mercredi 13 février 2019

Ma sélection de newsletters inspirantes


J'adore faire des petits sondages pour savoir ce que tu aimerais lire sur le blog. J'aime bloguer pour moi, mais j'aime aussi bloguer pour toi (sinon, je me contenterais d'un journal intime). Sur Instagram, on m'a justement demandé de faire un article sur les newsletters inspirantes auxquelles je suis abonnée. Et c'est vrai, que c'est devenu mon petit bonheur. Je suis même assidue à certaines newsletters que j'attends avec impatience dans ma boite mail. C'est mon petit rendez-vous à moi. Comme elles sont bien ciblées (et que je fais souvent un GRAND tri dans celles-ci), je les déguste comme un bon petit gâteau. Dans cet article, je te présente donc mes newsletters inspirantes préférées.


Change ma vie



J'ai découvert cette newsletter en écoutant le podcast de Clothilde. Aujourd'hui je n'écoute plus les podcasts, mais c'est vraiment LA newsletter que j'attends avec impatience dans ma boite mail. Chacun de ses mots résonne en moi quand je la lis. Clothilde a une plume simple, belle, touchante, juste. Elle fait de belles métaphores que l'on comprend tous. Je me souviens d'une de ses newsletters où elle comparait la vie à un jeu Mario Bros, avec le méchant en fin de level (qui représente nos difficultés). Elle n'écrit pas beaucoup de newsletter, la plupart sont pour annoncer la publication d'un nouveau podcast, mais quand elle en écrit une, mon Dieu. En écrivant ceci, je me dis que je devrais me faire un petit dossier pour garder ses lettres bien au chaud quand j'ai un coup de mou.


Matt D'Avela



Cette newsletter-là est en anglais. J'adore les vidéos de Matt (un minimaliste, un vrai, mais qui aborde aussi le développement personnel comme personne). Je le trouve très inspirant. Comme Clothilde, il n'écrit pas beaucoup de newsletter, mais il y a toujours quelque chose de juste chez lui. J'aime assez bien ses valeurs. J'ai commencé à le suivre quand il avait moins de 10k de followers sur Youtube, il a dépassé les 900k entre temps, et pour autant, il est toujours juste dans ses propos, simple et pas prétentieux. Matt est aussi le réalisateur du film Minimalisme que tu retrouves sur Netflix (et que j'ai dû regarder au moins 4 fois). Ok. Matt c'est un peu ma référence. Je suis extra fan de son travail.


Explore !



Explore, c'est la newsletter de Marie (du blog, tribulations de Marie). C'est une newsletter créative et super inspirante. Marie je l'admire beaucoup. Elle avait une vie d'employée et elle a tout quitté pour vivre de sa passion : l'aquarelle. Chaque semaine (le lundi), elle nous donne des astuces pour vivre de sa créativité, se créer des challenges, nous aider en cas de panne d'inspiration,... Et ce qui est bien ce que cela n'est pas lié à l'aquarelle. On peut tester sa créativité dans plein de domaine. Cette newsletter-là, je lui ai créé un petit dossier spécial, dans lequel je viens picorer quand j'ai besoin d'idées, quand je bloque devant une page blanche. Marie propose souvent des exercices : sa newsletter est mieux qu'un bouquin et elle est super utile.


Trucs de blogueuse



On ne présente plus Mia (du blog, Trucs de blogueuse) qui est une super star en matière de SEO et astuces de blogo. Jeune maman, elle avait mis ses activités entre parenthèse mais a repris de plus belle en ce début d'année. J'adore sa newsletter car à chaque fois que je la lis, je souris. Mia à un ton bien à elle. Je la trouve drôle. Sa newsletter c'est avant tout une newsletter instructive, qui m'aide à y voir clair dans mon blog (et me tenir au courant de tout ce qui se passe sur la blogo, d'un point de vue théorique). Et puis recevoir sa newsletter, c'est me rappeler comme bloguer c'est fun. Ça me donne des idées, et l'envie de faire bien à nouveau.


