mercredi 8 mars 2017

Comment mieux dépenser ?

J'ai déjà eu plusieurs fois cette conversation avec ma maman, ou avec mon homme. Comment mieux dépenser ? Cette conversation où l'on se lance à refaire le monde. Se dire qu'on devrait consommer mieux, acheter local, privilégier le petit boucher du coin plutôt que la viande grise des grandes surfaces. Quand on se dit qu'on devrait aller plus souvent au marché, acheter les fruits et les légumes pour la semaine. Manger mieux, manger bio. Qu'on devrait arrêter d'aller chez H&M, arrêter d'acheter Bengali. Quitte à payer la qualité, plutôt que la quantité. Le problème avec ce discours, c'est que je l'ai souvent trouvé bien hypocrite. Car qu'on se le dise, qui aujourd'hui peut mettre plus d'argent dans ses vêtements ? On nous habitue tellement aux promotions, aux soldes et aux codes promo qu'on ne sait plus dépenser prix plein. Moi la première. C'est vrai quand on y réfléchit : 3€ le tshirt chez Forever21. Moins cher que ton lunch à midi. Ça fait rêver, non ? Alors mieux dépenser, c'est bien joli, mais ça veut dire quoi au juste ?

Doit-on se remettre à faire nos vêtements nous-même ? Cultiver notre potager ? Se remettre au troc ou à la seconde main ? Ce sont des solutions, oui. Et pourtant aujourd'hui ce n'est pas toujours facile d'acheter local. D'où vient le cuir du petit artisan du fond de la rue ? Peut-on lui faire confiance ? Et puis, ne plus acheter Pakistanais ça voudrait dire supprimer des emplois là-bas, alors bon, on fait comment hein ?

Ce sont des questions auxquelles je réfléchis beaucoup en ce moment. On vit dans la société dans laquelle on vit et il est difficile de tout fuir, tout renier. Certains pour s'en sortir prônent le pro-véganisme, d'autre le pro-bio. Pourtant des catégories de tomates dites "bio" sont importées chez nous et viennent d'Espagne. Que fait-on de l'avion, du vieux camion et de l'essence qui les ont transportées ? Ils sont bio eux aussi ? Tu vois, ce qui me dérange avec tous ces discours, c'est qu'on doit tout remettre en question. Et quand je dis "tout" je pense à la chaîne de production. D'où vient le coton ? Comment a -t-il été cultivé ? Tu savais que lui aussi, c'était un OGM ? Doit-on parler de la problématique du cuir en Inde qui pollue les eaux du Gange ? Et le raisin là-bas dans le Lubéron, qui est bio, alors que le champ en face de lui ne l'est pas... Quand on sait que les voitures des habitants sont parfois recouvertes des sables du Sahara tellement le vent peut se montrer puissant, on fait quoi des particules de pesticides présentes dans l'air ?

Il est difficile de revenir en arrière, car une bonne partie de la production mondiale est à revoir. Tant au niveau de la chaîne d'alimentation, qu'au niveau des produits textiles... Et ne parlons même pas de l'affaire Foxcom...

minimalisme consommer mieux

Au-delà des scandales liés à la production, je pense que c'est avant tout à nous de changer notre manière d'acheter. Et par là, je ne veux pas forcément dire "apprendre à lire les étiquettes" ou "acheter plus cher". Mais plutôt se poser la question : "Est-ce que j'en ai vraiment besoin ?". Ce vernis-là, à 2,49€, est-ce que je vais vraiment l'utiliser ? Est-ce qu'acheter plein de vêtements pas chers va me rendre plus riche ? Mes armoires doivent-elles être pleines à craquer de nourriture ? Mais surtout prendre le temps de se demander, c'est quoi, finalement, "être riche" ?

On nous a habitués à vouloir du choix, du neuf, du changement. Vite. Maintenant. Tout de suite. Nos iPhones sont démodés après 1 an. 1 an ! Quand on pense que quand j'avais 15 ans (et ce n'était pas il y a si longtemps) cela n'existait même pas et qu'on faisait sans ! Est-ce que je vais réellement relire ce livre ? Oui ? Combien de fois ? Est-ce que j'ai besoin d'avoir les 4 palettes Naked ? Est-ce que je ne saurai pas réparer cette machine cassée ? Ou revendre ce sac avant de le jeter ?

