alors si tu postes cette photo, et que tu utilises tel hashtag, c'est certain ça fera un carton. Pour le blog, si tu écrits tel article, on te lira. Bon si j'étais toi, je ne dirais pas qui tu es, et je n'essaierai pas autre chose. Déjà que tu m'as fait accepter l'idée de ton livre… Avoue c'était quand même gros… Alors ta nouvelle lubie de collage photo, faudrait pas trop poussé Martha hein."

Et il prend le dessus.

Je suis sûre que tu vois exactement où je veux en venir. Que toi aussi tu as cette petite discussion interne constante avec ton égo. Qu'il t'empêche de réaliser des grands choses parce que lui et toi, vous n'êtes pas tout à fait d'accord avec la définition de "grandes choses". Ton égo il pense que ta vie devrait être comme un reportage de TF1 : se lever tous les matins à 5h et tout plaqué pour aller vivre sur une plage du Brésil. Alors que toi, dans le fond, tout ce que tu veux c'est réussir cette tarte aux pommes qui te rappelle aux bons souvenirs de ton enfance.


Mon égo à moi, il me dit toujours que je dois accomplir des grandes choses sur le web. Que je dois monétiser mon blog, faire du chiffre, devenir une influenceuse, avoir plein d'abonnés. Alors que moi je ne me sens pas à l'aise avec tout ça. Pas à l'aise avec mon image, avec le fait de montrer ma vie en mode TV réalité. Je trouve ça trop facile et pas honnête d'abuser des techniques de digital marketing. Moi j'ai envie d'être une artiste, et pour être une artiste, il faut faire parler son coeur, ses émotions. Se demander : "Qu'est ce que je ressens là maintenant et comment le retranscrire ?"


Ce n'est pas évident de sortir de ce schéma, de faire taire cette petite voix. Pas évident d'arrêter de se comparer. Pourtant, c'est scientifique, ton cerveau se dirigera toujours vers le moindre effort, pour t'économiser de l'énergie pour les choses vitales de la vie. Ayant perdu son instinct primitif de combattre contre des vrais prédateurs (un lion, un mammouth, ou un homme des cavernes enragé), il considère les petits efforts de la vie comme des vrais dangers.


Pourtant tout va bien. Je te l'assure, tout va bien. On peut ouvrir un blog sans devenir une star du web. On peut avoir un compte Instagram sans jouer le jeu de l'algorithme. On peut réellement choisir ce qui nous fait vibrer, sans se complexer de la vie du voisin à qui semble tout réussir.


Du coup, j'ai repris mon clavier et j'ai demandé à mon égo de la fermer cordialement.


Pas mal, non ?





Pour aller plus loin :



jeudi 21 février 2019

Suis ton coeur


J’avais prévu de t’écrire un article sur l’acné. Parce que j’avais vu dans les statistiques du blog que la majorité des lecteurs trouvaient mon blog précisément grâce à ces articles. Grossière erreur de ma part. D’abord de regarder les statistiques du blog, ensuite, d’écrire parce que « ça fait vendre ». Ou, comment se couper de sa créativité en 3 minutes. Heureusement, une amie m’a rappelé à l’ordre avec cette petite phrase toute simple « suis ton cœur ».


Je partageais d'ailleurs ce quote sur Instagram l’autre jour et depuis, je ne cesse d’approfondir cela. Souvent, on fait quelque chose parce qu’on pense qu’on devrait le faire. Parce qu’on a vu que lorsque notre voisin le faisait ça lui faisait du bien. C’est un peu le principe du marketing : « Achètes cette télévision, tu seras plus heureux ». Le développement personnel est devenu une forme de marketing aussi : « Lis ce livre et tu seras plus heureux, lève-toi à 5h30 du matin et ta vie changera ». Mais dans le fond, il n’y a pas de méthode pour « être heureux ». Il suffit juste simplement d’écouter son cœur. De l’écouter vraiment.

Poser ses intentions


Ce mois-ci, j’ai fait quelque chose que je n’avais jamais fait, j’ai posé mes intentions lors de la nouvelle lune. En suivant le petit guide « Mon cahier Lune » d’Aurore Widmer, j’ai ainsi noté les intentions que j’avais pour ce nouveau mois et les 6 prochains mois. Ce qui occupe mon esprit en ce moment, c’est Odile Sacoche. L’envie de retrouver cet entrain que j’avais en 2011 lorsque j'ai ouvert le blog. Aussi, j’ai demandé à la lune de m’aider à trouver un format qui me corresponde. J’étais persuadée que c’était la vidéo, parce qu’en tant que Content Creator, chaque jour, je reçois des mails de tendance web me disant que la vidéo est LE support à travailler en ce moment. Et pour cause, lorsque le prochain milliard d’utilisateurs arrivera sur le marché (l’Inde), nous serons encore plus bombardés de vidéos.


Mais la vidéo, soyons honnête, j’ai déjà tenté (comme la photo en son temps) et je n’arrive pas à me mettre dedans. Je ne me sens pas à l’aise de parler devant la caméra, et je ne me sens pas le talent (ni le temps) de monter des vidéos artistiques. Même si j’en ai les compétences.


J’ai donc posé mes intentions, et comme un bon petit soldat, j’ai attendu. Et puis, sans que je m’en rende compte j’ai recommencé à écrire. Dans mon journal pour commencer, sur Google Note ensuite. Et puis, une envie irrépressible, t’écrire des mails via la newsletter. Comme une idée ne jaillit jamais par hasard, j’ai décidé de la suivre. Et alors que je tapotais sur mon clavier, tout ceci m’est apparu comme une évidence. Et pourtant, je te l’ai déjà dit un milliard de fois. Mon format, c’est l’écriture. Cela m’a fait repenser à Anouk de Talented Girl qui n’écrit plus que sur sa newsletter et qui suit sa propre voix / voie.


J’ai beau tout retourner dans tous les sens, encore et toujours, j’en reviens toujours à ce point si facile : l’écriture. J’écris partout, j’ai un milliard de cahiers, un journal intime, j’adore faire du journaling, j’ai un tas de notes sur Evernote, et un début de livre sur Google Note. Ecrire. C’est là que je me sens à l’aise. Là pour moi que c’est facile, fluide, agréable. Là que je peux me perdre, mettre mes idées au clair, peu importe le support. Là, où je me sens moi.


On en revient donc au début de mon histoire : suis ton cœur. Parfois la réponse est juste devant ton nez. Suivre son cœur, te permettra d’être aligné(e). Ne fais pas les choses pour les autres, pour les vues, pour les partenariats, ou pour d'autres raisons extérieures. Fais-le pour toi, à l’intérieur, au plus profond, pour nourrir ton âme.


Alors, dis-moi ? Qu’est-ce qui te fait vraiment vibrer ? Si tu ne devais QUE suivre ton cœur, que ferais-tu ? Quelle est la première idée qui te vient en te posant ces questions ? C'est très certainement LA réponse !




Pour poser tes intentions, je te recommande le livre "Mon cahier Lune" de Aurore Widmer















mercredi 13 février 2019

Ma sélection de newsletters inspirantes


J'adore faire des petits sondages pour savoir ce que tu aimerais lire sur le blog. J'aime bloguer pour moi, mais j'aime aussi bloguer pour toi (sinon, je me contenterais d'un journal intime). Sur Instagram, on m'a justement demandé de faire un article sur les newsletters inspirantes auxquelles je suis abonnée. Et c'est vrai, que c'est devenu mon petit bonheur. Je suis même assidue à certaines newsletters que j'attends avec impatience dans ma boite mail. C'est mon petit rendez-vous à moi. Comme elles sont bien ciblées (et que je fais souvent un GRAND tri dans celles-ci), je les déguste comme un bon petit gâteau. Dans cet article, je te présente donc mes newsletters inspirantes préférées.


Change ma vie



J'ai découvert cette newsletter en écoutant le podcast de Clothilde. Aujourd'hui je n'écoute plus les podcasts, mais c'est vraiment LA newsletter que j'attends avec impatience dans ma boite mail. Chacun de ses mots résonne en moi quand je la lis. Clothilde a une plume simple, belle, touchante, juste. Elle fait de belles métaphores que l'on comprend tous. Je me souviens d'une de ses newsletters où elle comparait la vie à un jeu Mario Bros, avec le méchant en fin de level (qui représente nos difficultés). Elle n'écrit pas beaucoup de newsletter, la plupart sont pour annoncer la publication d'un nouveau podcast, mais quand elle en écrit une, mon Dieu. En écrivant ceci, je me dis que je devrais me faire un petit dossier pour garder ses lettres bien au chaud quand j'ai un coup de mou.


Matt D'Avela



Cette newsletter-là est en anglais. J'adore les vidéos de Matt (un minimaliste, un vrai, mais qui aborde aussi le développement personnel comme personne). Je le trouve très inspirant. Comme Clothilde, il n'écrit pas beaucoup de newsletter, mais il y a toujours quelque chose de juste chez lui. J'aime assez bien ses valeurs. J'ai commencé à le suivre quand il avait moins de 10k de followers sur Youtube, il a dépassé les 900k entre temps, et pour autant, il est toujours juste dans ses propos, simple et pas prétentieux. Matt est aussi le réalisateur du film Minimalisme que tu retrouves sur Netflix (et que j'ai dû regarder au moins 4 fois). Ok. Matt c'est un peu ma référence. Je suis extra fan de son travail.


Explore !



Explore, c'est la newsletter de Marie (du blog, tribulations de Marie). C'est une newsletter créative et super inspirante. Marie je l'admire beaucoup. Elle avait une vie d'employée et elle a tout quitté pour vivre de sa passion : l'aquarelle. Chaque semaine (le lundi), elle nous donne des astuces pour vivre de sa créativité, se créer des challenges, nous aider en cas de panne d'inspiration,... Et ce qui est bien ce que cela n'est pas lié à l'aquarelle. On peut tester sa créativité dans plein de domaine. Cette newsletter-là, je lui ai créé un petit dossier spécial, dans lequel je viens picorer quand j'ai besoin d'idées, quand je bloque devant une page blanche. Marie propose souvent des exercices : sa newsletter est mieux qu'un bouquin et elle est super utile.


Trucs de blogueuse



On ne présente plus Mia (du blog, Trucs de blogueuse) qui est une super star en matière de SEO et astuces de blogo. Jeune maman, elle avait mis ses activités entre parenthèse mais a repris de plus belle en ce début d'année. J'adore sa newsletter car à chaque fois que je la lis, je souris. Mia à un ton bien à elle. Je la trouve drôle. Sa newsletter c'est avant tout une newsletter instructive, qui m'aide à y voir clair dans mon blog (et me tenir au courant de tout ce qui se passe sur la blogo, d'un point de vue théorique). Et puis recevoir sa newsletter, c'est me rappeler comme bloguer c'est fun. Ça me donne des idées, et l'envie de faire bien à nouveau.