Toütep



Je suis un peu tombée par hasard sur cette newsletter de Toütep. A vrai dire, je le suis sur Facebook, et j'aime ses petites publications motivantes et inspirantes. Du coup je me suis abonnée à sa newsletter. Quand j'ai commencé à écrire mon livre (oui, j'adore glisser subtilement des infos dans mes articles, d'ailleurs je te l'avais brièvement dit dans mon article "La fille aux milles projets"), j'ai eu une belle panne sèche (et j'en ai encore d'ailleurs). Je ne savais plus comment m'y prendre. Et comme par hasard (mais on sait maintenant que le hasard n'existe pas), je reçois la première newsletter de Toütep qui nous invitait à lui expliquer notre blocage. Ce que j'ai fait. Et il m'a répondu. "Commence par 10 minutes" m'-a-t-il dit. Et une heure plus tard j'écrivais toujours. Ses newsletters sont longues à lire, mais elles valent le coup et sont vraiment motivantes. Je recommande donc !


Et toi ? Est-ce que tu lis aussi des newsletters inspirantes ? Quelles sont celles que tu adores lire ? Sache que tu peux également t'abonner à ma newsletter (je te mets le lien ci-dessous), j'y écris parfois des petits mails secrets.

mardi 5 février 2019

Allaitement : mon retour d'expérience


Certaines d’entre vous m’ont demandé sur Instagram de revenir sur mon expérience avec l’allaitement. Du coup, j’avais lancé un petit sondage et un petit questionnaire pour savoir si vous préfériez que je parle de mon expérience en story ou bien, sur le blog, et le blog a remporté les suffrages. Je vais donc essayer de répondre aux questions que l’on m’a posées, et partager mon expérience du mieux que je peux. Attention, cet article sera très long.




Avant de commencer, un petit disclaimer me semble indispensable. Tout d’abord je ne suis ni « team allaitement » ni « team biberon ». Je sais que c’est un sujet qui fait débat, dans un sens comme dans l’autre. Avant d’accoucher, je ne m’étais jamais renseignée sur le sujet. Dans ma tête, j’allais allaiter « si j’y arrive ». Il s’avère que cela a très bien fonctionné pour moi et ce choix s’est imposé à moi pour 3 raisons (qui ne vous sembleront peut-être pas « obvious ») :



  1. J’avais lu qu’en allaitant on perdait plus facilement ses kilos de grossesse

  2. J’avais lu que le lait maternel est meilleur pour le bébé

  3. Cela coûte moins cher.



Ces raisons me sont donc très personnelles, et c’est là où je voulais en venir, peu importe ce que tu choisis (ou ne choisis pas, car parfois on n’a pas le choix), cela ne regarde que toi. Dans cet article, je souhaite juste partager mon expérience en toute bienveillance, je ne possède pas le Savoir (avec un grand S) et je ne suis pas non plus spécialiste en lactation. Je t’invite donc à me corriger si je fais fausse route, et en toute bienveillance, bien sûr.




Le démarrage de l’allaitement




Comme je le mentionnais, je n’ai pas fort réfléchis à la question de l’allaitement. Quand on me posait la question, je répondais : « Oui, j’aimerais allaiter, si cela fonctionne. Si pas, c’est pas bien grave ». Je ne me suis donc jamais renseignée sur la question, je n’avais jamais lu aucun article à ce sujet, aucun livre. Le jour de l’accouchement, j’ai sauté dans le grand bain sans réfléchir. Quand Miss Ouistitie est née, nous sommes restés 2h avec elle en salle d’accouchement. Pendant ces 2 heures, on a voulu la mettre au sein, mais elle ne semblait pas vouloir téter. Comme j’avais eu un accouchement très long (rentrée le mercredi à 20h, accouchement le lendemain à 15h), j’étais dans les vapes, et heureusement pour moi, je ne me suis pas du tout inquiétée. Ce n’est que quelques heures plus tard, de retour dans ma chambre, qu’elle a commencé à téter. J’ai d’ailleurs pris une vidéo de sa première tétée, où l’on voit qu’elle tète 3 fois, puis fait une pause, et re-tète 3 fois etc.




