jeudi 24 janvier 2019

La fille aux milles projets


Je suis la fille aux milles projets.





J’ai dans mon tiroir un roman, dont j’ai écrit 3 chapitres. Un moodboard fait avec amour et un classeur rempli de fiches personnages.





Une machine à coudre qui prend la poussière, et dont la housse jaunit d'être trop restée devant la fenêtre.





Un Moleskine noir, acheté avec amour, accompagné de ses feutres, toujours emballés.





Le livre d’August Wren, pour
m’encourager à dessiner chaque jour… Griffoné, raturé, gondolé, abandonné.





Un carton avec un mini stock de
Sacoches, que j’avais dessinées, brandées, vendues en partie sur Etsy au côté
d’un pack de logo.





Un podcast avec un jingle travaillé
sur Garage Band et englouti lors du dernier crash de mon Mac.





Des lingettes lavables et des bocaux
en verre gardés soigneusement, pour acheter en vrac. Parce que "vrac is
the new black".





Un compte Pinterest plein d’idées
pour plus tard…





Un blog, souvent désert.





Je suis la fille aux milles projets. Celle qui commence, et qui ne termine pas. Qui se réjouit d’avoir trouvé une idée, qui fait des collages et qui rempli des fiches en se disant : « C’est bon, cette fois ça y est, j’ai l’idée du siècle » puis qui laisse tout tomber 2 minutes après. Faute de temps, de motivation, de courage, de tripes. 





Je suis la fille aux milles projets qui s’emballe à chaque idée. Pleine de passion, d’entrain, d’envie. Qui a les yeux qui pétillent et qui parfois n’en dort pas. Qui raconte et à qui on dit : "Tu iras loin dans la vie".





Je suis la fille aux milles projets, douée pour encourager les autres et leur trouver un plan parfait. Pleine de bons conseils, d’article de blogs à lire et de vidéos YouTube motivantes. 





Je suis la fille aux milles projets, qui se compare et se décourage. Qui traine devant Netflix. 





Consistency. C'est ce mot anglais
qu'on ne traduit pas. Celui qui veut dire d'être régulier. De faire. De tenir
bon. Celui qui me manque quand je commence quelque chose. 





Je suis la fille aux milles projets. Celle qui a peur de l'échec. Qui se terre, se carapate, se défile. Qui attend. Qui regarde. Et qui se dit que ce n'est pas si grave, si "elle ne va pas loin". Parce que c'est où loin ? C'est quoi loin ? C'est quand loin ?





Je suis la fille aux milles projets, dont le plus beau, est celui d'être maman. Celui que je ne pourrai jamais abandonner. Celui qui me donnera peut-être envie de reprendre les autres. Pour pouvoir dire un jour à ma fille : "Regarde ! Regarde tout ce que ta maman a fait."





Je suis la fille aux milles projets. La maman fière de l’être. La rêveuse. L’amoureuse. Je ne suis plus celle que j’étais hier et pas encore celle que je serai demain. Un jour j’ai une idée, et cela me rend heureuse. Le lendemain elle m’abandonne et je la garde pour plus tard. Car les idées voyagent, et je voyage avec elles. Up. And down.





On dit que la vie c’est ce qui se passe quand nous sommes en train de faire des plans. Des projets. Je suis donc la fille aux milles projets. Je suis, la vie.













PS : J'ai volontairement fermé les commentaires de cet article. Je sentais ce billet plus comme une humeur, une inspiration, et je pense publier à nouveau ce genre d'articles de temps à autre, comme je le faisais avant, ou dans la newsletter, sans pour autant vouloir "partager" à ce sujet :) Ceci étant dit, il vous est toujours possible de venir me faire un coucou par mail ou sur Instagram.


mercredi 16 janvier 2019

En 2019 je veux lire plus... #30dayschallenge


Cela fait quelques mois que je suis abonnée à ce que j’appelle “des bonnes newsletters”. Des newsletters inspirantes, que je déguste comme un petit biscuit quand je prends le temps de les lire. Il y a par exemple celle de « Oui change ma vie », celle de Caroline Renwart ou encore celle de Matt D’Avella, mon minimaliste modèle (qui est d’ailleurs le réalisateur du documentaire Minimalism sur Netflix). Dans sa dernière newsletter il parle de faire des challenges de 30 jours. J’avoue que j’ai lu entre les lignes et ce que j’ai compris c’est plutôt que de faire une résolution, essayer des petits challenges pour « vivre mieux » (et qui sait, une nouvelle habitude en sortira). Dans cette idée, Matt D’Avella propose de s’attaquer à des petites choses plus ou moins simples : lire, manger plus de légumes, boire de l’eau, faire du sport, méditer, tenir un journal, … J’ai trouvé cette idée vraiment top et j’ai décidé de m’y coller.