Toütep



Je suis un peu tombée par hasard sur cette newsletter de Toütep. A vrai dire, je le suis sur Facebook, et j'aime ses petites publications motivantes et inspirantes. Du coup je me suis abonnée à sa newsletter. Quand j'ai commencé à écrire mon livre (oui, j'adore glisser subtilement des infos dans mes articles, d'ailleurs je te l'avais brièvement dit dans mon article "La fille aux milles projets"), j'ai eu une belle panne sèche (et j'en ai encore d'ailleurs). Je ne savais plus comment m'y prendre. Et comme par hasard (mais on sait maintenant que le hasard n'existe pas), je reçois la première newsletter de Toütep qui nous invitait à lui expliquer notre blocage. Ce que j'ai fait. Et il m'a répondu. "Commence par 10 minutes" m'-a-t-il dit. Et une heure plus tard j'écrivais toujours. Ses newsletters sont longues à lire, mais elles valent le coup et sont vraiment motivantes. Je recommande donc !


Et toi ? Est-ce que tu lis aussi des newsletters inspirantes ? Quelles sont celles que tu adores lire ? Sache que tu peux également t'abonner à ma newsletter (je te mets le lien ci-dessous), j'y écris parfois des petits mails secrets.

dimanche 20 mai 2018

Happy Life Box - Oser rêver

Cela fait un moment que je reçois les newsletters de la Happy Life Box dans ma boite mail. Et jusqu'ici je n'avais jamais vraiment osé me lancer. Et puis, j'avoue, j'ai profité de mon statut de blogueuse pour leur demander si un partenariat les intéressait (il faut parfois oser dans la vie). Je me suis dit que cela entrait complètement dans la thématique du blog, moi fan de développement personnel. Le concept de la box m'avait vraiment conquise : chaque mois, une box développement personnel, avec un thème choisi, pour t'aider à voir la vie en "happy". C'est en avril que j'ai reçu ma boite test avec le thème "Oser rêver". Après l'avoir déballée sur les réseaux sociaux, et avoir répondu à quelques unes de vos questions, je reviens aujourd'hui avec une revue plus complète du concept. Happy Life Box, je m'abonne ou pas ?

La Happy Life Box, c'est quoi ?


Voici ce qu'on peut lire sur le site de la box :

(...) Happy life box crée des box mensuelles thématiques, élaborées par des experts dans leur domaine (Neuroscientifiques, psychologues, thérapeuthes, coachs professionnels, auteurs etc.)

Ces box ont pour but d’accompagner les personnes en quête d’épanouissement vers une vie plus douce au travers de la découverte et la mise en pratique d’outils pointus de développement personnel.

Happy Life box , c'est une parenthèse, un rendez-vous avec vous-même. En vous abonnant à Happy Life box, vous décidez de prendre en main votre épanouissement personnel ! (...)

dossier-expert-coach

Happy life box avis contenu

Mon avis


Les boites sont vendues au prix de 29,90€ et, sont compris dedans : un carnet, un goodies, des outils et une affiche inspirante. Dans ma boite, il y avait donc le carnet d'exercice, un petit attrape-rêve (j'ai toujours rêvé d'en avoir un !), 10 cartes de visualisation et une affiche à encadrer. Ce qui est cool c'est que la box entre dans la boite aux lettres, pas besoin de se rendre au point poste après pour récupérer son colis.

Quand j'ai ouvert le paquet sur Instastory (et sur Instagram), certaines m'ont fait part de leur doute quant au prix de la boite : 30€ c'est un investissement. Ce qui est vrai. Sur le moment même je ne savais pas quoi répondre, car je n'avais pas expérimenté la boite. Et puis, j'ai commencé à me prêter au jeu et faire les exercices, un à un, jour par jour. Du coup, j'ai vraiment mieux compris le prix de cette boite et je le trouve tout à fait justifié.

Tout d'abord, un beau magazine (et je ne te parle pas d'un BIBA à 3 balles) coûte environ 6-7 € (10 pour certains). Personnellement je suis une adepte du Flow et du Happinez, qui valent leurs prix. Admettons donc que le carnet compris dans la Happy Life coûte 10€. A cela, on ajoute le goodies. Pour éviter de te retrouver avec un truc tout cheap, tout moche, qui finira à la poubelle, on peut bien compter 10€ de plus. Viennent ensuite les outils tels que les cartes ou l'affiche : 10€ (ce qui est bien peu cher payé, je suis en train de me renseigner pour faire imprimer mes faire-parts de naissance, et ça chiffre vite). Donc d'un point de vue contenu matériel, les 30€ sont tout à fait justifiés.

cahier-exercice-developpement-personnel

Ensuite, la réflexion que je me fais moi, c'est qu'un séminaire en développement personnel coûte entre 500 et 1000€. Certains jusqu'à 5000€. On peut très vite grimper dans les prix. Pour te donner un exemple, ma journée TEDx (à Anvers) m'a coûté 40€ la place. Un psy, environ 50€ l'heure. Un coach entre 60 et 120€ de l'heure. Pour moi ce sont des vrais investissements. Alors certes, tu n'investis pas dans des fringues, des livres, de la bouffe. Tu investis en toi. Et personnellement, je trouve que ça vaut la peine. La question qu'il faut se poser c'est : "A combien je chiffre mon bien être ?"

Comme je te l'ai dit, j'ai décidé de tester la boite à fond, de me prêter aux exercices, de les faire dans l'ordre. Soit un mois de contenu et d'exercice. J'ai eu la box "oser rêver" et elle arrive dans un moment crucial de ma vie. Chaque exercice a débloqué une pièce de mon puzzle, et je me suis reconnectée avec des rêves vraiment profonds. Des choses enfouies. Des coïncidences absolument folles aussi. Je suis une adepte des livres de développement personnel, en janvier j'ai même rempli quelques PDFs et autres ateliers trouvés gratuitement sur le net, mais là, j'ai vraiment avancé. Les exercices étaient vraiment cohérents, abordés avec un ton simple et même parfois drôle. Je ne vais pas te dire quelle pièce j'ai débloquée (cela reste très personnel), mais j'ai pris grand plaisir à retrouver mon petit carnet chaque jour. J'ai écrit dedans, partout, dans tous les sens ! Tu verrais son état !!!

Je t'avoue que je n'ai pas utilisé les cartes de visualisation. Je me suis retrouvée bloquée par cet exercice. Mais je les garde pour plus tard, je me suis dit que je ne devais pas être prête. Quant à l'attrape-rêve, je le garde pour dans la chambre de ma fille (oui, c'est une fille !!).

dreamcatcher goodies

En conclusion


Je suis donc ravie d'avoir pu tester cette box. L'avantage c'est que tu peux acheter des boites de manière ponctuelle. Je trouve que c'est aussi une belle idée cadeau (plutôt que l'éternelle bougie parfumée par exemple). Les exercices sont vraiment bien ficelés, les visuels sont beaux. C'est qualitatif. Ceci étant dit, pour moi, achète-là si tu te sens VRAIMENT de t'investir, de faire les exercices et de jouer le jeu. Si c'est pour juste regarder, et dire "je ferai plus tard", cela ne vaut effectivement pas la peine.

Une belle idée donc, et un bon concept que je ne peux qu'encourager !

Et toi ? Tu connaissais cette boite ? As-tu eu l'occasion de la tester ? Qu'en as-tu pensé ?

quote citation realiser-ses-reves

dimanche 29 avril 2018

Vu sur le web : des vidéos inspirantes

Non tu ne rêves pas, c'est bien le 2ème article sur le blog cette semaine. LA FOULE EN DÉLIRE ! J'ai beaucoup apprécié la première édition du "Vu sur le web", donc j'avais très envie de t'en faire une deuxième. En plus, il semblerait que tu ai apprécié toi aussi cette nouvelle catégorie. Je continuerai donc de partager ici les articles ou vidéos qui m'inspirent (ou même podcast, ou compte Instagram, soyons fous !).

Cette semaine j'ai encore envie de m'attarder sur le format vidéo, car c'est le médium que je consomme le plus. Cela reste assez rare que je lise encore des blogs. A l'occasion, dans un autre épisode de "Vu sur le web", je te ferai une sélection des rares blogs que j'aime consulter.

Voici donc ma sélection de vidéos inspirantes (en français et en anglais).

24 choses que j'ai comprises en 24 ans - Vivre avec moins


Ce n'est pas du tout le genre de vidéo /tag que je regarde normalement, et que j'aime regarder, mais j'adore la chaîne "Vivre avec moins". D'abord son accent est absolument délicieux (je regarde de plus en plus de vidéo en français canadien), et ce qu'elle y dit est plein de bon sens. Elle résume 24 choses qu'elle a appris en 24 ans, et cela tourne autour du minimalisme. C'est un bon résumé du minimalisme en général et une jolie façon de dire aussi : "Arrêtez de faire attention à ce que les autres pensent". Pour 24 ans, cette jeune fille a la tête bien sur ses épaules ! (Et d'ailleurs, je ne sais même pas comment s'appelle l'auteur de cette chaîne / blog absolument formidable).

[embed]https://www.youtube.com/watch?v=m5uDkCBEUsI&t=511s[/embed]


How to Find Your Passion With a 9-5 Job - ModernHealthMonk


Encore une chaîne que j'adore. Je fouine beaucoup dans ses anciennes vidéos. J'ai l'impression qu'Alex aborde le développement personnel qu'une autre manière. Peut-être parce que c'est un homme et que j'ai l'habitude de regarder des chaînes féminines ? Du coup sa perception me semble différente ? J'ai regardé cette vidéo 3, 4 fois je crois. Là en t'écrivant, je me dis que je devrais la regarder encore une fois, pour bien m'imprégner de ce qu'il dit. Tout est dans le titre finalement "Comment trouver votre passion quand vous avez un travail en 9-17". Le mieux c'est que tu écoutes ses conseils qui me parlent beaucoup.

[embed]https://www.youtube.com/watch?v=UuUyyXuu3mI&t=336s[/embed]

 

MOINS DE DÉCHETS ET PLUS D'ÉCONOMIES - Coline


Cette vidéo de Coline (du blog Et pourquoi pas Coline) n'est pas toute récente. Mais comme tu le sais (voir mon article au sujet de mon opération zéro déchet), en ce moment j'essaye de faire attention à la (ma?) planète. J'ai terminé le livre de Bea Johnson qui traite du sujet, et je me mange toutes les vidéos (et Pinterest), tous les contenus possibles et imaginables à ce sujet. J'ai beaucoup aimé cette série de vidéo "GO GREEN" de Coline. Celle-ci m'a particulièrement marquée car elle y poste un petit bout de vidéo d'un autre speaker, qui parle de notre consommation d'eau potable. Très interpellant.

[embed]https://www.youtube.com/watch?v=kKuTt4Nf0Qo[/embed]

LA BIENVEILLANCE PEUT CHANGER LE MONDE - Maud Bettina-Marie


La bienveillance. Non mais la BASE ! J'adore les vidéos de Maud, elle est fraîche, drôle, et toujours juste dans ces propos. Elle peut parler d'absolument tout et rien, tout en restant moderne. J'aime les petits côtés développement personnel qu'elle apporte parfois, et surtout j'aime cette façon mignonne (et bienveillante) de se moquer gentiment des clichés de notre société. J'ai adoré cette vidéo sur la bienveillance, qui nous rappelle comme on peut être dure envers soi-même, et aussi envers les autres. Un avis que je partage entièrement.