Penser à l'économie, aux conditions de travail, à l'éthique, c'est une chose. Et entendons-nous bien, c'est une chose merveilleuse. Mais ne faudrait-il pas déjà réduire notre taux de consommation avant ? Le samedi, plutôt que d'aller lécher les vitrines, où attendre les soldes pour vite dépenser notre salaire, on pourrait, je ne sais pas moi, passer du temps avec nos proches ? Regarder un bon film ? Aller bruncher avec des copines ? Au lieu de dépenser tout notre argent pour vivre dans une "abondance matérielle"...

Mieux dépenser, c'est aussi investir dans des formations : ce cours d'aquarelle qui nous fait envie depuis si longtemps. Cet atelier maquillage qu'on rêve de faire. Apprendre une langue, participer à un cours de photo, s'inscrire à un cours de danse. De quoi va-t-on se souvenir dans 50 ans quand on sera vieux ? De cette jolie petite robe qui nous faisait de l'oeil depuis la vitrine ? Où de cette belle après-midi en famille à manger du gâteau fait-maison ? A-t-on vraiment besoin de toutes ces choses ? De ces collections ? De plus, toujours plus ?

Mieux dépenser, c'est conscientiser l'argent que nous allons dépenser. Profiter des choses que nous avons déjà. Faire preuve de créativité en leur trouvant une nouvelle utilité. Ou simplement se demander : "Est-ce qu'avoir plus, va m'amener plus de joie dans ma vie, et à long terme ? Est-ce qu'avoir cet objet, précisément, va me procurer tant de bonheur ? "

Simplifier sa vie

Depuis un moment déjà, je n'achète que les vêtements qui me donnent envie de faire un petit pas de danse. J'avais lu ça dans un livre. Livre que j'ai savouré et que pourtant, j'ai donné il y a bien longtemps déjà. Je veux que chaque chose ait une histoire, mais surtout, je ne veux pas que les choses me possèdent. Être définie par un achat, un objet. Ce qui fait que je suis, celle que je suis, ce n'est pas cette paire de chaussures que j'ai achetée juste parce qu'elle était à moitié prix, mais les expériences que j'ai vécues. Les gens que j'ai rencontrés. Les liens que j'ai tissés. Les souvenirs que j'ai créés. Et ceux-là, bio ou pas, ils sont bien à moi !
♥ ♥ ♥

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jeudi 23 février 2017

Le jour où j'ai refusé un partenariat.

Ce n'est pas la première fois que je refuse un partenariat. À vrai dire, j'en refuse chaque jour. C'est vrai que toi lecteur, ou toi blogueuse liseuse de blog, tu nous vois souvent parler des choses que l'on reçoit. Et d'une façon, ça fait rêver. Personnellement, ça m'a longtemps fait rêver. Mon homme aime souvent me charrier gentiment en me rappelant mes débuts de blogs où je pleurais : "Mais moi aussi, je veux recevoir plein de vernis". Et longtemps, trop longtemps, cela a été ma source de motivation. Je ne pense pas l'avoir caché. Je pense que ma force, ça a toujours été cette transparence que j'ai eu envers toi. Heureusement, cela n'a pas été mon unique source de motivation.

Toujours est-il que chaque jour, je reçois des demandes de partenariat, des plus sérieuses aux plus farfelues. Chaque jour, je suis en contact avec des community managers, des plus sympas, au plus "foutage de gueule". Après tout, c'est vrai, le blog est devenu un business et il n'y a pas de mal à ça. J'ai voulu devenir blogueuse pro, je ne t'ai jamais menti, j'ai donné tout ce que j'avais à bosser soir et week-end en plus de mon temps plein pour y arriver, mais la sauce n'a pas pris. C'est comme ça. Fin de l'histoire (je ne vais pas encore revenir dessus). Mais pendant 5 ans, 5 ans de blogging, j'ai espéré me faire remarquer par certaines marques. Rarement j'ai osé les contacter pour leur demander quoi que ce soit. Je me suis pris des refus, faute de followers. J'ai attendu patiemment : que mes chiffres montent, que mes followers suivent, que mon écriture s'améliore, que mes photos soient plus jolies. J'ai construit, petite pierre par petite pierre.

Mais cette année tout a changé. Quelque chose en moi a changé. À vrai dire, ce changement est latent depuis un bon moment. J'ai d'abord voulu changer de métier, lassée par mon boulot et le monde superficiel de la mode. Je suis arrivée dans un service clientèle 2.0 où j'ai appris beaucoup de choses, mais surtout comme l'être humain pouvait râler sur la moindre petite contrariété de la vie. Et puis le déclic. Une belle grosse prise de conscience. La vie est importante. Mon corps est important. Ma santé, plus que tout autre chose, est importante. Mes proches, ceux que j'aime, sont importants. Mon boulot me remplit de joie. Je mange et je bois à ma faim. J'ai tout pour être heureuse. Et moi qui me suis toujours battue contre tout, enfin, j'avais trouvé la paix.

