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vendredi 1 mars 2019

Odile minimaliste et zéro déchet ?


Une gentille lectrice m'a laissé un commentaire sous un de mes articles "Vers moins de déchet" pour me demander justement où j'en étais dans ma démarche. Penses-tu, depuis un an, beaucoup de choses ont changé. Oui mais quoi ? Je vous fais un petit topo des dernières nouvelles.

Odile maman



La première chose qui a changé, et pas des moindre, c'est que je suis devenue maman. Et soyons clair, cela change tout. Tant au niveau de la gestion de mes courses, que de la gestion de mes déchets. Je suis encore en train de trouver mes marques au niveau de mon organisation et ce n'est du coup, pas toujours facile d'appliquer la philosophie "zéro déchet" dans ma vie.

  • Je n'ai pas opté pour les couches lavables (vous avez été nombreuses à me le demander sur Instagram) tout d'abord parce que je n'y ai tout simplement pas pensé, ensuite parce que je n'avais pas envie de m'embêter avec les lessives (déjà qu'en tant que maman j'ai plus de lessives qu'avant). A savoir que les taches de popo ne sont vraiment pas facile à nettoyer : j'en fais les frais sur les petits bodies
  • J'utilise du savon de Marseille solide comme détachant (cf. ci-dessus)
  • J'ai opté pour les lingettes lavables, que j'ai conçue moi-même de manière très facile, et que j'utilise au quotidien (pour la petite et la grosse commission). C'est déjà, je pense, un beau geste pour l'environnement.
  • 80% des tenues de ma fille sont des tenues de seconde main : la mode étant mon petit cheval de bataille zéro déchet. J'ai tout de même craqué une ou deux fois pour des vêtements neufs (je suis un être humain avant tout)
  • Je prépare moi-même ses purées et compotes dans la majorité des cas (j'achète certaines toutes prêtes, bio, de la marque Hipp ou Good Goût, pour des cas exceptionnels, tels que visite chez les amis)

Odile minimaliste



Ce n'est pas la première fois que je l'aborde, le courant "minimaliste" a vraiment changé ma vie et ma façon de voir les choses. Moi qui étais plutôt matérialiste, je ne le suis plus du tout. Seuls quelques rares objets ont une valeur sentimentale. Il y a 2 ans de cela, j'ai fait un énorme tri de mes affaires, pour essayer de ne garder que ce que j'utilise vraiment, et surtout, j'ai complètement repensé ma façon d'acheter.

  • Dans ma cuisine, je me suis débarrassée de tous mes doubles (a-t-on réellement besoin de 4 cuillères en bois ?) : j'en ai fait don aux Petits Riens
  • Je n'ai plus acheté de sac à main depuis 3 ans.
  • J'essaye d'acheter mes vêtements en seconde main, mais c'est plus compliqué que pour ma fille. Par contre ma manière d'acheter des vêtements est devenue beaucoup plus raisonnée et j'essaye de ne plus aller dans les magasins de fast fashion. Certains sont complètement bannis (Primark et Zara par exemple). Je n'achète des nouveaux vêtements qu'en cas de besoin (durant ma grossesse par exemple, et après, mon corps a bien changé).
  • De manière générale, j'évite les doubles.
  • Je n'ai plus jamais racheté de maquillage, sauf ceux que je terminais (comme le fond de teint ou le concealer) et je me suis débarassée de 80% de mon maquillage (vernis, palette, etc.)
  • Je n'accepte presque plus de partenariats, justement pour éviter cette profusion de produits / plastiques / carton / emballage

Les petits gestes du quotidien


J'en avais parlé dans mon dernier article, il y a pas mal de petites choses que j'ai réussi à maintenir comme changement, d'autres sur lesquels je n'arrive vraiment pas à m'y faire. Je n'achète presque plus de plat tout prêt par exemple, mais j'achète encore des biscuits et goûters emballés. Il y a encore énormément d'emballage dans ma cuisine (yaourt, chips, crasses, viandes, etc.) et de ce côté je ne suis pas DU TOUT zéro déchet. Voici par contre les choses que j'ai adopté de manière quotidienne :

  • J'utilise des cotons démaquillant lavables (que ma maman m'a fait), et plus jamais de coton-coton (sauf pour le dissolvant)
  • Nous utilisons des serviettes de table en tissu
  • Au travail, j'opte pour un mug réutilisable en bamboo et une gourde à eau #labase
  • Je cuisine presque tous les jours et n'achète qu'exceptionnellement des plats tout prêts. Je fais même parfois du meal prep.
  • De temps en temps, je me fais des muffins que je surgèle, justement pour tenter de remplacer mon addiction aux sucreries emballées. Encore un gros effort à faire à ce niveau-là.
  • Je me lave au savon solide, fini le gel douche (sauf pour Monsieur Sacoche) : énorme économie de bouteille !

Les points à améliorer

Comme tu peux le lire, je suis loin du mode de vie zéro-déchet que l'on peut voir. Nous avons encore toujours un sac de 60L de déchets par semaine (surtout à cause des couches et des emballages de viande etc). J'essaye d'y aller petit à petit, le premier pas étant pour moi de prendre conscience de ma consommation. La prochaine étape pour moi sera de remplacer totalement les essuie-tout (Sopalin) par quelque chose de lavable. Je suis en train d'étudier la question.




Enfin, je profite de cet article pour dire que j'écrirai de plus en plus ponctuellement sur le blog (c'est à dire moins) et que je posterai également moins en feed Instagram. Je suis en train de travailler sur un projet de grand envergure, dont je parle dans ma newsletter. Et en parlant de newsletter, je me rends compte que c'est le format dans lequel je me sens le plus à l'aise en ce moment. J'opte donc pour un énorme virage dans ma façon de "consommer le web" (une autre forme de minimalisme) . Quality over quantity.



Et toi ? Quels sont les petits gestes du quotidien que tu as changé ? Comment abordes-tu le minimalisme et ta gestion des déchets ?




mardi 3 juillet 2018

Vers moins de déchets, épisode 2

Il y a environ deux mois, je te faisais part de mon envie de réduire ma consommation de déchets, voir, passer au "zéro déchet". Deux mois et demi. Mon Dieu que le temps passe vite. Je voulais aujourd'hui revenir avec toi sur les difficultés que j'ai rencontrées ces derniers mois, ainsi que mes petites victoires.

Zéro déchet, vraiment ?


Et bien pas tant que ça, et c'est d'ailleurs pour cette raison que j'ai adapté le titre de mon blogpost. Je n'ai jamais vraiment eu l'envie de devenir une prêtresse du "zéro déchet" et surtout, je me rends compte qu'une fois de plus c'est un terme utilisé pour atteindre une forme de perfection. J'ai d'ailleurs vu plein de vidéos sur YouTube avec comme intitulé "Why I quit zero waste". Genre tu quittes une tribu... J'aime le terme "réduction de déchets" car c'est avant tout ça le but. J'ai bien pris conscience de ma consommation de plastique, d'aliment pré-emballés, de cuisine toute prête et toute facile : il y a en effet pas mal d'efforts à faire ! Ceci étant dit, je me rends compte aussi que la plupart des "gourous" zéro déchet sont végétariens, végétaliens, super healthy et consomment beaucoup de matières sèches, comme des lentilles, des pâtes et des graines. Désolée les vegans, je suis encore consommatrice de viande (principale source de déchets). Pardon. *part se flageller*

Mes difficultés


J'ai rencontré pas mal de difficultés au niveau de la gestion de mes courses, mon organisation et mon temps. A l'heure où je t'écris ces quelques lignes, je suis enceinte de 6 mois et demi. Nous avons déménagé en janvier, nous sommes donc en train de trouver nos repères en terme de magasins et de liste courses. Le constat est le suivant : je ne peux actuellement pas encore me passer des supermarchés, qui n'aident franchement pas en terme de tentation et d'emballages, mais qui m'aident aussi à gérer mon budget pour plein de choses. Je n'ai pas d'épicerie locale qui pratique le vrac, et je n'ai pas envie (ni le temps) de courir les 4 coins du pays pour le faire. Comme dit plus haut, je me rends compte que le vrac est surtout pour les fruits / légumes et les matières sèches, or je consomme peu de tout ça. Tu vois le sketch de Florence Foresti ? Viande patate ? C'est moi. Je consomme peu de pâtes, peu de riz, peu de légumineuses, peu de noix. Donc en gros, peu de vrac. Et puis, comme tout être humain, j'opte encore toujours pour la solution de facilité : la pizza toute prête (ou les Cornettos, envie de femme enceinte).