La deuxième tétée




La première tétée, n’a pas été douloureuse (c’était le sein droit), mais à nouveau, j’étais tellement dans les vapes et fatiguée, que je n’ai pas grand souvenir de cette première fois. Par contre, j’ai senti passer la deuxième tétée (sein gauche). Elle avait beaucoup plus de mal à le prendre, et cette tétée a duré 45 minutes. Ce qui m’a valu une crevasse. La sage-femme qui est passé le lendemain m’a alors dit que Miss Ouistitie avait besoin de téter pour se rassurer, et que donc je pouvais lui donner la tutute (après 24h).




En ce qui concerne ma crevasse, mon petit homme est parti me chercher en urgence la crème Lansinoh que j’ai beaucoup utilisée et qui m’a sauvée plus d’une fois (d’ailleurs c’est une crème à tout faire, on peut même l’utiliser pour les lèvres gercées).




Nouveau disclaimer : La tutute fait GRAND débat au sein de la communauté des mamans allaitantes. Généralement elles sont archi contre, car cela peut perturber l’allaitement, il peut y avoir une confusion tétine / sein et donc faire foirer son allaitement. A nouveau, tout ça je n’en avais absolument pas conscience, puisque pas renseignée sur le sujet, donc j’ai donné la tutute et je n’ai jamais eu aucun souci avec mon allaitement ! Que du contraire. Cela m’a vachement aidé à apaiser Miss Ouistitie et par la suite, cela m’a aidé aussi lors du sevrage. De manière générale, et je ne vais pas rentrer plus que ça dans le débat, je suis POUR la tutute, et si c'était à refaire, je le referais.




De retour à la maison, la montée de lait




Unesage-femme est venue me voir le lendemain de mon retour à l’hôpital. J’avaistoujours quelques soucis avec mon sein gauche, et il s’est avéré par la suiteque c’était le sein qui produisait le plus de lait. J’ai donc été rapidement mechercher un tire-lait manuel pour me soulager lorsque je n’arrivais pas àdonner ce sein-là. J’ai commencé à stocker le « lait en trop » dansdes sacs de congélation Medela pour « plus tard ».




La montée de lait n’a pour ma part pas été douloureuse, du moins, je n’en ai pas souvenir. Par contre, quand Miss Ouistitie a commencé à espacer les tétées, mon sein gauche était souvent engorgé, et la nuit cela me faisait souffrir. Je me réveillais avec des seins comme des pastèques, et donc je tirais toujours un peu de lait pour me soulager. Mais à comparer, quand je suis tombée enceinte (je te parle des 3 premières semaines), mes seins étaient beaucoup plus douloureux que lorsque j’allaitais.




De manière générale, à ce niveau-là, j’ai été plutôt chanceuse car tout s’est très bien passé. Miss Ouistitie buvait très bien, une tétée durait en moyenne 10-15 minutes, je donnais un sein à la fois et ça lui suffisait. Je ne l'ai jamais laissée s'endormir au sein, et elle a toujours bien pris du poids. Au début elle buvait toutes les 2 heures, avec une grosse période sans boire en début de nuit (de 5h). Elle est passée au 3 heures quand elle a eu 5 kilos (environ). Mais… Il y a un gros « mais ».




Les complications




Un mois après avoir commencé l’allaitement, j’ai ressenti des brûlures dans le sein gauche dès que Miss Ouistitie tétait. Brûlure qui lançait dans tout le sein : je ressentais réellement comme un feu qui remontait dans ma poitrine. On a d’abord cru à une mastite mais la sensation de brûlure persistait. Une gerçure a commencé à se faire sur le téton (je précise bien gerçure et non crevasse). Il s’est avéré que c’était une candidose mammaire. Pourtant, Miss Ouistitie n’avait pas le muguet. A partir de ce moment-là, l’allaitement a commencé à devenir vraiment douloureux. J’ai TOUT essayé pour me sortir de cette candidose sans grand succès. Si tu veux un article à ce sujet, je peux le faire, mais je n’ai pas envie de m’attarder plus là-dessus dans cet article-ci. Certaines mamans ne supportent pas la douleur que provoque la candidose et arrêtent l’allaitement à cause de ça. Personnellement j’ai tenu bon jusqu’à « la date » que je m’étais fixée. Mais je sais que j’ai parfois donné la tétée les larmes aux yeux, les pieds cambrés, en serrant les dents. La candidose mammaire c’est une belle crasse (et je ne sais pas si j’en suis débarrassée : puisque je n’allaite plus, je n’en ressens plus les symptômes).