Ma réflexion n'a eu de cesse de continuer. Chaque jour, un petit peu plus. Il y a quelques années, je te parlais de mon refus de mettre les pieds chez Primark, cette réflexion n'a fait que grandir encore et encore. Ajoute à cela d'avoir trainé 10 ans dans les couloirs de l'import-export et d'être tombée sur le reportage The True Cost diffusée sur Netflix, je me suis simplement dit que trop, c'est trop. Qu'il était temps de me contenter du assez. De réfléchir à chaque collaboration, filtrer encore plus, rationaliser, réfléchir, faire taire ce fichu égo...

marie kondo jeter faire le tri

De fil en aiguille, de vidéos Youtube en vidéo Youtube, j'ai arrêté de regarder les Youtubeuses beauté pour les remplacer par les Youtubeuses minimalistes. J'ai relu l'Art de la Simplicité, de Dominique Loreau, et j'ai compris ce que je n'avais pas compris à l'époque. J'ai compris que j'avais cette chance merveilleuse d'avoir une voix, de pouvoir écrire, m'exprimer, de pourquoi pas, changer les mentalités et que je voulais utiliser Odile Sacoche à bon escient. J'ai déménagé. J'ai fait mes caisses. J'ai défait mes caisses, et j'ai découvert tout ce bordel accumulé ces 5 dernières années. Des tonnes et des tonnes de maquillages. Des palettes, des rouges à lèvres, 18 crèmes pour le corps. Des colis de partenaires à ne plus savoir qu'en faire. Recevoir, encore et encore et encore. Consommer, encore et encore et encore. Acheter, jeter. Tout ça m'a écœurée.

Je me suis rappelée avec compassion de cette petite Odile qui rêvait de ses vernis. Je l'ai assouvie de tout ça. En a-t-elle été plus heureuse ? Non. Lancée dans cette course aux statistiques et aux followers. Trainant aux events avec des personnes qui ne lui correspondait pas. Mais je ne cracherai jamais dans la soupe, car je sais que j'ai appris. Beaucoup appris. Cette envie de vouloir plus m'a forcée à apprendre plus. Grâce à ça, j'ai appris bon nombre d'outil informatique, le SEO, mon orthographe s'est considérablement améliorée, j'ai rencontré aussi des amies merveilleuses et j'ai pu me réorienter professionnellement. Malgré ça, trop, c'était trop.

Tu vois, je ne veux plus te faire acheter sans réfléchir. Je ne veux plus te rendre malheureux parce que je reçois et toi pas. Je ne veux plus que des ados cassent leur cochon parce que les Youtubeuses leur vendent du rêve. Je ne veux plus me pavaner aux events et me gaver de petits fours. Je ne veux plus travailler dans la mode et dessiner des jeans made in Bangladesh, qui Dieu sait dans quelles conditions ils ont été construits. Trop. C'est trop.

C'est comme ça qu'aujourd'hui, j'ai encore refusé un partenariat. Ce qui est marrant, c'est que ce partenariat, je l'attendais depuis 5 ans. C'était genre, pour moi, le Saint Graal tout-puissant de pouvoir collaborer avec cette marque. Pourtant aujourd'hui, je n'en ai plus envie. Trop... Tu vois, c'est trop. Et Lao Tseu a dit que celui qui pense que c'est assez, aura toujours assez.

Aujourd'hui, je peux le dire. Je suis assez contente. Je suis assez heureuse. Je suis assez en paix. Et tout ça, je compte bien te le transmettre. Sans palette et sans rouge à lèvres.

trop c'est trop
♥ ♥ ♥

mardi 7 février 2017

DIVERS ET AUTRES FUTILITÉS ♥ 16

Tu pensais que je n'allais plus jamais t'écrire ? Beh non. Je peux même te dire que le blog m'a manquée. Ces dernières semaines j'y pensais en me disant : "Oh ce serait bien que j'écrive ça, ou que je fasse ça". Je reste cependant toujours dans la même optique, écrire quand je le sens, comme je le sens, et ne plus courir après plein de choses (comme je le faisais avant). Pour me remettre un peu dans le bain, je voulais faire un article léger, pour te raconter un peu ce qui se passe dans ma vie en ce moment.