Au niveau du compost, notre jardin n'étant pas très grand, et les clôtures de celui-ci se trouvant trop proches de notre lieu de vie, difficile d'installer un grand compost. Mon homme n'est pas encore vraiment pour le lombricompost. J'ai tenté les sacs de la ville mais on ne peut les utiliser que pour les déchets "100% verts", c-à-d fruits, légumes et déchets de jardin. Assez limités de ce côté-là aussi donc. Je n'ai donc pas trouvé la situation idéale, ce qui ne m'aide pas au niveau du tri des déchets.

savon-alep

Mes victoires


Je te ferai un bilan sur ma liste de la dernière fois en fin d'article, mais j'ai avancé sur des petites choses que je trouve déjà grandioses :

  • j'ai acheté un mug en bambou pour aller chercher mon café

  • j'utilise chaque jour une gourde d'eau et je n'achète plus d'eau plate en plastique (à la maison c'est l'eau du robinet, j'aimerais d'ailleurs me trouver un filtre à mettre sur le goulot)

  • je n'utilise plus d'essuie-tout (sopalin) pour manger à table et j'ai opté pour les serviettes en tissus

  • je fais désormais mes produits ménagers toute seule (ma plus belle victoire)

  • je n'ai d'ailleurs racheté aucun produit ménager, si ce n'est le gel WC, je ne trouve pas l'alternative maison aussi efficace / pratique

  • je fais mes muffins pour 10 jours et j'en prends avec au boulot comme goûter, du coup je teste des petites recettes sympatoches

  • j'achète mon yaourt en gros pot (fini les doses individuelles)

Ce sont, à mon sens, mes plus belles victoires et j'en suis très fière. Je n'oublie pas non plus d'emporter mes sacs pour mes fruits et légumes, et je ne les achète plus emballés (en prenant soin de chaque fois refuser le sac plastique à la caisse). Je trouve que c'est déjà beaucoup de petits gestes.

Je suis assez fière aussi de mon produit ménager maison (1/3 de vinaigre, 2/3 d'eau chaude, 20 gouttes d'huiles essentielles citron), que je trouve canon. Ça nettoie super bien, ça sent super bon, je suis bluffée par son efficacité. Ma sœur a même décidé de faire pareil ! Au passage j'ai reçu du savon de Marseille solide et du savon liquide noir de chez Star Wax (ainsi qu'un petit livre de recette) que je compte bien utiliser. Je vais d'ailleurs toujours d'abord voir dans ce livre ou sur internet les alternatives naturelles en cas de souci. Comme ça j'ai découvert que :

  • le meilleur désherbant c'est de l'eau bouillante (oui Madame) ou l'eau bouillante des pâtes / patates / riz : ça marche du tonnerre

  • pour déboucher les éviers : une cuillère à soupe de gros sel dans un verre de vinaigre blanc et en dernière minute, ajouter une cuillère à soupe de bicarbonate de soude. Mélange détonnant et impressionnant ! Efficacité garantie !

  • venir à bout des fourmis : du marc de café ou du gros sel (on bouche le trou de la colonie avec, elles déguerpissent direct)

  • je réutilise mon marc de café sur mes plantes, comme engrais (quand le chien ne vient pas le manger derrière moi #truestory)

Pas si mal tout ça hein ?

Je termine cet article avec ma petite liste de la dernière fois, en forme de "check up" pour te montrer les "promesses" tenues et non tenues. J'espère que cela t'éclairera sur ma démarche. Je pense que je préfère l'appeler "réduction de déchets" ou "slow waste". C'est plus doux et bienveillant.

[caption id="attachment_6269" align="aligncenter" width="3248"]deep-cleansing-oil Mon huile démaquillante chouchoute, et mes cotons lavables démaquillants en microfibre, fait maison ![/caption]
Et toi ? Tu en es où dis moi ? As-tu pu avancer dans cette démarche ? Quelles sont les difficultés que tu as rencontrées ?

♥ ♥ ♥

UPDATE



  • Privilégier le seconde main : J'y suis arrivée pour beaucoup de chose en terme de matériels de puériculture et de vêtements bébés (je n'ai que ça !). Mais pour moi, enceinte de 6 mois 1/2 donc, difficile de m'habiller exclusivement en seconde main. J'ai donc craqué sur l'une ou l'autre chose pour éviter de me retrouver.... A poil !

  • Ramener mon propre mug CHECK

  • Eviter de racheter du plastique Nope. J'ai racheté un tupperware. Par contre, j'ai gardé tous mes pots en verre !

  • Vider mon frigo / mes placards et ne pas racheter de produits emballés FAILED

  • Privilégier les emballages papier/ carton et verres FAILED

  • Faire moi-même mes « goûters » CHECK

  • Réutiliser mes anciens rideaux en voile de coton et en faire des sacs à vracs CHECK

  • Faire mon spray entretien maison DOUBLE CHECK

  • Acheter un pin dermatologique pour laver mon visage CHECK

  • Tenter l’expérience du « je me lave au savon solide » CHECK (et ça va, j'ai survécu !!)

  • Me renseigner sur le compost CHECK & FAILED

  • Terminer tous mes produits ménagers, et les remplacer par des produits « fait maison » CHECK (sauf pour le gel WC)

  • Privilégier le vrac Un peu trop compliqué, voir ci-dessus

  • Acheter des serviettes en tissu CHECK

mercredi 13 juin 2018

[BILAN] Mon blog, la blogosphère et moi

Il y a quelque temps, avec mes amies Caroline et Mia de Trucs de blogueuse, on s'est posé la question du "pourquoi bloguer". Et bien que pour moi la réponse était évidente, j'avoue que mon rapport au blogging a beaucoup changé ces derniers temps. Depuis cette fameuse coupure internet en septembre dernier en fait. Tu le sais, je ne m'en suis jamais cachée, et je t'ai toujours fait part de mes états d'âme ici. Cependant depuis quelques mois je retrouve une vraie sérénité avec mon blog, mon rôle de blogueuse (ou d'influenceuse, appelle-moi comme tu veux) et j'ai vraiment réussi à lâcher prise par rapport à plein de choses. Cet article me trottait dans la tête depuis quelque temps. Je n'étais pas sûre que ce soit vraiment "relevant" pour toi, mais je pense qu'une partie de moi avait envie de faire le point. Parce que j'ai toujours essayé d'être honnête et transparente avec toi, et que, de mon point de vue, ça a toujours fonctionné.