Une autre complication a été les engorgements récurrents du sein gauche. Celui-ci produisait énormément de lait. Et alors qu’au début Miss Ouistitie préférait le sein droit, elle a vite commencé à préférer le sein gauche qui « donnait plus ». J’ai donc dû trouver le rythme pour ne pas trop le solliciter (et ne pas faire en sorte qu’ils produisent encore plus) tout en le soulageant, avec le tire lait.




Le tire-lait utile ou pas ?




Ma grande question en début de l’allaitement était de savoir si j’avais besoin ou non d’un tire-lait. Finalement j’en ai rapidement acheté un petit manuel pour me soulager (j'ai opté pour le Medela). Je te le conseille si comme moi, c’est occasionnel et si tu ne dois pas tirer ton lait en grande quantité. Sinon, il faudra passer à un modèle plus conséquent.




J’ai été très contente d’avoir mon tire-lait. Au total j’ai stocké un litre de lait sur une période de 3 mois. J’ai gardé ce lait pour le sevrage. Lors du sevrage, j’ai également utilisé quelques fois le tire lait pour soulager un peu l’engorgement (je ne tirais alors que 50ml, pour ne pas trop stimuler ma lactation, mais pour pouvoir me soulager également).




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L’arrêt de l’allaitement, le sevrage, le passage au biberon




Dans ma tête ça a toujours été très clair, je ne voulais pas continuer d’allaiter pendant que je reprenais le travail. Beaucoup de mamans gardent la tétée du matin et/ou du soir, ou tirent leur lait au travail (une pause allaitement peut d'ailleurs être demandée). Moi je n’avais pas envie de m’embêter avec ça. Il faut savoir que je suis quelqu’un de très pudique. Je n’ai jamais aimé allaiter en public ni déballer mon sein comme ça (même à la maison). Avec la candidose, et les engorgements récurrents (à partir du moment ou bébé espace les tétées), je ne me sentais plus à l’aise avec mon corps, ni avec ma poitrine. Il était donc temps pour moi d’arrêter.




Mon conseil ? Si tu veux sevrer ton bébé, il faut que ce soit clair dans ta tête. Si ce n’est pas clair et net pour toi, bébé le sentira et pourrait refuser le biberon. Pour moi, comme c’était clair, ça a été finalement assez facile et comme je le disais, le fait de donner la tutute a aidé à accepter la sensation du silicone. N'hésite pas à lui expliquer ta démarche aussi, un bébé comprend tout. Mais vraiment, c'est hallucinant.




J’ai commencé le sevrage un mardi (avec le lait que j’avais congelé), il a fallu 2-3 jours pour trouver le biberon et la tétine idéale, et puis j’ai commencé à introduire le lait en poudre le week-end qui a suivi.




Le principe est assez simple. On remplace une tétée par un biberon de lait, et ça pendant 2-3 jours (parfois 4 jours si les seins sont engorgés), puis 2 tétées, puis 3 etc. Au total il faut compter environ 2 semaines pour être à 100% au lait artificiel. A nouveau j’ai eu beaucoup de chance (mon dieu que j’ai un bébé facile), elle a accepté le lait tout de suite, et à part un peu de régurgitation, j’ai trouvé de suite le bon lait (cf. le Nestlé NAN Complete Confort). Elle avait tout juste 3 mois quand j’ai commencé le sevrage, elle était à 6 tétées par jour (dont une de nuit). Aujourd’hui à 4 mois 1/2, elle est passé à 4 biberons par jour (et plus de biberons la nuit depuis début janvier).