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Pour mon prochain "vu sur le web" j'essaierai de te partager les rares blogs que je lis encore. Et puis surtout, n'hésite pas à partager toi aussi, ces contenus que tu as dévorés cette semaine (intemporelle ou non).

lundi 23 avril 2018

Don't let anyone eat your sandwich

Cette phrase ne cesse de tourner dans ma tête depuis que je l'ai entendue. "Don't let anyone eat your sandwich". Et je pense même qu'elle agit comme un doudou dès que j'y pense. C'est lors des UBA Trends Day (des conférences marketing dédiées aux entreprises) que je l'ai entendue, sortie tout droit du discours du premier orateur Joseph Jaffe. Comme je ne cesse de me la répéter depuis quelques semaines, je me devais de partager avec toi comment cette phrase, un peu hors du commun, agit comme un pansement dès que je me la répète. Retour sur une histoire un peu cocasse.

UBA Trends Day. 15 mars 2018. 9h30. Joseph Jaffe prend la parole et raconte :
"(...) Un jour, je suis allée donner une conférence en entreprise et j'ai été surpris par une petite note qui pendait sur le frigo des collaborateurs. Celle-ci disait : "Hier, j'ai apporté mon sandwich fait-maison au boulot. Quelle ne fut pas ma surprise de voir qu'à midi, quelqu'un l'avait mangé ! Non mais dans quel monde vit-on ? Ce sandwich, c'est ma femme qui me l'a préparé, si ça se trouve, elle ne s'était même pas lavé les mains avant de le faire. C'était un sandwich emballé dans un aluminium, qui ne venait pas du supermarché. Qui mange ce genre de sandwich à part celui qui l'a préparé ? Non mais qu'est ce qui ne tourne pas rond chez vous ? J'invite tous mes collègues à cracher chaque matin dans leur sandwich, pour que ce voleur de sandwich soit pris à son propre jeu !" J'ai trouvé cette note plutôt amusante, mais ce qu'elle m'a inspirée, c'est qu'il ne faut jamais vous comporter comme une victime, et ne jamais laissez personne manger votre sandwich. (...) "

Joseph conclut son speech par cette fameuse phrase : "DON'T BE A VICTIM. DON'T LET ANYONE EAT YOUR SANDWICH !". Cette phrase que je ne cesse de me répéter dès que je sens mes épaules se baisser, et ma tête se courber.

Bien que cette histoire m'ait fait beaucoup sourire, et outre le fait qu'elle m'ait rappelé un épisode de Friends où Ross tombe en burn out après que quelqu'un ait mangé son sandwich, je l'ai trouvée pleine de sens. Sans doute parce qu'elle était accompagnée d'un contexte : un orateur motivant, un speech inspirant, des phrases toutes droites sorties d'un tableau "quotes" sur Pinterest,... Il n'empêche que depuis ce jour, plein de signes, d'articles, ou de vidéos arrivent à moi pour me rappeler de ne pas être une victime dans la vie. Du moins, ne pas se laisser le temps de l'être. Ne pas agir en tant que telle, ne pas tomber dans cette spirale. Chaque fois que je me la répète, je me souviens que j'ai le choix et surtout que je peux agir tout en gardant en tête une certaine bienveillance.

Finalement, quand on y réfléchit, c'est assez facile de se plaindre. Se plaindre à nous-même, ou chez les autres. On cherche un témoin qui pourra réparer nos petites injustices ou pourra nous dire qu'on a raison. Et c'est la le plus grand désir de l'être humain : avoir raison. Mais, est-ce qu'on se sent vraiment mieux après ? Est-ce que ce n'est pas simplement une fois de plus, notre satané ego qui veut prendre toute la place dans notre vie ? On se plaint même des autres qui se plaignent.

Je pense que pour sortir de ce rôle de victime, éviter de jouer les bourreaux tant avec nous-même, qu'avec les autres, il faut avant tout s'armer de bienveillance. La bienveillance parait être une évidence, et pourtant, ce n'est pas forcément ce qui nous vient à l'esprit comme premier instinct, tant on cherche à se protéger (de quoi d'ailleurs ?). On se parle souvent mal, on s'insulte (quand on se traite gentiment de nouille, oui, on s'insulte), on s'intolère (je suis sûre que ce verbe existe), on se fâche sur nous-même. Commencer par se parler correctement, nous mettre à l'honneur, nous permettra de garder la tête haute. Ensuite, quand nous aurons repris assez de notre pouvoir, on pourra envisager cette bienveillance envers les autres. Eviter de se retrouver dans ce schéma du "ce n'est pas ma faute, c'est la sienne" (même si parfois, on le sait, ce n'est vraiment pas notre faute). Il ne faut pas oublier quelque chose, c'est que chacun doit gérer ses propres poubelles. On a le droit de choisir si on est d'accord avec ce qu'on nous dit (ou avec une situation), ou si à l'inverse, on n'a pas envie de l'accepter (parce qu'elle ne répond pas à nos valeurs). Parfois, un reproche que l'on nous fait n'en dit pas long sur nous-même mais sur la personne qui nous le dit. Tout n'est pas toujours notre reflet, tout n'est pas toujours à prendre au pied de la lettre, tout n'est pas à prendre personnellement et c'est justement en faisant la part des choses, qui nous sortira de ce cercle de victime. Est-ce que dans telle ou telle situation nous sommes en train de sortir nos poubelles, ou celles de quelqu'un d'autres ?

A mon sens, cette phrase "don't be a victim, don't let anyone eat your sandwich" est pleine de puissance. Et comme je le disais dans un de mes derniers articles, nous devons reprendre notre pouvoir. Ce n'est pas facile, c'est vrai, mais être triste, malheureux, être une victime, ce n'est pas facile non plus.

Alors on redresse les épaules, on tient sa tête bien droite, on regarde devant soi, fièrement, et on ne laisse personne manger notre sandwich. On se rappelle qu'on a le droit d'être là, qu'on a le droit d'exister, d'avoir un avis, de l'exprimer. On a le droit de dire que telle situation ne nous convient pas, et la bonne nouvelle, c'est qu'on a aussi la possibilité de la changer. D'une façon ou d'une autre. A notre rythme car tout le monde sait que Rome ne s'est pas fait en un jour. Comme j'aime le dire, un pied devant l'autre.

dont-be-a-victim-odile-sacoche

 

mercredi 11 avril 2018

Tout quitter et vivre dans une Tiny House

C'était il y a environ 4 ans que j'ai commencé à voir une coach. A l'époque, j'y allais pour mes soucis au boulot, parce que je me sentais perdue. Quand cette "thérapie" a commencé, c'était comme un jeu de domino. A chaque séance, un pan de ma vie tombait. Et je pense que j'ai eu besoin de détruire tout un tas de murs, pour en reconstruire de nouveaux. Je me souviens, un soir je lui ai dit : "Je veux tout quitter, tout arrêter. Partir vivre sur une île déserte, ne vivre que du minimum, et qu'on me foute la paix". Ce à quoi elle a répondu : "Mais qu'est ce qui t'en empêche ?". A l'époque ce n'était pas possible. J'étais propriétaire de mon appartement, en CDI, et follement amoureuse de mon homme (entre temps, je te rassure, je suis toujours follement amoureuse de lui). Partir était impensable, même si, ce désir me démangeait, au point parfois de me rendre malheureuse.

La solution à ce souci ? Une forme de méditation. Ma coach m'a alors suggéré de m'imaginer chaque jour sur une île déserte. Je rentrais du boulot et je criais à mon homme : "Je pars sur mon île". Chaque soir, je m'imaginais y vivre, y crier, y pleurer, y faire tout ce que j'avais envie de faire. C'était apaisant. C'était mon île. J'ai même créé une board sur Pinterest où je récoltais des images de mon île magique. Ce lieu où je pouvais me retrouver. C'était vraiment puissant. Petit à petit, j'ai commencé à aller mieux. Là où ma vie semblait être un vrai foutoir, j'ai commencé à tout reconstruire. Sur des bases plus solides. J'ai changé de boulot, je n'ai pas changé d'amoureux, mais nous avons déménagé, et nous avons même conçut ensemble la chose la plus magique qui soit : un enfant qui grandit dans mon ventre.

Et puis l'année passée, une épreuve un peu difficile est venu ébranler mes murs. Comme un mini séisme. Ce genre de truc que tu ne prévois pas, qu'on ne te dit pas, qu'on ne s'imagine pas. J'ai tenu mes murs, ils sont restés debout tant bien que mal. C'est à ce moment-là que j'ai commencé à m'intéresser au minimalisme. A faire le tri, désencombrer, vendre, donner, jeter. Cette envie de "tout bazarder" répondait à un besoin, à cette période difficile que je traversais (et que je ne pense pas aborder en profondeur ici). Depuis, dès que j'ai un coup de mou, je reviens au minimalisme. Il est la réponse à plusieurs de mes questions mais surtout il répond à mon besoin de simplicité. Moi qui me prends toujours la tête pour tout.

Plus j'ai avancé plus j'ai eu ce besoin de simplifier ma vie. De tout simplifier. De m'alléger. Ce qui s'est beaucoup ressenti ici sur le blog. Et j'ai poussé mes réflexions minimalistes au plus loin que je pouvais. Jusqu'à m'intéresser à la fameuse Tiny House.

Au début, j'étais juste admirative et vraiment curieuse du mode de vie de ces gens. Je trouvais ça chouette que certaines personnes repensent complètement le concept de "l'American dream". Partant dans un trip totalement opposé. Et puis je suis tombée sur un reportage (j'en ai tellement vu, je ne saurai te dire lequel) d'un gars qui avait quitter son full time job pour travailler à mi-temps comme barman dans un petit café de village. Il a vendu sa maison, pour vivre dans un petit appartement. Il passait ses journées à voir ses amis et à refaire le monde. Une idée s'est alors mise à germer dans mon esprit fertile : "Waw, ça doit vraiment être bien, de tout quitter et de vivre dans une Tiny House".

Quelques mois plus tard, j'achetais ma grande maison (toujours avec mon homme, toujours follement amoureuse de lui). Et puis je suis tombée enceinte. Et nous avons commencé à chercher des crèches. La réalité de la vie nous a vite rattrapés. La maison, l'emprunt, le bébé. Les courses, les factures. S'organiser, se lever tôt, ne pas dormir. Laisser son enfant, petit bébé, à une inconnue. Chaque jour. Chaque. Jour. Prendre le risque de ne pas le voir grandir, ne pas le voir faire ses premiers pas, courser après le temps, après l'argent. Pourquoi déjà je voulais une maison ? Ah oui ! Pour assurer une place confortable à ce futur petit moi. S'assurer qu'il (ou elle) ne manque jamais de rien. Lui offrir ce que parfois je n'ai pas eu. Oui mais pourquoi ? A quel prix ? On dit que le temps c'est de l'argent. Ne vaut-il mieux pas avoir plus de temps ? Pourquoi déjà je dois aller travailler ?