Bloguer, un hobby avant tout


Quand j'ai commencé à bloguer, il y a 8 ans, je le faisais par "ennui". J'avais besoin de me trouver un truc sur le côté pour occuper mes dimanches. J'ai toujours tenu un journal intime mais là, j'avais besoin d’interactions. Cette époque était facile, sans remise en question. Je bloguais quand ça me chantait, des petits textes, des humeurs, sans ton particulier, en amateur. Je n'essayais pas de me faire remarquer, même si je traînais déjà beaucoup sur la plateforme Hellocoton pour me créer "un cercle". J'aime revenir à mes premiers articles de blog, surtout un des plus lu, et à mon sens le plus bidon que j'ai pu écrire : un article sur Neville Londubat. Ce qui est drôle c'est que je viens de commencer à lire la saga Harry Potter (oui, je n'ai vu que les films). C'est comme un retour aux sources. Peut-être est-ce parce que je suis en train de construire un petit être humain, mais ces derniers mois j'ai vraiment eu ce besoin de "retour aux sources". Revenir en arrière. Me souvenir de qui je suis, et qui j'étais aussi : mes rêves d'enfant VS. mes rêves d'ado.

Ecrire, partager, bloguer.


Le blog a commencé à prendre de l'ampleur. En 2012, j'ai perdu mon travail suite à une faillite. Je me suis retrouvé 6 mois à la maison et j'ai eu ce besoin de partager mes peurs face au Grand Méchant Chômage. Alors que le blog était un hobby, il est devenu une thérapie. A cette époque, j'ai tenu un rythme d'un article par jour. J'ai lancé les Sunday Nail Battle (je pense que j'ai par contre supprimé tout ce contenu entre temps), et mon "cercle" s'est agrandi. Petit blog aux petits textes, a commencé à devenir grand blog. J'ai dépassé les 50.000 visiteurs uniques par mois (c'est d'ailleurs l'unique fois que je te mentionnerais ce chiffre, moi qui n'ai jamais été attachée aux statistiques). Et j'ai commencé à envisager ce blog d'une autre façon. Au chômage, je pensais à cette solution : "Et si un jour, par chance qui sait, je pouvais en vivre ?" Aux grands maux, les grands remèdes, j'ai commencé à m'intéresser au SEO et à toutes ces techniques pour faire d'un petit blog, un grand blog. Sans le savoir, je me suis formée à un métier aujourd'hui très recherché (je suis content creator web et community manager). J'ai eu des partenariats, certains étaient payés (certains le sont encore parfois, mais très rarement) et j'ai reçu beaucoup de choses. Beaucoup. Beaucoup. Beaucoup !

Du trop plein...


Je ne vais pas te raconter toute mon histoire. Si tu me suis ici depuis longtemps, tu connais toutes les étapes et réflexions par lesquelles je suis passée. Mais tout ça, un jour, c'est devenue trop. Je mangeais blog, je dormais blog, je me calais des horaire pour bloguer, je "bossais" sur le blog jusqu'à 22h ou minuit, et tous les dimanches aussi. Je refusais parfois des invitations pour pouvoir venir à bout d'articles, prendre de l'avance, honorer mes partenaires. J'ai passé des vacances scotchées à mon téléphone, avec mon MacBook sur les genoux, à scruter les chiffres, à lancer ma boite. J'allais aux events 3 à 4 fois par semaine. Pour rencontrer des filles pas toujours sympas (oui j'accuse). Et pour rencontrer en fait... Du vent. Parce que tout ça pour moi aujourd'hui, c'est du vent. On n'est pas heureux avec 25 000 palettes, 312 rouges à lèvres, du maquillage à ne plus savoir qu'en faire, des obligations, du temps où on court partout. Et franchement, ne croyez pas que les blogueuses gagnent 10.000 euros par mois. Si je me suis fait au total 2000€ avec tous mes contrats de blogs en 8 ans, c'est beaucoup. Enlève à ça les cotisations, la TVA, les impôts. Non, je n'en ai pas vécu.

mark-adriane-259950-unsplash

... vers le minimalisme


Et j'ai découvert le minimalisme. Il m'a sauvée des griffes de cette société de consommation. Ma filleule (qui a 11 ans aujourd'hui) a commencé à me suivre sur Instagram il y a quelques années. Et je voyais ses petites copines qui voulaient faire comme les blogueuses beauté et être couvertes de rouge à lèvres. Ces mêmes blogueuses beauté que je suivais qui ont commencé à faire de la chirurgie esthétique, et à se critiquer les unes les autres dans le dos de chacune (mais où donc passer la valeur d'intégrité ?). S'intéresser à toi ? A tes passions ? A ce que tu aimes ? Jamais ! Échanger un numéro de téléphone pour prendre de tes nouvelles ? Non ! Le cercle est un carré ouvert... C'est comme ça que, radicalement, j'ai tout bazardé. Le minimalisme ce n'est pas que s'encombrer de choses, c'est aussi s'encombrer de relations ou d'activités qui ne te font pas du bien. J'ai jeté, trié, donné, vendu. Cela fait un an que je tente de revenir à l'essentiel, tant dans ma vie de blogueuse que dans ma "vraie" vie. Le temps est trop précieux que pour être gaspillé avec des gens qui ne savent pas vraiment qui tu es. Le temps est trop précieux pour le passer à dépoussiérer toutes ces choses dont tu n'as pas vraiment besoin. Le temps est trop précieux pour le passer dans les magasins histoire d'avoir la dernière paire de pompe à la mode.

Le temps mes amis. Le temps. Il est si précieux.


Cette année j'ai redécouvert mon temps. Plus d'obligation, plus de partenariats, plus d'event, plus de goodies à ne plus savoir qu'en faire. Quand je me lève le dimanche matin, je me dis de manière merveilleuse : "Qu'est ce que je vais bien pouvoir faire aujourd'hui". Depuis que j'ai ma maison et mon jardin, je peux rester sur la terrasse à lire un bon livre, flâner, papoter avec mon homme. Parfois, j'ai envie de bloguer (en avril par exemple, j'étais très inspirée), parfois pas (en mai, c'est autre chose). Je refuse presque tous les partenariats, et je n'accepte que ceux qui me font vraiment plaisir. Je me dis que tout le monde doit y trouver son compte. Je ne me force plus avec des deadlines, des listes, des plannings, des séances photos, des... JE DOIS ! J'ai supprimé ma page Facebook, j'oublie d'aller sur Twitter, je n'envoie presque plus de newsletters, je ne fais plus gaffe aux boules vertes de mon outil YOAST. Je suis redevenue une amatrice qui écrit des articles sur Neville Londubat. Mon téléphone est constamment en silencieux, et parfois je ne poste rien sur Instagram pendant plus de 7 jours ! En fait, j'ai arrêté d'être une femme sandwich 2.0. J'ai enfin décidé de m'écouter. Pas les autres, pas la société de consommation, pas internet : moi. Et moi seule. Ce blog est redevenu un hobby. Un ami que j'oublie parfois, et vers lequel je reviens quand j'en ai le temps et l'envie. Une fierté aussi, un outil qui m'a beaucoup appris. Mais plus jamais une obligation.

Mon avis ? Tu devrais essayer... Ca fait un bien fou de se libérer des chaines que l'on se met souvent tout seul.

dimanche 29 avril 2018

Vu sur le web : des vidéos inspirantes

Non tu ne rêves pas, c'est bien le 2ème article sur le blog cette semaine. LA FOULE EN DÉLIRE ! J'ai beaucoup apprécié la première édition du "Vu sur le web", donc j'avais très envie de t'en faire une deuxième. En plus, il semblerait que tu ai apprécié toi aussi cette nouvelle catégorie. Je continuerai donc de partager ici les articles ou vidéos qui m'inspirent (ou même podcast, ou compte Instagram, soyons fous !).