Quelques infos utiles en plus





  • J’avais acheté des pads d'allaitement lavables, je n’en étais pas satisfaite. Ils devenaient humides et ne séchaient pas, et avec une candidose mammaire rien de pire, c'est un nid à microbes. Je ne suis pas pro « jetable » mais pour le coup, les meilleurs pads pour moi ont été les Philips Avent jetables, qui restaient bien secs et étaient très discrets.

  • J’ai testé les coupelles de recueillement de lait Medela à mettre dans son soutien, je ne les recommande pas. Cela appuie sur le sein, donc le lait coule, et quand on s’abaisse on en a partout. Vraiment pas pratique.

  • J’avais 3 soutiens d’allaitement reçu de ma sœur, je les ai usé et re-usé. L’un d’eux était en coton blanc, bien utile pour la nuit. Les 2 autres étaient noirs et vert d’eau, que j’ai alterné la journée.

  • Je n'ai pas acheté de vêtements spéciaux pour allaiter si ce n'est un pyjama. Je mettais simplement des t shirts assez larges que je soulevais et cela m'a suffit (ou des chemises que j'ouvrais devant).

  • Un coussin d'allaitement pour moi, c'est vraiment LE truc à avoir, tant pendant la grossesse (pour bien dormir la nuit avec son gros bidou) que pendant l'allaitement.

  • La crème Lansinoh est THE must have pour le bout des seins (et maintenant je l’utilise comme baume à lèvres, ou sur nez gercé par les rhumes).

  • Les biberons qui ont sauvés mon sevrage sont ceux de la marque MAM : tétine plate, hyper facile, qui rappelle la forme de la tutute que ma misstinguette aimait déjà.

  • Je n’ai pas bu une goutte l’alcool pendant mon allaitement, mais j’ai appris par la suite, qu’apparemment c’est autorisé. Personnellement, je ne bois pas d’alcool en temps normal, donc cela ne m’a pas dérangé. Idem pour les médicaments, je n’ai rien pris à part des dafalgans, mais apparemment certains médocs sont autorisés aussi.

  • On peut manger de tout quand on est enceinte, mais j’ai remarqué que quand je mangeais des poivrons, Miss Ouistitie était grognon et avait des coliques. Coïncidence ?

  • De manière générale, ma fille n'a eu des coliques qu'une ou deux fois. A nouveau, très chanceuse sur ce coup-là.




Je voulais ajouter une dernière chose, du moins insister sur ce point : allaitement ou pas, c’est TON choix (et celui du conjoint). Si tu veux allaiter, fais-le. Si cela te fait mal, arrête. Si tu veux sevrer à 3 mois, c’est ton choix. Si tu veux allaiter jusqu’à ses 2 ans, cela ne regarde que toi ! Tu peux faire un allaitement mix, ou ne donner que le biberon avec du lait maternel, peu importe, mais c’est TON choix. Sache que tout le monde va s’en mêler, tout le monde aura son mot à dire, mais quoi que tu décides de faire, pitié, zéro culpabilité. Le principal c’est la santé mentale et physique de ton enfant, et la tienne. Je trouve qu'on devrait arrêter de culpabiliser les mamans qui choisissent ou non d'allaiter, qui donnent le biberon, qui sèvrent trop tôt, ou trop tard etc. C'est déjà bien assez compliqué comme ça, chacun fait ce qu'il veut.




Voilà j’espère que cet article te sera utile, et n’hésite surtout pas si tu as des questions, je me ferai un plaisir d’y répondre. J’ai essayé d’aller à l’essentiel, mais le sujet est tellement vaste qu’il mériterait bien plusieurs articles. On se retrouve en tous cas en commentaires pour en discuter si le coeur t'en dit.







Crédit : photo 1 / photo 2


mercredi 30 janvier 2019

Le blog est-il mort ?


Qu’on se le dise, j’ai été la première à déserter mon blog. Ça fait même un moment que je traine dessus sans trop savoir où aller. Puis j’ai découvert Instagram et j’ai trouvé ça d’une facilité déconcertante. On pouvait écrire des micro-notes sous ses photos, faire des stories, et partager avec « sa communauté » de manière instantannée. Le blog, a donc perdu de son attrait. Rédiger un article cela prend du temps, faire des photos, parfaire un peu son SEO, répondre aux commentaires, etc. On peut vite se laisser décourager.