Depuis quelques temps je ne cesse de me dire que je veux lire plus. Surtout parce que ces 4 derniers mois, j’ai plus traîné sur Instagram Netflix que dans mes bouquins. Mais c’est bien joli de dire « je veux lire plus » et ne pas prendre le temps de dégager du temps pour le faire. Donc j’ai décidé de me lancer dans ce petit challenge de 30 jours : 30 jours pour lire plus. Comme c’est toujours mieux de l’annoncer publiquement, comme ça, inconsciemment tu dois rendre des comptes, je me suis dis que le blog serait l’outil parfait pour rendre ces fameux comptes (et par la même occasion, j’aimerais aussi, à nouveau, bloguer plus #dunepierredeuxcoups).





Lire plus, pour moi ça signifie, chaque jour, prendre le temps d’ouvrir un livre et d’en lire au moins 1 chapitre. Soit, une dizaine de pages. Chaque jour, prendre au moins 15 minutes pour lire, plutôt que de scroller sur mon téléphone. Et je te parle de lire un vrai livre, pas un article de blog ! C’est quelque chose de tout à fait réalisable puisque je prends le train, et que, quand ma fille est couchée, plutôt que de traîner sur des écrans, je peux lire un peu.





Et puis, en 2019, j’ai décidé aussi d’arrêter de me mettre la pression pour que tout soit parfait. J’ai compris ces 4 derniers mois qu’on fait bien comme on peut. Non la maison ne doit pas toujours être nickel, non mon article de blog ne doit pas toujours faire 1000 mots, non je ne dois pas publier chaque jour sur Instagram. Je peux nettoyer la douche un soir en rentrant du boulot, et la baignoire le weekend qui suit. Je peux décider de passer le balai rapidement, plutôt que l’aspirateur. Je peux faire des stories ultramoches si ça me chante bien, et le lendemain faire un truc plus chiadé. Je peux écrire un petit article simple comme celui-ci, qui ne me demande pas beaucoup de temps, et qui pourtant me tient à cœur.





… Et je peux lire aussi, juste quelques pages. Chaque jour. Sans pour autant enfiler 1h de lecture et terminer un bouquin. Tu sais, c'est le fameux 1% de ta journée.





Du coup, en 2019, je veux lire plus, et aujourd’hui je me lance dans ce petit challenge de 30 jours.





On fait le bilan le mois prochain ?


jeudi 10 janvier 2019

Alors ? Elle fait ses nuits ?

Il m’en a fallu du temps pour songer à avoir des enfants. Je savais que le jour où j’en aurais, ma vie changerait du tout au tout. En bien, et en mal. Je savais que je devrais faire preuve du fameux « don de soi », et longtemps, j’ai eu trop peur de ça. De voir mon quotidien chamboulé, balancé, désorganisé. Et puis, l’Amour frappe à notre porte, avec un grand A, et un enfant n’est pas juste un chamboulement, mais une envie. L’envie de fonder une famille, de créer un « nous », de faire perdurer notre Amour. C’est alors, qu’un bel après-midi de septembre, après 9 mois d’attente, de doute, de joie, on tient notre bébé dans ses bras. Ce petit être magique qui révolutionnera tout. Ce petit être sans défense, qui te regarde avec ses grands yeux, lui aussi chamboulé par son arrivée dans la vraie Vie, après avoir passé 9 mois dans un cocon bien chaud et hermétique.

Dodo l'enfant do

Depuis la maternité, notre Miss Ouistitie a toujours dormi une grosse période en début de nuit (4-5h) pour après se réveiller toutes les 2 heures afin de téter. Petit à petit, jusqu’à ses 2 mois, elle a commencé à rallonger ses périodes de boire la nuit, à mon grand bonheur, moi maman allaitante. Je me souviens avoir rapidement posté sur Instagram que j’avais pu dormir 6h de suite. Et puis 8h... Jusqu’au matin du 20 novembre… Ou elle a commencé à faire machine arrière. Alors qu’elle dormait jusque 8h, elle a commencé à raccourcir ses nuits. Réveil à 6h. Puis 5h. Puis 4h. Puis 3h. Puis 2h…. Et puis à nouveau toutes les 2-3 heures pour téter. C’est alors que le Doute avec un grand D a commencé s’immiscer en moi. Mais qu’est-ce qu’il se passe ? Ma fille a un problème ! Qu’est ce qui ne tourne plus rond ? Elle ne dort plus ! Que faire ? Au secours !! Je n’oublierai jamais notre mois de décembre chaotique, et notre réveillon de Noël crevés et malades.

Désesperée, j'ai sorti les grands remèdes : forum, blogs, vidéo youtube, livre sur le sommeil… Tout pour devenir super calée en sommeil du bébé.  Et pourtant, la réponse était si simple : "Tout est normal. Elle fait ses nuits à elle, oui. Mais pas les nôtres… ». C’est à ce moment-là que j’ai compris la différence entre un être humain maturé dit « adulte » et un petit bébé tout frais tout neuf.