Cette semaine j'ai encore envie de m'attarder sur le format vidéo, car c'est le médium que je consomme le plus. Cela reste assez rare que je lise encore des blogs. A l'occasion, dans un autre épisode de "Vu sur le web", je te ferai une sélection des rares blogs que j'aime consulter.

Voici donc ma sélection de vidéos inspirantes (en français et en anglais).

24 choses que j'ai comprises en 24 ans - Vivre avec moins


Ce n'est pas du tout le genre de vidéo /tag que je regarde normalement, et que j'aime regarder, mais j'adore la chaîne "Vivre avec moins". D'abord son accent est absolument délicieux (je regarde de plus en plus de vidéo en français canadien), et ce qu'elle y dit est plein de bon sens. Elle résume 24 choses qu'elle a appris en 24 ans, et cela tourne autour du minimalisme. C'est un bon résumé du minimalisme en général et une jolie façon de dire aussi : "Arrêtez de faire attention à ce que les autres pensent". Pour 24 ans, cette jeune fille a la tête bien sur ses épaules ! (Et d'ailleurs, je ne sais même pas comment s'appelle l'auteur de cette chaîne / blog absolument formidable).

[embed]https://www.youtube.com/watch?v=m5uDkCBEUsI&t=511s[/embed]


How to Find Your Passion With a 9-5 Job - ModernHealthMonk


Encore une chaîne que j'adore. Je fouine beaucoup dans ses anciennes vidéos. J'ai l'impression qu'Alex aborde le développement personnel qu'une autre manière. Peut-être parce que c'est un homme et que j'ai l'habitude de regarder des chaînes féminines ? Du coup sa perception me semble différente ? J'ai regardé cette vidéo 3, 4 fois je crois. Là en t'écrivant, je me dis que je devrais la regarder encore une fois, pour bien m'imprégner de ce qu'il dit. Tout est dans le titre finalement "Comment trouver votre passion quand vous avez un travail en 9-17". Le mieux c'est que tu écoutes ses conseils qui me parlent beaucoup.

[embed]https://www.youtube.com/watch?v=UuUyyXuu3mI&t=336s[/embed]

 

MOINS DE DÉCHETS ET PLUS D'ÉCONOMIES - Coline


Cette vidéo de Coline (du blog Et pourquoi pas Coline) n'est pas toute récente. Mais comme tu le sais (voir mon article au sujet de mon opération zéro déchet), en ce moment j'essaye de faire attention à la (ma?) planète. J'ai terminé le livre de Bea Johnson qui traite du sujet, et je me mange toutes les vidéos (et Pinterest), tous les contenus possibles et imaginables à ce sujet. J'ai beaucoup aimé cette série de vidéo "GO GREEN" de Coline. Celle-ci m'a particulièrement marquée car elle y poste un petit bout de vidéo d'un autre speaker, qui parle de notre consommation d'eau potable. Très interpellant.

[embed]https://www.youtube.com/watch?v=kKuTt4Nf0Qo[/embed]

LA BIENVEILLANCE PEUT CHANGER LE MONDE - Maud Bettina-Marie


La bienveillance. Non mais la BASE ! J'adore les vidéos de Maud, elle est fraîche, drôle, et toujours juste dans ces propos. Elle peut parler d'absolument tout et rien, tout en restant moderne. J'aime les petits côtés développement personnel qu'elle apporte parfois, et surtout j'aime cette façon mignonne (et bienveillante) de se moquer gentiment des clichés de notre société. J'ai adoré cette vidéo sur la bienveillance, qui nous rappelle comme on peut être dure envers soi-même, et aussi envers les autres. Un avis que je partage entièrement.

[embed]https://www.youtube.com/watch?v=3hPuPyGR-Cg[/embed]

Pour mon prochain "vu sur le web" j'essaierai de te partager les rares blogs que je lis encore. Et puis surtout, n'hésite pas à partager toi aussi, ces contenus que tu as dévorés cette semaine (intemporelle ou non).

lundi 16 avril 2018

Opération zéro déchet, épisode 1

Comme tu le sais (parce que je radote comme une grand-mère), depuis désormais un an, je m'intéresse au minimalisme. Je te le disais dans un de mes articles, j'ai même pensé tout bazarder pour partir vivre dans une Tiny House. Et puis j'ai eu un déclic. Le déclic que je ne suis pas prête pour cette vie-là. Du moins, pas complètement. Et même si cette vie faite de simplicité et de frugalité me fait parfois encore rêver (qui ne rêve pas de partir faire le tour du monde en caravane ?), j'ai essayé de penser à ma vie autrement. C'est en regardant la série de reportage "Blue Planet II" de la BBC, que je me suis dit qu'il était possible de faire quelque chose, sans partir vivre dans la pampa. Je me suis alors demandé : "Que puis-je ajouter / changer / adapter dans mon quotidien pour lui apporter du minimalisme, de la simplicité, et un brin de conscience ?". J'ai alors commencé à m'intéresser au mouvement du zéro déchet. Voir Blue Planet, et ces morses sur la banquise, qui n'ont pas assez de glace pour survivre à cause de nous, hommes égoïstes, ça m'a fait du mal. Et même si je ne peux pas changer le monde, je peux changer mon monde, et contribuer à ma façon.

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Un soir, j'ai donc commandé le livre "biblique" de Bea Johnson, mangé toutes les vidéos possibles et inimaginables sur le sujet sur YouTube et sorti mon petit carnet pour élaborer un plan. L'opération zéro déchet.

J'ai conscience que je ne peux pas tout changer du jour au lendemain, et il y a certaines pratiques auquelles je n'adhère pas. Comme celle de jeter tout ce qu'on a qui est en plastique. Je pars du principe que si ce n'est pas cassé et qu'on peut encore l'utiliser, pourquoi le jeter pour racheter ? A mon sens cela encourage la (sur)consommation. Mais ! Il y a plein de petites choses que je peux faire. Voici mon plan d'attaque :

  • Privilégier le seconde main : depuis que j'ai acheté ma maison, je dois revoir mes finances et il n'est pas possible pour le moment d'investir des marques de mode éthiques. Je suis aussi enceinte et je trouve que continuer à faire circuler ce qu'il y a sur le marché plutôt que de produire du neuf est une excellente alternative (et je peux te dire qu'on trouve PLEIN de choses).

  • Ramener mon propre mug chez ma petite madame café (qui fait des lattés extras). Je n'avais pas de mug à la bonne taille, j'en ai acheté un en bambou recyclable, lavable en machine. Ceci étant dit, depuis que je suis enceinte le café me dégoutte assez bien, je ne bois plus que du latté de temps en temps.

  • Eviter de racheter du plastique : je ne veux pas jeter tout ce que j'ai, mais je peux contribuer à ne pas en acheter plus.

  • Vider mon frigo / mes placards et ne pas racheter de produits emballés (gaufres, biscuits, légumes,...)

  • Privilégier les emballages papier/ carton et verres (yaourt dans du verre, légumes en bocal au lieu de conserve,...)

  • Faire moi-même mes "goûters" et essayer de faire moi-même le plus possible (biscuits, cookies, muffins, compote, plat du midi,...). Il y a d'ailleurs plein d'astuce de conservation (personnellement, je surgèle ma pâte à cookies).