Est-ce que ce ne serait pas mieux de... Tout quitter et vivre dans une Tiny House ?

sam-bloom-341743-unsplash

Cette idée s'est faite de plus en plus forte. Elle me faisait même presque mal : il faut que je me débarrasse de toutes mes affaires. Que je coupe toutes mes dépenses. Que je vive comme une nonne boudhiste (mais amoureuse, pas folle la guêpe). Dans mon discours, je me suis même entendu dire plusieurs fois : "Mais notre société est horrible ! Pourquoi elle nous oblige à faire ça ? Se lever quand on est encore fatigué, aller dormir quand on resterait bien une heure de plus ? Mais pourquoi l'homme a inventé ce système cruel d'aller travailler ? On ne pouvait pas juste rester au temps des cavernes ? Juste vivre dans une grotte. Loin de tout ?" Jusqu'à ce lundi de Pâques un peu calme, où je me décide enfin de prendre le temps de regarder ma liste de "à regarder plus tard sur Youtube", dont ce reportage d'une heure sur la puissance de l'intention. Bien que le message de ce documentaire n'était pas du tout sur le minimalisme, une phrase, un discours, de quelques secondes a attiré mon attention. Un des coachs disait quelque chose comme : "Tout quitter pour partir vivre dans une grotte, se couper de tout et de tout le monde n'est pas la solution." Juste après cette phrase, il a comparé cet acte au suicide, aux problèmes d'alcool, de drogues.

Et BIM.

"Tout quitter et vivre dans une Tiny House, ce n'est pas une solution". C'est une fuite. C'est une solution de facilité. C'est couper un problème. Se couper du monde. Se couper de soi (il disait d'ailleurs quelque chose comme ça aussi). Je me suis mise à penser à tous ces couples qui partent faire le tour du monde avec leur sac à dos, en quête de sens. Et qui reviennent parfois un peu bredouilles. Inadaptés.

Je me suis rendu compte qu'en adoptant le discours de la Tiny House, je me positionnais en rôle de victime. Et dans le fond, quel est mon rôle à moi ? Qu'est ce que je fais moi pour faire changer les choses ? Pour faire cette fameuse différence ? Est-ce qu'en tout quittant pour vivre dans une Tiny House j'aurai un message fort à faire passer ? Non. Puisque l'idée est justement de disparaître... On remplace le rêve de l'American Dream par un autre rêve, plus simple. Mais au final, on continue de se comparer à la vie des autres, sans prendre le temps d'apprécier la vie qu'on a (...et que souvent, on a choisit). On remplace un problème par un autre. Mais tu sais, comme le vieil adage le dit, l'herbe n'est pas plus verte ailleurs. J'aime rajouter, que beaucoup de gens passent du temps à l'entretenir, à la colorer, la couper, la bichonner ou lui mettre un tas de produits chimiques pour la faire pousser. Cette herbe est une illusion...

Je pense que parfois, on doit juste s'asseoir face à soi. S'écouter. Se connecter. Se demander pourquoi on veut partir vivre sur une île déserte ou dans une Tiny House ? Pourquoi on veut cette vie-là en particulier ? Qu'est-ce qu'elle nous apporte de plus que celle que l'on a ? A quel besoin elle répond au juste ? Vivre dans une Tiny House répond à mon besoin de liberté. Mais en fait, je suis déjà libre. Le minimalisme répond à mon besoin de simplicité. Que puis-je alors amener dans mon quotidien pour assouvir mon besoin de liberté et de simplicité ? En fait, avoir le beurre et l'argent du beurre c'est possible.

Ce documentaire m'a fait comprendre qu'il fallait reprendre son pouvoir. Son propre pouvoir, mais le pouvoir de sa vie aussi. Comme le dit David Laroche : "Reprendre son pouvoir, c'est vrai, ce n'est pas facile. Mais être malheureux, ce n'est pas facile non plus. Alors que préfères-tu ?".

Tout quitter et vivre dans une Tiny House ? Plus aussi sûre...

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dimanche 18 mars 2018

Les 11 Questions de Tim Ferriss

Depuis peu, je me suis mise au podcast. Tu as bien vu que j'ai mis "au" et "podcast" au singulier. Car ce serait mentir que de te dire que j'en écoute plusieurs. J'en écoute un seul, celui de "Change ma vie". Le premier que j'ai écouté était celui des "11 questions de Tim Ferriss" et je l'ai trouvé super intéressant. D'abord parce que les réponses de Clotilde me parlaient vraiment, mais en plus parce que je trouvais les questions vraiment intéressantes. Elles sont censées faire émerger en toi des choses, des idées. Je n'ai pas lu le livre de Tim Ferriss (du moins pas celui-là) mais j'avais très envie de m'essayer à ces questions, et de prendre mon temps d'y répondre. Voici donc mes résultats par écrit.

1- Quel est le livre (ou quels sont les livres) que vous avez le plus offert et pourquoi ? Ou quels sont les 1 à 3 livres qui vous ont le plus influencé·e dans votre vie ?

Cette première question m'a déjà fait beaucoup réfléchir. Je n'ai pas souvenir d'avoir offert plus d'une fois le même livre. Par contre il y a bel et bien des livres qui m'ont marquée plus que les autres. Je me dois de citer les anciens romans de John Grisham, quand j'avais 14 ans, qui sont les premiers livres que j'ai commencé à dévorer (et qui m'ont donnés ce sentiment de (in)justice). John Grisham m'a donné le goût des gros livres et des histoires bien ficelées.

Dans ma vie d'adulte, il y a bien sûr "Le secret"(sur la loi de l'attraction), qui a juste changé ma vie et m'a ouvert les portes du développement personnel. Et puis j'hésite entre plusieurs car il y en a vraiment beaucoup qui m'ont marqué. Ces dernières années les deux vers lesquels je reviens le plus sont "Ce dont je suis certaine" d'Oprah Winfrey et "Wake up !" de Christine Lewicki.

2- Quel achat de moins de 100€ a eu l'impact le plus positif sur votre vie dans les six derniers mois (ou récemment) ? (Soyez précis·e sur la marque, le modèle, etc.)

Mon abonnement à Spotify. Bien que sur le long terme ça fait plus de 100€. Mais je ne regrette pas une minute d'avoir souscrit à cet abonnement. Je prends plaisir à réécouter des morceaux, me faire des playlists, ressortir des vieux albums (et des vieux souvenirs). Récemment j'ai découvert qu'on pouvait y écouter les podcasts. J'ai de la musique partout avec moi, tout le temps. D'une certaine façon, ça me rassure.

3- De quelle façon un échec, ou un échec apparent, a préparé pour vous le terrain d'un succès ultérieur ? Avez-vous un "échec préféré" ?

Récemment, lorsqu'on a acheté notre maison, j'ai pensé à ces 10 dernières années. Comment j'avais évolué, moi la petite célibataire de 24 ans, en mal d'amour, qui passait de déceptions en déceptions, à celle que je suis aujourd'hui : en couple, pacsée avec maison. Et je sais que c'est une énième peine de cœur qui m'a bottée le derrière. Me dire : "OK, très bien ! Personne ne veut de moi ? Et bien moi je veux de moi ! Je vais acheter mon appartement, faire mon petit cocon, et si je dois y vivre seule toute ma vie, très bien, ce sera à MA manière". 6 mois après j'étais avec mon homme. C'est d'ailleurs la vente de cet appartement qui a permis l'achat de notre maison. Et puis bientôt... Je serai maman.

C'est un échec amoureux qui m'a permis de miser sur moi. On devrait plus souvent miser sur soi même. On est notre meilleur investissement (meilleur que Spotify ;-) ).

4- Si on vous permettait d'inscrire ce que vous voulez sur un panneau d'affichage gigantesque -- c'est-à-dire diffuser un message unique à des millions de gens -- qu'est-ce que vous y inscririez ? (Ça peut être quelques mots, ou paragraphe, une citation...)

Tu es assez. Bien que cette phrase résonne beaucoup plus en anglais : you are enough.

On a trop tendance (j'ai) à s'amoindrir, à ne pas ouvrir ses ailes, à écouter sa critique intérieure et laisser la place aux critiques extérieures, en pensant à tort, que nous ne sommes pas assez. Qu'on n'a pas assez. Qu'on doit faire plus, qu'on doit être mieux, qu'on n'est pas capable. Mais en fait, on n'est assez. Lao Tseu dit que "celui qui sait qu'assez c'est assez, en aura toujours suffisamment", penser "assez" est donc une forme d'abondance. Je dois me le répéter plus souvent, pour reprendre confiance : je suis assez. Tu es assez. Tu as toutes les ressources nécessaires à l'intérieur de toi pour avancer.

5- Quel est le meilleur investissement que vous ayez jamais fait, ou l'un des meilleurs ? (Ça peut être un investissement de temps, d'argent, d'énergie, etc.)

Je vais directement te renvoyer à la question 4 qui est intimement liée à la question 5. Le meilleur investissement d'argent a été l'achat de mon premier appartement (toute seule, comme une grande, à manger des pâtes tous les soirs). Ce n'était pas facile mais j'ai investi mon argent, dans mon projet. Dans mes idées. Et ça a été un déclic bien plus fort. Car c'est finalement en moi que j'ai investi. En ce potentiel d'être heureuse avec moi-même.

6- Avez-vous une petite manie ou une habitude insolite à laquelle vous être particulièrement attaché·e ?

Je ne sais pas si c'est vraiment une petite manie, ou une habitude "insolite" mais j'adore me passer le visage sous l'eau froide le matin (et boire un grand verre d'eau froide). Je ne sais pas me réveiller si je ne l'ai pas fait. Après, en terme de petite manie, je ne sais pas trop si j'en ai... Ceci étant dit j'ai un petit côté Monk dans le sens où je n'aime pas changer de trajet où partir dans des lieux que je ne connais pas (à moins d'avoir étudier le trajet sous toutes les coutures). Certaines collègues me disent que je suis un peu autiste en terme d'organisation :D

7- Sur les cinq dernières années, quel nouveau comportement, état d'esprit, croyance ou discipline a le plus amélioré votre vie ?

Le minimalisme. Et même sur la dernière année. J'ai vraiment compris que moins, c'est plus. Comment je l'ai déjà expliqué dans pas mal d'articles ou dans ma newsletter, le minimalisme ne s'applique pas qu'aux objets. Cela s'applique à la charge de chose que l'on se donne, aux nombres d'amis que l'on a, aux pensées que l'on se crée. Ça a vraiment changé beaucoup de choses en moi. Cela m'a appris également à dire "non" aux invitations, non pas parce que je n'avais pas le temps, mais parce que justement j'avais du temps, et que ce temps, je voulais l'utiliser pour moi, et sans raison particulière. Déculpabiliser de ne rien faire, et lâcher prise sur le fameux "réussir sa vie".

Aujourd'hui j'aimerais essayer de consommer moins de déchets, de faire plus souvent à manger, et de privilégier le local. Il y a encore beaucoup à faire !

8- Quel conseil donneriez-vous à un·e étudiant·e intelligent·e et motivé·e qui s'apprêterait à entrer dans "la vraie vie" ? Quel conseil devrait-il·elle au contraire ignorer ?