Et puis, je me suis perdue dans l’instantané moi aussi. Je ne vais pas te mentir, longtemps mon but ultime a été d’atteindre le fameux 10k. J’en ai regardé des vidéos, et lu des articles pour comprendre comment augmenter le nombre de mes followers. Pour avoir testé toutes ces techniques je peux te dire qu’elles fonctionnent et c’est assez déconcertant (plus tard, je serai heureuse d’avoir appris tout ça, puisque je suis devenue CM d’une grosse boite dont je gère le compte Instagram, mais, passons). Mais en fin de compte, rien de naturel ne ressortait de tout ça. Il faut se « forcer » à aller sur les autres comptes, commenter, liker, suivre à tout va et au final, Instagram devient super chronophage. 





Quand enfin j’ai acquis un nombre correct (soit 7000 abonnés), à deux doigts de mon but ultime, Instagram a changé son algorithme et est parti à la chasse aux faux comptes. Et on est tous victime de ces fameux faux comptes. Mon nombre d’abonnés a commencé a diminuer petit à petit (pour retomber à 6000). Et l’attrait que je retrouvais dans Instagram (la simplicité) a commencé à disparaître lui aussi. Je n’avais pas envie de donner autant d’effort pour ce fameux but. Je n’avais pas envie de passer des heures sur mon téléphone pour aller à la pêche aux abonnés. J’ai commencé à moins poster aussi. 





Sans compter que je n’ai jamais vraiment été très douée en photo. J’ai commencé à me sentir mal à la vue de tous ces beaux comptes (qui grimpaient en flèche). Je me disais que je n’avais pas assez de talent, que j’étais nulle. Je ne suis jamais arrivée à avoir un feed uniforme plus de quelques mois. Il a fallu commencer à réfléchir à ce que j’allais poster, quand, dans quel ordre. Est-ce que ce sera joli si je poste ça avant ça ? Oui mais j’ai posté une photo en noir et blanc hier, et si j’en reposte une aujourd’hui ça va casser l’uniformité ! Oui enfin... Quelle uniformité ? Je ne suis pas bien loin.





Pas plus tard qu’en septembre, avant la naissance de Miss Ouistitie, je me fixais encore ce fameux objectif. Et à titre d’expérimentation personnelle j’ai encore testé toutes les techniques pour défier l’algorithme de l’enfer. Et ça marche. Ça marche vraiment. Mais le jeu en vaut-il vraiment la chandelle ?





Ces 4 derniers mois, j’ai donc, un peu tout laissé tomber. Pour une noble cause : ma fille. Pendant 4 mois, j’ai vécu dans ma bulle. Sans même savoir ce qu’il se passait dans la vraie vie. Mon homme me tenait au courant des dernières nouvelles et des informations. C’est un sentiment étrange d’être déconnectée à ce point (et pourtant je passais encore bien trop de temps sur Instagram et en stories à raconter ma vie). Puis janvier est arrivé, retourner travailler, me replonger dans tout ça (je suis CM, tu te souviens ?) et lire tout un tas d’articles pour connaître les tendances 2.0 de cette nouvelle année 2019. Il fallait que je m'informe !





Entre temps, j’ai continué à suivre mes inspirations comme Matt D’Avella dont je te parlais dans un de mes derniers articles. Comme je le disais sur Instagram (encore lui) il a dit une phrase dans un de ses podcasts qui a vraiment résonné en moi : « I’m not a blogger, I’m a filmmmaker ». Et je me suis rendue compte, que pour moi, c’était tout l’inverse. Je suis une blogueuse. Et c’est ce que j’ai toujours été. Franchement, je suis nulle en photo, en vidéo. Je suis assez douée pour associer les images entre elles, et faire des moodboards. J’aime le beau et l’esthétique (de par ma formation artistique), mais je suis avant tout, quelqu’un qui écrit. 