  • Réutiliser mes anciennes rideaux en voile de coton et en faire des sacs à vracs pour y contenir mes légumes et fruits en vracs du magasin. Par conséquent, coudre mes petits sacs (j'ai fait des cours de couture et j'ai une machine, il est donc temps de m'y remettre)

  • Faire mon spray entretien maison plutôt que de l'Antikal qui est très nocif (spray maison à base de bicarbonate, de vinaigre et d'huile essentielle de lavande ou de citron)

  • Acheter un pin dermatologique pour laver mon visage (plutôt que du gel nettoyant visage contenu dans une bouteille en plastique) : j'ai trouvé un savon d'Alep chez Dille et Kamille

  • Tenter l'expérience du "je me lave au savon solide" (et donc arrêter le gel douche) : J'ai un gros traumatisme d'enfance avec le savon (héhé). A la maison on ne pouvait pas avoir de gel douche, donc faut que le savon et moi on redevienne potes. Je ne l'ai jamais trouvé particulièrement sexy.

  • Me renseigner sur le composte : qui, que, quoi, comment,...

  • Terminer tous mes produits ménagers, et les remplacer par des produits "fait maison" (en plus, mon plan de travail de la cuisine est en granit, ça ne peut lui faire que du bien)

  • Privilégier le vrac (fruits, légumes, thé, légumineuses, biscuits pourquoi pas,...)

  • Acheter des serviettes en tissu et en finir avec l'essuie-tout (ou sopalin pour les français) pendant le repas.

Voilà ce sont des petites choses pas très compliquées à faire et qui peuvent faire déjà beaucoup de différence. Actuellement, mon homme et moi ne compostons pas. Nous trions bien nos déchets (plastique, cartons, détritus) mais nous avons environ 1 sac de détritus de 60L par semaine. Je suis curieuse de voir si je vais pouvoir réduire ce sac.

Il y a encore plein de choses à faire (je suis en train de lire le livre de Bea Johnson) mais j'aimerais commencer par cette liste et y aller en douceur aussi. L'idée n'est pas de devenir une radicaliste-bobo-extremiste du déchet, et je ne m'imagine pas arriver à l'extreme du 1kg de déchets par an. Ceci étant dit, je suis curieuse de voir où je peux arriver.

J'aimerais te tenir au courant de mes progrès et te faire des petits bilans. Et si l'envie te dit de te joindre à moi, allons-y ! Ensemble, on est plus fort !

En route pour sauver la planète !

natalie-walters-420837-unsplash
PS : si tu as d'autres astuces à lister ici, ou des recettes maison de produits d'entretien, je suis plus que preneuse !

mercredi 29 novembre 2017

S'offrir des souvenirs pour Noël

Comme tu le sais cette année, j'ai viré minimaliste. Enfin, par minimaliste, je veux surtout dire que je fais attention à ma consommation, et je me demande toujours si j'ai besoin de cette chose dont j'ai envie, si elle me fait danser le cœur, et si ce n'est pas juste une lubie. À l'approche de Noël, je lis beaucoup d'articles sur comment gérer les fêtes en tant que minimaliste (bien que je n'aime pas porter cette étiquette, disons que j'ai un mode de vie "conscious"). Alors quand Cheerz m'a contactée pour un partenariat, c'était juste évident pour moi. J'ai donc sauté sur l'occasion pour te dresser une petite liste de choses à offrir à Noël autre que le classique vernis, rouge à lèvres ou babiole qu'on aura oublié dans quelques mois. Cette année, on va s'offrir des souvenirs pour Noël ! Voici donc quelques idées "petits budgets" et "minimalistes" pour gâter ses proches aux fêtes.

1. Des places de concert, de théâtre ou de ciné.


S'il y a bien un truc que je ne fais jamais c'est aller à des concerts, et j'avoue que je vais de moins en moins au ciné. Pourquoi ? Parce que je trouve ça horriblement cher. Du coup, je trouve que c'est une idée géniale comme cadeau. D'ailleurs, une année, nous avions offert à mes parents un coffret avec 10 places pour aller au cinéma. Nous leur avons déjà aussi offert des tickets pour aller à un spectacle et ça leur fait toujours plaisir. Cela permet de créer des souvenirs, mais aussi d'offrir un moment "je sors de chez moi", "je fais autre chose". Je sais que ma sœur avait pour habitude aussi, chaque année à Noël, à offrir à sa filleule des places pour un concert ou un spectacle à deux, et moi-même une année, j'ai emmené ma filleule à Walibi. Etoiles plein les yeux garantis.

2. Un calendrier ou une boite photo chez Cheerz


Quand ma filleule était plus petite, elle "m'offrait" chaque année à Noël un petit calendrier à mettre sur mon bureau au boulot. Non seulement c'étaient plein de jolis souvenirs (de la voir grandir), mais en plus c'était super pratique pour travailler. Si bien qu'une année, j'ai demandé à sa maman de m'en refaire un (puisque c'était bien sûr elle qui offrait pour ma filleule... Tu suis ?). Il y a deux ans, j'ai pris le relais et j'ai offert un grand calendrier murale à mon homme avec toutes nos photos de nos vacances. Nous n'avons plus l'habitude de regarder nos photos, et c'est une manière de les avoir toujours sous les yeux. Cette année, c'est avec Cheerz que j'ai imprimé nos souvenirs du Mexique. J'ai hâte que 2018 arrive pour pouvoir le "dérouler". Dans la même idée, je me suis aussi commandé une jolie petite boite photo décorée, pour Noël avec toutes les photos qui trainaient dans mon téléphone. Le site est super facile à utiliser, et je me suis amusée aussi à mettre des textes dessus et j'ai commandé des stickers pour décorer tout ça.

Budget mini ? Imprimez quelques photos et envoyez les à Noël pour souhaiter vos voeux. Bien plus original que le bon vieux SMS, non ?

idée cadeau Cheerz Noël

3. Une invitation au restaurant


Dans la lignée des places de concert, pourquoi ne pas inviter vos parents, votre meilleure amie ou votre bien-aimé au restaurant afin de créer de nouveaux souvenirs ensembles ? En fonction de votre budget, et de l'impact que vous voulez donner à votre cadeau, vous pouvez aussi l’emmener dans un restaurant étoilé ou chic ? Il existe aussi des boites cadeaux, à plus petits prix, qui proposent des menus dans des lieux insolites, et certains magazines féminins proposent souvent des réductions sur des menus pour deux. Comme je le disais, cette année, on s'offre des souvenirs à Noël !

4. Une boite gourmande


J'ai vu cette idée sur un groupe Facebook "budget et minimalisme". Un membre du groupe voulait offrir des boites gourmandes pour Noël et demandait au reste du groupe des idées pour les remplir. Confiture ou pesto maison, petits sablés, chocolats, quelques sachets de pâtes rigolotes, des épices, du thé... C'est toujours chouette de recevoir des gourmandises. Une autre année à Noël, j'avais confectionné des sablés (super simple), que j'avais emballé dans des petits sachets transparents et j'avais mis un sachet sur chaque assiette. Succès garantis ! Si tu as un petit budget, tu peux faire tout toi-même ; et si tu as un gros budget, tu peux aller dans une épicerie spécialisée et offrir des gourmandises de luxe. Une autre idée piochée sur ce groupe Facebook : faire soi même une jar à gâteau. Trouve une belle jar en verre, remplis-là de tous les produits secs pour faire une recette de gâteau ou de cookies (farine, sucre, chocolat...) et agrafes-y joliment la suite de la recette. Celui qui reçoit le cadeau n'aura plus qu'à mettre les ingrédients liquides à ta préparation (oeuf, beurre et lait) pour réaliser ta recette.