Le conseil que je voudrais lui donner c'est de se battre, et qu'un diplôme ne veut rien dire. Que quand on veut, on peut. J'ai été styliste pendant 10 ans dans un métier ultra bouché, et j'ai changé de carrière il y a deux ans pour devenir content creator (ou community manager). Bien la preuve que les notes, les points, c'est qu'un bout de papier. Pour moi, en Belgique, travailler les langues c'est aussi super important. C'est un atout majeur qui ouvre vraiment des portes dans le monde professionnel. En terme de vie privée : ne pas se donner trop vite trop de responsabilités. On est adulte bien assez longtemps dans la vie ! Alors profitez, sortez, vivez !

Le conseil qu'un étudiant devrait ignorer c'est que l'argent et la carrière font le bonheur. Qu'il faut avoir une bonne raison pour rentrer chez soi tôt après le boulot. Si on veut rentrer chez soi juste pour lire un bon bouquin : grand bien nous fasse !

9- Quels sont les mauvais conseils que vous entendez souvent donner dans votre métier ou dans votre domaine d'expertise ?

Que les chiffres et les statistiques sont importants. Ce midi j'ai encore été manger avec un partenaire qui avait vraiment envie de travailler avec moi car j'ai un message à partager. Pourtant j'ai des vues minables sur mon blog (oui oui) et "peu" d'abonnés sur Instagram. Mes mauvais statistiques ne m'ont jamais empêché d’apparaître dans des magazines (vous pouvez le voir sur mon portfolio) ou d'avoir été interviewée pour des livres. Et je refuse encore chaque jour des demandes de partenariat. Pour moi, on fait parler les chiffres comme on veut bien. Faites un blog parce que cela vous fait du bien, parce que vous avez un message à faire passer, pas pour la gloire et "les cadeaux qu'on reçoit". Dans le fond, rien n'est jamais vraiment gratuit, et surtout, vous n'êtes pas une poubelle !

10- Sur les cinq dernières années, à quoi avez-vous su dire non avec d'avantage d'assurance ou de facilité (distractions, invitations, etc.) ? Quelles prises de conscience ou approches vous ont-elles aidé·e ?

Aux partenariats, aux events, aux invitations "after work". Je n'essaye surtout plus de me trouver des excuses. Avant j'essayais toujours de me justifier, je me sentais coupable et désolée, aujourd'hui je dis juste "non merci". Ou alors simplement "cela ne m'arrange pas". Phrase passe partout. Notre temps libre est précieux, et on passe déjà tellement de temps à faire des choses qu'on n'a pas envie de faire (comme le ménage) : autant utiliser ce temps pour faire des choses qui nous font du bien. Si je n'ai pas envie d'aller quelque part, je n'y vais pas. C'est tout.

11- Quand vous vous sentez débordé·e ou déconcentre·é, ou quand vous perdez de vue temporairement vos priorités, que faites-vous ? (Y a-t-il par exemple des questions que vous vous posez à vous-même ?)

J'écris. J'ai un journal que je tiens depuis que j'ai 13 ans. J'ai aussi un tas de carnet. Longtemps je me suis forcée à tenir ce journal de manière régulière et propre, maintenant je me libère complètement. Après tout c'est mon journal. Je colle, je griffonne, je rature, je fais des listes. J'ai un autre journal de notes diverses pour le blog, ou quand je lis un livre. J'utilise Evernote aussi quand je suis pris dans l'urgence d'écrire quelque chose et que je n'ai rien sous la main. Je prends des photos des livres, des citations inspirantes. L'écrit est pour moi le remède à tout. Je ne me pose pas de questions en particulier, juste, je note. Je tiens par exemple dans Evernote une note qui s’intitule "Ce que je veux". Et je note tout ce que je veux : matériel, professionnel, aspirations, rêves. Ça m'aide à y voir clair. Je donne une chronologie à mes "aspirations", je vois aussi comment j'évolue, s'il y a des points qui reviennent souvent. Dans son podcast "Change ma vie", Clotilde parle du "flot de pensées". C'est un peu ça. Sauf que je le fais depuis toujours sans m'en rendre vraiment compte.

lundi 5 mars 2018

Faire la différence

Cela fait 10 minutes que je fixe l’écran.
Non ça doit bien faire 2 mois.
En y réfléchissant bien, je crois même que ça fait 2 ans. 2 ans que je tourne et retourne ce blog dans tous les sens. Je veux faire la différence, mais je ne sais pas comment. Je veux être droite, et juste et honnête. Je veux inspirer. Mais je ne fais rien.

En vérité j’attends. J’attends le bon moment. Le bon déclic, l’inspiration. J'attends d'être prête. Tu vois c’est toujours comme ça que j’ai écrit. Par instinct. Par « bons moments ». C’est maintenant parce que je le sens, et parce que j’ai quelque chose à dire. Et toutes les autres fois, je me dis que ce n’est pas si intéressant, que cela ne vaut pas le détour. Pas la peine. Je n'aime pas programmer, car je ne programme pas mes humeurs, ni mes réflexions. Tout ça a toujours été très instinctif.

Et puis je me compare. Ô je me compare. Celle-ci a trop de talents, celle-là dessine trop bien, cette dernière a de belles valeurs. Qui suis-je moi ? J’essaye de trouver mon identité, me démarquer, et en même temps je suis révoltée. Je veux que les choses changent, mais je n’ai pas le courage de le faire. Je suis comme fatiguée. Paralysée.

Un jour on m’a demandé combien de temps prenait un blog. 4h. C’est ce qu’il me fallait pour écrire un article : écrire, prendre des photos, retoucher, relire, SEOter. 3 soirs par semaine, et tous les dimanches. Je me souviens, un jour, mon homme m’a même demandé de me fixer des jours, parce que je bloguais trop, et ne vivais plus ma vie de couple. Je me souviens avoir passé mes vacances à scruter mon ordinateur, pendue à mon smartphone, en espérant que quelque chose décolle. Je me souviens avoir lu des blogs de stratégie, avoir eu des rêves, avoir écrit jusqu’à 22h, et parfois ne plus dormir car les idées fourmillaient. Cela me semble si loin...

Alors aujourd’hui, quand je repense à tout ça, je suis juste découragée. Je n’ai plus envie. Je me dis que ça n’en vaut pas la peine. Combien de temps faut-il pour faire la différence ? Combien d’énergie faut-il dépenser ? D’après-midi à consacrer ? Combien ?

Quand je vois les blogueuses qui ont du succès, que je vois leur compte Instagram qui ressemble à un magazine, des photos parfaites, léchées, travaillées, et des likes à vous en donner le tournis, je ne comprends pas. Le monde est-il si superficiel ? J’ai vu le TEDx de Leslie Couterand la semaine dernière et je ne cesse d’y penser. A-t-on besoin à ce point de s’évader de sa propre vie et de vivre celle des influenceuses par procuration ? Que cherche-t-on dans ces photos et ces histoires parfaites ? Quelles sont nos rêves ? Les nôtres à nous, pas ceux vaguement soufflés par la société ou inspirés d'un blog un peu trop parfait.

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Ça fait 10 minutes que je fixe cet écran. 10 minutes que j’attends. Non. Ça fait 2 mois que j’attends... 2 ans. Que quelque chose change. D'être prête. Que la grande roue tourne.

Il y a cette phrase en anglais que j’adore, et dont je ne trouve l’équivalent en français : « Done is better than perfect ». N’attendons plus pour faire ces choses que l’on veut faire. N'attendons plus pour faire la différence. Attachons-nous au processus, et non au résultat. Je pense qu’elle est là, la solution.

Done is better than perfect.

En selle !

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PS : J'ai repris aussi la newsletter, où je te donne de mes nouvelles loin des yeux de tous, de manière pas ponctuelle du tout.


Si l'envie te dit, c'est à droite qu'il faut s'inscrire.

mardi 12 décembre 2017

Notre âme est une jolie plante

Il y a une métaphore que j'aime beaucoup dans le développement personnel, c'est celle de la plante, du jardin. Plusieurs fois, j'ai lu qu'une relation était comme un jardin qu'il fallait entretenir, avec son lot de mauvaises herbes et de jolies fleurs. Que notre âme était une plante qu'il fallait arroser, soigner, chérir. Récemment, je suis tombée nez à nez avec d'autres jolies métaphores. L'une d'elles concernait les relations amoureuses et disait que l'amour était comme une plante dans notre appartement. Si on oubliait de l'arroser un jour, la plante survivra. Que ce n'était pas d'oublier de l'arroser ponctuellement qui pouvait la tuer, mais d'oublier de l'arroser chaque jour, sur du long terme. Cette métaphore, tirée du spectacle Mars et Venus 2, voulait dire qu'aucun Amour avec un grand A ne pouvait survivre au quotidien s'il n'était pas nourri de plein de petits actes d'amour avec des petits a. J'ai trouvé ça joli.

Dans son roman "Les mots entre mes mains", Guinevere Glasfurd dit que "même s'il gèle la terre à pierre fendre, l'hiver ne peut empêcher la venue du printemps". Une autre métaphore pour dire que la nature a besoin de l'hiver pour se ressourcer sous terre. On croit que tout est mort, mais sous terre se déroule un vrai ballet. Ce qui veut dire que, quoi qu'il arrive le printemps viendra toujours. Où plus populairement qu'après la pluie, vient le beau temps... Qu'un ciel sans nuage cela n'existe pas.

Mais la métaphore qui m'a le plus émue et touchée récemment est celle des racines. Lorsque l'on plante une fleur en pot, on ne vient pas chaque jour retourner sa terre et vérifier ses racines pour voir si elle pousse. Il faut l'arroser avec amour et attendre avec patience son premier bourgeon. Si cette métaphore résonne particulièrement en moi, c'est parce que je pense que j'ai un peu trop tripoté mes racines ces dernières années. J'ai passé beaucoup de temps à retourner la terre pour vérifier que je poussais bien. Que je me dirigeais bien sur le chemin du bonheur. Que je ne me trompais pas et ce, pour être sûre d'être heureuse. Parce qu'être heureux, c'est important. C'est ce qu'on nous dit chaque jour. Il faut être heureux. À tel point que si l'on ne l'est pas, on se culpabilise.

être plus heureux zen epanoui

Et c'est d'ailleurs comme ça que pour moi tout a commencé. Je n'étais pas heureuse. Et puis surtout j'étais fauchée. Alors plutôt que d'aller voir un psy, j'ai commencé à lire des livres de développement personnel. C'était en 2008. Je découvrais "le Secret". Ce livre a littéralement bouleversé ma vie. À cette époque, le développement personnel faisait rage aux Etats-Unis mais était encore timide en Europe. Je me rappelle avoir passé des après-midis au rayon psychologie de la bibliothèque afin de trouver le Savoir. Avec un grand S. Oui. Celui-là. En vérité, je cherchais la paix, dans quelques pages beiges et beaucoup d'encre. Depuis, j'en ai lu des livres. J'en ai écrit des carnets de gratitude, fait des collages de "vision board", été à des séminaires, rencontré des gourous. J'ai essayé toutes les méthodes possibles et inimaginables : réciter des affirmations, me lever à 5h du matin parce que "Miracle Morning", méditer, faire de la marche en pleine conscience,... Et oui, je dois le dire, beaucoup de ces trucs fonctionnent. Beaucoup de ces choses apaisent, remontent le moral, aident à aller de l'avant. Mais ce que j'ai surtout fait, pendant toutes ces années, c'est me triturer les méninges. Me faire des nœuds. Des spaghettis. Laisser mon araignée tisser sa toile. Et je peux te dire qu'il y en a du bazar là-haut. Il est temps de tout dépoussiérer.