Prendre conscience de ça, m’a donné envie de me reconnecter à l’écriture. Mon talent. Tu vois quand je te disais plus haut que je n’avais pas de talent, c’est bien faux, c’est juste que je n’ai jamais vraiment donné toute mon attention à mon « vrai » talent. L’écriture. Et je dis ça sans aucune prétention. Un talent c’est ce que tu arrives à faire en t’y perdant totalement : tu le fais sans voir passer les heures, ça coule de source, c’est facile et ça te fait du bien.





Et comme ça, j’ai recommencé à écrire ici. 





Comme il n’y a pas de hasard, hier, je suis tombée dans mon fil Twitter (que j’ai repris aussi) sur 2 articles très intéressants qui parlaient de l’avenir des blogs (je vais te les mettre en fin d’article). Le constat était celui que j’étais en train de faire : les réseaux sociaux te bouffent une énergie de dingue et rien n’est jamais sûr dessus. Instagram, qui appartient à Facebook, change d’algorithme sans cesse, et on ne sait jamais sur quel pied danser. Ton contenu est montré à seul 10% de tes followers, et puis l’algorithme décide si oui ou non, ça vaut la peine de le montrer au reste du monde, selon un calcul savant. Depuis 2 ans, on voit fleurir sur Youtube des vidéos du type « Comment déjouer l’algorithme d’Instagram ». On te parle de l’engagement, du nombre de mots par commentaires, du nombre de like à l’heure etc. C’est assez effarant (comme je te le disais, je suis devenue super calée sur le sujet, je passe mon temps à lire ce genre d’article... pour le boulot maintenant). Mais, que fait Facebook de tout ce contenu ? Que se passerait-il si demain le géant décidait d’arrêter Instagram ? Où partiraient toutes ces photos ?





Les auteurs de ces 2 articles se rejoignaient sur un point : finalement ton blog t’appartient. Même si Google peut faire des siennes et que le SEO reste un outil assez compliqué à maîtriser à la perfection (là encore, c’est un métier à part), tu peux choisir de faire ce que tu veux sur ton blog. Et si tu as des lecteurs fidèles (ce que j’ai, merci vous, je vous aime), alors c’est strike. On ne parle plus de 10%. C’est du 100%. Penses-tu, si tu as 10 lecteurs fidèles, tes 10 lecteurs ont une vue sur ton contenu. Alors que sur Instagram, seul 1 followers de ces 10 ne le voit. C’est effrayant, non ?





N’oublions pas non plus que Facebook change ses règles de confidentialité tous les 26 du mois. On ne sait jamais bien comment se protéger dessus (je n’ai d’ailleurs toujours pas de vrai profil sur Facebook). On soupçonne même Facebook d’écouter nos conversations pour mieux cibler sa pub... Ah oui... J’oubliais les pubs à foison sur Instagram ! Sur ton blog, tu peux choisir aussi ce que tu veux voir afficher. Accepter ou non tel partenariat etc. C’est toi le boss !





Alors que tout le monde dit que le blog est mort, il s’avère que depuis mon congé maternité j’en lis de plus en plus et aujourd’hui, j’ai envie de produire du contenu à nouveau. Sans copier le feed de la voisine et avec mes propres règles. Sans courses aux abonnés, ni aux vues. De manière naturelle, comme avant. Comme quand je prenais mon clavier parce que j’avais le moral en berne et que ça me faisait juste du bien d’écrire.





En 2019, quand les jeunes marchent pour le climat, et leurs parents achètent en vrac, j’ai le sentiment que nous sommes prêts à revenir à quelque chose de plus naturel. De consommer mieux. Même sur le net.





Alors le blog est-il mort ? Je crois que tel un phœnix, il est en train de renaître de ses cendres.









Pour aller plus loin :





Interview d'Anne Montecer, directrice éditoriale d'Hellocoton





Les réseaux sociaux sont morts, vive les blogs !





le blog est-il mort

La honte !

Dans mon dernier blogpost qui remonte à bien loin… Oui, parce qu'entre-temps, je me suis souvenue que j'avais un blog et que ça me f...