5. Des livres


Pour le coup, ce n'est pas un vrai cadeau souvenir, mais c'est un cadeau qui fait toujours plaisir tant il y a de livres à offrir. Des livres de recettes (pour accompagner ta jar ?), des romans, des guides de développement personnel... Un livre peut-être un cadeau très personnel. Cette année pour mon anniversaire j'ai reçu une tonne de livre que je "déguste" petit à petit. Une amie m'a offert le livre "Mastering your mean girl" de Melissa Ambrosini et ce cadeau m'a particulièrement touchée, car c'était aussi un joli message qu'elle m'offrait. On a pu en parler, et souder notre amitié. Tout ça grâce à un livre ! Tu peux offrir ton roman préféré, ou ce livre doudou qui a une signification particulière pour toi.

6. Un bricolage


L'idée la plus facile, c'est encore de faire un joli DIY ou bricolage. Cheerz offre dans ses colis des petites cocottes en papier à "souvenirs". Dedans, un petit gage chaque fois qu'on tombe sur une case : faites rire quelqu'un aujourd'hui, souhaitez un Joyeux Noël à un ami perdu de vue,... Je trouve ça trop mignon ! Il y a plein de DIY à réaliser sur Pinterest. Tu peux concocter toi-même un album photo avec des photos imprimés au format Polaroïd sur Cheerz, ou créer un album "100 raisons pourquoi tu es mon meilleur ami / pourquoi je t'aime /..." ou encore un cahier "un an de souvenirs avec toi" où tu y racontes tous les jolis souvenirs vécus avec ton âme-soeur. Cheerz propose aussi de personnaliser son album avec des petits textes, et des modèles de couverture originale. Il y a de quoi faire !

calendrier cheerz liste noel minimaliste

7. Un abonnement


Aujourd'hui, on peut s'abonner à plein de choses. Un petit luxe au quotidien mais qui peut être aussi une chouette idée cadeau. Je pense par exemple à un abonnement Netflix, Spotify ou Apple Music. Si tu es sadique, tu peux offrir un abonnement à la salle de sport (ha ha), et si tu es plutôt cocooning, tu peux offrir un abonnement pour un magazine. Enfin si vraiment tu veux offrir un cadeau qui se "touche", tu peux toujours offrir un abonnement à une box beauté.

Tu vois, avec un peu d'imagination, on arrive avec des idées cadeaux vraiment originales, touchantes, et qui promettent de créer voir d'ancrer plein de bons souvenirs.

Et toi ? Que vas-tu offrir cette année à Noël ? Plutôt parfum ou album photo ? Boite de chocolat ou panier gourmand ? Raconte-moi tout !


♥ ♥ ♥

Article écrit en partenariat avec Cheerz.

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lundi 1 mai 2017

[Article Invité] Comment débuter le minimalisme par Maman s'organise

Avant de rentrer dans le vif du sujet, je voudrais me présenter en quelques mots. Je suis Judith Crillen et je suis passionnée par l’organisation du quotidien. Je suis l’auteure du blog Maman s’organise sur lequel je partage mon expérience et mes conseils pour se simplifier la vie et la rendre plus belle. Je suis aussi l’auteure de deux ouvrages parus aux Editions Rustica : Détox ta Maison et Minimalisme, la quête du bonheur et de la liberté par la simplicité

Ensuite, je remercie du fond du coeur Odile Sacoche de m’avoir invitée sur son blog pour parler du minimalisme. Je sais qu’elle s’interroge beaucoup à ce sujet et qu’elle mène une vraie réflexion par rapport à ses habitudes de consommation et son mode de vie. Alors si toi aussi tu aspires à un mode de vie plus simple, j’espère que cet article te donnera des pistes concrètes pour démarrer du bon pied sur le chemin du minimalisme.

Parce que devenir minimaliste ne se fait pas du jour au lendemain. Et il se peut très certainement que cela ne soit pas ton objectif. Il est vrai que le minimalisme est un terme qui peut faire peur en fonction de ce qu’il représente pour toi. Je te rassure tout de suite, mon but n’est pas d’essayer de te convertir au minimalisme extrême - ni même au minimalisme tout court - il est de le démystifier afin de le rendre moins effrayant et plus accessible.

Beaucoup de personnes désirent changer quelque chose dans leur vie afin de la simplifier, de se sentir plus léger et plus libre sans pour autant souhaiter ne posséder que trois t-shirts et une paire de sandalettes. Car si certains minimalistes ne possèdent que très peu et vivent loin de la civilisation, d’autres mettent la barre moins haut et possèdent bien plus que 100 objets en plus d’une vie sociale intense. Et c’est très bien ainsi !

C’est pourquoi, avant de se lancer dans un grand changement, je pense qu’il est important de passer par une phase de réflexion. L’objectif de cette réflexion est de prendre vraiment conscience de ce qui est superflu dans ta vie et de ce que tu veux changer pour te simplifier la vie.

débuter le minimalisme avec judith crillen

La phase de réflexion


La première étape consiste à réfléchir à ce que signifie le minimalisme pour toi. Quels sont les mots qui te viennent à l’esprit quand tu penses au minimalisme ? Par exemple, pour moi, le minimalisme est un chemin vers une vie plus simple, plus sereine et plus libre, dont le fil rouge est “moins mais mieux”, et ce tant au niveau matériel que dans les différents domaines de ma vie.

Ensuite, l’étape suivante est de réfléchir à tes motivations. Pourquoi souhaites-tu changer de mode de vie ? Les motivations principales sont plus de temps, plus d’espace, plus de liberté, plus de sérénité, plus d’argent. Mais il va falloir être plus précis et spécifique. Si par exemple, tu souhaites avoir plus de temps, réfléchis à qui ce temps est destiné. A toi, à tes enfants, tes amis, à ton conjoint ? Qu’est ce qui est important pour toi aujourd’hui ? Si tu décides de t’octroyer plus de temps à toi-même, comment vas-tu t’y prendre pour que ce temps soit respecté des autres ?

Si tu n’arrives pas à te projeter dans une vie future idéale de manière détaillée, réfléchis à tout ce qui t’envahit et que tu souhaites réduire comme par exemple les possessions matérielles, les distractions inutiles et chronophages, les sollicitations extérieures, le gaspillage de nourriture, etc.

Il est parfois utile de commencer un petit journal dans lequel tu écriras ce que tu souhaites changer dans ta vie de manière durable, pourquoi et quelles sont les actions que tu vas mettre en place pour y arriver. C’est la mise en place de tes objectifs et de ton plan d’action.

Je te conseille aussi de choisir un livre sur le sujet. Ce livre doit représenter pour toi une source d’inspiration, de motivation et un guide pour t’améliorer. Il ne sert à rien d’acheter en une fois tous les livres qui traitent du minimalisme ou de l’art de se simplifier la vie car c’est au fur et à mesure de tes expériences et des actions que tu mets en place que tu sauras exactement ce dont tu as besoin.

La phase d’action


Après une phase de réflexion plus ou moins longue, il va falloir passer à l’action et concrétiser tout ce que tu as imaginé.