Cette année, j'ai découvert le minimalisme. Je ne me considère pas comme une minimaliste, mais j'ai appris tout ce concept de "slow living" et je pense que j'en avais grandement besoin. Chill. Respire. Zen. Vivons lentement. Vivons avec le minimum, entourons-nous de choses et de personnes qui nous font du bien. Peu, mais mieux. Privilégions la qualité, plutôt que la quantité. Posons-nous les questions : "Est-ce que ceci me rend heureux ou est-ce que j'ai besoin de cela". Ce qui en résulte c'est que le minimalisme va bien au-delà de notre maison, de nos collections, de nos objets. Il s'agit aussi de notre esprit. Le désencombrement, ce n'est pas juste se délester de quelques vieux objets qui ne nous servent plus. C'est se délester de vieilles idées, de relations toxiques, de vieux schémas, de toutes ces choses qui ne font pas de nous des personnes plus épanouies.

Le développement personnel m'a énormément aidée. Énormément. Cela m'a ouvert l'esprit. M'a permis de me construire de meilleures habitudes, plus saines. D'être plus douce avec moi-même, mais aussi avec ceux qui m'entourent. Être plus patiente, plus tolérante, plus sage. Mais je pense que je suis arrivée à un stade où j'ai besoin d'agir. De faire. Et surtout, de me laisser faire. Sans tout jauger, juger, réfléchir, mijoter, planifier. Vivre sans vouloir "réussir ma vie". Parce que finalement, qu'est-ce que ça veut dire, réussir sa vie ? Qui décide de tout ça, si ce n'est, nous-même ?

Alors n'oublie pas que comme moi, ton âme est une jolie plante. Tu dois arrêter de retourner sa terre pour voir l'état de ses racines. Prends simplement soin d'elle : arrose-là et puis agis ! C'est important d'agir. N'aie pas peur de l'échec. Car tu sais, même une plante peut-être changée de pot, replantée dans un autre jardin, et pousser à nouveau.

blog lifestyle humeur développement personnel

mardi 14 novembre 2017

Et j'avance.

Je sais qu'on dirait que je n'avance pas. Après tout, mes articles sont parfois emprunt de tristesse. D'une touche de déception. Mais en vérité, ce blog agit comme une vraie thérapie pour moi. Toi, lecteur, face à ton écran, tu ne le vois pas forcément. Il faut dire que je ne partage ce que je veux bien partager. Je crois même que je ne partage pas assez les bons moments ici. Comme une certaine pudeur, parce que je me dis que je ne veux pas te complexer, te rendre jaloux. Et tu sais, même s'il y a 1 an, j’ai montré ma tête pour la première fois, j'ai encore beaucoup de mal à me dévoiler et te dire vraiment qui je suis. Je ne te raconte que ce que je veux bien te raconter. Et je dois te le dire, je prends souvent mon clavier quand j'ai des vagues à l'âme. Le fameux mythe de l'artiste torturé.

Je suis souvent "interviewée" pour des magazines ou pour des travaux d'étudiant, et les questions qui reviennent souvent sont : "Mais comment fais-tu ? Comment fais-tu pour écrire de manière si fluide ? Est-ce que tu programmes ? Est-ce que tu as une ligne éditorial ? Quel est le secret derrière Odile Sacoche ?"

Viens approche. Je vais tout te dire.

Il n'y a pas de secret.

J'écris quand je ressens le besoin d'écrire. Et parfois, oui parfois, on se sent découragé à ma lecture. On se dit que je n'avance pas. Que je fais du surplace. Que je suis une personne déprimante. Moi-même j'ai cette impression parfois. Pourtant, je dois te le dire, j'avance. J'avance vraiment. Même si on ne peut pas le voir, pas le toucher. Même si je ne sais pas le prendre en photo pour te le montrer. Je suis bien plus drôle et enjouée que ce que mes écrits ne le laissent transparaitre. Si, si. Vraiment.

Pendant 10 ans, j'ai été styliste, et j'ai créé pour les autres. Je ne sais pas pour combien de clients différents j'ai travaillé. J'étais une machine à "print". Je dessinais parfois 25 versions d'un même motif. J'entendais des "non change encore" ou "essaye cette couleur-là". Et je pense que dans tout ça, il était juste difficile de savoir ce que moi je voulais. Il m'a fallu plus d'un an et demi pour pouvoir simplement me dire : "Ok, j'aime ce genre de musique". Être un artiste commercial, c'est être comme un acteur. On se met dans la peau du client, de celui qui achète. On répond à ses exigences, à ses demandes. On se met vraiment dans sa tête. On fait ce qu'il lui plaît. Et je dois te dire, que je suis très douée à ce jeu-là. Généralement, quand on me demande de créer un logo, je suis tout de suite dans la cible. Est-ce un don ? Peut-être, celui de l'empathie. Je pense que du coup, avec le blog, c'était un peu pareil, j'essayais de me mettre dans ta tête, au lieu de rester dans la mienne.

dessin odile sacoche sketch

Toujours est-il que cette dernière année, j'ai dû prendre du recul. Apprendre à me redécouvrir. Savoir qui je suis. Entre M. derrière l'écran et Odile Sacoche. Quelles sont mes idées ? Et crois-moi, ce processus peut-être long, très long. Parce que plus rien ne nous guide. Quand tu as passé "ta vie" à créer avec des instructions précises, et que du jour au lendemain, on t'enlève toutes tes chaînes, c'est juste... Étrange. Tu n'oses pas. Tu dois tâter. Tu es timide. Tu te demandes si tu vas y arriver.

Alors même si tu ne le vois pas, j'avance. Plein de belles choses arrivent dans ma vie. Des rencontres, des étapes, des bouleversements. Et sache que même si toi tu crois que tu n'avances pas, je peux t'assurer que tu avances aussi (ce sera d'ailleurs le sujet de ma prochaine newsletter... Si l'envie te dit).

Aujourd'hui je sais par exemple que je déteste la photographie. Je ne suis décidément pas douée pour ça et j'ai arrêté de vouloir m'acharner. À l'inverse, j'aime la vidéo, et j'ai envie de l'expérimenter. Je sais que j'adore dessiner des fleurs, et même que j'aime la technique du crayon. Je sais que je suis une touche-à-tout, et que je ne pourrais pas me définir en un seul art. Je ne suis pas juste une ex-styliste, une ex-infographiste, une community manager, un content creator. Je suis un mix de tout ça. Sans étiquette. Que c'est parfois brouillon. Je sais que j'aime la musique Indie, et le rap parfois aussi. Je ne suis pas la plus grande fan d'Harry Potter, mais j'aime la magie du quotidien. Je peux m'arrêter sur un trottoir pour prendre une photo du ciel à la tombée de la nuit. Parce que c'est beau. Et je sais que cette photo sera ratée, mais ça me va. Ça me fera quand même un souvenir, que je ne garderai que pour moi. Je sais que j'adore faire des captures d'écran de livres. En fait, je sais même que j'adore les livres, je ne peux pas m'en passer, c'est ma drogue. J'aime m'attarder sur les mots, sur les phrases. Réfléchir. J'aime regarder des reportages, et souvent, on m'entend dire : "J'ai vu un reportage et j'ai appris que..." C'est mon encyclopédie à moi. Je sais que je veux devenir une artiste. Peut-être même que je le suis. Créer un truc fou. Une performance. Je sais que je suis fascinée par le travail de Natacha Birds et celui de Stromae, que ça me fait peur parfois. Je sais que j'adore le travail post-production, faire des montages, associer des images, coller virtuellement, retoucher des images, bidouiller. Oh oui, j'aime bidouiller. Je sais que j'aime écrire, et tenir des carnets brouillons et raturés. Je sais que beaucoup ne sont pas d'accord avec ma nouvelle galerie Instagram mais qu'à moi, elle me procure un sentiment de plénitude et que j'en suis si fière ! Je sais que je n'aime pas me montrer et que je ne suis toujours pas à l'aise avec mon image, mais que j'aime raconter. Que j'ai un milliard de trucs à dire, et que je vais devoir trouver ma façon à moi de te les raconter. Je sais que j'aime la nature, mais pas assez pour aller m'y balader parce que j'ai peur des araignées et que je n'aime pas la sensation de la terre mouillée. J'aime la musique. Ô que je l'aime. Et je revis depuis que j'ai pris un abonnement Spotify. Je peux juste rester là à écouter une chanson, en boucle. Encore et encore et encore.

Tu vois. J'avance. Et même si mes certitudes ne sont pas grandes, qu'elles peuvent paraître anodines, je m'y accroche de toutes mes forces. Car j'ai aussi la certitude que je peux encore faire plein de choses en tant qu'Odile Sacoche. Même si je me perds parfois, je retrouve toujours mon chemin. Toujours. Et j'espère, qu'ensemble, on pourra encore faire du chemin. Malgré mes doutes et mes remises en question.

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PS : ...Et pour une fois, les photos de cet article, sont les miennes.



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mardi 31 octobre 2017

Quand mes idées me paralysent

J'ai plein d'idées. En fait... J'ai même trop d'idées. Et je ne sais jamais quoi en faire. Alors je les donne à gauche, à droite. "Tu devrais faire ça, ce serait génial ! Oh, regarde ce que j'ai trouvé sur Pinterest, je te verrais bien faire ça ! ". En vérité, ce sont toutes des choses que j'ai envie de faire, et que je ne ferai jamais. Souvent, je développe mes idées. Je les développe vraiment bien. Je les note dans un carnet. Pendant des jours je les élabore dans ma tête, j'imagine un plan d'action. Quand je vois une vidéo que je voudrais faire, je m'imagine en train de la tourner. Mais quand arrive le moment de le faire, je me débine : "Non je n'y arriverai pas. Toute façon, je n'ai pas le matos. Puis la lumière... Ah ! La lumièèèèèère ! Ca me prendra trop de temps de toute façon, et je suis sûre que ce ne sera pas aussi bien que machin. Bon tant pis, je ferai ça une autre fois ". Et voilà comment, quelques mois plus tard, je refile cette idée magique à quelqu'un d'autre et que pendant des mois je ne publie rien nulle part.