J'ai déménagé ! Je pense que c'est la plus grande info de ce début d'année : mon déménagement. Si tu me suis un peu sur les réseaux sociaux (où je reste très, voir trop, active), tu as pu le vivre en direct. J'ai vendu mon appartement et nous avons repris une location dans un appartement plus grand à quelques rues de là où j'habitais avant. Bien que déménager soit source de stress, contente je suis.

home decor blog lifestyle belge

♥ ... Mais on a plus de canapé. Bonjour le camping dans le salon !

♥ Ce déménagement m'a fait me rendre compte de tout un tas de choses mais surtout du nombre de brols que j'entasse. Je vais essayer de réduire ma consommation, de maquillage surtout, et de produits de beauté. En fait la quantité astronomique de tout ce que j'avais (une dizaine de blush, des palettes, une trentaine de rouge à lèvres, une centaine de vernis,...) m'a juste écœurée...

♥ J'suis accroc à InstaStory.

♥ J'ai commencé à lire le livre "La Magie du rangement" de Marie Kondo. Bien que je trouve l'auteur un peu barge (il y a un paragraphe sur les chaussettes assez drôle), je dévore ce livre. Comme je le disais, j'ai envie de mieux consommer, en achetant des choses de meilleure qualité, qui me donnent plus de satisfaction. Le fait d'avoir déménagé, de mettre mon bazar en caisse et puis de tout ressortir, m'a juste donnée envie de tout foutre à la poubelle ! On jette, on jette, on jette !

♥ J'ai reçu un InstaxMini 8 à Noël. Ça m'emballe à mort !

♥ J'ai découvert une chaine australienne sur Youtube. Il s'agit de Muchelle B. Justement, c'est grâce à elle que j'ai commencé à lire Marie Kondo. Chaque fois que je vois une de ses vidéos (axées lifestyle et développement personnel), je me dis que je traduirais bien ça pour le blog. Je suis accroc à sa chaine. Puis je la trouve tellement belle et pleine de classe !

♥ On a réservé nos vacances d'été ! On part au Mexiiiiiiiiique !!!!

[caption id="attachment_5658" align="aligncenter" width="1080"]Akumal Bay Beach Mexique Source Google Image (filtre Insta)[/caption]

♥ Une amie d'une amie a lancé sa petite entreprise d'esthétique et fait du microblading. Cette technique pour avoir de magnifiques sourcils semi-permanents. Je vais me faire faire les sourcils samedi, ça m'emballe à mort ! Amies belges, foncez sur sa page Facebook. Je te ferai bien évidemment voir ça sur Instagram, où je passe tout mon temps. Euhm.

♥ On s'est enfin abonné à Netflix. J'ai commencé Gilmore Girls saison 1, 18 ans après tout le monde. Oui oui.

♥ Je regarde plein de vidéos sur le minimalisme. Je ne compte pas en devenir une, mais j'ai envie de m'acheter de beaux vêtements, de belle qualité, qui durent. Mieux dépenser mon argent. Avoir de beaux basics, des indémodables, des choses simples qui comptent et pas de la gnognotte à 2 francs 6 sous. En fait, j’ai une vrai réflexion par rapport à tout ça.

♥ Je ne me suis toujours pas inscrite à une salle de sport. J'hésite à me mettre à courir, ma soeur me dit que c'est grisant. Une appli à me conseiller ? Des conseils ou un blog pour moi ? En y réfléchissant bien, c'est le sport qui allie tous les avantages que je cherche : en musique, seule, pas en salle, pas cher, quand je veux, où je veux,... Mais impossible de m'y mettre. Je cherche du soutien !

♥ J'écoute en boucle : L.E.J, Frero Delavega, Vianney et le dernier Agnes Obel.

♥ J'ai aussi découvert la page Facebook Body Image Movement. L'histoire de Taryn Brumfitt est juste incroyable. Cette femme qui a tout fait pour avoir le corps de ses rêves et qui malgré ça n'était pas heureuse. Aujourd'hui elle se lance à travers les continents pour partager sa joie de vivre et son expérience. Je suis complètement dans cette démarche de Body Positive : s'aimer, s'accepter, se chérir, être fier de qui on est.

♥ En fait... J'ai envie de m'ancrer dans un mode de vie plus simple. Slow blogging, slow eventing, slow living, slow Odiling !

Et toi ? Comment tu vas ? Qu'est ce-que tu racontes ces derniers temps ?


♥ ♥ ♥


 

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La honte !

Dans mon dernier blogpost qui remonte à bien loin… Oui, parce qu'entre-temps, je me suis souvenue que j'avais un blog et que ça me f...