Tout d’abord, tu vas certainement avoir envie de désencombrer ton intérieur de tous les objets qui l’encombrent. Il est plus facile de commencer par le désencombrement matériel car les résultats sont rapidement mesurables et souvent spectaculaires. Cela permet de donner un grand coup de frais et cela nous allège aussi mentalement. Déjà, tout te paraîtra plus facile une fois que tu auras fait le grand tri dans tes possessions matérielles. Evidemment, cela ne se fait pas en un coup de baguette magique, il faut se retrousser les manches et il va falloir prendre des décisions. Je garde ? Je jette ? Je vends ? Je donne ? A qui ? Quand ? Comment ?

Ensuite, il est important de mettre en place de nouvelles habitudes afin d’éviter l’effet rebond, cette désagréable sensation que tout est à recommencer trois mois plus tard. Pour cela, tu vas devoir faire attention à tout ce qui entre chez toi, même si c’est à l’insu de ton plein gré. Par exemple, quand tu t’aperçois que Chéri revient du bureau avec le lot de tombola numéro 42 de la fête du personnel… C’est donc tous ceux qui vivent sous ton toit qu’il va falloir briefer ! Et ce n’est pas toujours facile. Une autre façon d’éviter que le désordre revienne est de prendre l’habitude de ranger derrière soi. Mais après avoir désencombré, le rangement devient un jeu d’enfant et tellement plus rapide. Même chose pour le ménage qui devient beaucoup plus facile puisque plus rien ne traine au sol ni sur les surfaces planes.

Après avoir désencombré le matériel, certains seront prêts à attaquer l’organisation du quotidien, d’autres iront vers une réflexion zéro déchet, d’autres encore ressentiront le besoin de revoir le contenu de leur assiette et leurs habitudes alimentaires.

blog belge maman s'organise

Tu comprends maintenant pourquoi on ne devient pas minimaliste du jour au lendemain et que ce chemin est souvent parsemé d’embûches ?

Mais ne t’inquiète pas, je suis là pour t’aider si tu en as besoin. ;-) Tu trouveras encore plein d’autres super conseils sur mon blog Maman s’organise et dans mes livres.


A bientôt !

Judith.

♥ ♥ ♥

Note d'Odile Sacoche :

Je vous recommande vivement le livre "Minimalisme" de Judith Crillen, qui est accessible à tous et surtout à ceux / celles qui désirent en savoir plus sur le minimalisme. Je l'ai tout simplement dévoré ! Merci à Judith pour son super article !

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mercredi 8 mars 2017

Comment mieux dépenser ?

J'ai déjà eu plusieurs fois cette conversation avec ma maman, ou avec mon homme. Comment mieux dépenser ? Cette conversation où l'on se lance à refaire le monde. Se dire qu'on devrait consommer mieux, acheter local, privilégier le petit boucher du coin plutôt que la viande grise des grandes surfaces. Quand on se dit qu'on devrait aller plus souvent au marché, acheter les fruits et les légumes pour la semaine. Manger mieux, manger bio. Qu'on devrait arrêter d'aller chez H&M, arrêter d'acheter Bengali. Quitte à payer la qualité, plutôt que la quantité. Le problème avec ce discours, c'est que je l'ai souvent trouvé bien hypocrite. Car qu'on se le dise, qui aujourd'hui peut mettre plus d'argent dans ses vêtements ? On nous habitue tellement aux promotions, aux soldes et aux codes promo qu'on ne sait plus dépenser prix plein. Moi la première. C'est vrai quand on y réfléchit : 3€ le tshirt chez Forever21. Moins cher que ton lunch à midi. Ça fait rêver, non ? Alors mieux dépenser, c'est bien joli, mais ça veut dire quoi au juste ?

Doit-on se remettre à faire nos vêtements nous-même ? Cultiver notre potager ? Se remettre au troc ou à la seconde main ? Ce sont des solutions, oui. Et pourtant aujourd'hui ce n'est pas toujours facile d'acheter local. D'où vient le cuir du petit artisan du fond de la rue ? Peut-on lui faire confiance ? Et puis, ne plus acheter Pakistanais ça voudrait dire supprimer des emplois là-bas, alors bon, on fait comment hein ?

Ce sont des questions auxquelles je réfléchis beaucoup en ce moment. On vit dans la société dans laquelle on vit et il est difficile de tout fuir, tout renier. Certains pour s'en sortir prônent le pro-véganisme, d'autre le pro-bio. Pourtant des catégories de tomates dites "bio" sont importées chez nous et viennent d'Espagne. Que fait-on de l'avion, du vieux camion et de l'essence qui les ont transportées ? Ils sont bio eux aussi ? Tu vois, ce qui me dérange avec tous ces discours, c'est qu'on doit tout remettre en question. Et quand je dis "tout" je pense à la chaîne de production. D'où vient le coton ? Comment a -t-il été cultivé ? Tu savais que lui aussi, c'était un OGM ? Doit-on parler de la problématique du cuir en Inde qui pollue les eaux du Gange ? Et le raisin là-bas dans le Lubéron, qui est bio, alors que le champ en face de lui ne l'est pas... Quand on sait que les voitures des habitants sont parfois recouvertes des sables du Sahara tellement le vent peut se montrer puissant, on fait quoi des particules de pesticides présentes dans l'air ?

Il est difficile de revenir en arrière, car une bonne partie de la production mondiale est à revoir. Tant au niveau de la chaîne d'alimentation, qu'au niveau des produits textiles... Et ne parlons même pas de l'affaire Foxcom...

minimalisme consommer mieux

Au-delà des scandales liés à la production, je pense que c'est avant tout à nous de changer notre manière d'acheter. Et par là, je ne veux pas forcément dire "apprendre à lire les étiquettes" ou "acheter plus cher". Mais plutôt se poser la question : "Est-ce que j'en ai vraiment besoin ?". Ce vernis-là, à 2,49€, est-ce que je vais vraiment l'utiliser ? Est-ce qu'acheter plein de vêtements pas chers va me rendre plus riche ? Mes armoires doivent-elles être pleines à craquer de nourriture ? Mais surtout prendre le temps de se demander, c'est quoi, finalement, "être riche" ?

On nous a habitués à vouloir du choix, du neuf, du changement. Vite. Maintenant. Tout de suite. Nos iPhones sont démodés après 1 an. 1 an ! Quand on pense que quand j'avais 15 ans (et ce n'était pas il y a si longtemps) cela n'existait même pas et qu'on faisait sans ! Est-ce que je vais réellement relire ce livre ? Oui ? Combien de fois ? Est-ce que j'ai besoin d'avoir les 4 palettes Naked ? Est-ce que je ne saurai pas réparer cette machine cassée ? Ou revendre ce sac avant de le jeter ?

Penser à l'économie, aux conditions de travail, à l'éthique, c'est une chose. Et entendons-nous bien, c'est une chose merveilleuse. Mais ne faudrait-il pas déjà réduire notre taux de consommation avant ? Le samedi, plutôt que d'aller lécher les vitrines, où attendre les soldes pour vite dépenser notre salaire, on pourrait, je ne sais pas moi, passer du temps avec nos proches ? Regarder un bon film ? Aller bruncher avec des copines ? Au lieu de dépenser tout notre argent pour vivre dans une "abondance matérielle"...

Mieux dépenser, c'est aussi investir dans des formations : ce cours d'aquarelle qui nous fait envie depuis si longtemps. Cet atelier maquillage qu'on rêve de faire. Apprendre une langue, participer à un cours de photo, s'inscrire à un cours de danse. De quoi va-t-on se souvenir dans 50 ans quand on sera vieux ? De cette jolie petite robe qui nous faisait de l'oeil depuis la vitrine ? Où de cette belle après-midi en famille à manger du gâteau fait-maison ? A-t-on vraiment besoin de toutes ces choses ? De ces collections ? De plus, toujours plus ?