Pour le blog par exemple, je me vois faire des choses grandioses. Telles que :

  • t'écrire une newsletter motivante hebdomadaire

  • faire des vidéos douces et inspirantes avec des jolies images (j'en ai une en tête où je me vois me faire du café, avec le liquide chaud et fumant qui coulerait dans la tasse, avec une musique Indie et le bruit de la barista dans le fond... Quelque chose de doux et de cocoon, on y sentirait presque l'odeur du café à travers l'écran)

  • des articles avec des infographies de fou

  • reprendre un carnet de dessin et griffonner pour en faire des articles visuels (de l'aquarelle, du crayon, des instants de vie)

  • continuer mon montage Instagram, justement avec tous mes gribouillages

  • créer un blog inspirant et créatif, comme le magazine Respire (ou le magazine Flow), quelque chose d'imparfait

  • animer ma page Facebook

  • je t'ai déjà parlé de la newsletter ?

  • créer un challenge de gratitude ou un challenge pour se sentir bien

  • écrire un mois entier de contenu, soit 31 articles

  • reprendre les podcasts que j'avais pris tant de plaisir à faire

  • te donner plein de bon conseils pour mieux bloguer, et pour t'aider à monter tes projets, te sentir heureux, épanoui

  • t'encourager à vivre tes rêves...

Tu vois, j'ai plein d'idées. J'ai même des planches Pinterest de fou, où je garde précieusement, et secrètement, toutes ces idées. Mais maintenant que je les écris, je me dis "ridicule ". Alors même que j'écris cet article, je me dis "ridicule ". Je ne sais pas par où commencer, quoi faire. Je me sens comme paralysée. Et c'est bien ça le problème. J'ai envie de faire un milliard de trucs, que je ne fais pas. Je lis un super magazine en me disant "ce serait génial ça, sur le blog" et je n'en fais rien. Je vois des contenus sur des blogs anglais et je me dis que ce serait TELLEMENT génial de pouvoir te les traduire. Je lis en fait un tas de contenus géniaux qui vaudraient la peine d'être partagés, vus, lus et revus. Mais je laisse dormir mes idées, et je les donne à quelqu'un d'autre, qui les réalisera très certainement mieux que moi. Pas vrai que je suis généreuse ? Quelque chose bloque. Impossible de savoir quoi. Est-ce Martha Stewart qui me susurre des mots à l'oreille ? Qui m'empêche de faire toutes ces choses ? Est-ce la comparaison ? Est-ce la trouille ?

blog belge humeur lifestyle

La trouille. Ouais, ça doit être ça. La peur. Les choquottes. La frousse.

Et si on me critiquait ? Et si plus personne ne me lisait ? Et si tout le monde fuyait ? Et si on me comparait en me disant que truc est mieux ? Et si je n'y arrivais pas ? Et si le contenu n'était pas à la hauteur de mes espérances ? Et puis de toute façon, qui suis-je pour prétendre à un contenu de qualité qui va révolutionner le monde ? Oh oui, j'ai peur, comment m'y prendre ? Par où commencer ? Suis-je si inspirante ?

Puis franchement, ça prend bien trop de temps tout ça. Je n'ai aucune patience. Je le sais, que Mozart travaillait d'arrache-pied. Mais nous, là, on est tous bien trop fatigués. On doit tout mener de front, ce n'est pas pour en plus s'enquiquiner avec des TO DO list longue comme notre bras. On travaille a temps plein, où c'est qu'on trouvera encore le temps d'écrire, de dessiner, de créer ? A 17h quand il fait noir ? Ouais, ouais, y a qu'à acheter des lampes, acheter, acheter, acheter. Ca coûte cher d'être blogueuse. Tout ça pour quoi, hein ? Où est-ce que ça va nous mener ? Est-ce que ça en vaut vraiment la peine ?

C'est comme ça, que je ferme la porte. Je ferme les volets. Je tire les rideaux. Je coupe tout. Et je me mets devant Netflix. Mon meilleur ami.

Comme je le dis souvent, si on ne fait rien, on ne fait pas d'erreur, et si on ne fait pas d'erreur pas d'échec ou de mauvaise surprise. La vie est facile, non ?

Mon petit doigt me dit que tu te reconnais dans tout ça. Que ce que je me dis, tu te le dis aussi. Qu'on est quand même bien mieux sous son plaid à faire du binge watching de série, plutôt que de s'occuper à un projet qui nous tient à coeur et qui demande toute notre énergie. Puis quand on a trop d'idées, trop de choix, mieux vaut ne rien faire et ne pas choisir, comme ça, on ne sera pas déçu. Pas vrai ?

Mais... Et si on s'encourageait plutôt ? Et si on se donnait une bonne petite, tape dans le dos ? Allez, tu peux le faire ! Si j'étais ma propre meilleure amie, je me dirais : "Note tes idées, choisis en une, coupe la en petits morceaux, ne te mets pas de pression, fais le parce que tu as envie, pas pour ce qu'on dira, ne te laisse pas paralyser par tes peurs, par le temps, par les autres, par Martha Stewart. Coupe tes écrans et fais-le. Juste, fais-le. Même 10 minutes. Fais-le pour ne jamais regretter de ne pas l'avoir fait quand tu pouvais encore le faire, car qui sait de quoi demain sera fait ? "

Ce serait peut-être une bonne idée d'écouter notre meilleure amie, tu ne crois pas ? Alors faisons-le !

Allons-y. Ensemble. Main dans la main. Juste un petit pas.

Va chercher une feuille, un stylo (un carnet ou Evernote), et notes tes idées. C'est la première, la toute première étape, elle ne prendra que 10 minutes (ou plus si tu te laisses aller... Vas-y laisse toi aller). Ne te bride pas. Et pour la suite ? Écoute ta propre meilleure amie, celle que tu essayes d'étouffer et qui est tout au fond de toi. Elle te guidera pour la suite. En cas de doute, écris-moi un mail. On sait jamais, peut-être que ça peut fonctionner ?

Courage, tu peux le faire. Je peux le faire. Ensemble, on peut le faire !

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dimanche 17 septembre 2017

Meet Martha Stewart

J'étais en train de scroller mon feed Facebook. Tu vois, je ne suis pas complètement désintoxiquée des réseaux sociaux, et Facebook étant le seul réseau que j’ai gardé, ce matin-là, un café à la main je scrollais. C'est comme ça que je suis tombée sur l'article d'une blogueuse que je ne suivais plus qui expliquait comment elle était devenue blogueuse pro. A vrai dire, je ne sais pas pourquoi j'ai cliqué, je ne sais pas pourquoi je l'ai lu, dans le fond, mon "vrai moi" savait que ça me ferait du mal. Mais je l'ai lu. Après tout, je suis un être humain. Et c'est là, que Martha Stewart s'est manifestée dans ma tête.

"Tu vois, elle y est arrivée, et pas toi. Quand je pense qu'elle a ouvert son blog après toi... Peut-être que si tu continues de lire l'article tu sauras comment faire ? Parce que clairement toi, tu ne sais pas comment faire. Franchement tu laisses ton blog à l'abandon depuis des mois... La gêne ! Et puis, faut que je sois honnête avec toi, ce que tu fais ça ne sert à rien. Mais vraiment. C'est complètement inutile. Alors pourquoi tu continues ? De toute façon tu ne seras jamais cette blogueuse, tu n'as pas son talent. Non vraiment. Je dis ça pour ton bien, arrête tout de suite. Tu sais cette liste de toutes les choses que tu avais envie de faire, celle que tu as écrite pendant les vacances ? Ne les fais pas. Ça ne sert à rien, tu n'arriveras pas au bout, tu n'auras pas le temps et en plus tu n'arriveras pas à le faire comme tu le veux et le résultat sera moche. Écoute moi, ne te fais pas du mal pour rien. Arrête de rêver et continuer de te plonger dans Outlander, cette série te fais vraiment du bien. Vraiment, ne t'y remets pas, un blog de plus dans l'Univers, cela n'apporte rien à personne, depuis le temps, tu es complètement dépassée..."

J'ai fermé le clapet de ma tablette. Je me suis mise à réfléchir. J'avais de la peine. Je me suis dit : "Elle a raison, c'est mieux que j'arrête. Il me reste 2 jours de congé, je ne vais pas les dépenser à remettre le blog sur pied, parce que de toute façon, dans 1 semaine j'en aurais déjà marre".

C'est à ce moment-là, qu'une autre minuscule petite voix s'est manifestée. "Non" a-t-elle dit.

Non.

"Non, ne te lance pas encore dans ce schéma. Non, n'écoute pas Martha Stewart. Non, ne la laisse pas gagner. Vas te refroidir les idées (je me suis lavé les cheveux), et prends ton clavier. Tu peux le faire, et tu le feras pour toi ! Ne la laisse pas gagner !"

Et comme ça, j'ai pris mon clavier pour te parler de Martha Stewart.

Martha qui ?


Selon Melissa Ambrosini, dans son dernier livre "Mastering Your Mean Girl", nous avons toute cette voix dans notre tête. Et je te sens acquiescer de la tête. Je dirais même que lorsque Martha Stewart s'est mise à me parler, tu t'es dit que toi aussi tu l'entendais. Martha Stewart, c'est notre Mean Girl, autrement dit, notre méchante fille. C'est notre égo. Et notre égo, crois-moi, ne nous veut pas que du bien.

L'égo, il veut prendre toute la place. Il veut tirer la couverture pour lui. Il veut gagner, briller, être reconnu. Il veut être la star. Il veut que tout soit parfait, et pour que tout soit parfait, il se compare. Il regarde le jardin d'à côté qui est magnifique, et pour éviter de souffrir (parce que, ça peut être difficile d'entretenir son propre jardin), il te dit d'emblée que ce se ne sera pas possible d'avoir le même. L'égo, c'est ce boulet à ton pied qui t'empêche de faire des choses. L'égo, c'est celui qui te dira que c'est mieux de rester dans ton canapé plutôt que de tenter de faire quelque chose. Parce que, si ce que tu fais n'est pas "parfait", selon lui, cela ne vaut pas la peine. L'égo se nourrit de peur. Il t'empêche clairement de vivre la vie que tu veux. Moi, cette Mean Girl, cet égo, j'ai décidé de l'appeler Martha Stewart, symbole de la femme parfaite. Parce que Martha, elle mène tout de front.

Un égo trop protecteur


En fait, notre égo ne nous veut pas que du mal. Du moins, pas complètement. Ce qu'il veut finalement c'est nous protéger des dangers, de la souffrance. Sans lui, et sans ce brin de "conscience", on traverserait la route sans regarder et on se ferait direct écraser par une voiture. Sans lui, et sans cette petite peur toujours un peu présente, on passerait notre main sur une flamme et on se brûlerait. Dans la théorie, l'égo nous veut du bien. Il veut nous empêcher de souffrir. De nous faire mal. Voir de mourir. Sauf que cet égo a tendance à tout mélanger et que c'est un sale petit trouillard. Il confond "danger de mort" et prise de risque. Il se nourrit des critiques que tu reçois, celles qui ne viennent pas du coeur, celles qui sont faites pour te faire mal et il les réutilise contre toi. Il t'enferme dans une sorte de cercle vicieux au beau milieu de "la vallée de la peur".