Bébé girafe

As-tu compté le nombre incalculable de mammifères qui, lorsqu'ils naissent, se mettent de suite debout ? Courent et gambadent ? Trouvent facilement les mamelles de leur mère ? Ils ne leur restent plus qu'à grandir, et ils le font généralement très rapidement (un bouledogue français par exemple, atteint sa taille adulte à 8 mois). Si nous, êtres humains, nous devions avoir les mêmes aptitudes en naissant, notre tête ne pourrait tout simplement pas passer après 9 mois de gestation. Comme la nature est bien faite, il a fallu faire un choix, et en naissant, le cerveau d'un être humain n'est tout simplement pas fini. C'est pourquoi un bébé pleure pour s'exprimer ; ce ne sont pas des caprices, il en est physiologiquement incapable, c'est son seul moyen de communication. Et c'est pour cette raison aussi, qu'il ne dort pas comme nous. En naissant, un bébé n'a que 2 phases de sommeil, contre 5 pour un adulte. C'est à partir de 3-4 mois qu'il apprend toute nos phases de sommeil, faisant régulièrement des retours en arrière pour tester celui-ci.


J'ai alors compris que nous aussi nous avions plusieurs réveils. Qui ne s'est jamais levé pour aller faire pipi ? La gorge sèche ? Un petit creu (sisi) ? Qui ne se réveille jamais pour remettre sa couverture ou à l'inverse se découvrir parce que trop chaud ? Qui n'a jamais fait d'insomnies, regardant les heures du réveil défiler ? Qui n'a jamais eu du mal à s'endormir en repensant à sa journée stressante ? Tout ça, un bébé le vit aussi, à la différence que, de par son cerveau immature, il ne sait pas l'exprimer autrement qu'en pleurant. Il ne peut tout simplement pas réajuster sa gigoteuse, ou se lever pour aller boire un p'tit coup. Il ne peut pas non plus soulager sa vessie ailleurs que dans son lange qui devient lourd, mouillé et froid. Pauvre petit coeur, ma petite Ouistitie faisait simplement ses essais, comme elle le pouvait.


Il n'y a donc pas d'apprentissage à donner à nos enfants, pas de méthode magique ("Laisse-le pleurer" te diront certains), il faut juste, en tant que parent, beaucoup de patience, beaucoup de compréhension et surtout, beaucoup d'amour. Je fais partie de ces personnes qui pensent que plus tu donneras de l'amour à quelqu'un (et encore plus à ton enfant), plus il se sentira en sécurité pour avancer dans la vie. Si tu es confiant, il le sera aussi. Pas de jugement à avoir envers ses parents qui pratiquent ou non le co-dodo. J'ai appris ces 3 derniers mois, qu'on fait bien comme on peut, et que parfois, nous avons juste besoin de grappiller 2-3 heures de sommeil, en mode survie, pour pouvoir s'occuper de son enfant correctement le lendemain.





Mais comment les aider alors ?


Comme dit plus haut, avec tout notre amour et notre compréhension, mais aussi avec un minimum de point repère. Ça m’a saoulé ces 3 derniers mois de lire et relire l’importance du rituel du coucher, et pourtant sans m’en rendre compte, je l’ai pratiqué et ça a grandement aidé. Au retour de la maternité, j’allais tous les soirs me coucher à 21h30, en même temps que Miss Ouistitie, simplement parce que je ne pouvais pas tenir plus longtemps. Quitte à me relever à 23h30. Quand elle a commencé à allonger sa première période de la nuit, de mon côté j’avais décidé de la coucher tous les jours vers 19h30-20h. Sans réfléchir, je la couchais toujours dans son lit, dans sa chambre (sans savoir qu’on recommande de laisser le berceau dans la chambre des parents) mais toutes portes ouvertes (et notre chambre est située à 3 pas de là). Et puis j’ai répété inlassablement chaque soir les mêmes gestes : la changer, fermer les volets, allumer la petite lumière, l’allaiter / lui donner le biberon et la coucher. Rapidement j’ai introduit la petite musique du babyphone qui, à force de répétition, a joué comme un réflexe de Pavlov. Aujourd’hui quand elle entend la musique elle se calme.


Je n’ai trouvé aucun remède miracle pour qu’elle dorme 10h d’affilé sans réveil. Nombreuses sont les nuits où je me lève 4-5 fois de suite pour remettre sa tute. Où je m’énerve parfois de rester une heure éveillée à 3h du matin en tentant péniblement de la rendormir. Où je finis par la prendre dans notre lit pour quand même dormir un peu (et qu'elle s'endort en tripotant mon t shirt). Mais j’ai compris que tout ce processus est normal. Ce que je voulais te dire, toi jeune maman qui me lit, c’est de ne pas t’inquiéter. Tu fais ce qu’il faut. Tu fais tout bien, et surtout, tu fais comme tu peux. Le cerveau d’un bébé est juste immature, et il lui faudra encore du temps pour se développer. Rassure – toi dans quelques années, tout sera fini, et finalement, c’est quoi quelques années sur l’échelle d’une vie ?


Amour, confiance, et compréhension sont les seuls remèdes dont vous avez besoin.



♥ ♥ ♥






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Dans mon dernier blogpost qui remonte à bien loin… Oui, parce qu'entre-temps, je me suis souvenue que j'avais un blog et que ça me f...