Mieux dépenser, c'est conscientiser l'argent que nous allons dépenser. Profiter des choses que nous avons déjà. Faire preuve de créativité en leur trouvant une nouvelle utilité. Ou simplement se demander : "Est-ce qu'avoir plus, va m'amener plus de joie dans ma vie, et à long terme ? Est-ce qu'avoir cet objet, précisément, va me procurer tant de bonheur ? "

Simplifier sa vie

Depuis un moment déjà, je n'achète que les vêtements qui me donnent envie de faire un petit pas de danse. J'avais lu ça dans un livre. Livre que j'ai savouré et que pourtant, j'ai donné il y a bien longtemps déjà. Je veux que chaque chose ait une histoire, mais surtout, je ne veux pas que les choses me possèdent. Être définie par un achat, un objet. Ce qui fait que je suis, celle que je suis, ce n'est pas cette paire de chaussures que j'ai achetée juste parce qu'elle était à moitié prix, mais les expériences que j'ai vécues. Les gens que j'ai rencontrés. Les liens que j'ai tissés. Les souvenirs que j'ai créés. Et ceux-là, bio ou pas, ils sont bien à moi !
♥ ♥ ♥

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jeudi 23 février 2017

Le jour où j'ai refusé un partenariat.

Ce n'est pas la première fois que je refuse un partenariat. À vrai dire, j'en refuse chaque jour. C'est vrai que toi lecteur, ou toi blogueuse liseuse de blog, tu nous vois souvent parler des choses que l'on reçoit. Et d'une façon, ça fait rêver. Personnellement, ça m'a longtemps fait rêver. Mon homme aime souvent me charrier gentiment en me rappelant mes débuts de blogs où je pleurais : "Mais moi aussi, je veux recevoir plein de vernis". Et longtemps, trop longtemps, cela a été ma source de motivation. Je ne pense pas l'avoir caché. Je pense que ma force, ça a toujours été cette transparence que j'ai eu envers toi. Heureusement, cela n'a pas été mon unique source de motivation.

Toujours est-il que chaque jour, je reçois des demandes de partenariat, des plus sérieuses aux plus farfelues. Chaque jour, je suis en contact avec des community managers, des plus sympas, au plus "foutage de gueule". Après tout, c'est vrai, le blog est devenu un business et il n'y a pas de mal à ça. J'ai voulu devenir blogueuse pro, je ne t'ai jamais menti, j'ai donné tout ce que j'avais à bosser soir et week-end en plus de mon temps plein pour y arriver, mais la sauce n'a pas pris. C'est comme ça. Fin de l'histoire (je ne vais pas encore revenir dessus). Mais pendant 5 ans, 5 ans de blogging, j'ai espéré me faire remarquer par certaines marques. Rarement j'ai osé les contacter pour leur demander quoi que ce soit. Je me suis pris des refus, faute de followers. J'ai attendu patiemment : que mes chiffres montent, que mes followers suivent, que mon écriture s'améliore, que mes photos soient plus jolies. J'ai construit, petite pierre par petite pierre.

Mais cette année tout a changé. Quelque chose en moi a changé. À vrai dire, ce changement est latent depuis un bon moment. J'ai d'abord voulu changer de métier, lassée par mon boulot et le monde superficiel de la mode. Je suis arrivée dans un service clientèle 2.0 où j'ai appris beaucoup de choses, mais surtout comme l'être humain pouvait râler sur la moindre petite contrariété de la vie. Et puis le déclic. Une belle grosse prise de conscience. La vie est importante. Mon corps est important. Ma santé, plus que tout autre chose, est importante. Mes proches, ceux que j'aime, sont importants. Mon boulot me remplit de joie. Je mange et je bois à ma faim. J'ai tout pour être heureuse. Et moi qui me suis toujours battue contre tout, enfin, j'avais trouvé la paix.

Ma réflexion n'a eu de cesse de continuer. Chaque jour, un petit peu plus. Il y a quelques années, je te parlais de mon refus de mettre les pieds chez Primark, cette réflexion n'a fait que grandir encore et encore. Ajoute à cela d'avoir trainé 10 ans dans les couloirs de l'import-export et d'être tombée sur le reportage The True Cost diffusée sur Netflix, je me suis simplement dit que trop, c'est trop. Qu'il était temps de me contenter du assez. De réfléchir à chaque collaboration, filtrer encore plus, rationaliser, réfléchir, faire taire ce fichu égo...

marie kondo jeter faire le tri

De fil en aiguille, de vidéos Youtube en vidéo Youtube, j'ai arrêté de regarder les Youtubeuses beauté pour les remplacer par les Youtubeuses minimalistes. J'ai relu l'Art de la Simplicité, de Dominique Loreau, et j'ai compris ce que je n'avais pas compris à l'époque. J'ai compris que j'avais cette chance merveilleuse d'avoir une voix, de pouvoir écrire, m'exprimer, de pourquoi pas, changer les mentalités et que je voulais utiliser Odile Sacoche à bon escient. J'ai déménagé. J'ai fait mes caisses. J'ai défait mes caisses, et j'ai découvert tout ce bordel accumulé ces 5 dernières années. Des tonnes et des tonnes de maquillages. Des palettes, des rouges à lèvres, 18 crèmes pour le corps. Des colis de partenaires à ne plus savoir qu'en faire. Recevoir, encore et encore et encore. Consommer, encore et encore et encore. Acheter, jeter. Tout ça m'a écœurée.

Je me suis rappelée avec compassion de cette petite Odile qui rêvait de ses vernis. Je l'ai assouvie de tout ça. En a-t-elle été plus heureuse ? Non. Lancée dans cette course aux statistiques et aux followers. Trainant aux events avec des personnes qui ne lui correspondait pas. Mais je ne cracherai jamais dans la soupe, car je sais que j'ai appris. Beaucoup appris. Cette envie de vouloir plus m'a forcée à apprendre plus. Grâce à ça, j'ai appris bon nombre d'outil informatique, le SEO, mon orthographe s'est considérablement améliorée, j'ai rencontré aussi des amies merveilleuses et j'ai pu me réorienter professionnellement. Malgré ça, trop, c'était trop.

Tu vois, je ne veux plus te faire acheter sans réfléchir. Je ne veux plus te rendre malheureux parce que je reçois et toi pas. Je ne veux plus que des ados cassent leur cochon parce que les Youtubeuses leur vendent du rêve. Je ne veux plus me pavaner aux events et me gaver de petits fours. Je ne veux plus travailler dans la mode et dessiner des jeans made in Bangladesh, qui Dieu sait dans quelles conditions ils ont été construits. Trop. C'est trop.

C'est comme ça qu'aujourd'hui, j'ai encore refusé un partenariat. Ce qui est marrant, c'est que ce partenariat, je l'attendais depuis 5 ans. C'était genre, pour moi, le Saint Graal tout-puissant de pouvoir collaborer avec cette marque. Pourtant aujourd'hui, je n'en ai plus envie. Trop... Tu vois, c'est trop. Et Lao Tseu a dit que celui qui pense que c'est assez, aura toujours assez.

Aujourd'hui, je peux le dire. Je suis assez contente. Je suis assez heureuse. Je suis assez en paix. Et tout ça, je compte bien te le transmettre. Sans palette et sans rouge à lèvres.

trop c'est trop
♥ ♥ ♥

La honte !

Dans mon dernier blogpost qui remonte à bien loin… Oui, parce qu'entre-temps, je me suis souvenue que j'avais un blog et que ça me f...