Après avoir lu le livre de Melissa Ambrosini cet été, je me suis rendue compte à quel point Martha Stewart pouvait prendre le dessus et m’empêcher complètement de faire des choses. Elle m'empêche simplement d'essayer. Quand j'ai ouvert ce blog, je ne le faisais que pour "me sentir mieux". Pour "tuer mes dimanches ennuyeux". J'avais juste besoin de parler, de partager. D'écrire. De sortir tous ces (res)sentiments que j'avais en moi. Lorsque Martha s'est rendu compte qu'elle pouvait en tirer un peu de gloire, elle a pris les devant. Elle s'est dit qu'elle pouvait briller de mille feux, devenir une star, être aimée, adulée, chérie. Peut-être même signer des autographes en rue. Quand elle a réalisé que ce n'était pas comme ça que ça marchait, elle m'a simplement mis en tête que tout était de ma faute et que si je n'avais pas été une grosse nulle depuis le début, cela ne serait pas arrivé... Je me suis donc nourrie de ses critiques, et des critiques des autres. Me disant que cela ne valait tout simplement plus la peine d'essayer. Je me suis construit une jolie petite maison dorée dans "la vallée de la peur". Si je ne fais rien, je ne serai pas critiquée ni par les autres, ni par Martha, et tout ira pour le mieux. Ainsi, Martha dormait en paix, et mon "vrai moi" à l'intérieur se nourrissait de vieux pain rassit.

Faire les choses pour soi-même


Mais petit à petit, j'ai découvert le secret de Martha et j'ai appris à la reconnaître. J'ai compris que quand elle se manifestait, il ne fallait pas entrer dans un rapport de force avec elle et ne pas tenter de l'évincer. De toute façon elle aura le dernier mot. Il fallait plutôt "l'entendre" (et non l'écouter) et se demander d'où venaient toutes ces critiques. D'où sort-elle tout ça cette foutue Martha ? Quand j'ai commencé à dresser la liste de toutes ces choses que j'avais envie de faire (j'y reviendrai), j'ai ressenti une vraie joie. Je sentais les étoiles dans mes yeux, je me sentais vivante. Je me disais que j'avais plein de choses géniales à faire, ou à dire. Je me voyais déjà faire telle ou telle chose. Je retrouvais le sourire. En réalité, c'était mon "vrai moi" qui échafaudait un plan d'évasion. La solution pour passer en travers des mailles du filet de Martha, c'était de me reconnecter à cette joie.

Dans son livre, Melissa Ambrosini explique que nous avons toujours le choix. Il s'agit de choisir entre la peur et l'amour. Et lorsque Martha parle, se demander si son discours vient de l'amour ou s'il vient de la peur. Il en va de même pour une critique. Lorsque quelqu'un te dit quelque chose, demande-toi si cette personne le fait par amour (pour te faire avancer) ou par peur (pour te saper le moral).

Ce n'est pas un chemin facile. Il y a des jours où Martha prendra le dessus, mais je pense que la première étape c'est déjà de la reconnaitre. Se rendre compte que cette critique interne, ce n'est pas vraiment nous. Ne nous résumons pas à cette voix qui nous flagelle. Ne prenons pas racine dans "la vallée de la peur", et tenons nous à notre plan d'évasion. Reprenons notre liste et attaquons-nous au premier point en faisant un petit pas pour l'atteindre. Il existe une contrée magnifique, flamboyante, lumineuse, pleine d'idées, de projets et de réalisations. En route ! Tu as toutes les ressources nécessaires pour y arriver. Le chemin pour y arriver est simple : cette contrée se trouve juste fond de ton coeur. Et je te promets, qu'il y fait bon vivre !

 

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mardi 12 septembre 2017

Pour toi j'ai testé : une semaine sans téléphone... Ou presque !

Cela s'est fort ressenti ces derniers mois que j'avais un grand besoin de me déconnecter. Quand j'y pense, la dernière fois que je me suis complètement déconnectée, c'était la première année où nous sommes partis en vacances ensemble mon homme et moi... C'était il y a 7 ans... À cette époque, nous partions dans le chalet de mes parents, dans un camping, au milieu de la forêt, sans connexion wifi. D'ailleurs, je n'avais pas de tablette, et on ne parlait pas encore de 4G. Depuis, je vis littéralement scotchée à mes écrans et ces dernières années, je me suis complètement perdue. Je suis passé du blog humeur, au blog beauté, au blog humeur, à la blogueuse pro, à la free-lance qui lance sa marque, à plus rien du tout. J'ai multiplié ma présence sur les réseaux sociaux, mon téléphone greffé à la main.

Cela n'a pas eu que du négatif. Comme je l'avais mentionné dans un de mes articles, cette soif de reconnaissance s'est traduite en une soif d'apprendre, et sans m'en rendre compte, je me suis formée à un nouveau métier. Depuis un an, je suis devenue content creator et community manager à temps plein, moi, styliste de formation. Je trouve que l'Univers à un sens de l'humour plutôt fin, puisque d'une certaine façon, je suis devenue blogueuse pro, mais pas à mon compte (et en alliant la sécurité de l'emploi, que rêver de mieux).

Depuis un an donc, j'ai pris conscience de tout un tas de choses. J'ai dû analyser le comportement des internautes pour le compte de mon travail, et comprendre les différentes stratégies web. Parallèlement à ça, les 6 premiers mois, j'ai aussi tenté vainement de monter ma petite société (qui entre temps s'est bien lamentablement plantée). J'ai continué à me former sur Instagram et Facebook. J'ai reçu un téléphone de société.... Un deuxième smartphone. Un deuxième compte. Encore plus de connexion. Il était donc temps, de couper le cordon des réseaux sociaux.

Une semaine en mode avion


Quelque temps avant de partir en vacances, j'ai écrit cet article qui s'annonçait comme un adieu, en disant au revoir aussi à ma "communauté" sur Instagram. Je n'en pouvais tout simplement plus. Et la veille de partir dans le Sud de la France, une idée est venue frapper à ma porte : "Et si je partais une semaine sans téléphone ?" Ça sonnait comme une petite révolution. C'était presque jouissif. Comme je suis aussi une angoissée atteinte de controlite aigüe, j'ai décidé de couper la poire en deux et de mettre mon téléphone en mode "avion". En même temps, j'ai supprimé Instagram et Twitter de mon iPad pendant 1 semaine pour ne garder que Facebook et mes mails pour communiquer avec mes parents.

J'avais peur de ne pas tenir le coup, mais il s'avère que plus les jours avançaient et moins j'avais envie de rallumer mon téléphone. Dans cette spirale, j'ai également supprimé Instagram et Twitter de mon iPhone, et à l'heure où je t'écris, je n'ai pas l'intention de les réinstaller.

Ce que ça m'a appris


Tout d'abord, pendant cette semaine de vacances, j'ai vraiment pu être là. Je n'ai pas cherché à partager mes faits et gestes. J'ai profité du coucher de soleil avec mon homme, ou avec moi-même. On a passé des soirées en terrasse à refaire le monde, sans être interrompu par la vibration de mon téléphone. J'ai simplement profité du repas, du moment présent, sans avoir peur de "tout ce qui allait se passer pendant mon absence" et sans me dire "oh et si je partageais ça, ça va bien donner dans mon feed Instagram, ou faire marrer la galerie sur Twitter".

Ensuite, petit à petit, l'envie d'écrire est revenue. J'ai en effet un tas de choses à partager, mais le fait de les partager tous les jours, à chaque moment de la journée, me faisait perdre de la "consistance". Plus tu es présent sur les réseaux sociaux, moins tu en as à dire. Et finalement, tu partages une petite idée, plutôt qu'un article qui vaut la peine qu'on s'attarde dessus. Être partout, c'est aussi n'être nulle part.

Enfin, je me suis sentie (et je me sens encore) vraiment mieux. Le danger avec Instagram, c'est cette comparaison incessante avec la vie des autres. J'avais beau ne m'abonner qu'à des comptes inspirants, il n'empêche que je me comparais sans cesse à cette inspiration : je ne suis pas assez talentueuse, je n'ai rien à dire, je n'ai rien à partager, à quoi ça sert que je le fasse, je ne réussis rien, les autres le font tellement mieux que moi, je ne sais pas prendre de photos, etc. Finalement, plutôt que de contribuer à l'amélioration de mes points forts (l'écriture par exemple), j'essayais d'exceller dans mes points faibles (et de m'énerver parce que je n'y arrivais pas).

Quant à Twitter ? J'avais l'impression que c'était le réseau que je préférais, et finalement, je me suis rendue compte que j'y passais plus mon temps à fouiner les derniers petits potins croustillants, plutôt que d'y faire quelque chose qui avait vraiment du sens. Franchement, on s'en fout de mon live tweet durant The Voice, et de savoir quelle est l'issue de la dispute entre blogueuse X et blogueur Y.

Faire taire Martha Stewart.


Ce n'était qu'une petite semaine de vacances, et pourtant elle m'a grandement appris. J'ai compris que ces derniers temps, j'avais tendance à laisser parler Martha Stewart : cette petite voix dans ma tête qui me disait que j'étais nulle et qui était alimentée par toutes les autres critiques négatives que je recevais. L'être humain à cette fâcheuse tendance à n'écouter que l'unique critique négative qu'il a reçu, plutôt que les 150 retours positifs. Je me suis concentrée sur les mauvaises personnes : ma critique interne et externe. Or, aucune des deux ne me faisait vraiment avancer. Au contraire, j'avais plutôt tendance à reculer et à en faire des excuses : "De toute façon à quoi ça sert que je fasse tout ça ? Autant rester dans mon canapé et regarder Netflix, là au moins je serai tranquille !" Et je peux te dire que ça, c'est certain. Ne sors jamais de ta zone de confort, et tout ira pour le mieux ! Pas de risque, pas d'attente, pas de déception !

Et aujourd'hui ?


J'ai compris l'importance de se déconnecter. Quand j'ai commencé le blog, la technologie, l'affluence de média et la possibilité de se connecter aux internets n'étaient pas les mêmes. Avant, on devait se connecter (Ô le doux son du modem 56k), aujourd'hui on EST connecté. C'est là toute la différence. Avant, je n'étais pas à ce point confrontée à la vie (parfaite) des autres. Pour le moment, je ne ressens donc pas le besoin de reprendre Instagram ou Twitter. Je pense que le monde tourne très bien sans moi là-bas. Cela me permettra sans doute de créer à nouveau du contenu qui a plus de valeur à mes yeux et concentrer mon attention sur une seule chose. Arrêter de me disperser. Je me sens finalement plus "blogueuse" qu'influenceuse. Je commence d'ailleurs à entrevoir une petite lumière au bout du blog, et je me dis qu'il y a encore des jolies choses à faire ici.

Ce que je retiens de tout ça, c'est que la culpabilité de ne pas être à la hauteur, ou pas assez bien, nous tire vers le bas. Qu'à trop vouloir être connecté aux autres, on se déconnecte de soi-même, de qui on est vraiment. Qu'il faut prendre le temps de s'écouter, loin des écrans, loin des médias, pour pouvoir se ressourcer dans la simplicité et redevenir soi-même.

La honte !

Dans mon dernier blogpost qui remonte à bien loin… Oui, parce qu'entre-temps, je me suis souvenue que j'avais un blog et que ça me f...